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Silenda
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le Mer 9 Oct - 3:33
C'était une journée parfaitement ordinaire au QG de l'Imperial Intelligence. L'agent Killian fêtait son anniversaire, vingt-sept ans, toutes ses dents, un élément relativement prometteur qui s'était récemment distingué dans le démantèlement d'une poste d'écoute de la République Galactique. L'individu était très doué pour détecter les anomalies dans des signaux autrement parfaitement ordinaires en apparence. Un gâteau de fête, une petite cérémonie et les affaires sérieuses avaient repris leur cours, non sans cette pointe de camaraderie et d'espièglerie qui semblait flotter en permanence au sein des effectifs sous le ordres du Commandant Silenda. Comme la principale concernée le dit souvent : si votre travail devient plus passionnant que ce que vous faites de vos temps libres, les longues heures que demandent notre profession passeront comme un charme. Plusieurs acteurs de l'Empire Galactique n'aimaient pas ce côté « guilleret » mais en même temps…

Les résultats étaient là. Présents. Tangibles. Indéniables. Et contrairement au fanatisme exacerbé du Chume'doro ou le manque de professionnalisme des renseignements républicains (ils n'espéraient quand même pas surpasser la discipline impériale…), sa portion de l'Imperial Intelligence faisait son travail par passion, la meilleure façon d'aborder un emploi qui pourrait bien causer votre mort. Plus encore, c'était une des nombreuses armes dans son arsenal pour déstabiliser ses adversaires, politiques ou autres : une Chiss avec un sens de l'humour et capable de se mêler si efficacement à des individus de races différentes? Difficilement concevable au vu de la réputation de ces derniers. Et pourtant, bien réel malgré tout. En même temps, quand vous jouez un double jeu qui s'il était révélé vous vaudra une mort horrible… Autant profiter de la vie pendant que c'est encore possible. Elle ne s'attendait pas à prendre une retraite dorée à la fin de ses jours. C'était une option rarement possible dans son domaine.

Mais qu'importe. Profitant d'un temps mort dans un horaire de travail autrement captivant bien que remplit, elle avait convoqué dans son bureau un autre Commandant de l'Imperial Intelligence. Si on la jugeait elle de par sa nature alien, son homologue se retrouvait sévèrement jugée car elle n'était humaine que d'apparence. Pour Silenda, c'était de peu d'importance et elle avait toujours apporté son soutien, explicitement ou implicitement, à Tess, car c'est là son prénom. En tant que numéro 2 de l'Imperial Intelligence, ses paroles avaient considérablement de poids et avec l'état de santé actuel du Moff… Certains allaient jusqu'à dire que c'est elle qui tirait véritablement les ficelles. Ça, il faudrait encore le prouver mais… Rien n'était jamais clair avec les espions de toute façon, encore moins avec les plus talentueux de la profession. Pour Silenda, il n'y avait rien de plus excitant que les jeux de l'esprit. Il était si aisé de manipuler les gens à sa guise et d'en faire des marionnettes serviles.

En attendant, elle consultait le dernier rapport de mission en provenance de l'espace de Dathomir. Il faudrait être complètement cinglé pour envoyer un espion dans ce secteur, avait dit un de ses collègues. Oui. Et c'était exactement pour cette raison que c'était une idée aussi brillante. Parce que personne ne s'attendrait à une initiative pareille. Et la surveillance était beaucoup plus relâchée qu'ailleurs au sein du Consortium Éternel. C'est que les habitantes de la planète n'étaient pas exactement des plus sympathiques. Encore qu'elle se rappelait d'une sœur noire en particulier avec qui elle avait passé d'agréables moments. Elle était en train d'y repenser quand on lui indiqua que le Commandant Hoerl était arrivé. Tant mieux. Et en même temps dommage, elle en était aux « passages » les plus intéressants. Se levant, elle alla accueillir sa collègue de façon fort chaleureuse. Pourquoi faire grise mine quand on a la possibilité d'échanger avec une homologue si intrigante...


