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Tiralla Bea'ris
Tiralla Bea'ris
Lieutenant de l'APEX
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Tiralla Bea'ris Empty Tiralla Bea'ris

le Jeu 3 Oct - 21:58



Equipement :




Le mode de vie qu'a choisi Tiralla Bea'ris nécessite d'avoir un équipement non-seulement divers et fourni mais aussi à la pointe de la technologie.

Armement :

Fusil laser B420:
Tiralla Bea'ris Futuristic_laser_rifle_3d_model_c4d_max_obj_fbx_ma_lwo_3ds_3dm_stl_2150147_o

Paire de blasters M6G:
Tiralla Bea'ris 1200px-HReach-M6GMagnumPistol-LeftSide

Fusil laser de précision:
Tiralla Bea'ris Ee99a9e27d9675062a0e3d7f5d1ce569

Vibro-lame:
Tiralla Bea'ris Cb7af520cdfb743bae19569c5ee3a955

Technologies :

- Holocommunicateur
- Grappin
- Traqueurs furtifs
- Générateur de champ électro-statique (utilisé pour la désactivation de droïdes)
- Système de cryogénisation portable
- Émulateur vocal



           

Description physique :




En terme de physique, Tiralla ne diffère pas beaucoup de ses congénères Twi'lek de Ryloth. La seule différence marquante est son appartenance à l'espèce Lethan qui possède une peau d'un rouge très rare chez les Twi'leks de la branche principale. Ses lekkus sont assez courts et marqués par de fines bandes noires ressemblant aux tatouages que portent les clans de Zabraks sur Iridonia. Chez elle, ses marques ne sont pas vraiment volontaires mais lui ont été tracées à la naissance, sans qu'elle n'ait jamais vu l'utilité de les faire retirer. Son corps est particulièrement gracieux et très esthétique, une caractéristique reconnue chez de nombreux Twi'leks de la gente féminine. Cependant, nous verrons plus tard que cette grande beauté physique n'est pas réellement mise en valeur par celle qui en bénéficie. Son visage est plutôt fin et ses yeux étirés lui donnent un regard mystérieux (qui n'est pas toujours voulu). Là encore, la jeune Twi'lek a sur le visage un charme naturel et un équilibre des traits qui ont fait tourné la tête à plus d'un et même plus d'une. Ses yeux à la couleur oscillant entre le rouge et le jaune donnent au regard de la mercenaire un effet assez effrayant.
Pour ce qui est de sa morphologie générale, la Twi'lek est assez svelte mais son corps témoigne d'un exercice physique régulier nécessaire à la profession assez exigeante qu'elle exerce. Elle n'est pas très grande mais elle atteint toutefois le mètre soixante-quinze, pouvant parler à taille égale avec la plupart des humains de la galaxie. Ce corps qui ne paraît pas exceptionnel au premier abord est la ressource principale de Tiralla puisqu'en réalité elle est un individu particulièrement souple, habile et puissante pour son gabarit. Cette agilité lui a permit de développer une technique dans le maniement des armes et dans le combat à mains nues proprement exceptionnelles pour quelqu'un de son âge et bien qu'elle ait encore un peu de chemin à parcourir avant de pouvoir rivaliser avec un Chevalier Jedi ou encore un Guerrier Mandalorien, elle est capable de se sortir de la plupart des situations difficiles que son métier entraîne (sans compter qu'elle se jette rarement seule dans ses missions à risque).

La garde-robe de Bea'ris doit être l'une des plus variées de la galaxie. En effet, les attributions d'espionnage et de filature de son organisme requiert souvent de se munir d'un déguisement imparable. On peut donc trouver dans les appartements de la mercenaire toutes sortes de chapeaux, manteaux, accessoires servant à tromper la vigilance de ses cibles. Mais la tenue qu'elle porte en opération "militaire" ou dans son quotidien est une combinaison noire s'adaptant parfaitement à sa souplesse et aux mouvements rapides. Elle porte aussi une ceinture où elle peut ranger tous les objets pouvant servir dans n'importe quelle situation, du grappin au holocommunicateur. Elle porte de courtes bottes, noires elles aussi, s'arrêtant environ à mi-mollet. Enfin, pour compléter tout cela, sa tenue d'intervention comprend aussi des gants noirs évitant de laisser des empreintes sur les lieux qu'elle visite mais offrant aussi une capacité de préhension bien supérieure à la moyenne.


