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Allana Fern
Maître des Jedi Verts
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Allana Fern, l'Éclair Vert

le Dim 11 Nov - 12:20



Equipement :


Il n'y a pas que les mandaloriens qui s'assurent d'être bien équipés avant de partir à l'aventure !  Après tout, les armes "non-civilisées" peuvent être fort utiles quand un sabre-laser ne suffit pas ou manque cruellement de discrétion. Je ne suis peut-être pas une armurerie ambulante, mais voici un inventaire de mon équipement le plus notoire :



  • Sabre-laser double-lame : Autant commencer par là. Sa poignée a été forgée dans un alliage majoritairement en duracier avec un petit peu de cortose, histoire de réserver une petite surprise à quiconque essayerait de me le briser. Je vous passerai le détail de sa composition - je pourrai vous en parler encore demain à ce rythme - mais sachez que les deux cristaux de couleur viridiane qui alimentent sa lame sont originaires de grottes de cristaux corelliennes. Vu le nombre de sabres-laser que j'ai du me fabriquer au rythme où je les ai perdu ou endommagés au cours de mon apprentissage et de ma vie très mouvementée, j'ai du développer une expertise dans leur création et modification !  


  • Paire de blasters corelliens type DL-44  : Je persiste et je signe, avoir un ou deux blasters avec soit est une nécessité ! Les miens sont issus des usines corelliennes, inspirés du célèbre DL-44. Comme ils sont lourds je ne peux pas toujours me servir des deux en même temps, mais je préfère toujours en avoir un de rechange au cas où l'autre surchaufferait ou serait endommagé.


  • Armure de combat intermédiaire : Parce que la bure de jedi c'est bien gentil deux minutes mais ça protège pas des masses sur le front. Celle là me vient de la CorSec, avec qui j'ai travaillé en étroite coopération avant que mes responsabilités ne m'amènent à lutter non pas contre les ennemis de la République mais contre l'assoupissement de réunions du Conseil interminables. Peinte dans un vert sombre presque noir avec des protections rouges, elle est forgée en duracier. Suffisamment solide pour encaisser quelques coups, elle ne me ralentit que très peu dans mes mouvements, ce qui est essentiel pour que je puisse me battre décemment.


  • Sabre-laser simple : Le survivant ! Il s'agit très exactement de mon sixième sabre-laser, le dernier que je me sois forgée en tant que Padawan. Doté d'un cristal de couleur orange, il me sert désormais de sabre-laser de rechange si le mien venait à connaître une fin précoce. Je ne le maîtrise pas aussi bien que mon double-lame, mais je me défends bien avec.


  • Droïde astromécanicien - R7 L5 :  Mon vieux compagnon de route, il m'accompagne dans toutes mes missions à bord de mon vaisseau personnel ou en chasseur. Il m'a été offert par un ami quand je suis devenue Chevalier Jedi, et est désormais mon seul copilote depuis que mon ancien élève vole désormais de ses propres ailes. Il a été bidouillé et comporte, outre les fonctionnalités attendues d'un droide de son état, d'une petite pique électrique, d'un pistolet-blaster miniature, et d'un cutter à fusion.

  • Equipement de Jedi : Comlink, Holoprojecteur, ceinture multifonction, attache pour sabre laser, kit de soin, respirateur, tabar, bure de Jedi Vert etc... bref, tout ce dont tout bon Jedi a besoin au quotidien


 

             

Description physique :


Vous voyez la grande Jedi là-bas avec ses bures blanches impeccables, avec ses traits fins, sa longue chevelure d’un blanc de neige et sa démarche élégante et raffinée ? Et bien ce n’est pas moi.

Au Conseil Jedi vous me repérerez assez vite cependant. Ma petite taille – du haut de mon mètre soixante-deux – est compensée par ma chevelure d’un auburn flamboyant coupés mi-longs et souvent réunis en une queue-de-cheval haute, avec quelques mèches encadrant mon visage. Puis bon, avec mes bures Jedi d’un vert émeraude on peut difficilement me rater dans la marée brune, beige et blanche de mes confrères et consœurs. Bien que je prenne des couleurs en mission, ma peau est naturellement assez claire et parsemée de cicatrices sous mes vêtements. J’en ai récolté un nombre certain avec ma vie assez aventureuse et intrépide à souhait, mais il est vrai que depuis que je siège au Conseil Jedi, elles tendent à apparaître moins souvent les bougresses.  Mes yeux bleus-gris peuvent être tantôt chaleureux, tantôt perçants, rieurs… glacials ou impassibles.

Je n’ai pas les traits délicats et altiers que l’on cherche chez les égéries humaines. Mon visage plutôt ovale est contrasté par quelques traits secs récupérés tant de ma mère chasseuse de primes que de mon père Maître Jedi Vert engagé auprès de la CorSec. Bien que je ne sois pas de taille mannequin, j’ai souvent été complimentée pour mes formes et mon charme abrupt si particulier.

Je porte souvent mes bures de Jedi coralliennes d’un vert émeraude sur Corellia et au Temple, ça fait plus sérieux quand même. Ne soyez pas étonnés pour autant de me voir un jour débarquer en tenue de contrebandière ou en armure si je suis à la bourre ou en réunion à distance. On n’a pas toujours le luxe d’avoir le temps et l’opportunité de se mettre en habit de cérémonie !

Je revêts plus volontiers des tenues assez masculines pour ne pas me faire emmerder et ne pas être emmerdée au combat, parce que c’est gentil deux minutes, mais les robes et les chaussures à talon c’est vraiment pas le pied en combat. Je parle en connaissance de cause. Définitivement pas. Bon il est vrai que parfois, j’ai pas vraiment le choix d’en porter et je le ferai s’il le faut.

             

Description mentale :


Vous voulez que je vous dresse un portrait de ma personnalité ? Soit, après tout je me connais mieux que quiconque. Déjà, vous pouvez rayer le tempérament du Jedi-type tel que véhiculé dans les rumeurs et au sein de mes pairs les plus conservateurs. Je n’ai jamais été quelqu’un très penché vers la discipline pure et dure. Je peux respecter mes supérieurs et pairs, si j’estime que les consignes ne sont pas de la pure stupidité et contraires aux intérêts de Corellia ou de l’Ordre Vert.

Je suis de nature combative, je ne refuse jamais un combat que je juge intéressant ou honorable. J’aime être sur le front et agir concrètement sur le terrain pour remédier aux problématiques et menaces rencontrées par les peuples auprès de qui nous agissons. Aux longs voire interminables discours je tends à préférer l’action, même si je suis ouverte à en débattre avec mes pairs. En dépit de mon fort sentiment patriotique envers Corellia, mon prédécesseur au siège de leader des Jedi Verts m’a fait comprendre pourquoi nous avions besoin de maintenir l’unité avec l’Ordre Jedi, tout en affirmant nos positions et en veillant à préserver l’identité et les valeurs qui nous sont si chères. Qu’il s’agisse du Consortium Éternel, de l’Apex et des autres ennemis des Jedi et de Corellia, nous devons veiller sur la pérennité des mondes corelliens et combattre des menaces communes avec la République. Nous devons nous associer avec eux, participer à cet effort commun et exprimer notre voix.

Étant plus partisane de la voie progressiste que les Jedi ont repris depuis Maître Skywalker et prônée par mon ordre, je vois d’un mauvais œil le retour progressif des mouvements conservateurs au sein de l’Ordre Jedi, et je ne manque pas de faire preuve de ma force de caractère – drapée dans le respect minimal feutré demandé au Conseil – et de ma franchise pour défendre nos positions. Pour l’heure je tâcherai de favoriser la collaboration mais je reste vigilante et je n’hésiterai pas à utiliser toutes les mesures que le Conseil Vert et moi-même jugerons nécessaires si nos positions se retrouvent bafouées ou que les leurs atteignent le point de non-retour. Je tâche de tempérer les ardeurs de certains de mes pairs corelliens, mais je n’ai pas peur du Schisme si la situation l’exige. Ce ne serait pas la première fois que je me salirais les mains pour le bien de mon ordre et de ma patrie, ni la dernière.