« Ma chère, je suis heureuse que vous ayez accepté mon invitation. Nos obligations respectives laissent si peu de temps pour socialiser entre nous. Enfin. Nous faisons tous notre part pour l'Empire Galactique. Alors, comment allez-vous? Trouvez-vous un minimum de joie dans votre travail? Je suis de celles qui pensent que plus on garde une mentalité positive, plus on garde son intellect aiguisé. Stimulé. Ce n'est guère étonnant que le Chume'doro et ses fanatiques ne fassent pas le poids contre nous, pas plus que ces névrosés des services de renseignements républicains! »


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le Jeu 10 Oct - 19:13
Je déambulais dans les couloirs des installations Imperial de Bastion, cherchant le bureau de celle qui m’avez donnée rendez-vous, sans vraiment de raison précise. Et sans que je ne sache vraiment pourquoi non plus, j’ai fini par accepter sa requête. Etais-ce parce que je n’avais rien à faire pour l’instant ? Surement. En tout cas, me voila de retour à Bastion, le bruit de mes bottes claquant contre le sol gris du couloir qui ne semblait avoir de fin. Et alors que je progressais dans la tour, je me mis à presser le pas en sentant le regard des personnes que je croisais se poser sur moi. Je pouvais sentir chacun d’entre eux devenir insistant, que ce soit ceux qui me connaissaient par mon statut « privilégié » et me jugeaient ou d’autres n’ayant jamais entendu parler de moi et semblait surpris de voir une personne aussi « différente » se promener dans un tel bâtiment. Je tentais ainsi de me soustraire à toute ses pairs d’œil me dévisageant, qui me rappelaient une des raisons pour lesquels je préférais passer ma vie sur mon Centurion plutôt que sur Bastion : ne pas passer mon temps à être jugée.

Je finis cependant rapidement par arrivée devant le bureau du commandant qui m’avait invitée, Silenda. Je m’étais légèrement renseignée sur elle, et visiblement il s’agissait d’une Chiss bien plus enjouée et chaleureuse que ses confrères raciaux. Déjà que trouver quelqu’un qui ne soit pas un bloc de glace émotionnel chez l’Imperial Intelligence révélait du miracle, mais en plus une Chiss ? Voilà qui était des plus surprenants. Enfin, j’allais pouvoir voir ça de mes propres yeux. Je toquai alors à la porte et entendant la voix m’invitant à entrer, je pénétrai dans le bureau. A peine eussé-je le temps de rentrer que la femme se leva de son bureau et s’approcha de moi, me parlant a toute vitesse, mêlant question et observation. Je fus quelque peu déstabilisée par une telle approche de sa part. Je reculai alors d’un pas, non pas effrayée, mais voulant juste un peu d’espace et respirer.


« Les rapports sur vous ne mentent pas, vous êtes bien plus ouvertes que nos comparses. Et pour répondre à votre question, je n’y aie pas beaucoup plus réfléchi que ça. Après tout, que j’aime ou pas ce que je fais, je n’ai pas vraiment le choix. En tant qu’arme, je me contente de jouer mon rôle et je m’estime déjà heureuse d’avoir a peu prés toute la latitude que je veux pour accomplir mes objectifs. »


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le Jeu 10 Oct - 23:57
Silenda laisse entendre un petit rire qui ressemble un peu à un « oh oh oh ». Un grand sourire sur le visage, elle détaille de haut en bas son homologue, visiblement à la recherche de quelque chose avant de hocher la tête et de lui faire un clin d’œil. Excentrique? Assurément. Mais il faut savoir se servir de ses armes, de toutes ses armes, pour rester au sommet de son art. Deviner ce que pense le Commandant n'est pas chose aisée et elle en est particulièrement fière. Ce ne serait pas amusant si elle était trop facile à percer à jour, après tout. Dans un métier comme le leur, chaque avantage peut être aussi redoutable qu'un bombardement orbital. La bonne rumeur à la bonne personne, la bonne information subtilisée à l'ennemi… C'est dans le détail qu'on reconnaît le vrai professionnel. Et justement, c'est un peu sa marque de commerce. Léger moment de flottement avant qu'elle ne reprenne la parole.

