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Aerys H. Fel
Aerys H. Fel
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le Mar 24 Juil - 21:58

   
   

   

Équipement :


   
En tant qu’Impératrice et membre illustre de l’Ordre des Chevaliers Impériaux, il parait assez évident que je possède tout un arsenal à ma disposition dont je m’apprête à vous révéler la teneur d’ici quelques instants.  Bien que de multiples objets soient sur le point de vous être présentés, je tiens à vous rassurer en vous précisant que je ne porte pas nécessairement toute cette instrumentation sur moi. A vrai dire, il me serait bien impossible de le faire et ce pour des raisons évidentes.  Qui plus est, je tenais à vous faire savoir que cet équipement peut être amené à évoluer voire à changer en fonction des offices que ma charge m’impose.

Aerys Helena Fel [UC 70%] Fiche_14
"An elegant weapon for a more civilized time."

- Sabre-Laser :Cette merveille de technologie est mon arme de prédilection. Cette dernière, ne se distingue aucunement de celles des autres Chevaliers impériaux. En effet, le choix de cette absence de différenciation a été fait, il y a de cela plusieurs décennies, afin de marquer l’unité de notre ordre. Ainsi, les gardes de nos sabre-lasers sont toutes grises et cylindriques. Elles détiennent toutes, également, des crêtes noires qui recouvrent environ la moitié de la surface incurvée du pommeau de cette arme. Le bouton d’activation de cette dernière, quant-à lui, est situé à proximité de l’émetteur de la lame, qui, comme pour la plupart des sabres de notre ordre, est alimenté par un cristal synthétique  qui produit une lame de couleur blanche pouvant fonctionner sans aucun problème sous l’eau. Bien évidemment, cette arme est constamment accrochée à mon ceinturon ! Toutefois contrairement à certains de mes frères d’armes, je  manie souvent cette arme d’une seule main à l’instar du fleuret, bien qu’il me faille parfois, face à certains adversaires particulièrement talentueux, apposer mes deux mains sur le pommeau.

Aerys Helena Fel [UC 70%] Aerys10
"J'avais eu un différent avec une Stormtrooper une fois. On était à couteaux tirés toutes les deux. On nous a proposé de régler ça sur un ring.. J'avais une bonne allonge, mais elle était incroyablement souple."

- Pique-Laser : De par sa forme, cette arme évoque, à ne pas en douter, les instruments utilisés par l’illustre Garde Royale de Palpatine. Dotée d’un cristal synthétique  capable de produire une longue lame blanche fonctionnant, une fois de plus, sous l’eau, cette lance est constituée d’une hampe noire en Phrik lui permettant ainsi de résister à une rencontre avec un sabre-laser.  Cette merveille de technologie, presque aussi grande que moi, a été conceptualisée pour faire en sorte de conserver son opposant à distance, me dotant par la même occasion d’une plus longue allonge. Bien que l’apprentissage du maniement de cette splendeur ne fut guère aisée, j’ai su surmonter ces difficultés et peux désormais l’employer en cas de négociations musclées...même si cela n’arrivera probablement jamais pour la raison suivante : Au sein de notre Ordre, la Pique Laser, au vu de la noblesse qu’elle insuffle en tant qu’instrument de pouvoir, n’est usitée qu’en cas de cérémonies officielles telles que les obsèques de l’Empereur Roan Fel. Toutefois, si durant l’une de ces célébrations, ma vie venait à être en danger, je saurais faire face à mes opposants, l’arme à la main, sans le moindre problème.


Aerys Helena Fel [UC 70%] Fiche_11
"We are Imperial Knights. We do our duty by the Emperor and by the Force—no matter the cost."

- Armure de Chevalier Impérial : A l’instar de tous les membres de la caste des Chevaliers Impériaux, je dispose d’une armure écarlate. Cette dernière s’inspire grandement de la cuirasse qu’avait du revêtir mon lointain ancêtre, le Seigneur Vader, suite à son altercation avec le Jedi Obi-Wan Kenobi sur Mustafar. Recouvrant mon torse et mes épaules, cet élément, constitutif de mon identité de Chevalière Impériale, est élaboré à partir d’un alliage composé de Duracier et de fils de Phrik. Cette combinaison a été conçue afin de fournir à son détenteur une protection supplémentaire contre les attaques de sabre-laser. Outre ces différents accessoires caparaçonnés, cette armure est dotée d’une longue cape noire en Armorweawe, rendant ainsi celle-ci résistante à quelques tirs de Blaster. Enfin, sous ce costume qui a été ajusté par rapport à ma corpulence mais également à mon style de combat, vous noterez la présence d’une combinaison noire, pour le moins moulante, en Zesium.

Bien évidemment, il ne s’agit pas des seuls atouts de cette armure. En effet, celle-ci comporte, également, des gantelets écarlates élaborés à partir de cortosis pur. Ces derniers incarnent, de par leur alliage, ma dernière ligne de défense contre les sabre-lasers et ce car ces armes nobles, représentantes d’une époque civilisée, deviendront inopérantes pendant plusieurs minutes, si elles ne détiennent pas de régulateur de puissance de lame, dès lors qu’elles entreront en contact avec ces merveilles de l’artisanat impérial. En revanche, si mes ennemis détenaient des sabres améliorés, ces gants ne me seraient, hélas, d’aucune utilité et n’empêcheraient nullement mon trépas...raison pour laquelle j’affectionne assez peu le fait que mon dernier atout reposasse sur un élément aussi hasardeux.

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"Pro Gloria et Patria."

- Uniformes :

Comme n’importe quel grand dirigeant au sein de cette galaxie, je dispose de ma propre garde-robe même si, contrairement à d’autres, la mienne n’est guère très fournie. En effet, à l’inverse de la Reine Mère de Hapès, je ne porte jamais de robe ou de tenue, soi-disant à la mode et ce car, à l’inverse de mon éternel ennemi, je n’éprouve aucune forme d’intérêt en ce qui concerne le paraitre et ne me montre, par conséquent, guère « fantaisiste » dans le choix de mes vêtements.  Cela ne veut pas dire pour autant que je sois incapable de revêtir une tenue correcte en toutes circonstances ! Certains pourraient m’accuser de ne pas prendre soin de ma personne et donc à travers moi de l’Empire...de ne pas lui donner l’apparence d’un régime rayonnant et ce car j’ai fait le choix, de porter la plupart du temps un uniforme somme toute assez sobre et assez banal. Cependant, ceux qui oseraient émettre une telle critique, ne sauraient encore plus se leurrer tant, à travers leur postulat erroné, ils auraient fait table rase dans leurs esprits, de l’essence même de l’Empire à savoir un régime militariste dédié à la guerre...à l’instauration de l’ordre et de la sécurité au sein même de ce chaos qu’est la galaxie.

C’est au nom de cela mais aussi peut être par attrait personnel...à moins que ce ne soit pour d’autres raisons, que je choisis d’enfiler, la plupart du temps, un tel uniforme que je vais vous présenter succinctement tant il n’y a rien à dire à son sujet. Celui-ci, se compose d’un pantalon et d’une vareuse, tout deux de noirs. Cette dernière, comme n’importe quel uniforme d’officier, dispose de liserés d’or sur ses manches ainsi que sur son col, qui par ailleurs comporte mes galons à savoir quatre étoile. De plus, il comporte également une barrette sur mon poitrail mettant en avant mes décoration et mon grade, ainsi que des pattes d’épaules dorés et rouges. Enfin pour finir, les manches de ce vêtement possèdent des insignes indiquant le bâtiment sur lequel je sers et le régime auquel j’appartiens.

En revanche, en ce qui concerne les grandes occasions ou les grandes célébrations, en tant que dirigeant du non moins célèbre Empire Galactique, je  troque mon vêtement par un uniforme d’apparat vert foncé qui, par bien des aspects, est quelque peu clinquant. En effet, la vareuse possède des liserés d’or plus prononcés sur les manche et sur le col, ainsi que des pattes d’épaules beaucoup plus stylisées. De plus, elle affiche, de manière ostensible, sur mon poitrail et autour de mon cou, mes médailles et autres décorations que j’ai pu recevoir au cours de ma si courte vie. Elle comporte, également, une barrette beaucoup moins discrète que celle de mon autre uniforme. Je ne vous mentionnerais pas, non plus les quelques bouton comportant cette dernière et ayant tous reçu l’insigne impérial en guise de décoration. En outre, cet uniforme s’est vue doté d’un ceinturon auquel est accroché un couteau d’exception dont le pommeau fut finement ouvragé afin de ressembler à la tête d’un aigle...symbole de puissance, de prestige et de Force.

Bien évidemment, ces deux uniformes s’accompagnent de bottes noires parfaitement cirées.

               
   

Description physique :


   

Aerys Helena Fel [UC 70%] Aerys_13
"Ce n'est pas la beauté de la femme qui ensorcelle, mais sa noblesse."

Certaines sociétés accordent de l’importance à la physiologie d’une personne à tel point que celle-ci peut devenir, parfois, le fondement d’une idéologie. En effet, au cours de l’Histoire, nombreuses furent les cultures à envisager le corps humain sous différentes perspectives. Ainsi par exemple, le corps, sur Hapès, est une composante ô combien primordiale pour ses habitants qui se définissent en fonction de cette notion subjective qu’est la beauté. Pire encore, cette beauté sert, dans cette région les intérêts de la monarchie, qui utilise cet atout pour insister sur le statut quasi divin de leur dirigeante. Pour la République, en revanche, les perceptions varient en fonction du monde sur lequel l’on s’attarde tant ce régime n’est qu’un agglomérat de sociétés, et par extension, de cultures différentes. Aussi, à la vue d’une telle donnée, je ne puis qu’avancer le fait que ces rebelles sont libres de considérer cette notion comme bon leurs semble. Mais qu’en est-il pour le régime impérial que je dirige et par extension pour moi-même ?

A l’instar de certains de mes prédécesseurs, je pourrais avancer le fait que je trouve ces questions futiles et ô combien dépassées à tel point que je serais prête à refuser de ne serait-ce que de me décrire physiquement. Cependant, j’y accorde une certaine forme d’intérêt due à mon éducation..à moins que ce ne soit à cause d’autres facteurs beaucoup plus subtils tels que l’importance de l’influence de la culture Echani dans la société Impériale. En effet, je considère que le corps d’un être vivant au sein même de l’Empire est une donnée à ne pas négliger car elle est révélatrice de beaucoup de choses concernant certaines personnes.

Appartenant à un régime profondément militariste, et incarnant celui-ci, je considère que le corps d’un être vivant se doit d’être sculpté pour le combat et ce afin que l’être le possédant puisse être capable de faire face à l’adversité et d’endurer les pires épreuves qui soit. Après tous, les fantassins ne sont pas les seuls à devoir donner de leurs personnes. Les pilotes de chasse doivent parvenir, même s’il existe des compensateurs inertiels, à encaisser les G quand ils combattent. Les officiers et membres de la Marine Impériale doivent être particulièrement endurants et résistants dans le cas où une bataille durerait des heures si ce n’est des jours. Enfin, chaque membre de la société impériale se doit d’être capable de prendre les armes et d’être en mesure de résister aux affres de la guerre si jamais une situation venait à l’imposer. En revanche, j’accorde le plus grand des mépris envers les personnes avec de l’embonpoint ayant obtenu des postes importants au sein de la gens militaire tant elle démontre qu’elles n’ont jamais fait le moindre effort pour parvenir à ces postes prestigieux. Cette conception que j’énonce est bien évidemment une chose que j’applique à moi même. Qui plus est n’est-ce pas un grand philosophe qui disait : « Il faut exercer et gouverner le corps de manière qu'il puisse obéir à la raison, soit pour exécuter tout ce qui est à faire, soit pour supporter le travail ». L’on pourrait presque affirmer, sans trop se tromper, que je crois en ces paroles, issues d’un autre temps.

Aussi vous comprendrez, que la beauté artificielle d’un corps n’est pas une notion à laquelle mon Empire accorde de l’importance même si nous savons l’apprécier à sa juste valeur. Ainsi, contrairement à Hapès, nous éprouvons le plus grand des respects pour les hommes et les femmes ayant décidé de sacrifier leurs corps pour le bien de l’État. Mieux, encore, nous louons et n’oublions pas ceux dont la guerre a fait d’eux des Gueules Cassées car cet état de fait témoigne de l’abnégation de ces personnes qui ont connu véritablement l’enfer ! En cela, ils méritent d’être honorés et de pouvoir se reconstruire !  Mais qu’en est-il de mon propre corps ? Telle est la question que vous devez très certainement vous poser en cet instant ?