Je suis dotée d’une personnalité qui peut se révéler flamboyante quand quelque chose me passionne et me tient à cœur. Quand je suis convaincue de la pertinence ou de l’importance d’une cause ou d’une action, je peux me montrer très dévouée à l’Ordre Vert et à ma patrie, et faire tout ce qui est en mon pouvoir pour la défendre. Je peux me montrer pragmatique selon les situations, et envisager des compromis avec différents tierces partis si cela peut se révéler être à nôtre avantage. Si cela a pu m’être reproché par des pairs Jedi plus traditionnels, cela a souvent porté ses fruits. Dalek en est un bon exemple, mais je vous parlerai de lui plus tard. Chaque chose en son temps !

Aventureuse de nature, j’affectionne beaucoup les voyages et partir à la découverte d’autres mondes et civilisations, bien que Corellia occupe toujours une place particulière dans mon cœur . J’aime beaucoup le combat et les duels, et j’ai toujours aspiré à me perfectionner pour me rapprocher du niveau des meilleurs bretteurs de l’Ordre Jedi, étant désormais la plus fine lame de l’Ordre Vert. J’ai la bougeotte et l’on pourrait me qualifier d’hyperactive parfois, mais je me suis un peu assagie avec les années et j’ai appris la patience pragmatique. Étonnamment, je peux faire preuve d’une grande patience avec les Initiés et je me suis efforcée de progresser sur ce point pour me préparer à mes nouvelles responsabilités, et les années m'ont conférée une certaine sagesse. Il me reste, cela dit, encore du chemin à parcourir.

Décidée, franche, généralement enthousiaste et chaleureuse, je peux aussi me montrer trop intrépide – surtout quand je suis en solo – obstinée, bourrue et impulsive. Je peux aussi être impitoyable face à mes adversaires, j’ai une préférence pour les « Négociations musclées » à la sauce Kenobi puisque je n’ai pas l’âme d’une politicienne. Rien ne m’ennuie plus que les mondanités et réceptions. Je suis parfois assez rancunière quand on m’a porté un grand tort ou fait souffrir un proche, ce que mon Don d’Empathie n’aide aucunement, tout comme je peux être sensible et généreuse. En dépit de l’insouciance que je semble parfois exprimer, j’ai suffisamment la tête sur les épaules et le sens des responsabilités pour assumer mes erreurs et chercher à y porter remède quand le mal est fait. Très honnête et généralement juste dans mes enseignements et décisions, spontanée et loyale, je sais faire preuve d’un leardership certain quand je dois diriger une escouade ou travailler en équipe. D’un naturel plutôt curieux et débrouillard, j’ai cependant ma fierté que je n’aime guère voir froissée, d’autant moins quand les circonstances ne le justifient point. J’ai mon sens de l’honneur particulier, tout comme je suis considérée parfois comme peu conformiste et épicurienne pour une Jedi. Enfin, je suis assez protectrice envers mes proches, tendant malgré moi à tisser aisément des liens avec mon entourage. Qu’ils soient positifs ou négatifs, ils deviennent généralement profonds.




         
         

Histoire :



Maître des Jedi Verts - Recueillement (1500)

Le temps somptueux qui régnait sur la planète-mère des corelliens ne suffisait pas à éclaircir l’humeur sombre qui affectait l’Ordre des Jedi Verts. La cour extérieure, située au centre des somptueux jardins de leur temple, avait été décorée aux insignes et couleurs des mondes corelliens, et plusieurs silhouettes drapées de tuniques et manteaux d’un vert aux différentes nuances patientaient à l’extérieur. Les jardins étaient éclairés par les lueurs adoucies des flambeaux, dont les flammes crépitaient avec ardeur dans la nuit dégagée où quelques étoiles se distinguaient. Un calme retentissait s’était fait maître des lieux, en un saisissant contraste avec l’activité et l’animation qui les régissaient d’ordinaire et pis encore, avec Coronet city, grouillante de vie.

Assis sur une couche funéraire, le corps d’un zabrak d’un certain âge reposait, revêtu des habits solennels d’un vert émeraude liseré de jaune doré d’un Maître des Jedi Vert. Sa peau d’un beige clair était sillonnée par des rides, presque rocailleuse par endroits, et trahissait l’âge que son crâne, dépourvu de toute chevelure entre les cornes propres à ceux et celles de son espèce, tendait à dissiper quelque peu. Sa sérénité, sa sagesse et sa force de volonté avait inspiré plus d’un Jedi Vert. Au centre de la foule constituée par les Maîtres Jedi, Chevaliers, Padawans et Novices Verts qui avaient pu se déplacer pour la cérémonie, les membres du Conseil Vert entouraient une silhouette légèrement plus en avant. Les traits graves, elle se tenait immobile face au défunt. L’une d’entre elle, une vénérable twi-lek à la peau améthyste dont les lekkus étaient maintenus par une coiffe noire, qui semblait abîmée dans sa muette contemplation.

- Maître Fern. Allana.

Ses yeux d’un bleu indigo, emplis d’une calme compréhension, croisèrent alors le regard bleu-gris de l’humaine aux cheveux auburn, qui esquissa un sourire posé et approuva de la tête avant de prendre le flambeau que sa consœur tenait en main. La trentenaire s’avança vers le bûcher. Le flambeau éclaira les traits secs de son visage ovale, dont le calme trompeur était démenti par la lueur peinée de son regard, alors qu’elle contempla le défunt. Allana savait ce qu’il lui restait à faire. Prononcer le discours et l’éloge funèbre qu’elle avait du élaborer à la hâte alors que son aîné avait été retrouvé agonisant et qu’on l’avait rappelée avec précipitation de la zone litigieuse où elle avait envoyée, embraser le bûcher funéraire…

Faire ses adieux à l’un de ses mentors, prendre le flambeau qu’ils lui avaient confiés.

Elle en aurait bien ri, si la situation s’y était prêtée. Elle qui avait été très récalcitrante à occuper un siège du Conseil, elle se trouvait à devoir endosser le manteau des hautes responsabilités. L’esprit calme et résolu en dépit de la peine déchirante qui avait lacéré son âme en le sentant trépasser, Allana prononça le meilleur hommage qu’elle put lui rendre. Ce n’était clairement pas du niveau d’un fichu politicard ou d’un diplomate, c’était même franchement bourru, mais honnête. Alors que les flammes finissaient de consumer l'enveloppe charnelle de feu le Maître des Jedi Verts, Jaylen Korr, La twi-lek sursauta lorsqu'un éclat de rire échappa aux lèvres de sa cadette, qui se retourna vers elle avec son habituel sourire confiant et lui répliqua avec chaleur amusée :

- Ne t'inquiète pas, Ko'ra. Je constate juste que même dans la mort, le vieux aura toujours le dernier mot !



Enfance (1463-1474) - Correlia

C'était une chose à la fois très amusante et très frustrante, Jaylen avait toujours aimé surprendre son entourage, et prit un malin plaisir à le souligner avec subtilité quand les évènements venaient lui donner raison. Parmi elles, il avait toujours cru en mon potentiel - aussi destructeur et imprévisible fut-il - quand bien même j'étais encore une môme turbulente qui ne tenait pas en place. Parce que contrairement à ce cher emmerdeur de première Corran, j'étais loin d'être un exemple à suivre pour nos chères petites têtes blondes de Novices !

En dépit des traditions millénaires qui sont en vigueur au sein de l'Ordre Vert, je ne suis pas née de deux parents utilisateurs de la Force et gardiens de la paix dans la galaxie. Si mon père, Gilad Fern, est un Chevalier Vert et commissaire auprès de la CorSec, ma mère Karen Arkins occupe quant à elle est une charmante, létale et implacable chasseuse de primes, qui traîne une sacré réputation de femme fatale notamment dans l'espace corellien. Je n'ai jamais trop su comment ça c'était goupillé entre eux au vu de leur nature papillonnante respective, mais leur liaison a eu suffisamment d'étincelles pour qu'elle donne trois rejetons à mes parents. Il y a d'abord eu mon frère aîné Corran en 1460, puis moi en 1463, et finalement mon frère benjamin Hal en 1479. Bien qu'on fut tous trois dotés d'une sensibilité à la Force, celle du plus jeune ne fut pas suffisante pour qu'il puisse entreprendre une formation de Jedi. Cela dit ça n'a pas l'air de l'avoir beaucoup dérangé, le bougre a suivi les pas de ma mère du côté moins strass et paillettes de la société et est devenu à son tour chasseur de primes. Je me suis toujours demandé comment mon père l'aurait pris, de voir l'un de ses enfants se trouver de l'autre côté de la loi. Cela aurait été assez amusant à voir.