 « Allons chère Tess… Je peux vous appeler Tess? Oui. Une arme n'est pas capable de pensées. Le pistolet sonique dans l'étui à ma cuisse ne me fait pas part de ses états d'âmes. Il n'en a pas la capacité. Et dans ce cas, si vous êtes une arme, je suis un outil. C'est ainsi que sont perçus les miens par certains dans l'Empire. Jetables. Vous voyez le genre? Mais nous savons toutes les deux que nous sommes plus que les étiquettes qu'on nous colle. »

Pour Silenda, Tess Hoerl n'est pas une arme, une machine ou un être qu'elle doit considérer inférieurement. Non. Au contraire, en tant que bras droit du Moff, elle a beaucoup lu sur la jeune femme qui est à la fois plus et moins que cette étiquette. Et si elle l'a convoqué ici, c'est pour parler de trois choses : d'espionnage, soit leur travail, de philosophie, par rapport à leur façon de voir les choses et d'humanité, chose que techniquement elles n'ont ni une ni l'autre. Comment pourrait-on avoir de l'humanité quand on n'est pas humain? Invitant son homologue à s'asseoir, elle lui désigne d'un geste de la main les rafraîchissements qu'elle a préparé. Un peu de nostalgie de son monde natale, quelque chose de froid et rafraîchissant mais qui, contrairement à l'alcool, rend les idées claires au lieu d'abrutir. Libre à Tess de boire ou non. Les Chiss sont aussi connus pour leur politesse et forcer les invités n'a jamais été dans ses prérogatives.

Elles forment quand même un improbable duo. De tous les commandants de l'Imperial Intelligence, c'est Tess Hoerl qu'elle a voulu rencontrer dans ses temps libres. Oh ce n'est pas qu'on fait la file pour pouvoir s'entretenir avec Silenda, à moins de faire preuve d'énormément d'opportunisme. Simplement, les gens ont tendance, naturellement, à vouloir graviter autour de ceux qui ont le pouvoir. Il en a toujours été ainsi et il en sera toujours ainsi. Et chose certaine, quand on vient d'une espèce dont la culture se base sur la forme la plus pure d'élitisme, on se fait vite à cette réalité qui a tendance à en irriter plus d'un. Ici, Tess peut parler sans se faire juger. Rien n'indique, par contre, si elle n'est pas en ce moment étudiée intensément par l'humanoïde en uniforme qui lui fait face. Qui peut dire ce qui se cache derrière ce sourire en apparence sincère? Les rumeurs sur le Commandant Silenda sont extrêmement nombreuses, après tout..


 « Vous savez Tess, alien ou machine, même si vous êtes plus que cette simple dénomination, nous avons quand même des ambitions. Un but. J'ai suivi votre carrière avec attention. Elle est fort intéressante. Ce qui m'amène à un grand nombre de questions. Par exemple, qui sait, peut-être qu'un jour, ce sera vous le numéro deux voire même… Moff de l'Imperial Intelligence! Et avant de dire que c'est impossible, c'est ce qu'ils ont dit à mon sujet, au regard de ma position... »


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le Mar 22 Oct - 16:33
« Dites ce que vous voulez, mais vous avez tort »

Alors qu’elle se reculait pour reprendre place à son bureau, je m’installai dans le dossier en face d’elle, croisant les jambes, bras croisées sur le ventre, la regardant dans les yeux, mes capteurs tentant alors de l’analyser par tous les prismes possibles : battement du cœur, chaleur corporel ou tic, que ce soit de mouvement ou de langage, afin de pouvoir mieux déceler ses intentions et comprendre où elle voulait en venir avec tout ça.

