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Épée des Jedi
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Kyne Sanguiyn

le Dim 25 Mar - 23:23



Equipement :


Sabre-laser simple : Un sabre laser ordinaire pourvu d’une lame bleue. Cylindre de métal sans âme, une arme dont les beaux jours sont dépassés depuis des années. Toutefois, sa propriétaire ne s’en sépare pas et la garde avec elle, au cas où…

Sabre laser à poignée recourbée : Une arme typique des escrimeurs, élégante et raffinée. Cette fois-ci, on reconnaît aisément toute l’attention qui lui est dédiée : en effet, son revêtement en cortosis brille, témoin évident des soins qui lui sont apportés. La lame qui jaillit de cette arme est violette.
» Amélioration 1 : Régulateur de puissance
» Amélioration 2 : Revêtement en cortosis

Equipement de Jedi : Ceinture multifonction, attache pour sabre laser, kit de soin, respirateur, tabar, bure etc... Tout ce que l'Ordre fourni à n'importe quel Jedi en mission se trouve ici.


           

Description physique :


Kyne est de ce genre de personne où l’apparence est trompeuse. Cet adage peut paraître quelque peu dépassé mais il s’agit là de la plus stricte des vérités, quand bien même vous décideriez de ne pas y prêter attention. Pour le commun des mortels, l’Épée des Jedi est une jeune femme à la silhouette fine et athlétique, pas très grande mais pas petite non plus. Le genre de personne qui n’attire pas les regards saufs s’ils possèdent un signe distinctif tape à l’œil. Dans le cas de Kyne, il s’agit sans nul doute de sa longue chevelure blanche et de ses grands yeux verts. Un vert d’eau, clair et limpide. On pourrait s’y perdre aisément pour peu qu’on y plonge le regard. Ce sont des yeux qui ne savent pas mentir là où son visage oscille la plupart du temps entre sérieux et mélancolie. Alors, pourquoi un faciès si peu expressif ? La réponse est simple : Kyne n’est pas tout à fait à l’aise dans ce corps et est doublée d’une certaine fainéantise. Son état de métamorphe lui offre la possibilité d’être n’importe quoi ou n’importe qui, raison pour laquelle la jeune femme est incapable de maîtriser toutes les palettes d’expressions et micro-expressions existantes. Cela lui demanderait un travail titanesque digne des meilleurs acteurs pour parvenir à rentrer parfaitement dans chacun des personnages qu’elle incarne. Toutefois, les expressions humaines - et donc des proches humains également - sont celles qu’elle maîtrise le mieux. Pour peu qu’elle en prenne la peine, Kyne est parfaitement capable de faire croire en son humanité, mais la nonchalance dont elle fait preuve a pour résultat ce visage si peu expressif. Ainsi, lorsque son faciès est agrémenté d’un sourire, lorsque ces adorables petites fossettes se creusent au coin de ses lèvres ou qu’elle hausse un sourcil inquisiteur, Kyne semble soudainement prendre vie. Cela est d’autant plus troublant lorsqu’elle prend la peine de desserrer les lèvres pour s’exprimer à voix haute, souvent pour tenir son personnage, chose qu’elle ne fait pas en compagnie des siens. En effet, les Gurlanins sont une race quadrupède à l’apparence de grand fauve noir - nous y reviendrons - qui sont incapable d’articuler sous leur véritable forme. Pour cette raison, ils ont développé la capacité à dialoguer par télépathie, une discipline où la demoiselle excelle de par une utilisation quotidienne. Lorsqu’elle s’exprime à voix haute, Kyne possède une voix plus grave qu’on le penserait, sans le moindre accent à moins qu’elle en mime un. Sa voix télépathique possède quant à quelque chose d’hypnotique, ce qui est propre à sa race. Lorsqu’elle s’exprime de cette façon, les gens ont tendance à se taire et l’écouter, déstabilisés par cette voix projetée dans leur tête mais surtout par cet accent si particulier, ses mots semblant glisser de la plus agréable des façon même lorsque ses paroles sont d’une rudesse à faire pâlir le vénérable Lucius.