J'ai connu une enfance assez peinarde et animée à la fois, quand j'y pense. On ne roulait pas forcément sur l'aurodium tous les jours, mais nos parents s'en sont toujours tirés pour joindre les deux bouts. Bon, ils n'ont jamais su faire tenir leur couple donc ils ne ne sont jamais mariés et continuaient de butiner chacun de leur côté, mais ils ont toujours été là pour nous et il leur arrivait de faire encore quelques passades pour entretenir les derniers feux d'une passion torride qui s'était mue, avec le temps, en amicale tendresse. Mes grands-parents paternels sont eux-mêmes des Jedi Verts retirés du service actif, corelliens jusqu'à la moelle, et j'ai jamais connu mes vieux maternels. Insouciants et inconscients des grands évènements galactiques qui survenaient autour de nous, notamment la fin de la Détente causée par la crise diplomatique entre la République et l'Empire suite aux soupçons portés sur les agissements de Corellia, Corran et moi avons vécu nos premières années avec les turpitudes, les bêtises et autres disputes bien communes dans une fratrie normalement constituée. Bien que mes grands-parents aient toujours eu à la bonne mon frère aîné, à qui ils prédisaient un brillant avenir au vu de son potentiel dans la Force, et étaient plus dubitatifs concernant mon propre devenir, mes parents ont toujours été impartiaux et justes, tant en marques d'affection qu'en punitions.

Mais bon là encore, c'est un phénomène assez fréquent entre frères et sœurs, et je sais que Hal en a également pâti. Gilad étant assez souvent en missions d'infiltration et plongé dans ses enquêtes autour des mondes criminels qui sévissaient dans l'espace corellien et sur les territoires de la République, et ma mère à droite et à gauche pour remplir ses contrats et mener la vie qui l'entendait, j'ai connu assez tôt le Temple de Coronet city et j'y ai suivi mes premiers cours en tant que Novice lorsque mon potentiel fut jugé plus que suffisant pour la voie du Jedi bien que mon taux fut moins haut que celui de Corran. Je souris toujours en me rappelant mon excitation et mon impatience de rejoindre l'enclave des Jedi Verts et de marcher dans les pas de mon père, que j'admirais beaucoup à l'époque. On idéalise toujours les gens, à cet âge.

Comparé à l'instruction Jedi de Tython, la nôtre est un peu moins stricte sur le côté traditionnel bien que tout aussi exigeante en termes d'excellence attendue. Très vite j'ai fait preuve de bonnes dispositions pour le combat à mains nues et le maniement du sabre-laser... bien que j'ai vite montré des difficultés en termes de patience et de maniement subtil de la Force. Je n'ai pas trop souffert d'isolement, étant de tempérament plutôt sociable et très affirmé, j'ai trouvé assez rapidement ma place dans la nuée de Novices. En dehors de mon intrépidité, de ma grande fierté et de mon côté hyperactif, les instructeurs ne me faisaient pas de trop grands reproches, je ne faisais pas preuve d'un niveau d'excellence mais je progressais et je faisais preuve d'une maîtrise au moins honorable pour mon âge.

Le seul bémol, vraiment, c'était d'être arrivée la deuxième Fern au Temple et d'avoir un aîné particulièrement doué. Corran était sans conteste le plus discipliné et le plus prometteur de nous deux. Il excellait tant dans les études que dans les aptitudes physiques, et a toujours fait partie des meilleurs de sa cohorte, à la grande fierté de mon père. Je voulais exceller autant que lui, mais je n'arrivais jamais à me hisser à sa hauteur, ce qui m'a beaucoup frustrée en tant que Novice. Quoique je puisse faire, j'étais dans son ombre, j'étais la "sœur de...". Je suis passée au delà de ces complexes avec le recul des années et les épreuves que j'ai pu traverser, mais ça me rongeait vraiment à l'époque.

C'est peut être l'une des raisons pour lesquelles j'ai eu tendance à éprouver les limites des règles, voire à les dépasser et à mettre à l'épreuve l'autorité des instructeurs quand je ne les estimais pas dignes de mon respect. Je voulais probablement attirer l'attention sur moi, sur ma personnalité afin de me distinguer de la figure de Corran. Pas que j'étais arrogante juste pour l'être, mais j'adorais faire des farces et autres plaisanteries et parfois ne pas tout prendre au sérieux, moi encore moins. La seule discipline dans laquelle je montrais un grand sérieux était celle du combat et de l'escrime, bien décidée à dépasser mon frère au moins sur cette branche. Ne vous imaginez pas non plus tout un mélodrame, quand même.. Au vu de mon caractère et de mes accrochages avec le maniement subtil de la Force, j'étais pas le prime exemple de ce que désiraient les maîtres, tout aussi correlliens fussent-ils. Mais je ne comptais pas en démordre et je me suis accrochée, en cherchant à trouver ma particularité propre.



Padawan Vert - Premières armes (1474-1483)

Cela étant dit, j'avais été étonnée à l'époque que Jaylen Korr, alors récemment élevé comme Maître des Jedi Verts, montre de l'intérêt à mon égard. Si je me souviens bien, mon père Gilad lui avait parlé de mon cas et notamment du fait qu'il ne pourrait pas me former, s'occupant déjà de mon frère aîné - un élève à la fois, c'est déjà un sacré boulot je peux le comprendre - et sachant que les tensions entre Corran et moi rendraient la chose d'autant plus complexe, il souhaitait quand même que je ne reste pas éternellement sur la touche. Outre de lui accorder une faveur en me formant, le vieil et sage iridonien appréciait ma personnalité et mes talents propres, auxquels il voulut donner une chance.

Je rêvais alors de conquêtes, de guerres épiques sur le champ de bataille en cette époque de tensions croissantes au sein de la galaxie, à croiser le fer contre nos ennemis ou mieux contre des Sith... j'ai été quelque désappointée les premiers temps de me retrouver confrontée à des missions politiques et diplomatiques, où je dû apprendre à m'armer de patience et à savoir tant me tenir que tenir ma langue. S'il n'a jamais pu faire de moi une grande érudite ou une éminente politicienne, j'ai au moins appris avec les années les codes à observer à ces occasions et à ne pas ajouter plus de chaos à cause d'une maladresse à des rencontres parfois sous hautes tensions. Je me souviens bien de ses enseignements, qu'il parvenait à rendre vivants et passionnants en y associant sa propre expérience, ainsi que de son haut niveau d'exigence en aptitudes martiales. Puisque je voulais devenir l'une des meilleurs bretteurs, il fallait que je m'y investisse à la hauteur de mes aspirations ! Ferme et intransigeant quand il le fallait, il parvint à déjouer mon manque de discipline et ma distraction aux leçons de philosophie Jedi et d'utilisation de la Force en modifiant ma façon de voir les choses et en les associant souvent avec une raison pragmatique.

Les guerres, la gloire sur le front, tout ça ce n'était pas dans l'immédiat.

Je devais avoir entre 16 et 17 ans lorsqu'il commença parfois à m'emmener avec lui sur des zones litigieuses, ou qu'il m'assignait à des missions d'escorte ou de protection de témoins hors du territoire corellien, dès que j'eus un peu plus de maturité, que je me fus quelque peu assagie. Je pus alors me donner à cœur joie, en dépit du retour de la comparaison avec Corran qui avait choisi de travailler étroitement avec l'armée. Les grandes causes, la protection d'innocents, la préservation de notre démocratie... j'étais contente d'y contribuer d'une certaine façon, quelque peu explosives, intrépides et imprévisibles que mes méthodes aient pu être pour des non-corelliens. J'ai dû me rendre une fois ou deux sur Tython, mais je n'en ai pas gardé un souvenir impérissable. Il faut dire que la mentalité de certains conservateurs laissait franchement à désirer quant on n'était pas d'accord avec leurs opinions, et que ne je voulais pas obéir sans bonne raison à un ordre n'émanant pas de mon mentor. Je m'épanouissais davantage au combat ou bien en investigation et infiltration des milieux criminels, dont le mode de vie libre me fascinait. Au vu des responsabilités de mon mentor, je ne pouvais pas l'accompagner dans toutes ses missions, si bien que je fus appelée souvent à effectuer des missions en autonomie ou bien sous la supervision d'un autre Jedi Vert ou d'un autre binôme de mentorat.