Comme vous l’aurez très certainement constaté, je suis une femme dont l’apparence peut se révéler être fort charmante aux yeux de certains même s’il s’agit, pour être tout à fait honnête avec vous du cadet de mes soucis. Quand bien même j’eusse été un laideron, je n’aurais ressenti aucun complexe tant ces jugements de valeurs sont pour le moins superficiels...du moins à mon humble avis. Après tout, Vador, suite à son combat contre Kenobi, ne disposait pas d’un physique d’Apollon. Pourtant, cela ne l’empêchait pas d’être efficace sur le terrain, ni d’obtenir de grandes victoires sur le champ de bataille. En dehors de mon sexe, je pourrais vous signaler que je mesure environ 1 mètre 77 ce qui est bien au dessus de la moyenne. Cette donnée, qui n’a rien de très extraordinaire à mes yeux, se révèle être particulièrement utile au vu des fonctions que j’occupe.

En effet, étant la dirigeante d’une nation, il me faut être dans la capacité de m’imposer quand la situation l’exige. Or cet atout me le permet dans une certaine mesure quand je dois asseoir mon autorité, quand bien même il ne s’agit que d’un simple détail ne permettant pas nécessairement à cette dernière de s’affirmer pleinement. Toutefois, je dois reconnaitre qu’elle m’est fort utile lorsque je dois assurer le commandement de mes troupes sur le terrain. Cela me permet d’incarner en cela une sorte de figure de proue, de phare permettant de guider mes hommes à l’assaut. En outre, si l’on associe les divers artifices dont je puis disposer pour jouer sur cette taille, je surplombe tel un aigle une bonne partie de mon entourage, à l’exception notable du maître des Chevaliers Impériaux, ce qui me permet d’incarner à la perfection ma fonction de dirigeante bien qu’au fond cela n’est que de la poudre au yeux tant cela est artificiel.

En ce qui concerne mon physique en général, je pense qu’il est notable de signaler mon port altier qui indique, de manière indéniable, la fierté impérieuse faisant partie intégrante de mon caractère, mais il s’agit là d’une toute autre question. En revanche, ce qu’il serait approprié de vous révéler serait ma démarche qui n’a rien à voir avec celle de mon éternelle ennemie. En effet, contrairement à de nombreux nobles, je ne cherche pas à calculer mes gestes pour les rendre le plus gracieux possible, ni à me mouvoir avec une quelconque forme de noblesse. Je recherche, en toutes circonstances l’efficacité. Aussi mes gestes sont-ils directs et précis ! Quant-à ma démarche, elle n’a rien à envier à celles de mes officiers tant elle est martiale ! Je demeure, en dépit de mon statut de dirigeante, une militaire ! Ne vous attendez donc pas à me voir charmer mon auditoire avec mon corps ou mes courbes, qui aux yeux d’une certaine Echani, seraient absolument irrésistibles.

Ce statut de militaire ou de femme d’action que je revendique, à tout instant, se ressent quelque peu lorsque l’on s’attarde pleinement sur ma physiologie. En effet, je puis vous notifier que je dispose d’épaules carrées par exemple et ce à cause des heures d’entrainement quotidiennes que je m’impose depuis mon plus tendre âge afin de rester dans une forme olympique ! Après tout, il n’est jamais très bon de se reposer sur ses acquis ! De par ce quotidien mouvementé, vous ne serez guère étonné d’apprendre que mes mains sont particulièrement calleuses ce qui n’est pas du tout au goût de tout le monde tant elles paraissent rugueuses. En parlant de mes mains, je pourrais souligner leurs singularités...du moins sur l’une d’entre elles. En effet, si j’excepte le fait que je dispose de longs doigts fins, vous remarquerez qu’en temps normal, je ne dispose que de trois doigts sur ma main gauche étant donné que l’annulaire et l’auriculaire me furent retirés suite à des évènements pour le moins fâcheux. Il m’arrive, bien évidemment, de porter une prothèse afin, non pas de camoufler cette séquelle, mais pour pouvoir combattre et assurer une prise solide sur la garde de mon arme de prédilection.

Outre cette légère difformité, mon corps illustre parfaitement mon quotidien. En effet, si vous avez eu l’opportunité de me voir nue, vous avez sans doute remarqué que de nombreuses cicatrices bardent celui-ci. Faire un descriptif exhaustif de ces dernières serait rébarbatif bien entendu tant il s’agit d’éléments secondaires de ma physiologie.  Ce sont, à vrai dire les meilleurs témoins de ce que ma morphologie a pu enduré au cours des décennies passées tant je donnais le meilleur de moi même au cours de mes différents entrainements...au point même d’insister pour qu’on n’y aille pas de main morte avec ma personne sous prétexte que j’étais l’une des descendantes de la famille impériale. Ajoutez à cela les conflits que j’ai connu ainsi que les fronts que lesquels je me suis rendue et vous avez une idée assez précise concernant l’origine de ces marques pour lesquelles je n’éprouve aucune forme de complexe et ce même si l’une d’entre elles est visible sur mon visage, lorsque l’on prend le temps de s’attarder sur mon arcade sourcilière gauche.

Pourquoi les conserver me direz-vous ? Il est vrai qu’en tant qu’Impératrice, je dispose de moyens me permettant de faire de ma peau, devenue glabre à cause d’une certaine Echani, une véritable œuvre d’art n’ayant jamais été entachée par les affres de la Guerre.  Cela me serait possible...mais encore faudrait-il que j’en éprouvasse le désir ! Or ce n’est guère le cas tant chacun de ces stigmates représente un souvenir précieux. En effet, ces derniers me rappellent les erreurs que j’ai pu commettre au cours de ma si courte vie et donc d’en tirer une leçon. Qui plus est, je dois reconnaitre que je tire une certaine forme de fierté tant elles affirment ce que j’ai toujours voulu incarner à savoir une guerrière dont la vie se caractérise par une succession de combats. J’y vois presque une forme de décorations ce qui n’est pas pour me déplaire.  Si je voulais user de propagande, je pourrais sans nul doute affirmer que ces marques indiquent clairement que contrairement à certains de mes prédécesseurs j’ai vécu aux côtés de mes soldats et connu les mêmes conditions de vie que ceux-ci.

Bien entendu ces scarifications ne sont les seuls témoins de mon mode de vie particulièrement tumultueux. En effet, bien que cela ne soit non plus exagéré tant cela ne saurait convenir à ma morphologie, je suis une personne relativement bien musclée comme l’indique notamment les abdominaux présents sur mon ventre plat ou encore la musculature de mes jambes galbées. Il en va de même pour mes bras. Après tout en tant que bretteuse, il était impératif que je sois dans la capacité de pouvoir faire jeu égal avec mes différents adversaires. Aussi était-il nécessaire que je puisse résister à la force de frappe d’une tierce personne sans avoir à recourir à la Force même si, sans cette dernière, il m’est bien évidemment impossible de pouvoir faire jeu égal avec des Cyborgs en terme de force brute.

Outre ces aspects de ma physiologie , je pourrais m’attarder sur mes formes, qui seraient, selon un avis extérieur, qui m’est très proche, particulièrement voluptueuses. En effet, au yeux de certains ce corps, pourtant si souvent malmené, possèderait des atouts non négligeables. Encore faudrait-il que je veuille m’en servir ou que j’y accorde une forme d’importance...ce qui n’est guère le cas tant ma prétendue beauté m’indiffère. Un souverain beau n’est pas nécessairement plus compétent qu’un autocrate disgracieux. Aussi, que l’on puisse s’attarder sur ce point, aussi longuement, m’exaspère quelque peu. Je me contenterais donc, pour en finir le plus rapidement possible avec cela, que la nature ou la Force m’a bien dotée de ce côté là. En effet, outre une poitrine particulièrement fournie, je me suis vue octroyée un fessier pour le moins rebondi... Fort heureusement, hormis pour une seule personne qui trouve un certain intérêt à tout ceci, je ne cherche jamais à mettre en avant ces « détails » de ma physiologie et je dois reconnaitre pour le coup que mon uniforme est fort pratique pour cela tant cela me rend plutôt quelconque ! Cela m’ évite ainsi d’avoir l’impression d’être considérée comme un simple bout de viande tout juste bon à contenter les désirs de quelques êtres libidineux ou pire encore comme un colifichet, tout comme cela m’offre la possibilité d’être prise au sérieux en tant que dirigeante !

Abordons, désormais, la question du visage si vous le voulez bien ! Celui-ci, comme vous pouvez aisément le noter, est particulièrement harmonieux et forme un ovale parfait à tel point que par bien des aspects, il m’arrive parfois de m’étonner de la quasi perfection de ce visage qui me semble tout sauf naturel. Pourtant, la Force m’en est témoin, je n’ai jamais usé d’un quelconque artifice pour rehausser la beauté de mon corps ce qui me pousse à m’interroger sur mes origines lointaines qui pour une part d’entre elles, sont très certainement hapiennes pour mon plus grand déplaisir. Qui d’autre si ce n’est une hapienne aurait pu me léguer des lèvres pulpeuses et un nez dont la finesse complète de manière harmonieuse ce visage si...parfait ? Je vous le demande.  Outre cela, ce dernier se caractérise par deux yeux d’une couleur bleu azur et d’une clarté digne d’un cristal Kyber. A l’instar de l’arme alimentée par celui-ci, mon regard se montre particulièrement acéré voir intense ce qui n’est pas sans mettre mal à l’aise mon entourage. Pour autant, ces yeux qui se montrent bien souvent intransigeants et aussi durs que l’acier savent auprès de certains se montrer plus doux voire plus chaleureux.  Pour ainsi dire, ce regard est le miroir de mon âme et bien peu ont eu la chance de pouvoir s’y plonger et de me mettre...à nue.

Pour terminer enfin cette description, je puis souligner que ma crinière noires aux mèches naturellement écarlates forme une sorte de carré strict entourant mon visage de manière harmonieuse. Bien que rehaussant mon charme, cette coupe fut choisie pour son aspect pratique autant que symbolique. En effet, en tant que bretteuse, il aurait été malvenu qu’un problème capillaire puisse conduire  l’impératrice à connaitre un décès prématuré. Il était impératif que je sois libre de mes mouvements ! Aussi par pur pragmatisme, j’ai choisi d’opter pour cette coupe de cheveux ce qui a, à l’époque, scandalisé plus d’un dont ma mère qui n’acceptait pas que je puisse sacrifier ainsi, sur un coup de tête selon elle, ma chevelure qui était auparavant si longue et si magnifique et pour laquelle je n’éprouvais aucune forme d’affection tant l’entretenir était infernal et fastidieux. En outre, j’ai fait ce choix afin de coller aux standards esthétiques militaires classiques.  En effet, malgré les privilèges que mon nom pouvaient m’octroyer, je désirais, dès mon plus jeune âge, respecter le règlement en vigueur pour tous les volontaires ayant fait le choix de s’enrôler. Je ne voulais pas et ne veux toujours pas bénéficier d’un quelconque traitement de faveur. Après tout en tant que dirigeante, il est de mon devoir de donner l’exemple et d’appliquer, quand bien même cela peut parfois me déplaire, la loi impériale !

Pour conclure, je me contenterais de vous affirmer que par bien des aspects mon corps illustre très bien certains de mes traits de caractères voir carrément certaines de mes convictions. J’irais même jusqu’à dire qu’il démontre le fossé culturel qui me sépare de mes ennemis !

                 
   

Description mentale :


   

Aerys Helena Fel [UC 70%] Aerys_10
"L'épée est l'axe de l'Univers et la Grandeur ne se divise pas."

Certains trouveront de l’intérêt à aborder ma description physique pour diverses raisons, d’autres, en revanche, s’intéresseront plus en détail à ma psyché. Pour quels motifs, me demanderez-vous. Si l’on excepte, le regard que les historiens porteront sur mes actes et sur ma personne au travers de ce que je m’apprête à vous dévoiler, il demeure tout à fait probable que mes contemporains, et ce peu importe leur affiliation, s’attardent sur ma personne pour répondre à certaines questions d’ordre politiques mais également militaires. En effet, de par mon poste de dirigeante, ma psyché, ou devrais-je mes conceptions, peuvent influencer grandement la politique intérieure et extérieure de l’Empire et ce quand bien même je ne puis, contrairement à Palpatine régner telle une autocrate au pouvoir absolu. Aussi avec certaines de mes révélations, mes concitoyens, mes ennemis, qu’ils soient d’ordre politiques ou non, et mes proches pourront comprendre sans trop de difficultés la position de l’Empire sur quantités de sujets.