Outre ces particularités, l’apparence que Kyne rêvait généralement possède un physique basique. Comme dit précédemment, elle n’est pas particulièrement grande mais est soutenue par une musculature entretenue. Ses formes sont présentes mais discrètes. Sa poitrine n’est guère aussi généreuse que ces actrices connues pour leur physique avantageux et son fessier musclé n’est pas des plus rebondie. En revanche, ses jambes sont longues et fines, si bien qu’elle semble presque danser lorsqu’elle manie son sabre laser à poignée recourbée. Ses bras sont d’une longueur normale et se terminent par des mains graciles aux ongles court mais manucurés, unique preuve d’une féminité assumée. En effet, le peu de forme qu’elle possède est généralement dissimulé par des tenues masculine et pratique dont une ceinture systématiquement pourvue d’attaches pour ses sabres-laser : le simple dans le dos et le recourbé à la hanche droite. Avez vous noté le détail subtile mais ô combien pratique en combat ? Kyne est gauchère.

Toutefois, cela ne se voit pas sous sa véritable apparence. Il n’est pas si rare d'apercevoir l’Épée des Jedi sous sa forme véritable car c’est comme cela qu’elle se sent le mieux. Semblable en tout point aux autres membres de son espèce, Kyne est en vérité une féline au pelage noir et brillant et aux pattes délicates. Sa démarche pourrait être caractérisée d’élégante tandis qu’elle se déplace naturellement plus vite que n’importe quel bipède. Toutefois, ce qui paraît le plus troublant est son regard. Ce dernier a non seulement changé de couleur - en vérité il a retrouvé sa vraie coloration - mais surtout il possède une teinte orangée déstabilisante. Soutenir le regard de Kyne devient alors une épreuve pour les personnes non habituées, car elle semble lire dans l’esprit de ses vis-à-vis comme dans un livre ouvert, prête à déterrer les secrets les plus inavouables ou les vérités les plus douloureuses qui soient. Enfin, dernier élément notables, une gueule garnie de crocs, dont quatre qui dépassent de sa lèvre inférieure et se terminent en double pointe.

             

Description mentale :


Par définition, il est impossible de réellement connaître un change forme. Le jeu des apparences et des faux semblants sont des arts dans lesquels il est passé maître et, à moins de le surprendre sous sa véritable forme, son caractère changeant s’accorde avec le visage qu’il revêt. Toutefois, il y a de ces traits de caractères, comme découpés au burin, qu’il est impossible de ne pas retrouver d’une forme à l’autre. Sans cela, il serait si facile de se perdre sois-même. Bien entendu, tout ceci est pondéré par le besoin de jouer un rôle.

Kyne est d’une nature discrète, voire secrète. En effet, les Gurlanin ont un goût pour le secret très prononcé, et ce depuis toujours, afin de se protéger du monde extérieur, du reste de la galaxie. Car il serait si pratique de pouvoir obtenir, de gré ou de force, les capacités de ces changes formes. Alors, si Kyne ne se cache pas réellement elle-même, elle ne répond jamais aux questions concernant son monde natal - qu’elle n’a pourtant jamais vue -  ou sa famille. Elle se mur dans un silence absolu lorsque ces sujets sont abordés, son esprit se refermant tel une huître sur sa perle. L’unique personne qui en sait quelque chose est Lucius, car l’homme fut son maître.