S'il y a bien une année dont je me souviendrais particulièrement, c'est 1480. Ce fut, déjà, l'année du déploiement de l'opération "Over_Lord", la fameuse offensive contre le Consortium Eternel et ses armées Sith. Cette audacieuse percée envisagée par l'état-major républicain impliqua également plusieurs Jedi. L'Ordre Vert, très partant pour la lutte contre les Sith et les ennemis de Corellia, y avait envoyé plusieurs binômes de Jedi Verts ainsi que plusieurs Maîtres Jedi Verts. En tant que Maître des Jedi Verts, Maître Jaylen Korr y a bien évidemment participé, tant dans sa préparation que sa mise en place, et pour une fois, il me fit la surprise de me convier à l'accompagner. Afin de libérer la pression Sith sur l'espace Bothan, nous voulions coller une bonne rouste à nos adversaires, et la perspective d'être impliquée dans une telle opération me réjouissait grandement, même si cela impliquait de partager cet honneur avec Corran, qui accompagnait mon père.

D'un certain point de vue, cette opération fut un succès. D'un autre point de vue... je me rappelle très bien du manque de coordination entre les différentes forces de frappe, qui nous enrageait car il permettait à nos adversaires de se réunir ou de se redéployer selon les besoins, tout en nous ralentissant. Pour la jeune femme intrépide de 19 ans que j'étais, c'était drôlement frustrant et agaçant que de ne pas avancer. Je combattis sur plusieurs mondes assiégés par nos opposants, aux côtés des forces républicaines "unifiées" et de mes pairs de l'Ordre Vert, et bien que tout ne fut pas rose - et fut même très salissant et embarrassant parfois - je pus y faire preuve de mes talents au sabre-laser, au blaster et au travail en équipe, faisant peu de différence entre sensitifs et non-sensitifs de la Force, tant qu'on bossait ensemble pour progresser, voire dans certains cas simplement survivre aux assauts adverses.

C'est par mes succès sur le terrain et par le respect que je finis lentement par acquérir auprès des soldats que je me suis forgée le sobriquet d' "Éclair Vert", tant en raison de ma tunique verte que de la couleur émeraude de mon premier sabre-laser double-lame de l'époque.

Cela dit, j'y laissa également une partie de ma candeur et de mon innocence en observant de mes propres yeux d'innommables horreurs qui avaient été réalisées sur les mondes libérés de l'influence du Consortium et des Sith, sur lesquelles je ne m'appesantirais pas. Bien que j'ai essayé à l'époque de ne pas trop en faire cas, elles me troublèrent beaucoup et hantent encore parfois, de nos jours, mes songes.

Cependant, je ne partagea pas l'allégresse de certains officiers, en dépit des populations en danger que nous avons pu secourir et des disciples du côté obscur que nous avons pu repousser, par nos efforts. Je n'avais cure de la réélection de la chancelière de l'époque, ou encore des débats autour des Seigneurs Jedi émergents et des interminables discussions entre universalistes et cosmopolitains. Un échec, retentissant, personnel, éclaboussait cette victoire à mes yeux : mon père Gilad Fern, mobilisé avec mon frère sur un autre front de cette opération, n'en était pas revenu et était porté disparu en mission. Corran en était revenu, assombri, abattu, sommé par un dernier ordre de mon père de se replier alors qu'ils avaient rencontré une complication suite à une contre-offensive de l'armée éternelle du Consortium. Gilad Fern était resté en retrait avec quelques soldats de l'armée républicaine pour contenir les assaillants, et permettre au reste de l'escouade de se retirer en sûreté avec les trop nombreux blessés de leurs camps, sous des explosions toujours plus proches. Mue par un étrange instinct, j'avais été terrorisée et préoccupée toute la journée durant, et je craignais le pire quand son escouade était revenue.

J'en ai voulu à Corran, des années durant, d'être rentré sans notre père sans pouvoir pour autant le détester. Indiciblement, j'étais soulagée que lui s'en soit sorti, même si toute son excellence et son exemplarité ne lui avaient pas permis de ramener notre père.

Ce fut à cette occasion que je fis la douloureuse réalisation que j'étais dotée de la faculté innée d'Empathie, et n'ayant pas à l'époque les armes nécessaires pour la réguler quelque peu, elle m'affecta plusieurs mois durant et me contraignit au repos sur Corellia, à reprendre mes forces, panser mes plaies et travailler plus spécifiquement avec l'un des rares Maîtres Jedi Verts dotés de cette faculté, ainsi qu'avec Jaylen.

Après un premier échec à 20 ans aux Épreuves, je finis par les réussir un an après. La cérémonie d'élévation au rang de Chevalier fut un grand moment, très festif et auquel même ma mère Karen put participer. Je me souviens encore de la fierté de Jaylen quand il m'avait coupé la tresse de Padawan, même si je remarquai avec un serrement au cœur l'absence de mon père.

Après ce que j'avais traversé, j'étais loin d'imaginer que la Force me réserverait d'autres surprises, plus ou moins drôles.



Chevalier Vert  - Au cœur des Ombres (1483-1487)

Mes deux premières années en tant que Chevalier Vert fut assez remplie, et me distancia quelque peu des missions-types de mon ancien mentor. Mon tempérament et mes origines maternelles aidant, je commençai à me constituer un petit réseau de connaissances dans la contrebande, la chasse aux primes et les sphères criminelles avec les relations que j'avais pu connaître de mes parents ou de mes misions en collaboration avec la CorSec. Après avoir longtemps hésité entre l'armée et l'investigation, je me suis résolue dans un premier temps à suivre la seconde voie, où mes talents d'enquêtrice entêtée et mes aptitudes martiales pouvaient se révéler utiles.

C'était un mode de vie assez sympa, honnêtement. Je n'avais pas souvent affaire aux Jedi de Tython, sinon lors de rares opérations communes de démantèlement de réseaux criminels, et j'étais ravie de pouvoir poursuivre la vocation de mon père disparu. Il avait suscité plusieurs sympathies auprès de la CorSec, ce qui m'a apporté autant de hautes attentes à mon égard que de certaines facilités. Sans doute influencée par ce que mes parents m'ont montrée quand j'étais jeune, j'adoptais un mode de vie plutôt épicurien et j'ai butiné avec plusieurs fleurs, tout en me protégeant bien comme me l'a martelé dans le crâne mon mentor lors de mon adolescence. Il a été un peu comme un second père, après tout. J'ai repris un penchant - contrôlé et exercé - pour l'alcool, notamment le bon Brandy Corellien des bonnes tables de Coronet City. Contrairement à Corran, je n'ai jamais voulu me poser maritalement, officiellement pour ne pas perdre mon indépendance et ma liberté... officieusement car je ne voulais pas m'attacher avec quelqu'un, me rendre vulnérable et le rendre vulnérable avec mon Don d'Empathie.

Un peu plus d'un an après mes débuts de chevalerie, je commençais à faire mes preuves et à gagner la confiance de certains de mes pairs plus âgés. C'est alors que je fus convoquée par le Conseil Vert, sans précision du motif autre que sa haute importance. Cela m'avait beaucoup intriguée, je ne m'étais pas suffisamment distinguée en termes de dommages collatéraux matériels ou criminels au cours de mes dernières interventions et enquêtes pour être réprimandée par notre cercle de "sages". J'avais le pressentiment nébuleux que quelque chose d'important allait advenir, mais sans savoir quoi exactement ni pourquoi, mais je n'étais pas trop inquiète.

J'avais beau déjà avoir une imagination très fertile, j'avoue que je n'avais pas du tout anticipé ce qu'ils allaient me demander.