« Prenons un exemple plus parlant qu’une arme à savoir un droïde. Vous êtes d’accord avec moi quand je dis qu’il est capable de penser, n’est-ce pas ? Pourtant, un droïde protocolaire ou un droïde de combat reste enfermé dans le rôle pour lequel ont l’as programmée, il ne peut aller au-delà. Dotez votre arme d’une IA, elle n’en deviendra pas autre chose qu’une arme car malgré tout ce qu’elle voudrait faire, elle ne peut faire que tuer. C’est la fonction pour laquelle elle à été créée. Et bien, c’est la même chose pour moi. J’ai été conçu pour tuer, et si jamais je refusais d’obéir a cette commande primaire, je serais tout simplement ranger dans un placard où j’y prendrais la poussière, tandis que je serais remplacé par autre chose. »

Tout cela avait été déblatérer d’une seule traite, d’un ton presque monocorde. C’est dans ces situations que je me rendais compte à quel point j’avais intériorisé mon statut et m’en était presque rendu esclave, mais je n’avais pas fini.

« Ensuite, oui, vous êtes un outil. Un outil utile, mais remplaçable. Si cela peut vexer, c’est la vérité. Tant que vous servez correctement l’Empire vous n’avez rien à craindre, mais le jour où ils jugeront que vous deviez trop ou que vous avez failli à votre tâche, un malencontreux accident vous arrivera et ils pourront mettre une nouvelle marionnette à votre place. C’est ainsi que fonctionne les choses, mais je suis sûr que vous le savez déjà et que je ne vous apprends rien. Nous avons beau être plus qu’arme et outils, aux yeux de l’Empire, nous demeurons ces étiquettes. Pour eux, nous ne sommes que des instruments dont ils usent pour faire régner leur hégémonie, et nous acceptons cela de plein gré. Et c’est pour ça que je ne deviendrais jamais plus qu’un commandant, car je suis bien trop précieuse sur le champ de bataille pour qu’ils m’enferment dans un bureau comme vous. »

Encore une fois, j’entais restée presque impassible durant ma tirade, me contentant simplement de fixer mon interlocutrice, attendant maintenant de voir ce qu’elle pourrait me retorquer et avec quel arguments.


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le Mar 22 Oct - 18:29
« C’est prodigieusement fascinant. Ils vous ont programmé pour vous tromper ou c’est quelque chose que vous avez développé toute seule, déblatérer par ignorance sans savoir de quoi vous parlez? Ma chère, je suis loin d’être enfermée dans mon bureau. J’ai plus d’opérations à mon actif qu’une partie des autres commandants réunis. Je suis en effet un outil très utile, certainement. Mais c’est une partie d’un tout plus vaste et bien plus complexe.

J’ajoute que même si je suis un outil, je pourrai quand même bénéficier d’une retraite et de couler des jours heureux à la fin de mon service utile. Ce serait alors fonctionner en dehors de mes paramètres, ne croyez-vous pas? Il en va de même pour vous. Vous pourriez développer de nouveaux programme pour pouvoir continuer d’avoir un but, d’exister quand vous serez remplacée par une machine plus performante. C’est une question de volonté, en fait. »


Silenda n’avait pas nécessairement prévu un débat philosophique mais elle y prenait grand plaisir malgré tout. Elle avait toujours préféré les jeux de l’esprit, ce qui en faisait une espionne particulièrement redoutable car elle pouvait causer la mort sans avoir à presser sur la détente, sans jamais avoir à se salir les mains, simplement en se servant de son cerveau et des faiblesses de ses ennemis… Et de ses alliés. Tout chez elle exsudait, transpirait l’amusement. Le sourire en coin qu’elle arborait était d’ailleurs une excellente indication. Toute machine que fut Tess, elle avait du mordant, un sens implacable pour les répliques et n’avait pas peur d’enfoncer le couteau dans la plaie et de tourner. Voilà le genre d’homologue qui lui plaisait. Pas d’armes d’entrainement. On y va avec du vrai, du concret, qui blesse. Qui fait mal. Personne n’aime être confronté au fait qu’on est simplement un grain de sable dans un ensemble plus vaste.