Sans évoquer sa famille, l’Épée des Jedi reste une personne discrète. Cela peut surprendre en raison de son titre et sa position dans l’Ordre, et pourtant. Son allure fluette - lorsqu’elle revêt sa forme humaine - est un indicateur clair sur ce trait d’esprit. Kyne se plaît à un peu de tranquillité, appréciant le calme où il lui est possible de faire ce qu’elle veut. Elle use de ses capacités comme de son physique banal pour passer inaperçue lorsqu’elle le désir. Toutefois, elle n’est pas associable, loin de là, mais tri ses amis sur le volet. Elle est très selective dans ses relations amical, les autres n’étant que collègue, connaissance et élèves. De plus, son mode de communication particulier n’est pas à la portée de tous. Bien entendu, les non-sensitif sont en mesure de subir la télépathie, mais pas d’y répondre, ce qui creuse invariablement un fossé entre Kyne et eux. En effet, la demoiselle ne prend pas toujours le temps d’articuler ses pensées, surtout lorsque cela n’est pas nécessaire à son devoir de Jedi. Certains la qualifie donc de “spéciale” ou même de “carrément bizarre”.

De cela, la demoiselle s’en moque. Pour une personne qui peut prétendre être n’importe qui, ce que les gens pense de sa personne n’est que le cadet de ses soucis. Il n’y a que sous sa forme humaine que cela lui importe car il s’agit de son visage de tous les jours. Elle se doit de garder une bonne réputation en tant que Jedi car son statut lui offre - bien malgré elle - une certaine mise en avant sur la scène galactique.

Malgré elle, car Kyne se sent rapidement mal à l’aise dans un milieu étranger à celui de l’Ordre ou de l’Armée. La politique représente pour elle une vaste toile d’araignée dans laquelle elle ne souhaite aucunement se retrouver piéger et elle admire Lucius pour oser s’y frotter, En revanche, elle apprécie le mode de fonctionnement de la République - quoique souvent trop long à son goût - et ne comprend pas ces personnes qui estime le régime de l’Empire ou, pire, du Consortium Eternel. Parler de haine n’est pas Jedi, mais elle éprouve une vive inimitié à leurs égards, teinté d’une once de curiosité.

Le Consortium est sans doute le régime qui l’intrigue le plus. Bien que les Sith aient refermés leurs griffes sur Hapes, l’Épée des Jedi doit avouer que cette puissance fonctionne parfaitement et est un redoutable ennemie. Les terribles Cyborgs tout comme les guerriers Sith que la Reine Mère envoie sur le champ de bataille représentent, pour la bretteuse qu’est Kyne, un défi aussi exaltant que mortel.


         
         

Histoire :




— Alors, Maîtresse Kyne, vous m’aviez promis de me raconter, fit le droïde en plaçant ses mains sur ses hanches de métal. Inutile d’essayer de vous cacher, je sais que c’est vous ! poursuivit-il en pointant de son index un gros chat noir. L’animal se prélassait au soleil et, comme pour narguer le synthétique, s’étira de tout son long en exposant fièrement son ventre velu, au poil doux et soyeux.

— Vous vous êtes assez reposé et vous aviez donné votre parole ! reprit le droïde, sa voix montant dans les aiguë tandis qu’il levait les bras au-dessus de sa tête. Le gros chat, lui, fixait désormais ce drôle d’énergumène de ses grands yeux jaunes, sa queue touffue fouettant l’air afin de lui montrer son agacement. Le droïde allait reprendre, quand, tout d’un coup…

— Je peux savoir ce que tu fabrique ? fit une voix féminine. L'interruption fut si soudaine que le synthétique en demeura coi, bien qu’il se fût tourné pour se rendre compte de ses propres yeux que sa maîtresse se trouvait là, devant lui, et non en train de se dorer la pillule au soleil. Ne me dis pas que… ? poursuivit la Jedi.

— M-maîtresse Kyne ! bagaya le droïde, honteux de s’être fait prendre en train de disputer ce qui était finalement un véritable chat. De plus, il avait réussi à confondre sa propriétaire avec un le félin. S’il en avait été capable, le droïde aurait rougit. Pour sa part, Kyne arborait un sourire moqueur, le coin supérieur droit de ses lèvres s’étant haussé en même temps que son sourcil gauche. Elle s’appuya contre le chambranle de la porte, coupant toute retraite possible au synthétique.