             

Description mentale :




Tiralla Bea'ris est avant-tout une mercenaire de haut-niveau, ce qui implique un attrait pour les choses de l'argent et pour la majorité des gens de la profession peu de scrupules. Même si la jeune Twi'lek préfère en général les cibles les moins innocentes, elle hésite peu à truander les plus faibles, considérant leur soumission aux plus puissants comme un aveu d'infériorité. Marquée par la tradition d'esclavage imposée aux Twi'leks, celle qui a réussi à se sortir de cette fatalité méprise tout autant les oppresseurs que les oppressés. Son action n'est donc pas du tout humanitaire mais uniquement tournée vers son propre profit et celle des membres de son organisation. Elle ne rechigne ni au pillage, ni au vol, ni à un aucun délit ou crime permettant de se faire une marge pécuniaire importante. Sa réputation (qui n'est pas usurpée) et celle d'un individu menant toujours ses missions à leur terme et plus souvent dans la réussite que dans l'échec. Mais personne n'est infaillible... Elle a donné à son organisation, l'Agence d'Enquête Arkham, une marque d'honnêteté qui la rend populaire auprès des gouvernements et des chefs d'entreprise face à des chasseurs de primes aux mœurs souvent peu fiables. Si elle est rattachée officiellement à la jeune APEX, l'Arkham n'est soumise qu'à un contrôle purement symbolique, dans la juste tradition de liberté des membres de la faction.
En dehors des valeurs qu'elle donne à sa profession, Tiralla est un être doté d'une profonde détermination dans la réussite des objectifs qu'elle se fixe dans tous les domaines. Malgré sa propension aux actes réprouvés par la plupart des sociétés comme le meurtre et l'enlèvement, elle est honnête et ne cherchera jamais à fausser le jeu face à son employeur potentiel, désireuse de sauvegarder l'image positive qu'a acquise son organisation au fil des ans. Cependant, c'est aussi un individu plein de colère face aux injustices que porte la galaxie. Mais face à l'inaction des oppressés, elle a décidé de participer à ce système plutôt qu'à défendre ceux qui, dans son esprit, se complaisent dans une servitude volontaire. Elle a tout-à-fait conscience de "servir" les intérêts des oppresseurs mais elle croit à son statut d'égal avec eux puisqu'elle signe des contrats et n'obéit pas à des désirs aveugles sans rétribution.

Ce refus de protéger autrui face à la souffrance s'est rapidement mué en un refus de toute pensée politique. Elle ne témoigne donc de respect ni de haine pour aucune faction ni pour aucun groupe particulier, acceptant les contrats de n'importe qui si la somme associée est intéressante. Elle se désintéresse tout autant de la fracture entre sensitifs et non-sensitifs, ayant appris que les Jedi et les Sith payaient tout aussi bien que le commun des mortels et même parfois plus. Cependant, reconnaissant l'existence de la Force et surtout sa puissance, elle a pris l'habitude de munir toutes ses expéditions d'ysalamiri en cage afin de supprimer les contraintes que pourraient représenter les utilisateurs de la Force que ce soit en employeurs ou en cibles. Comme jadis l'Amiral Thrawn, elle a d'ailleurs fait l'acquisition (à prix fort) d'un Ysalamiri "de compagnie" qui lui sauva la mise à plusieurs reprises. Elle n'a pas une grande affection pour lui, le voyant plutôt comme une caution. Elle ne lui a même pas donné de nom.
Le rapport qu'entretient Tiralla avec APEX est ambiguë. Elle reconnait en cet ensemble une alternative bien plus ouverte et garantissant plus de liberté que les anciens cartels hutts ou encore le Soleil Noir. Ainsi, par respect pour cet idéal, elle s'est décidée à toujours s'engager, elle et son organisme, si un jour la mobilisation était effectivement décidée. Et ce temps viendrait bientôt. Mais elle est aussi un peu circonspecte face à la hiérarchie mise en place dans la faction et aurait préféré un modèle plus libertaire. Mais encore une fois, désintéressée par la politique, elle ne fait partie d'aucune mouvance interne à la faction et se refuse à toute implication, souhaitant simplement faire fortune dans cette grande galaxie.