« Et si vous voulez aller dans cette direction en parlant des IAs, je doute très fortement qu’Isis, au sein du Consortium Éternel et Venom au sein d’Apex soient aussi limitées par un rôle que vous le prétendez. Surtout la seconde qui évolue dans un milieu où ce qui est lois et règles sont extrêmement… Floues. Pour ne pas dire quasiment inexistantes. Vous êtes considérablement plus précieuse que vous ne semblez vouloir le réaliser, commandant.

De toute façon, chère Tess, vous avez le droit à votre opinion… Comme j’ai le droit à la mienne. Et vous ne me ferez jamais sortir de la tête que vous êtes une précieuse collègue, bien plus qu’une simple arme ou une simple machine. Et justement, j’aimerais une opinion honnête de votre part. Spécifiquement, votre appréciation de l’art. Bien des êtres artificiels en décrieront l’inutilité mais je me demandais si vous étiez au-dessus de ce jugement réducteur. »


S’il y a bien une chose que ceux travaillant avec Silenda ont appris rapidement, c’est que quelle que soit la discussion, le sujet ou l’opinion, aucune interrogation n’est innocente. Jamais. Tout est posé avec un but précis dans cet espèce d’échiquier sur lequel le numéro deux de l’Imperial Intelligence place ses pièces ou ses données. Ceci dit, de penser qu’elle ne faisait que se servir de Tess aurait été absolument faux. Au contraire, elle appréciait réellement cet échange et en apprendre plus sur ses alliés est le plus sûr moyen de savoir d’où viendra le coup de couteau quand ils vous trahiront. Comme si c’était impensable, surtout dans un milieu d’espions. Certains sont de réels patriotes. Par choix ou par programmation. D’autres au contraire sont des opportunistes de la pire espèce. Et certains alliés, rares, très rares, font partie de cette catégorie presque utopique étiquetée « fiables »… Ce qui force à se demander dans quelle « case » se situe Tess Hoerl…


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le Dim 27 Oct - 19:37
Je soupirai en entendant tout son petit discours. Non pas qu’elle avait forcement tort, mais pour une commandante de l’Imperial Intelligence, je la trouvais bien…candide.

« Je dois bien avouer que je suis surprise, je ne m’attendais pas à ça de votre part. Avoir une vision aussi optimiste sans essayer de voir la réalité, je suis plutôt étonnée. Je comprends votre point de vue, mais il ne se défend que si on considère que les autres n’existent pas. Prenons mon cas comme exemple car c’est surement le plus parlant. Je suis une création complètement robotique, née du désir de l’Empire d’avoir une petite unité d’agents d’élite. Même ma peau et mes cheveux sont synthétiques. L’on a également limité mon champ de réflexion afin que je reste dans le cadre de ma mission, ce qui fait qu’il y a beaucoup de question d’éthique que je ne me suis jamais posée. Mon seul rôle dans toute cette guerre est d’espionner, assassiner et voler des informations. Mes concepteurs me voient donc comme une arme à l’apparence humaine, et c’est la même chose pour mes coéquipiers ainsi que mon équipage et tous ceux qui peuplent cette tour. Je dois cependant concéder que ceux avec qui je passe beaucoup de temps ont finis par me traiter normalement, presque comme une amie. Mais ça ne change rien. Ce n’est pas notre liberté de penser qui fait de nous « une personne vivante », mais bien notre libre arbitre. Et cela, je le vois avec mes droïdes. »

En effet, depuis mes greffes d’améliorations pour me permettre de contrôler des drones et des droïdes, j’avais pus être témoin de pas mal de chose.

« Que ce soit mon droïde astro-mecano ou de combat, j’arrive toujours au même point. Je peux certes discuter avec eux, et ils peuvent me livrer ce qu’ils pensent d’une situation ou autres, mais ils restent enfermés dans leur programmation s’en pouvoir s’en libérer. J’ai découvert que dans une langue ancienne, le terme « robot » se traduisait en « esclave ». C'est-à-dire des gens bloqués dans la tâche et la mission que leur maître leur à donner. Et c’est mon cas, je fus créée comme une arme et c’est ce qui me définit. Si pour vous c’est différent, c’est que vous êtes fait de chair et d’os, vous avez pus vous développer au contact de gens et devenir ce que vous voulez sans qu’on vous impose quelque chose, pression sociale et familiale mise de côté. »

Je n’avais pas l’habitude d’être incisive, mais sa naïveté certaine me mettait hors de moi. J’avais encore une fois l’impression d’avoir affaire à quelqu’un incapable de voir plus loin que le bout de son nez et comprendre ce qui était différent de lui. Chose qui m’etonnait vu son poste et son grade.