Dès que les portes de la salle du Conseil furent refermées derrière moi, Maître Korr n"attendit pas plus longtemps avant de m'annoncer la couleur sous les regards très graves des autres conseillers : ils avaient besoin d'en savoir plus ce qu'il se tramait dans un culte Sith voisin, en termes d'activités et de projets envisagés contre surtout les mondes corelliens, et si possible envers la République. En ce but, il me faudrait les infiltrer de manière suffisamment convaincante, au vu des méthodes de vérification dont ils disposent. Ils pensaient que mon profil communément reconnu comme "atypique" au sein de mes pairs pourrait jouer en ma faveur, s'ils faisaient grossir avec subtilité et de manière indirecte certaines rumeurs qui me concernaient : ma rivalité - volontairement exagérée - envers mon frère aîné Corran, mes méthodes souvent anticonformistes, mes fréquentations pas toujours recommandables avec la pègre, la contrebande et les criminels, mon mode de vie dissolu pour certains esprits trop étroits... je pense que vous avez compris l'idée générale.

C'était un plan complètement barge, complètement imprudent, complètement téméraire... mais ô combien bien excitant pour la jeune Chevalier Jedi corellienne de 22 ans que j'étais !

Ils avaient de bonnes raisons de penser que le culte en question pourrait nous apporter des informations intéressantes. Cependant, endosser une fausse identité ne suffirait pas au vu de leur méfiance et leur maudit système de contrôle GEMINI, et ne souhaitaient pas impliquer les Jedi de Tython et leurs Ombres dans cette affaire dans un souci de préservation de notre autonomie et de nos propres réseaux de renseignements. Il me faudrait donc mettre la main dans le cambouis, et me plonger au cœur des ombres afin de mieux m'y assimiler et de m'y infiltrer, tout cela en veillant à garder ma mission entourée de ténèbres épaisses en dehors du Conseil Vert et de Jaylen, qui serait mon seul contact.

Puisqu'il fallait rendre la chose crédible, j'avais décidé de ne pas y aller par quatre chemins et je n'y suis pas allée de main morte. Quelques jours plus tard, après avoir bien organisé mon plan de tête, je remettais officiellement mon septième sabre-laser au Conseil Vert et annonçait ma ferme intention de quitter l'Ordre Jedi, dans les idéaux desquels j'affirmai ne plus me retrouver alors que les penseurs conservateurs continuaient de croître. Laissant le naturel sans restreinte s'exprimer, je n'hésitai pas à soulever les nombreux cas où justice n'avait pas été rendue parce que des meurtriers, que l'on connaissait bien, étaient protégés par la main d'un puissant, parmi d'autres injustices criantes. Je ne manquai pas d'idées de manquements à souligner sur le compte des Jedi, et je me suis faite une joie de jouer le jeu. Je me détournai de l'enclave Jedi que je n'avais guère quittée depuis un peu moins de vingt ans, afin de mener à bien la mission qui m'avait été confiée.

Il me fallait disparaître, progressivement mais sûrement. Il me fallait éclipser l'Éclair Vert, tout le temps qu'il me faudrait.

Pour ne pas attirer trop de soupçons sur mon départ, je me plus à mener un mode de vie pleinement décomplexé. Suivant les conseils de vieilles connaissances de mon réseau - auxquels je ne pouvais dire la pleine vérité, non plus - pour me reconvertir tantôt comme chasseuse de primes, tantôt comme contrebandière selon les contrats, trouvant ma place au sein d'un petit équipage avant de me lancer à mon propre compte. La sensation de liberté me grisait, autant que la volonté de ne pas décevoir les attentes de mon ancien mentor me portait. Je déconstruisis progressivement l'image de la Jedi Vert pour construire celle de renégate et feindre une lente déchéance. Je fis plusieurs affaires, plus ou moins avouables, avec les cercles criminels de Corellia, avant d'étendre mon activité aux différentes racines des réseaux crapuleux.

Je passais une bonne partie de mon temps à brouiller mes pistes pour éviter que mes proches ne puissent compromettre mes efforts, et plus je plongeais dans la face plus sombre des régimes galactiques, plus je m'approchais de notre objectif. Par le biais des contacts de différents réseaux, je finis par être mise en contact avec des membres du culte Sith que je visais spécifiquement, pour lesquels j'effectuai quelques contrats de transport discret ou d'opérations moins recommandables, mais la fin justifiait pleinement les moyens à mes yeux. L'important fut de se faire connaître sans trop se faire remarquer, en faisant preuve de culot et de talent. Je m'y appliquai en soignant les détails. Une couverture est d'autant plus crédible qu'elle entremêle des éléments de vérité, en n'étant ici pas une identité pré-fabriquée. Je changeais régulièrement d'équipage en contrebande, selon les contrats qui m'étaient accessibles. Une première équipe me permit de franchir la frontière des mondes Sith, une seconde me permit de m'intégrer dans la criminalité en vigueur dans l'espace proche du Culte cherché.

L'équipe de contrebandiers  avec laquelle je travaillais désormais en tant qu'associée m'avait ainsi permis de prendre contact avec les membres du Culte. Avec une patience toute pragmatique, je redoublai d'efforts et de naturel pour les convaincre de ma renonciation aux idéaux Jedi, de ma désillusion républicaine et de mon intérêt croissant pour les arts sombres, en semant sciemment dans mon sillage de subtiles indications à l'instar de petits cailloux pour jalonner mon chemin, en cherchant les enseignements et artefacts adaptés.  Je parvins à attirer leur attention, et à tomber de mon plein grès dans leurs filets en acceptant de trahir mes compagnons de route, et de les tuer en signe de coopération. Je n'eus aucun état d'âme après cette action, estimant que de toute manière, ils étaient des criminels selon la loi corellienne et que c'était inéluctable.

A défaut d'être envoyée sur Korriban, je restai jusqu'en 1487 sur le monde Sith où se trouvait la secte, Dromund Kass, afin d'y être soumise à la formation-type des nouveaux arrivants des cultes Sith. Ce monde humide et fortement chargé en électricité fut sans nul doute l'un des plus sauvages et dangereux que je fus amenée à fréquenter tout au long de mon existence. Il était si saturé en puissance obscure que celle-ci me parut suffocante les premiers temps, comme un poison auquel je me suis accoutumée au cours des mois qui suivirent. Les sectateurs me construisirent une nouvelle identité, et je répondais désormais au nom d'Eri'ana Darvik. J'y fis mes premiers véritables pas dans le côté obscur, qui se révéla à la fois être conforme à certaines de mes attentes... et plus sournois sur d'autres points. Je fus surprise de ne pas croiser que des brutes épaisses avides de puissance, mais aussi plusieurs individus particulièrement retors, rusés et manipulateurs à souhait. Cela renouvela particulièrement ma vision des Sith, que je constatait remarquablement archaïque et limitée. Au vu de mon background, je n'eus pas trop de mal à me défaire des autres Initiés Sith pour survivre cette formation initiale et développai une certaine inclination avec la Rage de Force, version corrompue de l'Esprit de Bataille qui m'est encore si précieuse au combat.

Je ne pensais pas que la pente puisse être aussi glissante et le ravin des ténèbres si proche des nuées grises où je souhaitais demeurer.

Cependant, j'étais déterminée à poursuivre mes rapports et servir ainsi officieusement l'Ordre Vert et ma patrie, me forçant à communiquer indirectement, de manière codée à mon contact, en m'appuyant de quelques collaborateurs hors-la-loi affiliés en secret à la Corsec et aux Jedi Verts en jouant de mon anonymat. Tout n'était cependant pas noir dans cette sombre existence, je découvrais une certaine ivresse non pas du pouvoir mais de me sentir libérée des chaînes implicites à la condition Jedi, aussi corellienne fut-elle. Je pouvais être moi-même ou presque, simplement. Je ne sombrai pas dans la soif de violence, de cruauté et de pouvoir sans raison, je devins plus implacable et plus caractérielle. Je retenais beaucoup moins mon bras, en m'efforçant de ne pas y laisser l'intégralité de mon âme dans toute cette obscurité.

Vaincre les autres acolytes dans un parcours mortel était une chose, trouver un Sith pour poursuivre ma formation en était une autre. D'un côté, j'admets avoir été curieuse d'en savoir plus sur leur fonctionnement, de l'autre, je n'oubliais pas les précieuses informations que souhaitaient obtenir mon Ordre et qui avaient pu les aider à plusieurs reprises, à contrecarrer certains de leurs plans ou à limiter leurs répercussions tout en veillant à ne pas trahir mon infiltration, tant auprès de nos ennemis, de la République que de Tython. On finit par me mettre au service d'un Guerrier Sith qui traînait une sacré réputation au point que nombre de potentiels acolytes le fuyaient comme la peste, pour voir si je survivrais à une mission auprès de lui. Il était assez amusant de constater que le Sith en question était plus jeune que moi, un proche-humain aux traits plutôt agréables. Il n'y avait aucune autre victime... pardon, aucun autre volontaire à lui assigner, et il fallait bien que j'avance dans les rangs pour récolter des informations plus intéressantes et croustillantes pour l'Ordre Vert.