De plus, dévoiler ces pans de ma personnalité pourraient permettre à certains tacticiens d’anticiper certaines de mes réactions au combat voire même de déceler des faiblesses dans ma manière de conceptualiser l’art même de la guerre. En soi, cette donnée pourrait se révéler être quelque peu problématique pour ma personne mais pour être tout à fait franche je ne m’en soucie guère. Non pas que j’en vienne à douter qu’une personne puisse réussir à me battre sur le champ de batailles, mais j’y vois surtout un moyen pour une personne ennemie de me causer du fil à retordre ce qui ne saurait me déplaire pour être honnête, bien au contraire. N’est-il pas du devoir d’un guerrier ou d’un militaire que de combattre un ennemi particulièrement talentueux ? Il s’agit là, très certainement, d’une vision très dangereuse que ce soit pour ma personne ou pour mon régime mais je ne saurais m’en défaire. Est-ce là ce qu’on appelle la nature incorrigible des tacticiens ? Ou est-ce plutôt une démonstration que la société que j’incarne et par extension que mon être lui même ont été influencés par ce fier peuple que sont les Echanis ? Je ne saurais le dire... En revanche, il est clair que les informations que je m’apprête à consigner sauront se révéler utiles pour plus d’une personne ce qui me rend un minimum curieuse concernant mon avenir... Mais je m’égare ! Il serait de bon ton qu’après autant de digressions, j’acceptasse de vous délivrer ce que vous attendez de moi.

Pour commencer, je pourrais très certainement vous révéler que je suis une personne très fière. Il s’agit, à ne pas en douter, de ma plus grande qualité mais aussi de mon plus grand défaut. En tant qu’individu, j’ai toujours été amenée à penser qu’un homme se devait d’avoir un peu de fierté afin qu’il n’évite d’accepter l’intolérable.  Si je devais me cantonner à mon être et seulement à lui, je dirais que c’est ce trait de caractère qui, de manière indéniable, cimente mon âme. Expliquer d’où provient ce sentiment ne serait pas très compliqué tant il a des origines multiples. En effet, tout d’abord, je pourrais souligner le fait que j’ai conscience que j’appartiens à une lignée fort prestigieuse. Or, même si jamais au grand jamais, je n’oserais m’approprier les actes de mes prédécesseurs pour ma seule gloire personnelle, je ne saurais non plus les ignorer. Je retire par conséquent une grande fierté de ce que certains de mes ancêtres ont pu accomplir par le passé et c’est sans doute, cette même émotion, couplée à une autre conception, qui me pousse à vouloir me montrer digne d’eux mais aussi digne de diriger l’Empire si ce n’est la galaxie. En un sens, cette conduite pourrait presque paraitre étrange tant l’on pourrait y voir un désir ardent de s’illustrer...de briller...comme si je voulais démontrer que je demeurais l’une des meilleures...comme si c’était pour moi le seul et unique moyen d’assurer mon existence voire de l’affirmer haut et fort...ce qui ne serait pas totalement faux vu mon incapacité à pouvoir obtenir une descendance...

Bien entendu, cette propension que j’ai à avoir de l’amour propre pour ma personne est également due au fait que je sais ce que je vaux non pas en tant que personne issue de la noblesse mais en tant que chef militaire. Bien que je ne sois guère la plus compétente dans le domaine terrestre, à tel point que je n’hésite pas à déléguer mon autorité et à passer sous les ordres de plus apte que moi dans ce genre de théâtre d’opérations, je demeure un officier des plus talentueux lorsqu’il est question de la Flotte. Quand bien même, je n’ai guère eu l’opportunité de m’illustrer au cours d’une glorieuse bataille mobilisant des effectifs pléthoriques, j’ai pu obtenir quelques victoires au cours de quelques escarmouches qui, parfois, étaient en ma défaveur. Aussi, ai-je appris à me montrer particulièrement satisfaite de mes accomplissement qui sont le fruit, non pas de ma lignée, mais de mes propres efforts...de ma propre force de caractère...du moins dans certains cas car je ne saurais m’approprier le mérite d’autres qui ont pu s’illustrer à mes côtés.

Ce sentiment est, par ailleurs, une arme à double tranchant chez moi. En effet, de la par la confiance que j’ai en moi, m’assure une assurance que l’on pourrait m’envier. Même s’il m’arrive d’éprouver des doutes à l’instar de n’importe quel être de cette galaxie et qu’en certaines occasions, selon la nature même de mes hésitations, il m’arrive de les partager avec ceux qui sont le plus proche de ma personne, cette force de caractère me permet d’avoir du poids lorsque je m’exprime...m’offrant ainsi la possibilité d’incarner une figure derrière laquelle il est possible de se rallier. Telle une sorte de déesse de la Victoire, je suis une sorte de phare qui indique à ses hommes et à la société à laquelle je commande, la direction à suivre...

Cependant, malheureusement pour moi, comme j’ai pu l’indiquer, cette émotion est source de problèmes également...du moins dans une certaine mesure. En effet, celle-ci, de par sa nature, me pousse à relever les défis que le destin ou mes ennemis oseraient m’imposer. Je ne saurais tolérer qu’un obstacle soit insurmontable tant je ne puis accepter l’idée qu’un élément extérieur puisse me contraindre à l’inaction et à la non réalisation des objectifs que je me suis fixée. Pour un commandant, il s’agit là d’une conduite dangereuse qui peut le pousser à conduire son armée au massacre. Pire encore, cette démarche est capable d’aveugler la personne qui en est la victime. Aussi, j’essaie, tant bien que mal, de refreiner mes ardeurs ce qui n’est pas sans difficultés et de réfléchir posément au challenge qui m’est posé. Si cela ne tenait qu’à moi et ne concernait que ma petite personne, il m’apparait, très clairement, que je préfèrerais combattre et le regretter ensuite que ne pas me battre et en éprouver de l’amertume.

Hélas, bien que mon esprit sache que la galaxie toute entière ne peut, en aucun cas, s’assujettir à mes désirs et que fatalement, il me faudra faire face à de multiples contraintes, j’éprouve la plus grande des difficultés à accepter cette réalité quand celle-ci se présente à moi de manière totalement imprévue au point de me mettre en échec. Même si j’essaie de demeurer calme auprès de mes subordonnés et de ne rien laisser transparaitre, je ne saurais vous étonner en vous affirmant qu’intérieurement, il m’arrive de bouillir de rage tant la frustration que j’éprouve atteint des sommets. En dépit du fait que j’essaie, aussi souvent que faire se peut, d’éviter que mes hommes soient la cible de mon mécontentement, je ne puis m’empêcher de laisser certains de mes sentiments éclater en privé afin de pouvoir subir une véritable cartharsis ce qui ne doit pas être au gout de ma compagne, qui étrangement, ne prend pas ombrage de mes réactions qui peuvent paraitre, pour une Echani, bien trop disproportionnées.


Le plus étrange avec cette manière de réagir c’est qu’elle demeure paradoxale. En effet, je demeure une personne en quête d’ennemis particulièrement talentueux, qui parviendraient à me barrer la route au point que j’en viendrais à  vouloir les rencontrer en privé afin de conserver plus longuement avec eux, mais je ne saurais guère accepter que l’on m’empêche de remporter une bataille suite à un élément imprévu que je n’aurais su anticiper. En soi, une telle donnée est ironique tant elle illustre bien le fait que je suis sans doute dans l’incapacité de pardonner et surtout d’accepter les erreurs qu’il m’arrive pourtant de commettre à l’instar de n’importe quel être humain. Qui plus est, cette attitude est d’autant plus surprenante lorsque l’on tient compte de deux éléments propres à ma personnalité.

Assurément, à l’instar de n’importe quel grand militaire, j’éprouve le désir de conquérir cette galaxie afin d’y instaurer un nouvel ordre et d’acquérir par extension, pourrait-on dire plus de pouvoir bien que cette composante ne soit guère adaptée en ce qui me concerne.  Or, même si je veux accomplir cet objectif, qui est, quand j’y repense ma seule raison de vivre en ce bas monde, je ne saurais éprouver ne serait-ce qu’une once de joie une fois que celui-ci sera accompli tant il ne me restera plus personne à combattre. Il me serait impossible d’être enthousiaste à l’idée de combattre pour maintenir mon pouvoir en place une fois que mes Némésis seront vaincus. C’est sans doute pour cela, si une telle issue venait à se concrétiser et que ma vie aurait été, malheureusement, épargnée, que j’abdiquerais, une fois la situation stabilisée et m’éloignerais des affaires galactiques ce qui n’est pas totalement illogique lorsque l’on prend en compte le fait que je suis plus un chef de guerre...une militaire qu’une véritable administratrice. Ma vie...mon existence étant dédiée au combat, je ne puis m’imaginer diriger en temps de paix. Il me faudra trouver un moyen de rengainer mon sabre et d’apprendre à vivre même si au vu de ma situation j’en ai très certainement une qui n’est autre qu’une certaine Echani...mais encore faudrait-il qu’elle veuille, elle aussi, vivre une telle réalité...ce que je ne saurais lui imposer, raison pour laquelle je n’évoquerais sans doute jamais ce sujet jusqu’au jour fatidique si tant est qu’il arrive un jour et que nous y survivions...ce que j’espère pour elle mais pas pour moi. Un guerrier n’est rien d’autre qu’un chien de garde enchainé en temps de paix... Il ne fait que pourrir lentement dans la paresse et l’ennui.

De ma fierté, découle d’autres traits de caractère que j’ai déjà eu sans doute l’occasion de vous présenter auquel cas je ne saurais trop m’excuser pour le côté répétitif de ma diatribe. En effet, ce sentiment est la source même d’une volonté de fer qui s’exprime en toutes circonstances que ce soit au travers de ma voix, dont le ton est bien souvent péremptoire, ou de mes décisions et mes actes.  Pire encore, chez moi il s’agit même d’un défaut tant cette détermination se mue bien souvent en obsession si ce n’est en entêtement parfois ce qui n’est pas sans poser problème tant je refuse d’entendre raison tant que je juge que l’on ne m’a pas présenté des arguments tangibles et valides auquel cas je n’hésiterais pas à revoir mon jugement. Mais n’est-ce pas là la preuve que je demeure, en dépit de mon titre, quelqu’un de profondément humain ? N’est-ce pas là la démonstration, qu’à l’instar de n’importe quel quidam dans cette galaxie, je puis me montrer faillible à cause de certitudes bien ancrées ?

Ce trait psychologique en cache un autre qui pourrait être quelque peu préoccupant pour ma compagne. En effet, de par cette volonté de fer qui me caractérise, je serais prête à commettre tous les sacrifices pour accomplir mon objectif...quand bien même cela me conduirait à être l’instigatrice d’un véritable charnier. Je ne suis pas quelqu’un qui accorde de l’importance à la notion même d’honneur contrairement à Ymir. Je suis prête à me salir les mains si la situation l’impose. Toutefois, contrairement à Tarkin, avant d’envisager une mesure aussi radicale, je chercherais à creuser les différentes opportunités qui se présentent à moi et à les observer sous tous les angles possibles afin d’en connaitre chaque tenant et aboutissants afin de pouvoir prendre la décision, que je jugerais être la plus bénéfique pour l’Empire. Cette manière de procéder n’est certainement pas en accord avec les desiderata de ma compagne mais elle ne saurait me changer à ce sujet tant je pense que la fin justifie amplement les moyens. Aussi, quand bien même, j’éprouve beaucoup d’affection pour elle, ses conceptions, ses protestations ou même son départ ne sauraient m’empêcher de faire ce qui doit être fait. Je suis en guerre contre la Reine Eternelle, l’Ordre Jedi et les Rebelles, je ne saurais accepter que l’on interfère au nom de préceptes désuets qui n’ont aucune place sur le champ de bataille. Oui, il peut donc m’arriver de me montrer froide si ce n’est glaciale dans certains cas lorsque l’on m’excède ! Qui plus est, pour en revenir au sujet, n’est-ce pas manquer d’honneur que de combattre un ennemi en refusant d’utiliser toutes les armes à sa disposition ?