         
         

Histoire :




1473 A.B.Y., Naos III

Pour une fois, la famille Bea'ris ainsi que les employés de la ferme n'étaient pas en train de travailler le sol ou de nourrir le bétail. Aujourd'hui, les habitants Twi'leks de la planète fêtaient l'anniversaire de l'antique arrivée des premiers colons Twi'leks sur Naos III, ou du moins la date que la tradition avait retenue. Aujourd'hui, tous les Twi'leks se rassemblaient en famille et profitaient de ce jour de repos pour faire bombance, parler et rire. Habituellement, c'était le jour préféré des enfants puisque la tradition était que les adultes offrent à leur progéniture de nombreux cadeaux, symbole de cette promesse de survie et de prospérité qu'avaient porté les premiers habitants de Ryloth en posant le pied sur cette petite lune des Espaces Sauvages. Bien sûr, comme tous les colons, les Twi'leks de Naos III gardaient une image romancée des fondateurs de leurs colonies. Ils avaient oublié qu'en ce temps, les gens de Ryloth avaient été guidé par l'appât du gain provoqué par les mines d'épice ryll et avaient réduit l'écosystème de la lune quasiment à néant de sorte que ne subsistait plus désormais pour l'élevage que quelques rycrits et les très communs banthas. Sans réelle autorité centrale, les colons avaient été libres de tout et ils l'étaient encore, éloignés de tout pouvoir et n'ayant aucune place dans l'intérêt des nations. Seulement des contrebandiers, pirates et autres esclavagistes en mal de points d'attaches dans cet espace dangereux et froid.
Comme à son habitude, la petite Tiralla, du haut de ses cinq ans, ne participait pas au joyeux rassemblement. Ses parents avaient abandonné sa traque : la jeune Twi'lek leur filait entre les doigts comme une anguille. Cependant, elle était là, au dernier étage de la grande ferme, observant attentivement ce qui se passait dehors. Une immense table avait été dressée pour accueillir les victuailles et les participants à la fête. Tel l'oiseau de proie épiant le mulot, la petite fille observait ses semblables, notant tout ce qu'elle voyait dans une partie de son esprit. Malgré sa jeunesse, elle avait pris l'habitude de parler très peu mais de regarder et de comprendre tout ce qui se trouvait autour d'elle. Sans savoir à quel point elle était devenue observatrice et même intelligente pour son âge, ses parents avaient toujours regretté son manque d'interaction.

La fête battait son plein lorsque quelque chose attira l'attention de Tiralla à l'entrée de la propriété. Un vrombissement de speeder se fit entendre. Quelques secondes plus tard, quatre engins débarquèrent dans l'espace où se tenait le repas. Une dizaine d'humains armés, hommes et femmes, descendirent des véhicules. Les Twi'leks étaient en infériorité numérique et surtout complètement sans défense. Tiralla vit son père s'approcher des intrus, les mains tendues en signe de paix. Quelques mots furent échangés. Soudain, l'un des humains tendit son blaster vers la tête du Twi'lek et fit feu. Le reste ne fût plus que cris, bruits de tirs et chaos. Tiralla ne comprenait pas vraiment ce qui se passait là, en bas, mais une peur tétanisante s'empara d'elle. Elle s'éloigna de la fenêtre à toutes jambes et se cacha dans un tas de fourrage qui se trouvait dans le grenier. Elle prit sa tête entre ses mains et attendit la fin de l'horreur. Finalement, elle entendit les moteurs des speeders vrombirent à nouveau et s'éloigner. Puis, plus rien.