L'innocence apparente d'un ange d'Iego, et la ruse destructrice d'un disciple obscur. Qu'est-ce qui pouvait mal tourner avec Dalek Zar ?


         

Derriere l'écran :



Prénom/pseudo : J'ai eu mille visages, mais Ally fera l'affaire.

Age : 27 ans

Comment avez vous découvert le forum ? : Une bouteille de Brandy corellien dans l'espace qui a fini par atteindre sa destination

Petit Plus ? : Joli design, efficace. Je ferai mon possible pour être présente, en dépit de mes projets annexes d'écriture et de mon IRL chronophage


         


Dernière édition par Allana Fern le Sam 17 Nov - 13:18, édité 75 fois



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Re: Allana Fern, l'Éclair Vert

le Dim 11 Nov - 19:53


Histoire (Suite)



Chevalier Vert - Dilemme (1487-1490)

Je n'avais aucun état d'âme le concernant au départ. Je ne le voyais que comme un moyen d'atteindre mon but, et sachant que cette vision des choses serait probablement réciproque, j'estimais que je n'aurais aucun scrupule à le tuer quand le moment serait venu. Après tout, je me disais que cela ferait un criminel et disciple du côté obscur de moins dans cette galaxie et en dehors de mes circonstances particulières, je n'aurais jamais hésité à l'abattre en tant que Jedi Vert. Cette pensée m'apportait un certain confort, face à ma peur de sombrer. J'avais l'orgueil de croire que je pourrais longtemps résister à cet appel obscur, cette bête hurlante, sans lui sacrifier mon âme, en dépit des mises en garde codées mais limpides de mon ancien mentor, qui m'invitait à m'exfiltrer si j'estimais avoir atteint mes limites.

Seulement, je suis terriblement fière et je n'aime pas le travail à moitié fini. C'était d'autant plus le cas à l'époque.

Ce ne fut pas de tout repos, mais je parvins à ne pas mourir en compagnie du guerrier Sith, et nous fumes tous deux surpris de parvenir à construire une bonne relation de travail. Le précédent record d'acolyte à ses cotés fut un an et demi avant que tout ne parte en vrille, que ce dernier ne trépasse en des circonstances troubles et "accidentelles" ou qu'il n'abandonne sa formation auprès de lui. Je lui ai résisté un peu plus longtemps pour ma part. Nous avons accompli de nombreuses missions ensemble, sévissant tantôt en territoire impérial, tantôt en territoire criminel ou républicain, avec des exploits plus ou moins reluisants. Je suivais à distance les actualités républicaines, telles que la débâcle du sixième conclave Jedi relayée par les Holonews, la course à l'armement des régimes et les tensions politiques qui ne me manquaient absolument pas. Cela dit, je n'enviais pas mon ex-mentor qui devait gérer une partie de ces sujets-là. Il a bien essayé de tester ma vigilance à plus d'une reprise, mais il n'a pas réussi à m'empoisonner en trois ans. On a bien entendu eu quelques désaccords au vu de mon caractère, mais je n'étais ni tyrannique ni soumise, point qu'il appréciait visiblement.

J'apprenais auprès de lui des arts obscurs et les habitudes de la secte Sith, tandis que je lui apprenais quelques points généraux autour de l' "ancien" ordre et de la culture corellienne que j'avais quitté. Je me gardais bien évidemment de révéler des informations compromettantes pour ma couverture, je n'étais pas idiote à ce point là. Les missions nous rapprochèrent, notamment lorsque nous dûmes parfois agir sous de fausses identités comme des frères et sœurs... ou, parfois des couples ou des amants. Scrupuleux dans la préservation de nos couvertures autant que nous n'étions méticuleux dans notre potentiel destructeur en terme de dégâts collatéraux pour semer le chaos, Nous sommes devenus progressivement d'aussi bons amis qu'on pouvait l'être côté Sith, puis amants, d'abord de nécessité, puis de conviction. Il était déjà trop tard quand je me suis rendue compte que l'attachement que je feignais de lui porter n'était en fait pas feint.

La descente vers les ombres était si insidieuse que je ne me rendais pas compte que je ne contrôlais pas forcément la chute.

J'ai été investie dans ma seconde vie, peut-être un peu trop d'ailleurs, mais Dalek a su déjouer mes précautions. J'aurai dû m'exfiltrer beaucoup plus tôt, avec du recul, mais je n'y ai pas pensé, je l'ai toujours remis à un peu plus tard et pas uniquement par patriotisme. D'une infiltration que je pensais faire durer deux-trois ans, je suis restée cinq ans de l'autre côté de la barrière, dont trois à ses côtés. Le problème, c'est que j'allais tôt ou tard me retrouver dans une situation de dilemme, où je devrais me résoudre à faire des actes qui me répugnent, dépassent mes derniers retranchements moraux ou me compromettre totalement en cherchant à m'en dérober. J'aurais dû le voir venir à des kilomètres à la ronde.

Un jour où nous étions partis sur un monde sauvage de l'Espace Sith - je ne sais plus pour quel motif - il m'avait fait venir dans l'une des salles du petit complexe déserté que nous occupions. Je m'étais étonnée de son absence de quelques semaines, sans m'en tracasser pour autant et en m'appliquant dans quelques missions en solitaire et en traque d'informations sur le Culte et ses activités. J'ai senti le sang se glacer dans mes veines derrière mon indifférence apparente quand il a révélé la présence de Corran, ligoté et désarmé, complètement à la merci de la lame rouge de son sabre-laser activé.

Je n'avais alors pas calculé ce genre d'imprévu dans mon plan. J'avais été trop sûre de mon coup, à déraison.

Je n'avais pensé que mon frère aîné se montrerait aussi imprudent, lui qui avait été bien souvent irréprochable. Il avait piètre allure ainsi, mais il était davantage une question d'égo blessé que de réelles blessures physiques. J'étais stupéfaite qu'il ait pris la peine et le risque de me chercher lorsqu'il avait appris mon départ de l'Ordre et ma disparition des radars. J'hésitais entre l'engueuler et le prendre dans mes bras, vraiment. Dalek m'avait ainsi placée face à un choix, sans chercher à m'influencer. En l'espace de quelques instants qui me parurent durer une éternité, j'étais confrontée à un dilemme : écouter la tentation de l'obscurité et torturer, voire tuer Corran qui m'avait tant fait de l'ombre par le passé et  l'utiliser à notre avantage, ou écouter le côté clair et sauver la vie de Corran en compromettant ma couverture.

Après avoir erré un long moment dans les ténèbres, la Force me laissa enfin voir la lueur du jour à l'horizon.

Je fis le choix de protéger Corran, me plaçant entre Dalek et lui, bien déterminée à affronter mon équipier et amant s'il ne me laissa pas l'exfiltrer. J'étais prête à faire beaucoup de choses, mais pas à meurtrir mon propre sang. C'était une ligne noire que je ne voulu pas franchir. Je fut étonnée de voir Dalek éteindre avec un soupir son sabre-laser après qu'il eut demandé et obtenu la confirmation de choix. Nous passâmes un temps certain à marchander les conditions de notre exfiltration des mondes Sith, et j'admets qu'il me surprit en demandant, sans préambule, de se joindre à nous. Corran n'était pas franchement partant, mais mon intuition me soufflait de lui faire confiance. Je commençais à le connaître suffisamment pour savoir quand il mentait et quand il était sincère, et je sentais que c'était le second cas.