Fort heureusement, en dépit de ce léger petit défaut avec lequel mon entourage doit composer, je ne suis pas aveuglée par mon propre égo, ni par mes certitudes. J’essaie de demeurer ouverte d’esprit sur quantités de sujets et ce pour de multiples motifs. Assurément, bien que j’ai reçu une solide éducation quand j’étais plus jeune, je ne suis pas, pour autant, une référence dans tous les domaines. J’ai connaissance de quantité de champs d’études pour réussir à bien gouverner et je sais me débrouiller quand il est question de tactique spatiale mais je n’ai pas réponse à tout. Pire encore, ma nature même d’être humain m’empêche de pouvoir envisager toutes les solutions que ce bas monde pourraient m’offrir. Aussi, quand une personne se montre plus compétente que moi dans un domaine, j’accepte avec joie ses conseils, si tant est qu’ils soient sensés et servent les intérêts de l’Empire. J’irais même jusqu’à dire que je n’hésite pas à récompenser ce genre de personne en les nommant à des postes importants si cela m’est possible étant donné qu’il me faut dans certains cas composer avec le conseil des Moffs. En dépit de cet élément, je dois reconnaitre que m’entourer de personnes plus compétentes que moi, me rend presque....joyeuse tant j’éprouve une grande satisfaction à m’abreuver de savoir même si ce dernier ne demeurera, sans doute, que d’ordre général.

On retrouve cette dimension dans ma manière d’aborder le commandement. Je vous ai dit précédemment que pour tout ce qui touchait au domaine terrestre, je n’hésitais pas à déléguer mon autorité à une personne plus compétente que moi et à me mettre sous son commandement et ce car je ne suis sans doute pas une spécialiste en la matière. Mais qu’en est-il au niveau spatial ? Bien que cette discipline soit mon violon d’Ingres, je n’éprouve aucune honte à ce que mes subalternes puissent avoir de meilleures idées que les miennes. A vrai dire, je les encourage même à s’exprimer, à développer leur créativité et leur inventivité tant qu’ils se basent sur un raisonnement tangible. Aussi, même s’ils peuvent échouer dans leur tentative, je saurais les récompenser pour avoir voulu sortir des terrains battus. Quand bien même le résultat n’est pas là, l’acte en lui même ne saurait être ignoré...de même que leur loyauté à mon égard ! Toutefois, bien que je sois très tolérante, j’éprouve le plus grand des mépris envers l’incompétence et la bêtise crasse au point qu’il m’arrive de prendre des mesures particulièrement dissuasives...même si je ne puis à l’instar d’un de mes ancêtres pouvoir régler ce problème moi même à l’aide de la Force. Je puis mettre aux arrêts un militaire servant sous mes ordres, ou l’accuser de haute trahison mais je ne saurais ignorer la Loi Impériale en ne lui accordant pas une Cour Martiale. Rares sont les cas nécessitant de ne pas tenir compte de la Loi, toutefois.

Ironiquement, je viens de vous révéler, en vous faisant cette confession, l’autre conception qui cimente mon être tout entier et qui n’est autre que l’importance que j’accorde à la notion même de méritocratie. Ce mot constitue l’essence même de mon âme tant il a façonné ma manière de conceptualiser mon existence, mon héritage, mon entourage et mon environnement. A mon sens, il n’existe rien de plus noble même si à mon grand regret une partie de ma vie ne saurait être conforme à ce que cette notion aurait exigé...du moins à mon sens. En effet, bien ironiquement, je considère que ceux qui ont obtenu le pouvoir, la richesse et la gloire, non pas par leurs propres moyens mais grâce à leur héritage, n’ont aucune voix au chapitre. Ils ne méritent pas de se plaindre et n’ont aucun mérite. Que de telles personnes puissent exister m’irritent au plus haut point. Le pouvoir ne devrait être que la propriété d’une seule et unique génération. Il ne devrait pas être possible d’en hériter. Au contraire, il faut être capable de s’en saisir ! Il faut le mériter.

Bien évidemment, je ne préconise pas d’instaurer une société anarchique, contrairement à ce que vous pourriez croire. Je ne suis pas républicaine après tout et ne serais m’inspirer du régime de ces Rebelles qui ne constituent en aucun cas un idéal à atteindre tant il est l’antithèse de ce que j’essaie d’instaurer à savoir une société harmonieuse basée sur l’Ordre, la sécurité et le mérite ! J’estime tout simplement qu’il faudrait faire en sorte qu’aucune dynastie ne puisse se constituer au sein de la société impériale. Seuls les plus méritants, les plus compétents se doivent de diriger et de jouir de certains privilèges qui feront rougir d’envie les générations suivantes qui à leurs tours essayeront de donner le meilleur d’elles mêmes pour se hisser à des postes prestigieux qui pourront influencer et faire évoluer la société impériale vers un avenir radieux et prospère. Il est nécessaire, également de mettre fin aux lignées car leurs membres, qui bien souvent obtiennent des postes d’importance, n’ont aucun sens des réalités ! Pire encore, ils n’hésitent pas, hélas, à se rendre service en se cooptant pour certaines charges ou en se couvrant les uns les autres. Un tel comportement est inacceptable et je pense qu’au contraire, dans mon cas, que mon influence se doit de servir un intérêt plus grand et plus désintéressé. Pour cette raison, je n’hésite pas à user de mon pouvoir d’Impératrice pour mettre sur le devant de la scène des illustres inconnus qui sont, parfois, de basses extractions mais qui ont le mérite d’être des pontes dans leurs domaines.

C’est pour ces raisons, que je viens de vous évoquer, que je considère qu’ironiquement je ne mérite pas mon titre d’Impératrice étant donné que je ne suis que la représentante d’un lignage dans le fond. Toutefois, en parvenant sur le trône, j’ai su, grâce au pouvoir que m’octroie, ma fonction entreprendre un grand chantier visant à écarter la dynastie Fel du trône impérial pour qu’à la place il me soit possible de mon vivant ou via mon testament de nommer la personne que je juge être le plus capable pour prendre ma succession. C’est, également, sans doute pour ces motifs, qu’il m’arrive d’être particulièrement intransigeante notamment vis à vis des personnes incompétentes qui refusent d’assumer leur part de responsabilités dans leurs échecs...et qui n’hésitent pas une seule seconde à accuser leurs subordonnés ou leurs supérieurs pour se couvrir. Je vous prie de croire que lorsque je fais face à ce genre de personnages, il m’arrive de rentrer dans des colères homériques que mon entourage a bien du mal à calmer parfois tant certains comportements me hérissent le poil.

Il est vrai que je puis me montrer particulièrement intolérante concernant certaines attitudes. Je n’attends pas que mes subalternes puissent accomplir l’impossible. Je n’exige d’eux que le meilleur d’eux même en toutes circonstances, ni plus ni moins. Je leur demande de se consacrer pleinement et entièrement à la cause impériale que nous avons tous juré de défendre...moi la première ! Aussi, j’accorde beaucoup d’importance à la notion d’exemple. En effet, en tant que dirigeante, j’ai conscience qu’il est impératif que je fasse preuve d’exemplarité. Je ne puis exiger de mes hommes quelque chose que je serais dans l’incapacité de faire moi-même. Je ne peux leurs demander d’être irréprochable, si je ne le suis pas également. Par conséquent, je tâche d’incarner une forme d’idéal qui donne de sa personne en toutes circonstances. Bien que de par mon titre et de par ma spécialisation, je ne puis me montrer proche de mes subalternes, je n’hésite pas à me salir les mains au sens littéral du terme s’il y en a besoin. Quand bien même je suis un officier de la flotte qui donne l’impression, sans doute, d’être enfermé dans un vaisseau, à défaut d’une tour, d’ivoire, j’essaie de démontrer, quand je le peux, que je ne suis pas une personne au dessus des autres qui peut se permettre d’ignorer le dur labeur de son entourage. Je n’éprouve aucune réticence donc à faire ma part, quand bien même cela semblerait être superflu ! Cependant, n’y voyez pas une volonté de ma part de me mettre en scène ou de rendre service à la propagande...bien au contraire, il s’agit là d’une démarche volontaire et sincère...

...comme l’est d’ailleurs ma propension à vouloir à tout prix aller en première ligne lorsque je combats, ce qui n’est guère au gout de mes chevaliers impériaux. En tant que leader militaire, j’estime qu’il est de mon devoir d’aller en première ligne pour inspirer mes troupes mais pour démontrer qu’en aucune façon ma position ne m’assure le moindre privilège. En aucun cas, à mes yeux, le dirigeant d’une puissance militaire telle que l’Empire Galactique, ne se doit de rester derrière ses troupes caché dans un palais tel un vulgaire lâche. Il se doit de prouver son statut de leader, son courage ainsi que la confiance qu’il peut avoir en ses troupes et en leur compétence en présentant son dos à ses alliés et sa poitrine à ses ennemis. Après tout n’ai-je pas juré en entrant en fonction de protéger mes sujets ? Quand bien même mon entourage pourrait me reprocher cette conduite qui, de par sa nature, se révèle être des plus dangereuses, je ne changerais pas d’avis sur la question et continuerais à le faire et ce quitte à passer de vie à trépas. Peut être est-ce ici, encore une fois, la démonstration d’à quel point, ce sentiment qu’est la fierté façonne mon être...à moins qu’il ne s’agisse purement et simplement que de l’exposition de l’audace qui me caractérise...

En effet, bien que je connaisses les vertus de la patience en terme de commandement, et bien que je tâche de conserver mon sang froid lorsque je commande, j’apprécie tout particulièrement prendre l’initiative lors d’un combat afin d’imposer mes conditions à l’adversaire et non l’inverse...si du moins, bien évidemment, la situation me le permet auquel cas je devrais prendre mon mal en patience. En revanche, en dehors du cadre militaire, je ne suis pas une personne qui s’illustre par son stoïcisme. Assurément, je déteste que l’on me fasse perdre inutilement du temps. Je tiens à ce que les sujets que l’on me présente soient clairs, précis et concis ! Je n’affectionne guère qu’une tierce personne se permette de tourner autour du pot en ma compagnie à moins de désirer être la victime de mon ire. Je préfère que l’on se montre franc. Aussi, ne vous étonnez pas, si vous me voyez taper du doigt sur une table ou taper du pied... Ces tics illustrent à quel point ma patience est mise à rude épreuve dans certains cas... Pourtant ce n’est pas faute d’essayer de demeurer calme et imperturbable à l’instar d’Ymir. Que voulez-vous ? En dépit de mon titre, je demeure profondément humaine et n’accepte pas l’absence de productivité chez une personne, qu’elle soit de mon entourage ou non.

   

             
   
         
   

   

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le Dim 25 Nov - 14:32

Histoire :



Prologue


Aerys Helena Fel [UC 70%] Aerys_14
Tôt ou tard la mort arrive à tout homme sur cette terre.
Et comment mourir mieux
Qu’en affrontant un danger terrible,
Pour les cendres de ses pères
Et l’autel de ses dieux ?

En ces heures sombres, alors que la vie de celle que j’aime le plus dans cet univers est en jeu, ces vers ne cessent de hanter mes pensées. Ils m’évoquent bien des thèmes. Mais, surtout, ils m’obligent à me regarder en face. N’aurais-je pas dû accepter de la laisser partir ? Elle qui avait vécu par l’épée, avait finalement péri par l’épée. Ymir avait obtenu, sans doute, ce qu’elle désirait : une mort honorable, dans le feu de l’action avec ses hommes à ses côtés. Pour autant, je ne pouvais me résoudre à laisser son existence rejoindre le néant sans rien faire. Je devais la sauver. Mais pourquoi ? Car elle était compétente ? Il est vrai qu’en tant que générale et en tant qu’individu, elle était particulièrement capable. Mieux encore, cette echani était digne de confiance. Je pouvais remettre ma vie entre ses mains sans éprouver la moindre crainte. Me passer d’elle, à une époque aussi mouvementée que la nôtre, risquait fortement de handicaper mon objectif. Trouver un autre général de cette envergure promettait d’être quelque peu compliqué. Pourtant, en mon for intérieur, je savais que je disposais de candidats tout à fait valables pour occuper son poste. Alors pourquoi est-ce que je me conduisais comme si je n’étais qu’une petite princesse capricieuse pour sauver sa vie ? Par opportunisme peut-être. Ce n’était pas totalement faux. Si comme me l’a annoncé le docteur, Ymir était presque totalement cybernétisé, elle deviendrait alors immortelle. Elle pourrait dès lors veiller sur mon héritage si nous parvenions à remporter cette guerre.