— Je ne sais pas si je vais te raconter. Tu viens tout de même de me confondre avec un chat ! s’écria Kyne. L’inflexion de sa voix laissait paraître tristesse et déception - feinte - mais son visage demeurait désespérément moqueur. Le droïde ne répondit pas immédiatement mais il bougea suffisamment la tête sur le côté pour que la demoiselle comprenne qu’il ne parvenait pas à saisir la blague ou si la Jedi était sérieuse ou non. Kyne vint appuyer la paume de sa main sur son front, désespérée cette fois-ci par le flop qu’elle venait de faire à cause de son incapacité à mimer comme il le fallait une expression telle que la tristesse.

— Tu sais quoi ? Faisons comme si de rien n’était, d’accord ? reprit la Jedi en contournant le droïde. Elle prit le chat dans ses bras et vint s’asseoir sur son coussin, faisait fit des poils noir qui s'accrochaient à son pantalon. Ici, le soleil réchauffait agréablement son dos. Pour sa part, le droïde prit place dans un confortable fauteuil, face à sa jeune maîtresse.

— Alors, pas où commencer… fit-elle pensivement. Eh bien, par le début, j’imagine, proposa le droïde en offrant un verre de jus de fruit à la Jedi, celui là même qu’il avait déposé avant de disputer le chat.

— Très bien. Je suis née ici-même, sur Naboo, commença Kyne qui accepta le verre avec bonheur. Elle bu une gorgée du délicieux jus frais avant de poursuivre tout en caressant le chat - qui était allongé sur ses genoux - de sa main libre. Mes parents menaient une vie très simple à l’écart de la ville et m’élevèrent dans le respect de la nature et des autres.

— Que faisaient-ils dans la vie ? l’interrompit le droïde.

— Ils étaient agriculteurs. Il faut de tout pour faire un monde, répondit Kyne. J’ai toujours était sensible à la Force, nous le sommes tous, et ils craignaient qu’un jour un Jedi arrivent pour m’emmener loin d’eux. Eux étaient vieux, trop pour être formés à quoi que ce soit, mais moi…

— Et évidement, ceci arriva.

— Bien vue Detective, répondit Kyne en haussant un sourcil. J’avais à peine quatre ans quand l’Ordre m’a trouvé.

— Vivre sur la Capitale de la République n’était sans aucun doute pas le choix le plus judicieux si vos parents voulaient rester tranquille.

— Effectivement. Mais contrairement à ce qu’ils imaginaient, le Jedi - Maître Wolfinger - ne m’emmena pas de force. Beaucoup trop de gens pensent que les Jedi sont mauvais, qu’ils enlèvent les enfants pour grossir les rangs de l’Ordre, mais c’est faux ! Au contraire, Maître Wolfinger fut particulièrement patient, mais aussi très persuasif. Il faut dire que je l’y ai aidé, car ma curiosité insatiable me poussa à le suivre jusqu’à son vaisseau en empruntant diverses apparences. Je crois qu’il vit cela comme un signe, que ma place était au sein de l’Ordre.

— Le pensez vous également ?

La Jedi se répondit pas immédiatement, surprise par la question. Sa place était t-elle effectivement au sein de l’Ordre Jedi ? Kyne s’y sentait heureuse, mais cela suffisait-il ? La demoiselle tourna son regard vers le chat qu’elle caressait machinalement et qui l’observait de ses grands yeux jaunes, comme s’il attendait également la réponse.