Détruisant la base, traquant les puces dans notre équipement respectif pour les retirer et brouillant les pistes pour que l'on puisse nous penser morts sur place, nous empruntâmes le cargo corellien-type contrebandier emprunté par Corran pour quitter les lieux aussitôt. Le chemin du retour fut plus long que l'aller, puisque nous dûmes emprunter des détours pour ne pas être repérés par le Consortium, la Secte Sith ou d'autres de leurs sbires, et ainsi redoubler de prudence. Je vous épargne les joyeusetés du voyage, entre les éternels échanges de piques entre Corran et Dalek, ayant chacun une personnalité assez affirmé et le goût d'avoir le dernier mot, la rédaction de mes derniers rapports pour le Conseil Vert, les échanges entre mon frère et moi par rapport à notre père, le passé et les parties pas trop confidentielles de ma mission. Nous eûmes beaucoup d'éclats de voix, quelques échanges de poings et de lames, mais on avait besoin de crever l'abcès pour aller de l'avant.

Il nous faudrait du temps pour nous rabibocher, tout comme il me faudrait du temps pour récupérer de cette opération. Au moins, je savais qu'on me laisserait pas de temps assignée à l'enclave de Coronet city... et il faudrait bien cela pour espérer intégrer Dalek en notre sein.


Chevalier Vert - Réhabilitation (1490-1495)

Je ne m'étais pas trompée. Au moins j'avais fait sensation lorsque j'avais posé les pieds au temple depuis les cinq ans que je l'avais quitté, sans que les réels motifs ne soient connus par mes pairs. J'ai franchement eu un superbe comité d'accueil, avec autant de sabres-laser activés, cela faisait une jolie aura multicolore, comme un arc-en-ciel. Heureusement Corran a put éviter le désastre en clarifiant un peu certaines choses, et j'ai été conduite fermement escortée et désarmée ainsi que Dalek face au Conseil Vert.

Si je savais que je n'avais pas perdu leur confiance, ayant respecté ma mission jusqu'au bout, ils s'inquiétaient à juste titre de l'influence que le côté obscur avait pu avoir sur moi au cours de cette demie-décennie d' "errance". L'entretien fut long, il me fallut les convaincre et ce ne fut que le premier d'une longue série au cours de ma période de convalescence. Le cas de Dalek laissa plusieurs conseillers perplexes, et pour une fois je ne pus pas les blâmer pour leur prudence et leur pragmatique méfiance. Bien entendu, je n'aurais pas de passe-droit : il me faudrait prouver, au cours de longues semaines voire mois sous supervision, que mon retour en grâce était mérité et mon engagement auprès de l'Ordre Vert et de Corellia sincère. Je devais également retrouver mon lien avec le côté lumineux, malmené par mes périples obscurs.

Tandis que Dalek fut mené à des quartiers séparés hautement sécurisés sous bonne garde, le Conseil me garda en solitaire encore un moment pour que je leur fasse mon debriefing oral, en plus du bloc de données rempli de rapports de ces cinq dernières années. Hélas je n'avais pas pu récupérer les données les plus sensibles puisque je n'avais été qu'au rang d'Acolyte, mais ils furent plus que satisfaits de ce que j'avais pu glaner et intercepter. Dalek serait amené également à être testé, et la question de son mentor fit grandement débat dans la salle. Le proche-humain était résolument déterminé à n'accepter aucun autre mentor que votre serviteur. Soit c'était moi, soit c'était personne.

Même moi, je n'avais pas réussi à le convaincre, il restait braqué sur son idée. Et Force le bougre sait être obstiné quand il le veut. Je cherchai avec Maître Korr un compromis qui puisse satisfaire tous les partis, avant de proposer le suivant : en même temps que je serais supervisée par Maître Korr et un autre Maître Jedi Vert de confiance, je formerai sous leur surveillance Dalek. Il aurait été dommage de le perdre pour un simple désaccord, alors que Dalek était volontaire pour se rendre et nous rejoindre, et doté d'un beau potentiel sans compter les informations et connaissances qu'il avait des cultes Sith. Son profil était atypique, complexe assurément, mais intéressant.

Ne croyez pas qu'ils furent indulgents pour autant et que cette convalescence fut de tout repos, vous vous tromperiez lourdement.

Ce ne fut pas évident, de désapprendre une nouvelle fois une partie de ce que j'avais appris, et de me souvenir de ce que j'avais enterré au plus profond de moi pour les besoins de ma mission. Je dus me déconstruire une nouvelle fois, pour mieux me reconstruire. Cependant, je me doutais déjà que jamais je ne pourrais revenir exactement en l'état en lequel je me trouvais avant cette infiltration. Je devrais et je comptais bien vivre avec ce que j'avais fait, en assumant ces pages plus sombres de mon passé et en apprenant de cette expérience ténébreuse.

A la fois parce qu'il fut mon mentor, parce que je partageais un lien fort avec lui et en sa qualité de l'un des Maîtres Verts les plus érudits et sages de notre Ordre, Jaylen Korr fut naturellement désigné comme l'un de mes superviseurs et celui avec qui je travailla de longues séances à méditer et accroître ma compréhension et ma maîtrise de la Force du côté lumineux, pour accepter et tenir éloignées ces ténèbres. Ce ne fut pas des journées toujours très palpitantes, mais paradoxalement, cette traversée dans la nuit m'avait assagie sur certains points. J'avais pris conscience aussi que je ne pourrais plus vivre pour moi-même, notamment en raison de mon don d'Empathie. Je devrais prendre en compte mon entourage, et veiller sur eux autant que faire se puisse si je voulais vivre assez longtemps pour porter mes aspirations. Je devais faire la paix avec mes démons passés, mes incertitudes et mes dissensions. Je devais m'accepter, telle que j'étais, ancrée à mes proches.

J'en profita également pour renouer avec ma mère chasseuse de primes, qui me fit jurer de ne jamais lui refaire une frousse pareille sans au moins lui donner des nouvelles, et me rapprocher de mon frère benjamin Hal, qui avait bien grandi en cinq ans et avait désormais 11 ans, que j'avais fortement inquiété par mon absence. Petit à petit, je récupérai la confiance de l'ensemble de mes pairs, qui furent informés de mon assignation à une mission spéciale du Conseil qui justifiait ma longue absence, bien que certaines rumeurs perdurèrent. Je fus mise à l'épreuve à plus d'une reprise, tant au sabre-laser que dans ma connexion avec la Force, et je passais le temps qu'il me restait à instruire Dalek dans nos coutumes, les arts Jedi et poursuivre sa formation au sabre-laser, comme il se révélait être un bon bretteur. Ce que je ne pouvais lui enseigner par ma méconnaissance, je faisais appel à des Maîtres Jedi Verts et Chevaliers Verts plus aguerris pour le lui instruire.

Cela fut très formateur pour moi également, cette inversion des rôles entre enseignant et apprenant. En dépit de notre relation disons... privilégiée, j'ai su me montrer intransigeante quand il le fallait, ferme mais juste, comme Jaylen l'avait fait avec moi auparavant. Il me respectait suffisamment et mon caractère était assez fort pour qu'il m'écoute assez et qu'il puisse apprendre. Ce ne fut pas évident tous les jours, et même assez laborieux parfois, mais je fus ravie de voir qu'il finit par s'acclimater très bien à la mentalité corellienne et aux mœurs des Jedi Verts, sans perdre son sarcasme et son impertinence qui caractérisaient si bien ce roublard invétéré.

La reconstruction fut lente, mais au terme de ma convalescence accomplie. Je revins certes changée, mais non pas détruite.  



Maître Jedi Vert - Élévation  (1495-1500)

J'adore depuis toujours déjouer les pronostics de mes pairs les plus récalcitrants ou conservateurs. Certains virent comme un immense danger de laisser Dalek rejoindre nos rangs, qu'il finirait par nous trahir, qu'il ne ferait pas un bon Jedi Vert. Quel plaisir de les détromper ! Il fut à la hauteur de mes attentes et de celles du Conseil, et il réussit avec honneur les Épreuves musclées qui lui furent présentées l'année de mes 32 ans. Il n'a pas eu besoin de mon appui, il a su gagner leur approbation de ses propres actes et progrès, même si son nouveau sobriquet de "démolisseur" rappelait parfois ses tendances destructrices en missions, notamment sur le matériel et les bâtiments. Au moins j'avais réussi à le convaincre de limiter autant que faire se puisse les dommages collatéraux humains, ça avait bien fini par rentrer au bout d'un moment.