Pourtant encore une fois, je me mentais à moi-même. Jamais Ymir n’accepterait d’endosser les fonctions que j’envisagerais de lui confier lorsque je viendrai à trépasser. Je me demande même si elle ne serait pas capable de me rejoindre dans la tombe. En dépit de son intégrité et de sa loyauté à toute épreuve, elle ne sera jamais disposée à devenir une sorte de garde-fou. Quand bien même ce serait pour le bien de cet Empire que je voudrais tant réformer. Elle ne serait pas une bonne candidate. Alors quelle raison animait ma démarche ? Je ne pouvais guère affirmer que je cherchais à la maintenir en vie pour les besoins de la propagande impériale et pour conserver le moral de nos troupes et de notre population au plus haut.  J’avais fait ce choix ô combien égoïste, car je tenais à elle plus que je ne le voulais. Moi qui avais toujours éprouvé du mépris envers les personnes se laissant guider par leurs sentiments en politique comme sur le champ de bataille, je les imitais désormais. Pas que cela me fit plaisir. Hélas ! Cette Echani, qui osait affirmer la supériorité de l’Infanterie sur la Flotte, était la seule à avoir su trouver le chemin menant jusqu’à mon cœur. Je ne pouvais me passer d’elle. Même si d’autres motifs animaient ma démarche, je ne pouvais envisager de mener cette conquête toute seule. Je la voulais à mes côtés. Bien que ce fût faux, ne pas être avec elle durant cet évènement qui conditionnerait ma vie entière lui faisait perdre du sens voire même de l’importance. À quoi bon conquérir l’Univers, et construire un nouveau régime, si je n’avais personne avec qui partager ces moments. Je l’aimais. C’était un fait que je ne pouvais plus nier. Personne ne saurait la remplacer à mes yeux même si cette opération que j’avais ordonnée la défigurait. En un sens, elle était mon roc ou mon phare dans ce vaste univers. Elle m’empêchait, sans doute, de me perdre moi-même en prenant certaines décisions regrettables. Elle était la gardienne de mon âme ainsi que celle de mon cœur. Peut-être me maudira-t-elle pour cette décision que j’ai prise sans son consentement. À vrai dire, je l’ignore. J’aviserais sans doute en temps voulu.

Ces vers ainsi que cet évènement me poussent, durant cette attente interminable, à faire également le point sur moi-même et sur mon existence. Écrire ces lignes est le seul moyen que j’ai trouvé pour parvenir à mettre des mots sur ce que je ressens. Peut-être seront-ils publiés un jour. Je l’ignore. Je n’ai rien d’une grande écrivaine après tout. En revanche, ces mots m’offrent une opportunité à laquelle je n’avais pas songé. Si Ymir survit, je la laisserais examiner ces modestes pages. Peut-être lui sont-elles même exclusivement adressées tant j’ignore où cet exercice me mènera. À défaut de savoir quel mot employé quand je suis en sa compagnie, j’ose espérer que ces notes l’aideront à me comprendre et, pourquoi pas, à y trouver du réconfort, si ce n’est des excuses que je formule ici. En effet, si un jour tu venais à parcourir ces lignes, je voudrais que tu saches que je suis désolé d’avoir modifié le cours de ta glorieuse destinée. Je ne cherche pas à quémander ton pardon. Si ces évènements venaient à se reproduire, je serais prête de nouveau à faire ce choix qui te prive d’un repos éternel que tu aurais, pourtant, bien mérité. Tu n’aurais pu rêver plus belle mort. Pourtant je t’en ai privé pour des raisons que j’ai déjà exposées alors que, à ton instar, j’aimerais tant rencontrer cette douce amie qu’est la Mort sur un champ de bataille. Dans le fond, que ce soit toi ou moi, nos existences sont rythmées par le cycle de la vie et de la mort.  

Pourtant, tu ignores sans doute à quel point ma vie peut l’être. Et c’est là que j’en arrive à faire le point sur mon existence, alors que je viens de devenir Impératrice. Curieux non ? Moi qui, durant des années, avais aspiré à obtenir le pouvoir et à célébrer cette « victoire » en ta compagnie, me retrouve seule dans mon bureau à écrire ces lignes. Le destin a parfois un drôle de sens de l’humour. Me remémorer d’une manière, aussi déplaisante,  ma propre destinée est cruelle. Ne crois-tu pas ? Car oui au-delà même du fait que tu sois sans doute devenue immortelle désormais, contrairement à moi, ce fâcheux évènement me rappelle le but que je me suis fixé et le peu de temps dont je bénéficie pour l’accomplir. Ma vie ne saurait trouver un sens sans cet objectif et sans cette longue et terrible guerre. Instaurer un nouveau régime dans toute la galaxie est le but que je me suis fixé. Mais pourquoi ? Il s’agit autant d’une démarche sincère que d’un moyen de prouver que j’existe. Contrairement à de nombreux hommes ou à de nombreuses femmes, je n’ai aucun talent pour tout ce qui a attrait à l’art. À vrai dire, je suis même bien en peine de l’apprécier. Mon nom ne traversera aucunement les âges de cette manière. De même, pour mon plus grand malheur, car c’était là sans doute le plus beau cadeau que j’aurais pu te faire, je suis dans l’incapacité de procréer. Mes gênes, mon sang ainsi que mon sens des valeurs ne sauraient être transmis à un enfant. Au regard même du règne animal, je suis une aberration. Je ne puis remplir la fonction essentielle permettant la perpétuation de notre espèce, mais surtout de mon existence.

Je suis incapable de donner la vie et je ne puis m’illustrer par le biais de l’art. Quel sens donné à ma vie dans ce cas ? Qu’est-ce qui prouvera que j’ai existé ? Qu’est-ce qui me différenciera, moi, du reste de la galaxie ? Rien. Aussi, pour éviter une telle issue, pour savoir au crépuscule même de mon existence si celle-ci fut bien jouée,  une seule solution s’offrait à moi. Celle d’inscrire mon nom dans l’Histoire à l’instar de certains de mes ancêtres. Même si l’on m’a éduqué pour, potentiellement, régner un jour sur cette galaxie en guerre, je ne saurais nier que ce que l’on attend de moi n’est pas intrinsèquement lié à ce que je ressens. On m’a appris que je devais défendre l’Empire et ses intérêts, que je devais tout faire pour faire en sorte qu’il triomphe et soit la seule et unique puissance à survivre dans cette galaxie en quête d’ordre et de sécurité. En résumé, voici ce que l’on attend de moi et je m’y dédie corps et âme avec sans doute bien trop de zèle pour une raison simple que tu as déjà deviné. Cette quête m’offre la possibilité de me réaliser en tant que femme. À défaut de donner la vie et de sublimer la galaxie avec des œuvres mémorables, je deviendrais une sorte de messager de la mort emportant alliés et ennemis sur son passage. Je croiserais le fer autant de fois qu’il le faudra. Je marquerais de mon empreinte cette ère de batailles terrestres et spatiales épiques, de troubles politiques et de révoltes généralisées. Je compte marquer cette époque, quitte à devenir une figure guerrière légendaire. Mieux encore ! À mon accession, j’ai trouvé une Bastion en brique. Sache qu’à mon trépas je laisserais une Bastion en marbre ! À moins de mourir sur-le-champ de bataille ou d’être déposée par une personne plus compétente que moi, je laisserais derrière moi un héritage politique qui prendra la forme d’un Empire réformé destiné à traverser les âges. Je parviendrais à transformer ce dont j’ai hérité et je purgerais toutes ses imperfections afin que le régime de mes ancêtres devienne ce qu’il aurait toujours de l’être : un modèle et une source d’inspiration. De cette façon et uniquement de cette manière, ma vie aura trouvé un sens et mon nom son chemin à travers les méandres de l’Histoire.

Il ne faut pas, cependant, occulter la sincérité de ma démarche. Je crois dur comme fer que l’Empire est le seul régime capable d’offrir un avenir à cette galaxie contrairement aux autres. Le modèle républicain est bien trop imparfait de par sa nature pour pouvoir prétendre guider les populations de cet univers. En ce qui concerne le régime Hapien, il est bien trop corrompu et trop sectaire pour être qualifié de modèle. Il s’agit même d’un exemple à éviter. Comment peut-on prétendre être digne de régner sur l’univers quand on sait que les actes de ce Consortium ne sont dédiés qu’à la gloire et au plaisir d’une seule personne qu’il élève au rang de déesse ? Ce n’est pas le bien commun qui anime cette sinistre harpie et ses sbires, mais seulement une envie capricieuse. Elle pense disposer de cette galaxie comme d’un jouet qui lui appartient et qui se doit de lui rendre hommage jusqu’au jour où comme n’importe quel enfant, elle finira par s’en lasser et passera à autre chose, laissant ainsi cette même galaxie connaitre une fois de plus les affres du chaos. Je ne saurais laisser une telle éventualité se produire. Mon but est d’offrir à tous une société basée sur l’ordre et la sécurité dans laquelle tous pourront se réaliser en fonction de leur compétence et de leur mérite. Aussi, au nom de cet objectif, je réformerais l’Empire pour qu’il puisse parfaitement incarner cet idéal d’universalité. Chose qu’il ne peut faire à l’heure actuelle tant il est imparfait sur de nombreux points. Il est gangréné par une société de privilégié qui n’a que faire de certaines notions comme le mérite. Je changerais cela, d’une manière ou d’une autre. Dus-je en mourir.

On pourrait se demander comment j’en suis venu à penser ainsi, moi qui ai été élevé dans un milieu privilégié, et je me doute que toi aussi, ma chère Echani, tu te demandes quels évènements ont bien pu forger non seulement ma personne, mais aussi, ces convictions qui m’animent et qui font la femme que je suis aujourd’hui. Certains d’entre eux te seront familiers, mais d’autres te sont complètement inconnus pour la simple et bonne raison que je n’ai jamais fait le récit complet de ma vie à qui que ce soit jusqu’à présent.  J’espère que ces brèves pages te permettront de me comprendre, mais surtout de comprendre les choix que j’ai faits tout au long de mon existence, y compris celui qui t’a condamné à vivre à mes côtés.


Chapitre I : La princesse de Bastion
Aerys Helena Fel [UC 70%] Aerys_15
Le temps de l’enfance est court. Il ne se rattrape pas.


En 1472, alors que la galaxie était plongée dans une insoluble guerre de position depuis 1435, l’Empire célébra un évènement d’importance : la naissance d’une nouvelle princesse. Comme à l’accoutumée, cette nouvelle fut, temporairement, source de joie et de célébration. Pour la venue au monde de sa première fille, l’Empereur Hadrien Fel, mon père, organisa de grandes réjouissances, qui durèrent plus d’une semaine ! Je serais bien en peine de les décrire tant je suis dans l’impossibilité de me souvenir de ces moments, pour des raisons évidentes. À vrai dire, je pense que tu serais même en mesure de les décrire à ma place, si tant est que tu t’en souviennes ou que tu ne te réveilles. De telles festivités n’étaient pas anormales pour un régime comme l’Empire. De par sa nature monarchique, il est de coutume que l’on commémore la naissance d’un nouveau membre de la famille impériale. Je n’ai pas échappé à cette règle et suis dans le fond assez heureuse de ne pas me souvenir de ces moments-là. Tu connais mon amour pour ce genre de cérémonies même si en un sens elles sont nécessaires. Après tout la venue au monde d’un enfant n’est-elle pas la promesse d’une nouvelle aube ? Surtout dans une galaxie en proie aux ténèbres d’une guerre totale, ne durant que depuis trop longtemps ? Que ce soit ma naissance ou bien celles antérieures de mes frères, elles étaient synonymes d’espoir. Peut-être que l’un de nous pouvait, potentiellement, devenir cet être providentiel qui accorderait la victoire à l’Empire sur ses ennemis et mettrait un terme à ce cycle de violence et de haine.