— Oui, répondit finalement l’Épée des Jedi. Pour une fois, le ton neutre de sa voix lui servit. Maître Wolfinger m’emmena alors sur Tython, dans le Noyaux, où j’ai rejoint un groupe de Novices de mon âge. La vie en tant que Novice, reprit-elle, est partagée entre entraînement, leçons et moment privilégiés avec les membres du clan. Les groupes de Novices sont primordiale pour le bon développement d’un enfant, qu’importe sa race. Il permet de tisser des liens forts et d’équilibrer la psychée des jeunes. Généralement, les membres d’un même clan gardent des liens forts au fil du temps. Pour ma part, mon intégration fut compliquée par ma race. À à peine quatre ans, mes métamorphoses étaient encore imparfaites et j’avais de la difficulté à articuler, puisqu’il ne s’agit pas de quelque chose de naturel pour moi. J’étais une enfant qui parlait peu et j’ai eu beaucoup de mal à me faire des amis. Toutefois, cela n’a pas duré. Lorsque nous apprîmes à utiliser la Force pour projeter nos esprits, lorsque nous avons eu nos première leçons sur la télépathie, ce fut pour moi une délivrance. D’un seul coup, mes camarades étaient en mesure de parfaitement me comprendre et me répondre. C’est à partir de ce moment-ci que nous avons réellement fait connaissance, conclut Kyne avec un sourire. Bien sûr, la télépathie n’est pas un art aisé et tous ne furent pas en mesure de le pratiquer suffisamment bien pour tenir de longue conversation avec moi, alors je fus plus proche de certain que d’autres. Et bien entendu, avec l'entraînement, mes métamorphose devinrent plus précises, plus faciles et surtout plus longues.

— Il me vient une question. Pourquoi cette apparence précisément ?

Kyne sourit, énigmatique, et sembla chercher ses mots. Ses yeux s’étaient levés vers le plafond haut de la pièce tandis qu’elle rassemblait ses souvenirs.

— J’ai longuement cherché une apparence qui me plaisait. Celle-ci, je l’ai trouvé avec Maître Lucius. Nous étions en mission lorsque nous avons visité la maison d’un contact. C’était un peintre à ses heures perdues et lorsque mes yeux sont tombés sur sa toile, je suis tombée amoureuse de la jeune femme qu’il y avait peinte. Depuis ce jour, je prends cette forme humaine dans laquelle je me sens bien. En parlant de Maître Lucius, reprit t-elle, je dois te raconter notre rencontre. Vois-tu, à la fin de l’apprentissage d’un Novice, celui-ci doit avoir un Maître.

— Arrive t-il que des Jedi ne trouvent pas de mentor ?

— Oui, répondit Kyne. Ces personnes sont alors affectées à d’autres corps de l’Ordre où leurs talents sont forts utiles. Il arrive aussi que ces personnes quittent simplement nos rangs. Concernant Lucius, je fis sa rencontre lors du Tournoi des Novices. Il s’agit d’une compétition où les futurs Padawan s’affrontent et utilise tout leur potentiel afin d’en faire la démonstration aux Chevaliers et Maîtres Jedi présents. Je n’ai pas gagné le tournoi, loin de là, mais je fus suffisamment douée avec un sabre laser pour attirer l’œil de Lucius. Lui aussi est un bretteur d’exception, précisa Kyne. Un doux sourire flottait sur ses lèvres à l’évocation de son mentor. Ce dernier, derrière une apparence impressionnante voir terrifiante était un homme que Kyne appréciait beaucoup. Bien qu’il fut parfois extrême dans son enseignement, sujet à des excès de rage que la Jedi tût toujours, elle l’appréçiait réellement et leurs joutes verbales ainsi que les farces qu’elle lui faisait de temps en temps l’amusaient beaucoup. J’avais onze ans, reprit Kyne, lorsque Maître Lucius me prit comme apprentie.

— Quel genre de mentor était-il ?

— Le genre sévère mais juste. Je sais, cela parait très stéréotypé comme expression, mais c’est la vérité. Maître Lucius est un Jedi âgé de plusieurs millénaire et appartenant à une race très spéciale. Il a vécu tous les conflits qui ont forgé notre galaxie et nous ne sommes que poussières dans son existence… poursuivit Kyne en fixant le chat sur ses genoux. Elle reprit ensuite, doucement. Il est le feu, la glace et la colère. Il est comme la nuit et la tempête au cœur du Soleil. Il est ancien et éternel. Il brûle au centre du temps et il connaît l’avenir de la galaxie. Et… il est merveilleux.