Par la Force, nous avons célébrer cela avec des festivités mémorables, avec chair et boisson de qualité ! J'étais contente de pouvoir associer une nouvelle évocation positive de ces occasions, qui occulterait la douceur amertume de l'absence de mon père. Ce fut avec fierté que nous respectâmes les traditions des Jedi Corelliens autour de la distribution du Crédit Corellien à l'effigie du nouveau Chevalier.

Soucieuse de connaître d'autres expériences et ressentant l'appel du front, j'ai décidé un temps de renouer ma collaboration avec la CorSec et les forces de l'armée de terre républicaine pour m'engager en tant que commandante. Cela m'apporta une bouffée d'air frais bienvenue, bien que je dusse évidemment intervenir sur quelques conflits diplomatiques où la négociation feutrée ne suffisait et où on avait besoin de mon recours à la "Négociation musclée". Là encore, je dus repartir du début et me façonner progressivement ma place, pour acquérir de l'expérience et me familiariser avec l'escouade avec laquelle je travaillerais, afin de partager nos expériences respectives et mettre en commun les efforts. Au vu de la tempête qui gronde à l'horizon, je dois trouver un moyen de me rendre utile et, au vu de mes responsabilités nouvelles, je ne me sens pas de me replonger dans l'investigation. Et puis, je l'admets, l'adrénaline du combat et de servir une cause est un argument convaincant. Je ne le dirais pas à Corran, mais il avait peut-être raison sur ce point là. Je pus redorer le blason de l'Éclair Vert au cours du combat. Finalement, agir en pleine lumière pouvait être presque aussi gratifiant que d'agir dans l'ombre, et cela me permit d'enfin quitter l'ombre du souvenir de mon père, tout en menant une amicale "rivalité" avec mon frère aîné et en conseillant parfois mon benjamin.

Je fus appelée à siéger au sein du Conseil Vert deux ans après avoir été élevée au rang de Maître Jedi Vert, en regard de mon expérience face au côté obscur et de ma connaissance du terrain, tout en apportant un regard neuf au sein de mes aînés. Je ne cherchais pas spécifiquement cet honneur, mais j'ai fini par me convaincre de l'intérêt de mettre ma pierre à l'édifice et que je n'avais spolié à personne. Il fallait désormais que je vive au présent et que je regarde de l'avant, plutôt que de me focaliser sur mes erreurs et défaillances passées.

Nos relations avec l'Ordre Jedi, toute amicales fussent-elles, n'étaient pas paisibles. Si ceux de Tython reconnaissait notre implication dans l'Armée de la Lumière à l'époque du Seigneur Berethon, et du courage de nos pairs, les esprits plus conservateurs nous considèrent parfois comme des hérétiques qui ne valent guère mieux que des Jedi Gris ou des Jedi déchus. Hélas pour eux, à moins d'une grosse série de conneries de notre part, ils ne peuvent pas nous exclure des discussions, et j'admirai beaucoup Jaylen pour sa patience et ses talents de diplomate. Les réunions étaient souvent animées, et je n'ai pas toujours été en accord avec les décisions de mon mentor, que j'estimai parfois trop patient envers certaines affirmations et accusations des plus traditionnels, même si dans la majorité des cas, je partageais son avis et l'appuyais. Des efforts avaient bien été faits de part et d'autre, mais la méfiance n'était jamais complètement éteinte, de même que les contestations. Un temps, ça a été la crise diplomatique correllienne et impériale, ensuite la question des Seigneurs Jedi... bref, des points de désaccord.

La libération de mes obligations de mentorat envers Dalek nous permit de vivre plus ouvertement notre relation, maintenant que je n'avais plus à rester aussi objective dans mes observations. Il fut l'un des rares, avec mes frères et mon ancien mentor, envers qui j'acceptai  de faire une entorse à ma prudence habituelle et de laisser développer un Lien de Force plus profond, bien que je n'ai hélas guère de contrôle sur ce point. Je ne peux pas empêcher mon Empathie de tisser des liens, je peux seulement tâcher d'être prudente et en canaliser un peu les effets. Cela m'a pris du temps, mais j'ai fini par accepter ce constat inéluctable. Je n'allais plus chercher à la nier, mais à travailler et vivre avec.

Je nourris toutefois une inquiétude croissante envers mon ancien mentor. Jaylen - que j'appelai désormais par son prénom et tutoyais avec son accord - me semblait préoccupé par quelque chose dont il ne voulait pas nous faire part, et parfois distrait aux séances du Conseil Vert. Ce silence et cette réserve ne lui ressemblaient guère, mais l'iridonien ne voulait pas cracher le morceau, peu importe mes efforts ou ceux de mes confrères et consœurs. Il partait de temps à autres dans de mystérieux voyages et demeurait contrarié par quelque chose. Il me cachait quelque chose de grave, j'en avais le sentiment, et cela me frustrait d'être impuissante à l'aider. Quand j'y repense, il y a bien une fois où j'aurai pu insister. Notre dernière discussion dans l'une des meilleures cantinas de Coronet city, alors que nous étions venus y prendre un verre de Brandy et discuter un peu de manière informelle.

Je n'ai pas voulu profiter de son état légèrement joyeux pour l'interroger. Désormais, je me dis que j'aurais sans doute du le faire.



Maître des Jedi Verts - Responsabilités (1500)

Mais il est trop tard maintenant pour revenir en arrière. Jaylen est décédé abruptement. L'expertise de nos guérisseurs Jedi Vert a prouvé qu'il s'est battu et qu'il a été transpercé par une lame-laser, au vu de la nature de la blessure qui était partiellement cautérisée. Connaissant la méfiance de mon mentor, ceux qui avaient réussi à le défaire devaient être sacrément redoutables, et mon sang bouillait d'indignation aux implications possibles. Il avait été à bord d'un vaisseau réquisitionné, sans doute par un souci de discrétion, donc quiconque l'avait frappé devait soit avoir eu une chance extraordinaire de tomber sur lui, soit devait l'avoir gardé dans le viseur un moment avant de saisir l'opportunité. Quoiqu'il en fut, c'était un coup terrible qui nous était porté, et un que je ne laisserai pas environné de ténèbres.

J'étais plongée dans une transe méditative depuis plusieurs heures maintenant, afin d'apaiser mes pensées et de me préparer mentalement aux difficiles discussions qui m'attendraient de pied ferme sur Tython. Dalek était en mission sur les frontières, et de fait n'était pas informé des évènements qui s'étaient produits, pas plus que de ma nomination récente comme Maître des Jedi Verts et de ma mission expresse sur Tython pour faire l'ambassade. J'ai toujours eu un peu de mal avec la discipline, mais je la maîtrise désormais suffisamment pour apaiser mes tensions et réfléchir plus clairement. Je ne pourrais plus me permettre d'être trop téméraire, désormais. I'll be back soon, Corellia

Cela tombait bien. De toute façon, j'avais aussi été appelée sur Tython personnellement. Je ferai d'une pierre deux coups.

Cela promettait une réunion du Conseil fort amusante, pour une entrée en matière !


         
         



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Re: Allana Fern, l'Éclair Vert

le Sam 17 Nov - 13:19
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Re: Allana Fern, l'Éclair Vert

le Sam 17 Nov - 13:31
Je transfère en zone administrative, l'on revient le plus vite possible vers toi Very Happy *prépare l'huile d'olive*

(je supprime les messages entre les deux parties de ton histoire Smile )


Aerys H. Fel
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Re: Allana Fern, l'Éclair Vert

le Sam 17 Nov - 20:55
Je te souhaite une nouvelle fois la bienvenue, ma vieille amie !

Comme je l'avais prédit, ce fut une fiche fort plaisante à lire et je te prie de croire que j'en viens à regretter qu'elle ne fasse "que" deux posts ! Tu n'as guère perdu la main ! Ton personnage a un sacré potentiel et un caractère des plus explosifs ! J'irais même jusqu'à dire qu'au fil de ma lecture, je me suis déjà attachée à cette tête de mule ! Bref, je te retiendrais pas plus longtemps et me contenterais de te dire ceci:

Fiche Validée !

*marmonne dans sa barbe*

En espérant qu'il n'y ait pas d'autres corelliens car comme le disaient les Impériaux du temps de Palpatine: "Deux Corelliens ensemble, c'est une conspiration. Trois, et voilà une bagarre...."


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Re: Allana Fern, l'Éclair Vert

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