À peine née que déjà, l’on avait de grandes aspirations pour moi. Pourtant, à cette époque, rien ne laissait indiquer que je finirais par devenir l’héritière de ce régime. Ma destinée était encore plus ou moins incertaine. Que ce soit mes frères ou bien moi-même, il était impossible de déterminer lequel de nous trois finirait par diriger l’Empire. Seul celui qui pourra s’en montrer digne pourra, comme le disait mon père, prétendre obtenir la couronne impériale. Toutefois, je demeurais une princesse impériale. Aussi, je reçus, durant ma jeunesse, une certaine instruction. À vrai dire, je devrais plutôt dire que mes précepteurs et ma mère essayèrent tant bien que mal de m’élever. Il est vrai que je n’étais pas une enfant facile, contrairement à mes frères.  Dès mon plus jeune âge, je n’aspirais qu’à mener ma vie comme je l’entendais. J’étais la maîtresse de mon destin et n’acceptais pas que l’on puisse m’empêcher de commettre certains actes sous prétexte que j’étais une princesse impériale. En somme, tu l’auras compris, j’étais une enfant quelque peu turbulente. Je ne pouvais pas rester une seule seconde tranquille. Il fallait à tout prix que je me mette en quête d’une occupation. Je n’avais que faire des leçons que l’on pouvait me donner sur le protocole, la bienséance et que sais-je encore. Je m’imaginais déjà à la tête des légions impériales combattant je ne sais quel ennemi dans la galaxie.

Aussi souvent que je le pouvais, je faisais l’école buissonnière. Il m’était certes impossible de quitter le palais impérial pour des raisons évidentes, mais cela ne me posait pas de problème. J’avais tout ce que je désirais à portée de mains. Bien qu’étant la résidence de la maison impériale, cette bâtisse comptait une section réservée aux chevaliers impériaux. Ils avaient, par conséquent, leur propre salle d’entrainement. Je m’y rendais dès que je le pouvais ou, devrais-je dire plutôt, dès que ma mère avait le dos tourné. Ainsi, durant des heures, je regardais ces hommes et ces femmes s’entrainer. Bien que n’ayant jamais aimé faire usage de mon sabre-laser, j’ai toujours trouvé ces chorégraphies martiales fascinantes. Pour des yeux d’enfants, elles étaient spectaculaires. Mieux encore, elles me poussaient à assimiler les chevaliers impériaux à des héros mythologiques. Plus que pour ces séances d’entrainement, j’y allais pour satisfaire ma curiosité. En effet, certains chevaliers, amusés par ma conduite, n’hésitaient pas à prendre de leur temps pour me conter certaines de leurs aventures ou pour me faire part de certaines légendes entourant cet univers. Ces récits avaient le don de stimuler mon imagination. Hélas ! Ces « expéditions » finissaient presque toujours de la même façon. Ma mère, prénommée Catherine, parvenait toujours à me mettre la main dessus et m’obligeait à retourner travailler pour mon plus grand désespoir.  

Cette éducation et ces leçons, que je recevais, n’étaient pas toutes horribles. Loin de là même. Seulement certaines d’entre elles ! Comme je te l’ai dit, je n’avais aucune affection pour les questions de protocole et de bienséance. Je ne te parlerais même pas des quelques cours de langue que j’ai dû subir. Outre du Kuati, j’ai dû apprendre à employer le haut galactique sous prétexte qu’un membre de la famille impériale se devait d’avoir un certain standing. Tu t’en doutes : ce n’était pas très passionnant. Néanmoins, certains cours étaient plaisants ! Ceux surtout dédiés à l’Histoire et à la Géographie. Apprendre le passé de la Galaxie, mais aussi de l’Empire fut fascinant. Quant aux leçons que je recevais sur les sociétés de nos ennemis, elles avaient le don de me captiver. Même si j’étais encore qu’une jeune enfant, je devais commencer à comprendre le monde qui m’entourait. Je devais connaitre  nos ennemis, mais aussi mon peuple. À l’instar d’Aurélien et de Valentinien, mes frères, je dus, moi aussi, assister à de nombreuses cérémonies officielles pour les besoins de la propagande impériale notamment. La plupart de ces évènements m’ennuyaient terriblement. Les bals, les spectacles et les inaugurations ne m’intéressaient pas. Je ne te parlerais même pas de la naissance de ma plus jeune sœur qui fut un véritable calvaire à vivre. J’eus droit à une semaine complète de festivité. Ce fut un véritable enfer.

Certaines célébrations trouvaient pourtant grâce à mes yeux et je n’hésitais pas à accompagner mon père. En effet, dès mes plus jeunes années, j’adorais me rendre aux défilées militaires et aux baptêmes de certains navires de la flotte impériale. Voir ces hommes et ces femmes ainsi que ces tanks et ces vaisseaux défiler sous mes yeux en rang et en ordre me subjuguait. La vue de ces légions de stormtroopers et de ces escadres de Star Destroyer me laissait sans voix. J’avais le sentiment de pouvoir toucher du doigt la puissance impériale. Mieux encore, je parvenais à saisir l’importance de ces moments. La société impériale, dont nous faisions partie, avait les yeux tournés vers ses soldats qui défendaient vaillamment l’Empire. Nous étions tous tournés vers la réalisation d’un objectif : l’établissement d’un régime basé sur l’ordre et la sécurité. C’était dans ce genre de moments que je savais que nous formions une nation. Une nation qui n’accepterait pas de capituler face à l’adversité. Une nation qui parviendrait à triompher de ses ennemis, qu’ils soient de l’extérieur ou bien de l’intérieur.

Car oui, nos ennemis étaient nombreux et ils le sont toujours même si depuis certains évènements, dont tu prendras connaissance plus tard, je pense en avoir réduit considérablement la liste. Bien que je sois née avec une cuillère en argent, mon enfance ne fut pas totalement un long fleuve tranquille. Bien au contraire. Je te parle pas ici des bagarres que j’avais avec mes frères et que j’initiais, car je prenais facilement la mouche ce qui me valait quelques remontrances. Je fais référence aux multiples tentatives d’assassinat dont j’étais la cible et qui devinrent une composante de ma vie. En tant que membre de la famille impériale et probable héritier, il paraissait normal que l’on veuille mettre un terme à ma vie, à celle de mes parents et de mes frères. Malgré cette logique, je t’avouerais ne m’y être toujours pas habituée. C’est une réalité difficilement supportable. Pas que je craigne de mourir. En revanche, l’idée que ma vie puisse se terminer par le biais d’un vulgaire assassinat me semble difficilement supportable. Qu’un être vivant puisse mourir de manière aussi absurde  et hasardeuse me déplait au plus haut point. Toi, plus que quiconque devrait être capable de me comprendre. Si je devais mourir, je voudrais que ce soit les armes à la main sur le champ de bataille et/ou face à une personne plus compétente que moi. C’est là tout ce que je demande et je prie les Dieux pour qu’il en soit ainsi.

Pourtant j’ai bien failli mourir, en plus d’une occasion alors que je n’étais encore qu’une enfant. Le monde qui m’entourait était loin d’être idyllique, bien au contraire. Ce n’est que lorsque ma vie fut menacée pour la première fois par une tierce personne que je compris à quel point l’univers était dangereux et à quel point ma vie pouvait prendre fin d’un claquement de doigts. C’est là, alors que je n’avais encore que 8 ans, que l’enfant que j’étais alors mourut. Je m’en souviens encore comme si c’était hier. Il s’agissait à la base d’une journée comme les autres. Mère et mes précepteurs m’avaient dispensé de nombreuses leçons au cours de la journée sur la politique, la vie au sein de l’Empire, etc. Comme à l’accoutumée, en début de soirée, j’avais voulu me rendre sur le toit du palais accompagné de mon redoutable doudou star destroyer, afin de pouvoir y admirer les étoiles en toute quiétude. Bien souvent, on m’avait défendu de grimper là haut tant cela pouvait être dangereux. Mais comme à mon habitude, je n’en avais fait qu’à ma tête et avais décidé de fausser compagnie à ceux qui me surveillaient. En quelque sorte, braver cette interdiction avait quelque chose de grisant. Je mettais, certes, ma vie en danger en me permettant certaines acrobaties sur le toit d’un tel édifice, mais je n’en avais que faire. J’avais, durant ces instants de solitude au grand air, l’impression que je pouvais réussir l’impossible. J’éprouvais même un sentiment de conquête tant je surplombais mon environnement.

J’étais loin de me douter qu’en cette occasion, je finirais par être la cible d’un sniper. Aussi, alors que j’arrivais finalement sur le toit et que je me profitais de la vue, le sourire aux lèvres, j’entendis un bruit tonitruant au loin. Sur le moment, je n’y prêtais pas plus d’attention, jusqu’à ce que même pas quelques secondes après, la perception même de mon environnement ne soit brutalement altérée.  Retranscrire cette expérience de manière assez juste serait sans doute impossible tant mes différents sens furent agressés par différents stimulus. J’avais la sensation que quelque chose de très lourd avait percuté mon torse. Mon odorat me faisait percevoir une odeur, pour le moins nauséabonde dont je n’arrivais pas à identifier la provenance. Mon crâne me faisait également souffrir suite à sa rencontre avec le sol. Je me sentais également nauséeuse et faible. Mais le pire, c’était cette douleur sourde qui irradiait depuis ma poitrine. Cette souffrance éclipsait tout le reste. Je n’avais plus conscience de mon environnement immédiat ni de mon identité. Tout ce qui m’importait était cette désagréable sensation de brûlure. J’avais l’impression que mon corps brûlait.  Pourtant, alors que j’avais l’impression qu’une éternité s’était écoulée depuis la perception de ce bruit, seules quelques secondes s’étaient égrainées. Sans même avoir véritablement conscience de ce qui m’arrivait, en un aussi court laps de temps, mon être tout entier sombrait dans l’inconscience…

Mon réveil fut, sans l’ombre d’un doute, moins chaotique. Hélas, il n’en demeura pas moins désagréable tant mes sens  étaient agressés. J’entendais des appareils électroniques tout autour de moi. Je percevais également différentes conversations. Ces bruits m’ennuyaient tant ils perturbaient mon sommeil. En cet instant, je désirais retourner dans les bras de Morphée. Hélas, mon environnement ne se montrait pas très coopératif.  Cette cacophonie ne voulait pas s’arrêter pour mon plus grand désespoir.  Pourtant, bien que ce tumulte m’irritât au plus haut point, mon esprit se focalisa sur d’autres données tout aussi importantes : où étais-je ? Que s’était-il passé ? Pourquoi avais-je l’impression d’avoir comme une sorte d’enclume sur le torse ?  Je n’avais que des bribes de souvenirs. Je savais que j’étais montée sur le toit et que j’étais tombé sur le sol. Au-delà de ça, ma mémoire demeurait quelque peu confuse. Elle ne me renvoyait que des images fugaces et des sensations quelque peu désagréables. Afin de répondre à mes interrogations, j’essayais d’ouvrir les yeux pour examiner les lieux. Cette « tâche » me demanda un effort surhumain tant mes paupières étaient lourdes. Au bout de plusieurs minutes, j’y parvins. Hélas, cet exploit ne dura pas près d’une seconde. La luminosité de l’endroit dans lequel je me trouvais me brûlait la rétine. J’allais devoir me montrer plus précautionneuse et prendre mon temps pour parvenir à habituer mes globes oculaires à mon environnement.

Le mouvement de mes paupières n’avait pas dû, à l’époque, être particulièrement discret tant je sentis une personne me prendre délicatement de moi et approcher son visage du mien afin de me murmurer des paroles rassurantes et me caresser le front. Au son de sa voix, j’identifiais mon père. Rouvrant avec difficulté les yeux, je voulus l’interroger, lui demander tout ce que ceci signifiait. Hélas, je ne parvenais pas à émettre des sons cohérents. Dans mon esprit, je savais ce que je voulais lui dire, mais mon corps n’y parvenait pas. Cette constatation me fit encore plus enrager. Ce ne fut pas pourtant le pire, tant s’en faut. Je ne parvenais pas à faire le moindre mouvement. Non pas que mon corps était paralysé. Mes membres étaient simplement trop lourds. Je n’avais pas l’énergie nécessaire pour les faire bouger. Hadrien avait dû bien voir ce que j’essayais de faire. Elle avait dû lire dans mes yeux ou dans mon âme, par le biais de la Force les pensées qui agitaient mon esprit. Elle me demanda ou plutôt, devrais-je dire, m’ordonna de me reposer, car j’en avais besoin. Elle n’eut nul besoin d’insister tant ce simple « réveil »m’avait épuisé. Je replongeais donc aussitôt dans l’inconscience la plus totale.