— Vous tenez à lui, fit le droîde après quelques secondes d’un interminable silence. Kyne releva doucement son regard vers son ami de métal.

— Il est une grande part de ma vie, il a contribué à faire de moi celle que je suis aujourd’hui.

Elle l’aimait, mais ne savait comment le dire exactement. Ce n’était pas un amour charnel, elle n’en était pas amoureuse, mais elle l’aimait et il était important pour lui. Lucius avait eut peu d’apprentis au cours de son existence, aussi Kyne se sentait - savait ? - t-elle spéciale.

Le silence s’étira plusieurs secondes entre les deux protagonistes. Mélange de gêne et de pudeur, ni l’un, ni l’autre, n’osaient poursuivre ce dialogue. Même le félin, toujours perché sur les jambes de Kyne, n’osait pas faire le moindre mouvement, comme attendant le signal de la Jedi pour pouvoir respirer à nouveau. Finalement, au bout d’un interminable silence, la Jedi se racla la gorge. Elle reprit d’une voix monocorde.

— Maître Lucius est de ce que nous pourrions qualifier “de la vieille école”. Sa formation de Jedi est certainement à des lieux de celle que les membres de l’Ordre reçoivent aujourd’hui. J’ai donc reçu un anciennement très… Traditionnaliste sur certains aspects, fit Kyne après avoir cherché ses mots quelques instants. Toutefois, malgré cela, mon mentor est un homme sachant s’adapter et il véhicule des valeurs progressiste. Peu après m’avoir prise sous son aile, nous avons commencé ma formation. Les premiers mois, nous avons appris à nous connaître et à travailler ensemble. C’était un homme qui m’intimidait, avoua la demoiselle avec un sourire.

— Est-ce toujours le cas ? Demanda le droïde. Kyne lui jeta un regard en biais, l’air neutre, et ne répondit pas. Elle profita de cette courte pause dans son monologue pour changer de position, faisant ainsi fuir le chat qui préféra s’allonger sur un coussin, un peu plus loin. Au moins, ne serait-il pas dérangé davantage.

— Les premiers temps, donc, nous sommes restés sur Tython - pendant six mois ! - durant lesquels il m’a appris à renforcer mes pouvoirs, m’a fait découvrir mon don,, mais aussi à parfaire mon style de combat au sabre laser. C’est lui qui me mit un sabre à poignée recourbée entre les mains en m’ordonnant de l’essayer. Depuis, il s’agit de mon style de prédilection, précisa la demoiselle. Ce souvenir lui rappelait de bonnes choses et, intérieurement, la Jedi se sentait heureuse en y songeant. Extérieurement, pareil à ses habitudes, elle ne montrait rien.

— Renforcer vos pouvoirs, parfaire vos talents au sabre… Les Jedi ne sont-ils pas contre la violence ?

— Nous sommes des Gardiens de la Paix. Et maintenir celle-ci demande parfois des sacrifices, que l’on se salisse les mains, répondit Kyne, durement. Je suis née et j’ai grandi dans l’ombre de la guerre. Lucius m’a appris tout ce que je devais savoir pour y survivre tandis qu’il m’emmena sur diverses missions après ces six premiers mois passés au Temple. Il s’agissait principalement d’assistance et de secours, j’étais encore trop jeune pour le front, mais ce n’est pas parce que je n’étais pas à l’avant-garde que je n’ai pas eu mon lot de surprises. Lorsque les forces Hapiennes ont reculé vers 80, elles ont laissé derrière elle des mondes et des peuples meurtries jusque dans leur âme…, précisa sombrement la demoiselle. Son regard s’était soudainement voilé à l’évocation de ces sinistre évènements. Il lui semblait encore sentir l’odeur de la mort autour d’elle.