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le Dim 27 Oct - 23:02
« Intéressant. Je vois que vous n’avez pas répondu à ma question sur l’art. Soit vos capteurs auditifs fonctionnent mal, soit c’est un choix délibéré ou alors peut-être que, justement, vous n’êtes pas programmée pour comprendre ce concept. Vous avez parfaitement raison chère Tess. Nous sommes des armes et des outils au service de l’Empire et il serait futile de penser autrement. Ou carrément inconscient. »

Certaines rumeurs étaient parvenues à mes oreilles comme quoi donner une position d’importance à des machines revenait inévitablement à les corrompre. Tess Hoerl occupant une position fort importante, il était normal que je veuille la tester. Voir s’il y avait des signes, des indications permettant de déterminer si oui ou non c’était un processus en cours ou non. Vraisemblablement, les ingénieurs impériaux en charge de sa conception ont fait un travail exemplaire pour ce cas spécifique. Il paraitrait que les machines sont plus difficiles à « lire » que les êtres organiques. C’est absolument faux. La machine peut être des plus perfectionnée, c’est encore une intelligence humaine qui l’a programmé. Et de façon général, les programmeurs ne sont pas des espions ou des gens habitués à mentir sur une base régulière. Tess est encore bien conditionnée.

« Je suis heureuse de constater qu’un certain degré d’indépendance et de pouvoir n’a pas compromis vos fonctions primaires. Il aurait été regrettable qu’un tel investissement puisse s’avérer si décevant. Vous êtes peut-être un être artificiel, Tess mais vous êtes d’une grande utilité à l’Empire. Votre présence dans ce bureau en est un excellent indicateur d’ailleurs. Votre vision des choses est si délicieusement fataliste… »

Est-ce la programmation qui fait qu’elle pense ainsi ou est-ce une réelle pensée indépendante née d’une étude de sa propre condition? Quoi que ce soit, c’est la première fois que je peux étudier un tel phénomène. Je ne suis pas déçue, en tout cas. Naturellement, nous, Chiss, étant particulièrement difficiles à lire, il sera ardu pour elle de déterminer si la conversation que nous venons d’avoir était un test, s’il y avait un fond de vérité ou si je n’ai pas simplement dirigé al conversation dans une autre direction parce que je ne parvenais pas aux résultats escomptés. La vérité est une chose si difficile à définir, si complexe à établir et si facile à manipuler… Et si c’était un peu de chacune des options… Voire au contraire rien du tout? Entre espions, franchement, difficile de complètement relâcher sa garde. La confiance est une denrée extrêmement rare, après tout.

« À mes yeux, par contre, vous n’êtes ni un outil ni une arme, vous êtes un atout. L’Imperial Intelligence regorge de gens de talent et c’est un travail d’orfèvre que de savoir trouver la bonne ressource pour une opération donnée. Au nombre de possibilités à considérer avant de donner le feu vert à quoi que ce soit, ce ne sont pas les statistiques auxquelles il faut se fier mais à l’intuition. Et je ne peux m’empêcher de me demander…

On peut simuler des dizaines de milliers de choses. Mais l’aléatoire reste, après tout, une affaire de programmation, ce qui lui donne des limites claires. Je me demande donc, Tess, est-ce qu’une machine aussi perfectionnée que vous est capable de penser au-delà des statistiques? La supériorité théorique des IAs réside dans le fait qu’elles prennent des décisions sans les faiblesses de raisonnement comme les sentiments. Et vous, jusqu’où parvenez-vous à vous rapprocher de l’organique? »


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