Les jours qui suivirent cet évènement ne furent pas des plus agréables. J’avais beau ne ressentir aucune souffrance grâce aux antidouleurs que l’on m’avait prescrits, il n’en demeurait pas moins que j’avais le sentiment d’être prisonnier de mon propre corps tant il m’était impossible de me mouvoir comme je l’entendais. D’après ce que j’avais cru comprendre, j’avais subi une procédure assez lourde. Mon corps avait subi un choc assez conséquent et mettrait du temps à se remettre complètement pour mon plus grand désespoir. J’eus droit, au cours de ce repos forcé, à de nombreuses visites. Que ce soit mes frères, mon père, ma lointaine famille, ou bien ma petite sœur, tous vinrent à mon chevet afin de s’enquérir de ma santé. Seule Catherine demeurait absente. Cette séparation ne me plaisait guère. Mue par mon instinct, je souhaitais à ce moment là de ma vie que ma mère soit à mes côtés et qu’elle me console. Je désirais qu’elle me prenne dans ses bras et me rassure. Mais, hélas, durant le temps de ma convalescence jamais elle ne vint. Je lui en ai beaucoup voulu au début jusqu’à ce que je comprenne les raisons de sa démarche.

Au début, mon entourage demeurait quelque peu discret sur les circonstances qui m’avaient conduite à finir sur un lit d’hôpital. Pourtant, même si ma mémoire me faisait défaut, je n’étais pas totalement idiote et me doutais qu’il y avait un problème. J’avais remarqué que je n’étais jamais seule dans ma chambre. Deux chevaliers impériaux demeuraient en faction 24 heures sur 24. Au début, j’avais cru que c’était tout simplement, car j’étais loin du palais impérial. Mais, comme on me le révéla plus tard, une fois que l’on jugea que je m’étais assez remise, on avait tenté de m’assassiner. Plus exactement, des agents Bothans de la République avaient tenté de mettre fin à mon existence et avaient bien failli réussir. Ils n’avaient manqué leur coup que de très peu. Mère s’était chargée d’enquêter sur le sujet avec les Renseignements Impériaux et certains Chevaliers Impériaux. Au cours de leurs investigations, qui avaient pris un certain temps, ils avaient découvert que plusieurs agents Bothans se trouvaient sur Bastion. Ils avaient infiltré la société impériale afin de pouvoir assassiner certains membres de la famille impériale. Il est vrai que mes frères, qui étaient bien plus âgés que moi, avaient déjà été la cible de plusieurs terroristes. Mais, au regard de leur âge avancé soit 16 ans pour l’un et 13 ans pour l’autre, ils avaient commencé à apprendre à se défendre plus ou moins seuls. Ce n’était guère mon cas et encore moins celui de ma sœur. Nous étions, surtout dans son cas, encore jeune.

Ce projet ou, devrais-je dire, cette conspiration qui avait été permise par l’acquisition de certains renseignements auprès de personnalités impériales visait un but assez simple : Ces rebelles désiraient mettre fin à la dynastie Fel ou du moins à la dynastie principale. En parvenant à abattre les potentiels héritiers, ils espéraient déstabiliser le régime en place. Si les chevaliers impériaux et le couple impérial ne parvenaient pas à nous protéger, comment pouvaient-ils espérer défendre l’Empire ? Que ce soit le Conseil des Moffs ou bien la population impériale, tous perdraient foi en leurs dirigeants qui pourraient alors être amenés à abdiquer, à moins qu’eux aussi n’aient été assassinés. Dès lors, une régence serait probablement mise en place. Mais qui aurait bien pu reprendre le flambeau ? Comment aurait été désigné ce nouveau dirigeant ? Dans le meilleur des cas, cette crise politique aurait paralysé l’Empire durant un certain temps, le rendant incapable de mener une quelconque opération à l’extérieur de ses frontières. Dans le pire des cas, cette crise se serait transformée en guerre de succession ou plutôt en guerre civile qui aurait vu l’ancien régime de Palpatine disparaitre tant nos ennemis n’auraient pas hésité à profiter d’une telle opportunité. Fort heureusement, Catherine sut démanteler ce réseau afin d’annihiler cette menace qui pesait sur sa famille.

Ces évènements eurent des répercussions bien évidemment. Tout d’abord sur mon être. Suite à cette tentative d’assassinat, je conservais non loin de mon cœur une cicatrice qui jamais ne disparaitrait. Cette marque, pourtant anodine, eut pourtant des conséquences fâcheuses. Elle m’apprit à quel point ma vie pouvait était fragile. Elle était un témoin de ma mortalité. Contrairement à ce que mon âme d’enfant aurait pu croire, l’existence n’était pas un long fleuve tranquille, mais plutôt un chemin semé d’embûches qui, si l’on ne prenait pas garde, pouvait vous emporter à tout moment. Pire encore, cette balafre signalait la faiblesse et l’insouciance dont j’avais fait preuve au cours de ma vie. Dès cet instant, je me jurais de ne plus connaitre une telle situation, de ne plus être en mesure d’être dans l’incapacité de me défendre face à l’adversité. Je ne comptais pas laisser la galaxie ou mes ennemis décider de ma vie ou de ma mort. Je ne laisserais personne décider de mes actes. En revanche, je parviendrais à imposer ma volonté à mon entourage et à donner du sens à ce chaos environnant qu’on nommait l’existence.

Plusieurs sentiments m’animaient alors à ce moment : de la peur bien évidemment, tant je redoutais qu’un autre évènement de ce type ne se produise sans que je ne puisse rien y faire. De la colère, que ce soit envers moi-même pour ma faiblesse ou envers mes ennemis pour avoir osé commettre un acte aussi lâche. Et enfin, un profond sentiment de revanche si ce n’est de vengeance. Même si Catherine avait réglé le problème, je désirais obtenir réparation pour ce qu’on avait osé me faire. Je voulais que justice soit faite. Et cela avait été le cas, en un sens. Mais mon âme d’enfant, qui avait été fort éprouvée, n’estimait pas que ce fût suffisant. J’en ressentais une grande frustration qui me rendait quelque peu odieuse avec mon entourage. J’avais les nerfs à fleur de peau et ignorais totalement comment me calmer. Pourtant ce ne fut pas faute d’essayer. Mon père tenta même de rester à mes côtés aussi souvent qu’il le pouvait afin de me changer les idées. Hélas ! Rien n’y fit !

Ces évènements eurent également des conséquences sur ma vie quotidienne. Pour commencer, si l’on excepte que j’avais reçu la visite de mon entourage lorsque j’étais hospitalisée, mon environnement quotidien changea du tout au tout. On attribua deux chevaliers impériaux à ma surveillance ce qui n’était pas sans me faire grincer des dents. Il n’était plus question pour moi de faire l’école buissonnière.  Je devais me conformer aux instructions que l’on me donnait et ne devais plus prendre de risques inconsidérés. En d’autres termes, je pouvais dire adieu à mes petites virées nocturnes sur le toit. De même, je ne devais plus m’échapper comme je le faisais auparavant pour rejoindre la partie du palais réservée aux chevaliers Impériaux. Si je désirais me rendre dans cet endroit, je devais être accompagné afin de prévenir toute tentative d’assassinat. En somme, comme me l’affirma Catherine, tant que je ne serais pas en mesure de me protéger moi-même, des mesures de sécurité drastiques seraient appliquées à mon encontre. Cela ne m’enchanta guère. Toutefois, je ne protestais pas et ne tentais pas d’échapper à cette surveillance constante. J’avais appris ma leçon, d’une cruelle manière.

Outre ces décisions pour le moins zélées concernant ma sécurité, je dus, pour mon plus grand déplaisir, accompagner mon père lors de cérémonies protocolaires voire même d’interviews. Le but de cette manœuvre était multiple. Tout d’abord, il s’agissait d’apaiser les craintes que j’avais pu ressentir suite à cette tentative d’assassinat. Après tout, je ne pouvais pas décemment rester cloitré dans le palais impérial pour l’éternité. Même si j’étais dans l’incapacité de me protéger, je me devais d’affronter ma peur et de me relever de cette épreuve. Il fallait que je me reconstruise, que je fasse face de nouveau au monde qui m’entourait. Qui plus est, cette démarche servait les besoins de la propagande impériale. Elle montrait non seulement à nos ennemis qu’ils avaient échoué et que nous n’avions pas peur d’eux, mais elle démontrait aussi à nos concitoyens que je me portais comme un charme et que par conséquent il n’y avait absolument rien à craindre. Aussi, pendant ce qui me parut durer une éternité, je dus subir en silence cette « mascarade ».

Enfin le comportement de ma famille à mon égard changea quelque peu. Si l’on excepte mes frères dont j’aborderais le comportement plus tard, mes parents eurent des réactions totalement différentes. Malgré l’ampleur de son « travail », Hadrien tenta de me changer les idées, de m’égayer et de passer du temps en ma compagnie. Il désirait, sans aucun doute, me rassurer. Il n’hésitait pas à m’écouter lorsque je lui faisais part de mes doutes, mais aussi des cauchemars qu’il m’arrivait d’avoir. Il se montra très proche de moi et en cela je l’en remercie. En ce qui concerne Catherine, sa réaction fut plus curieuse. Bien qu’aujourd’hui je sois en mesure de la comprendre, car je suis faite dans le même bois qu’elle, à l’époque j’avais le sentiment qu’elle ne savait pas trop comment réagir avec moi. Elle maintenait une certaine barrière qui me gardait à distance. Nulle parole réconfortante ne vint de sa part. Nul soutien. Elle semblait rester de marbre face à ce qui m’était arrivé. C’était là sans doute le seul moyen qu’elle avait d’affronter cette réalité.  Pourtant, elle n’était pas insensible comme on aurait pu le croire. Pendant des jours et des jours, elle travailla sur un projet qu’elle ne nous présenta qu’une fois qu’elle le jugea terminé. Elle ne comptait pas laisser son enfant sans protection. Elle allait remédier à cette situation de la manière la plus surprenante qui soit : elle allait superviser elle-même mon entrainement malgré mon jeune âge. Il était hors de question à ses yeux qu’une situation similaire à celle que j’avais déjà subie se reproduise.

Celle qui eut la réaction la plus excessive fut à ne pas en douter ma jeune sœur. Cette petite peste ne voulut plus me lâcher une fois que je fus remise sur pieds. Elle m’accompagnait partout même lors de mes leçons ce qui avait le don de m’agacer. Même si quatre ans nous séparaient, elle semblait avoir compris que quelque chose de grave avait eu lieu et que j’avais bien failli disparaitre. En un sens, j’aurais pu trouver cela touchant si elle n’avait pas été aussi envahissante. J’avais besoin d’avoir quelques moments de solitudes pour faire le point sur moi-même. Hélas ! Elle ne voulait rien entendre. Pire ! Elle n’hésitait pas à venir squatter mon lit pour passer la nuit à mes côtés avec son armée de peluches ce qui, je dois le reconnaitre, me rendait folle de rage. J’aspirais à un peu de tranquillité et je récoltais une petite ewok surexcitée. On ne peut pas vraiment dire qu’elle ait changé aujourd’hui… Mes seuls instants de répit furent lorsque mère se décida à m’entrainer, une fois qu’elle fût sûre de mon état de santé.


Chapitre II : La Voie du Guerrier

Depuis la refondation de l’Empire par la dynastie Fel, il était coutume de former ses membres à l’art de la guerre. Le régime étant de nature militariste, il aurait été inconcevable que ses représentants ne soient pas en mesure de se débrouiller sur un champ de bataille.  Je n’échappais pas à cette règle, bien entendu. Rien ne me prédisposait encore, à ce moment-là, à devenir l’héritière de ce régime. C’était même l’inverse. Je n’avais que 8 ans et n’avais pas encore pleinement conscience des enjeux. J’étais bien trop jeune pour me soucier de ce sujet ô combien épineux. Aujourd’hui, je dois reconnaitre que mon ignorance d’alors m’amuse quelque peu. Malgré ce qui m’était arrivé, je vivais encore dans une sorte de doux rêve et étais loin de me douter dans quel bourbier j’étais tombée en venant au monde au sein même de la famille dirigeant l’Empire. Parfois, j’en viens même à me demander ce qu’aurait été ma destinée, si je n’étais pas une Fel. Non pas que je regrette ma position, cela serait bien sot de ma part, mais je ne puis m’empêcher de m’interroger.  Il me parait indéniable que j’aurais embrassé une carrière au sein même de la Flotte. Mais que serait-il advenu de moi ? Je l’ignore totalement.