— Nous avons chassé les poches de résistance avec mon mentor. Les Hapiens qui n’avaient pas été en mesure de battre en retraite nous occupèrent longuement. Ce fut mes premières rencontres avec d’autres utilisateurs de la Force, précisa la demoiselle, ce qui me conforta dans l’utilisation du Makashi et de mon don, le point de rupture.

— Pardonnez mon ignorance, mais de quoi s’agit-il exactement ?

—Le makashi est une forme de combat au sabre laser. Elle est difficile à maîtriser et demande un sabre adapté, mais elle a fait ses preuves lors des duels. C’est sans doute la forme la plus efficace contre un autre sensitif ou quelqu’un de suffisamment habiles avec une lame, tels ces cyborg que le Trône Éternel nous envoi. Le point de rupture est un talent rare de la Force qui permet de voir des lignes de ruptures. C’est comme si… ce cadre, là - elle désigna l’objet du doigt - eh bien avec ce don je peux y voir le point faible qui ferait tomber l’objet en miette si j’y touchais.

Le regard de la Jedi perdit soudainement toute sa brillance et toute la malice que le droïde avait eut la chance d’apercevoir un peu plus tôt. Kyne fronçait les sourcils et semblait réfléchir longuement, probablement à des choses hors de portée de l’être de métail qui fixait sa jeune maîtresse sans rien dire, impuissant. Son bras était retombé le long de son buste.
L’Épée des Jedi se rappelait si bien la morsure d’un sabre laser. La première fois, elle avait pensé mourir et ce souvenir tenaillait encore son estomac, lui coupant même le souffle parfois. Cela pouvait paraître fort étrange, d’autant plus compte tenu de sa position au sein de l’Ordre. Mais Kyne était ainsi, sensible, tandis qu’en situation de danger, elle se transformait en une vraie guerrière.

— Qu’avez-vous fait ensuite ?

La voix synthétique sembla tirer la demoiselle de ses pensées moroses. Celle-ci s'humecta les lèvres avant de reprendre d’une voix monocorde, comme si elle récitait un texte.

— Poursuivi ma formation, envers et contre tout. Je l’ai terminée en 94.

— Mais c’était il y a à peine six ans ! s’exclama le droïde. Cela tira un rare sourire à Kyne, dont le regard semble reprendre un peu d’éclat. En effet, répondit-elle. Je suis la plus jeune membre du Conseil depuis presque deux cent ans. Mais avant de pouvoir y siéger, j’ai mené nombres de soldat sur le front mais aussi contre l’Apex. Cette organisation est une véritable plaie pour la galaxie, très bien organisée, probablement trop pour notre bien à tous. C’est une force conséquente qui joue sur tous les tableaux.

— Je n’aimerais pas tomber entre les mains de leurs mécanos, c’est certain…. Et, j’imagine qu’ensuite nous arrivons à aujourd’hui. Avez-vous eu un apprenti ?

— Non. Former un Padawan n’est pas l’unique façon de devenir un Maître Jedi. J’ai eu la chance d’avoir un excellent mentor qui m’a transmis tout son savoir et qui est lui-même un bretteur exceptionnel ainsi que la Grand Maître de notre Ordre, expliqua Kyne non sans une pointe de fierté au fond de son regard vert. Je n’ai jamais su si Maître Lucius fut pour ou contre ma nomination, mais quoi qu’il en soit on m’adouba Épée des Jedi. Il n’y a pas plus grand honneur pour un guerrier.

Kyne arrivait à la fin de son récit et, comme si la Force elle-même le savait, le comlink accroché à sa ceinture se mit à émettre un petit bip à intervalles régulier. La Jedi coupa le son mais une petite lumière indiquait une transmission entrante.

— Je dois te laisser. A plus tard Prométhée ! s’exclama Kyne avant de se changer en chat pour mieux détailler à toute vitesse.



         

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Re: Kyne Sanguiyn

le Mer 4 Juil - 14:51
Fiche validée chère collègue ! Que la Force soit avec toi !


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