Au regard d’un certain évènement, Mère avait décidé de s’occuper de ma formation qui, comme elle me l’affirma, ne serait pas de tout repos. Elle n’avait à m’offrir que du sang, de la sueur et des larmes. Loin de me décourager, ces propos titillèrent ma curiosité en plus de me rassurer. Contrairement à mon père qui avait essayé de me murmurer des paroles réconfortantes et de me changer les idées afin que je puisse me reconstruire, Catherine m’offrait quelque chose de bien plus précieux : Elle me promettait de m’octroyer les armes qui me permettraient de prendre ma revanche sur cette galaxie. Elle m’offrait la possibilité de décider moi-même de ma destinée. Ce merveilleux « cadeau » m’offrait la possibilité de mourir debout et non de vivre à genoux. En clair, sa proposition était accueillie avec une certaine forme d’enthousiasme de ma part. Avait-elle décelé les sentiments qui m’animaient suite à la tentative d’assassinat ?  Sans aucun doute. Mais, je pense qu’elle n’avait pas mesuré à quel point je comptais m’y consacrer corps et âme.

Et encore, par le biais de ces quelques lignes, je ne fais que brosser le sommet de l’iceberg ! Cette formation comprenait de nombreux domaines. Tout n’était pas dédié à l’art de la guerre même si de près ou de loin l’on pouvait se servir de certaines de ces connaissances pour en faire usage lors d’un combat. Étant issue de la haute noblesse, je devais savoir me débrouiller sur quantité de sujets. Ainsi, mes précepteurs ainsi que mes parents approfondirent mes cours sur la géopolitique, la géostratégie et l’Histoire, mais pas seulement.  Si l’on excepte cette horreur que furent mes leçons sur le protocole impérial, je reçus, également, des cours de droit et d’économie ainsi que des conférences sur l’organisation politique et administrative de l’État. Pour la plupart de ces leçons, Hadrien se chargea lui-même de mon instruction tant il était expert dans ces domaines. Même le Conseil des Moffs reconnaissait en lui un grand administrateur. Le but de cette démarche n’était pas de faire de moi une érudite. Que je sois nommée Héritière ou non, il fallait que je sois en mesure de gouverner un régime ou bien une planète. Je devais savoir gérer un patrimoine et faire fructifier mes affaires. C’était impératif. Il fallait que je devienne une personne capable qui dans le pire des cas, soit un bon parti.

Bien que très exigeants, ces cours ne manquaient pas d’intérêt, bien au contraire. Certains avaient beau être théoriques, ils n’étaient pas dépourvus d’exemples concrets. Mieux encore ! En faisant preuve de logique, il était possible de comprendre quantité d’entre eux. Notre père avait même pour habitude de nous exposer certains cas de figure, puis d’attendre nos réactions. Les miennes ne manquaient pas de virulence tant certains principes ne manquaient pas de m’interloquer. Dans certains cas, je les trouvais même injustes ou incohérents. Par exemple, je ne parvenais pas à comprendre pourquoi certaines familles parvenaient à avoir des passe-droits si ce n’est des privilèges alors que leurs membres n’avaient rien fait pour mériter cela. Cela me contrariait au plus haut point tant je trouvais ça illogique. En d’autres circonstances, nos précepteurs ou notre père nous soumettaient des cas concrets où nous nous devions de prendre une décision. Bien évidemment, ces situations se complexifiaient au fur et à mesure. Le but de cette manœuvre était de nous démontrer que le moindre de nos actes ou de nos paroles avait des conséquences, mais aussi que nous n’étions pas infaillibles.

Pire encore, même si nous pouvions être amenés à le regretter, nous devions tenir compte de certaines données et être prêts à nous montrer injustes dans notre jugement.  Seuls des intérêts supérieurs devaient nous guider : le bien-être de l’Empire, de la population impériale, etc. En aucun cas, nous ne devions avoir une approche égoïste du pouvoir à l’instar de Palpatine. Nous devions aspirer à mieux. Nous devions faire mieux. En clair, nous nous devions d’améliorer l’Empire par tous les moyens possible, raison pour laquelle on nous enseignait ces matières. Elles constituaient le cœur de l’administration de cette société. Nous avions pour mission de nous familiariser avec et de les comprendre. Valentinien, ma sœur et moi-même parvenions à nous distinguer. Nous n’abordions pas ces questions de la même façon ni n’avions les mêmes réactions. Mon frère, par exemple, faisait preuve d’une intelligence particulièrement retorse. Il savait se débrouiller, mais chacune de ses décisions ou réflexions cachait un tout autre but. Il savait se montrer subtil dans son approche et était malin. Il comprenait parfaitement les rouages du pouvoir et savait, dans une situation donnée, sur quel levier il pouvait se reposer. Pour ma part, j’étais plus directe dans mon approche, ce qui me compliquait quelque peu la tâche tant je n’étais pas habituée à devoir faire des compromis sur certains sujets. Pour autant, je n’hésitais pas dans ces exercices pratiques à me reposer sur l’expertise de personnes plus compétentes que moi pour parvenir à mes fins ou à faire usage du lien privilégié qu’un membre de la famille Fel pouvait entretenir avec le peuple pour faire pression sur le Conseil des Moffs.  Bien entendu, ces exercices étant virtuels, ils n’avaient aucune valeur, mais ils nous permettaient de nous améliorer. Par mon comportement, je démontrais que je cherchais à restructurer l’Empire, à le réformer. Toutefois, ce n’était pas sans causer quelques problèmes de stabilité d’après l’ordinateur.

Ces leçons, où Valentinien et ma sœur me rejoignaient, s’accompagnaient de digressions sur la culture générale. En tant que noble, je devais savoir m’exprimer sur certains sujets afin de démontrer que je bénéficiais d’un certain bagage. Mieux encore ! Je devais connaitre l’actualité relative à ces fameux thèmes qu’étaient la littérature, la Musique, la Peinture, l’Architecture et les Sciences et Techniques.  En un sens, il fallait que je montre que j’étais une personne raffinée capable de captiver son auditoire avec ses connaissances et de suivre ces conversations de salons. Ma cadette ainsi que mon jeune frère semblaient réellement apprécier ces leçons, allant même jusqu’à se documenter plus que nécessaire et à discuter avec notre père. Pour ma part, j’arrivais à suivre à grand-peine. Cela ne m’intéressait pas ou plutôt cela ne me stimulait pas. Je comprenais aisément pourquoi des nobles et des dirigeants misaient autant sur ces thèmes tant ils pouvaient servir leur cause. Mais au-delà de cette compréhension, je ne parvenais pas à m’extasier devant une peinture ni à accepter que l’on puisse perdre son temps à écouter longuement quelqu’un jouer de la musique. J’avais, à cette époque, le plus grand mal à rester en place au cours de ces fameux cours. L’on pourrait dire que j’avais un trop-plein d’énergie à dépenser et, en un sens, c’était le cas. Je m’ennuyais au point qu’il m’arrivait de m’endormir ! Et encore, ce n’était pas le pire.

En effet, durant ces moments-là, il était courant de nous encourager à développer nos talents. À l’exception de ma plus jeune sœur qui n’était pas destinée à hériter du trône impérial, car elle n’était pas sensible à la Force, nous étions tous plus ou moins en compétition.  Nous devions être capables de remplir certaines tâches, mais nous devions aussi nous distinguer les uns des autres.  Nous devions être en mesure de nous réaliser en tant qu’individu et de travailler nos talents. Certains de ces dons ne nous seraient d’aucune utilité selon les postes que nous finirions par occuper, mais au-delà même de la cruauté de notre destinée, qui dans le fond nous était imposée sans qu’il nous vienne à l’esprit de la remettre en question, nos parents, ou du moins notre père, avaient à cœur que nous nous développions et trouvions un domaine dans lequel nous aurions pu prendre du plaisir. Ma sœur, par exemple, démontra très tôt ses dons pour le Piano. Valentinien, pour sa part, était également doué pour la musique, mais pas seulement ! Il savait charmer son auditoire en composant des poèmes jugés magnifiques ! Je ne parlerais pas non plus de son don pour conter l’Histoire ou pour danser. Il semblait aussi s’intéresser de près à la peinture. Pour ce qui concerne mon frère ainé, Aurélien, il n’assistait pas à nos leçons du fait de son âge plus avancé. Mais d’après ce que j’avais cru comprendre, il avait un certain gout pour les sciences et techniques ainsi que pour l’architecture. Il s’agissait également d’un excellent chanteur.

Qu’en était-il de moi, dois-tu te demander ? J’étais le vilain petit canard au sein de cette famille si parfaite. Pour te résumer très simplement ma situation, je n’avais aucun attrait pour les arts dits nobles. Je ne comprenais pas ce que l’on attendait de moi. Je ne savais pas faire preuve de la moindre créativité étant donné que je ne parvenais pas à m’investir dans ces différents domaines. Pourtant ce ne fut pas faute d’essayer afin de faire plaisir à Hadrien. Hélas ! Rien n’y fit. Au mieux, je chantais très mal et dans le pire des cas tout ce que je parvenais à faire s’était prouvé que je n’avais aucun sens de l’esthétisme, du moins si j’en croyais ce qu’affirmait Valentinien. Devant l’absence évidente de résultat, au bout d’un certain temps, l’on me dispensa de ces « cours » pour ma plus grande joie.  Même si ces leçons étaient un véritable échec, mon père continua à me proposer diverses activités. Au début, cela m’agaça quelque peu, mais je compris qu’il ne désirait que mon bonheur. D’ailleurs, il m’avoua lui-même avoir une passion qui n’avait rien à voir avec ce que l’on nous enseignait. En effet, il affectionnait tout particulièrement l’architecture du paysage, ce qui le poussait notamment à passer des heures dans les Jardins Pellaeon. Aussi, il continua jusqu’à ce qu’une des activités qu’il me proposa attira mon attention : la photographie.

Étonnant n’est-ce pas ? Il est vrai que je ne t’ai jamais fait part de ce détail. Sans doute me suis-je dit que tu ne comprendrais pas pourquoi une telle occupation pouvait me passionner. Même si cela fait plusieurs années que nous nous connaissons et que nous vivons ensemble, un fossé d’ordre culturel demeure entre nous. Je ne le sais que trop bien. Certaines de mes réflexions ou de mes décisions te semblent incompréhensibles ou bien détestables. De même que certains de tes actes titillent ma curiosité. Pourtant n’est-ce pas faute de m’être intéressée à la culture de ton peuple. J’aurais aimé pouvoir pleinement te comprendre, mais tu ne me facilites pas la tâche. Enfin, là n’est pas la question. Revenons-en au dit sujet. Pourquoi la photographie a-t-elle pu attirer mon attention ? La réponse à cette question est très simple et très complexe à la fois. À l’instar d’une bataille, un cliché, dans de nombreux cas, se doit d’être longuement préparé. Il s’agit de créer un environnement favorable en termes d’éclairage, d’angle de prise vue, de paysage, de position, afin de laisser transparaitre une émotion ou un message. Bien que cela me répugne de devoir l’avouer, je ne sais que trop bien qu’une photographie, tout comme une vidéo, puisse se révéler être une arme plus puissante qu’un turbolaser ou un Star Destroyer. Ce n’est pas pour rien que l’on dit de la presse qu’elle est un quatrième pouvoir même si ce n’est pas aussi simple.

Bien évidemment, ce n’est pas la seule explication. Il faut être aussi capable, et c’est là sans doute le plus dur dans ce domaine, de capturer un instantané. Comme lors d’une guerre, il est impératif de savoir saisir les opportunités qui se présentent à soi. Dans le cas présent, cette conduite présente bien moins de risque je te l’accorde. Cette vivacité est parfois essentielle et permet de faire en sorte qu’un moment fugace et exceptionnel puisse être éternel. Outre le potentiel qu’offre encore une fois ce genre de cliché sur la scène politique, ces photos permettent non seulement de prouver que certaines situations, certaines personnes, certains environnements ont réellement existé. À moins, qu’elles ne disparaissent, ces derniers existeront pour toujours. Ils seront pour ainsi dire immortels. De plus, ces photographies permettent à un être mortel de se remémorer certains épisodes de sa vie qu’il juge précieux. Ainsi dans mon cas par exemple, je t’avouerais t’avoir prise en photo lorsque tu dormais paisiblement. C’est certes banal, je te l’accorde et tu n’y trouveras aucune forme d’intérêt. Mais pour ma part, cela m’aide à me remémorer de la quiétude de ces moments-là. J’oserais même dire que cela me permet de me recentrer sur moi-même quand j’en ressens le besoin. Bien entendu, cela me rappelle aussi certains autres détails que la décence m’empêche d’évoquer et qui me vaudraient un regard courroucé de ta part.




Aerys Helena Fel [UC 70%] 1524330244-avatararta
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