*          *          *


1483 A.B.Y., Nar Shaddaa

Cela faisait huit ans maintenant que les systèmes contrôlés par les cartels hutts étaient en ébullition. Des réfugiés aliens venant de toute la galaxie mais principalement du Consortium affluaient dans les possessions de ces barons du crime reconnus partout. La répression politique et la xénophobie dont ils étaient l'objet à Hapès les avait poussés à l'exil et désormais leur présence déstabilisait grandement le système des Hutts. Certains disaient que sa chute n'était plus qu'une question d'années mais tous redoutaient ce qui succéderait à cet effondrement. L'anarchie risquait de mettre en état d'errance tous les criminels du secteur et alors la situation deviendrait réellement explosive. Bientôt, les innocents n'existeraient plus dans cette partie de la galaxie, poussés à des extrêmités par la situation catastrophique. Déjà, beaucoup se cachaient avec leur fortune, attendant que la tempête passe et que peut-être l'Empire, la République ou le Consortium s'empareraient de cette terra quasiment incognita pour eux. Quoi qu'il arriverait, personne ne croyait à une bonne issue si les cartels hutts tombaient effectivement sous les coups de rebelles ou simplement déstabilisés par leur propre faiblesse.
Mais certains ne pouvaient se permettre le luxe de se cacher et devaient survivre en gagnant leur pain quotidien comme ils le pouvaient. C'était le cas de Tiralla Bea'ris. Les pirates pour lesquels elle travaillait aujourd'hui l'avait recueilli lors d'un de leur passage sur Naos III. Elle errait dans les rues de la capitale, affamée. Ils n'avaient jamais sû son origine car la petite n'était pas bavarde. Ils l'avaient d'abord capturée, comptant la vendre comme esclave. Mais finalement, leur capitaine, Diran Melaris, un Neekto brutal mais aussi attentionné, remarqua ses aptitudes spéciales et la prit sous son aile. Cela faisait huit ans aujourd'hui que la jeune fille partageait la vie de ces gangsters de l'espace. Huit ans d'une vie qui n'avait pas été celle d'une prisonnière mais d'un membre d'équipage. Elle venait d'avoir quinze ans et il lui fallait désormais accomplir sa première mission afin de prouver à Diran qu'elle serait un grand atout dans son équipage. Sinon, elle devrait partir. Il n'y avait pas de place pour les fardeaux dans cette région sous tension.

Tiralla s'était vêtue d'une tunique souple de couleur brune, afin de ne pas attirer l'attention dans les quartiers mal-famés de Nar Shaddaa. Le visage découvert (cela attirait moins l'attention), elle marchait à pas lents dans une artère secondaire attenant à l'avenue principale du Secteur Nikto. Il n'y avait plus ici beaucoup de Niktos, mais le nom historique était resté. Elle lançait des regards furtifs sur chaque porte de maison, cherchant la marque qui ne parlerait pas au quidam moyen mais qui à elle signifierait beaucoup. Si elle réussissait ce coup, elle rejoindrai enfin officiellement l'équipage qu'elle suivait depuis si longtemps et elle gagnerait son propre salaire (ainsi que les possibilités d'avancement qui allaient avec). Finalement, après une petite heure d'errance, elle repéra enfin ce qu'elle cherchait. Une griffure sur une porte en métal à la forme qui n'avait pas pu être faite par hasard. Il fallait le chercher pour le voir. Tiralla s'avança vers la porte, la main proche du blaster qui reposait sous sa tunique. Mieux valait être prêt à tout. Elle frappa trois coups sur la porte et attendit.
Au bout de quelques secondes, la porte s'entrouvrit sur un visage qui surprit Tiralla. C'était une Twi'lek, d'âge moyen. Voilà donc le test qui lui avait été préparé.

- Je cherche Ziad Taosi. Diran Melaris voudrait récupérer ses crédits.

Le visage se crispa et des larmes remplirent les yeux de son interlocutrice.

- Mon mari est mort, répondit-elle d'un ton dur et menaçant. Mort dans les mines d'épice d'Hutta en essayant de payer ses dettes. Partez maintenant.

Tiralla essaya de rester impassible, mais la nouvelle lui fit un choc. L'épreuve serait plus difficile à surmonter que ce qu'elle pensait. Elle sentait qu'il était profondément injuste et cruel de demander de l'argent à cette femme desespérée, apparemment miséreuse, de fournir l'argent que son mari devait. Mais une épreuve n'en était pas une si elle était surmontée facilement. Repoussant ses émotions au plus profond d'elle, la jeune Lethan tira son blaster de son étui et donna un violent coup de pied dans la porte de l'habitation. Elle entendit le corps de la débitrice du capitaine s'effondrer dans un bruit sourd. Elle pénétra violemment dans le petit couloir d'entrée et pointa son arme sur la femme de Taosi qui tentait de s'éloigner d'elle en rampant. Soudain, dans une pièce voisine ouverte, elle aperçut une petite fille qui la regardait. La petite Twi'lek avait la peau rouge comme celle de l'individu qui était en train de menacer sa mère d'une arme. Tiralla détourna les yeux afin de ne pas craquer et pointa son arme en direction de l'enfant. Il fallait qu'elle aille jusqu'au bout.

- Pitié, non...

Cette fois-ci, la voix était implorante et brisée. La main de la femme au sol se tendit. Elle contenait des crédits. Suffisamment pour rembourser la dette. Mais il ne faisait aucun doute que c'était tout ce qui restait à cette veuve éplorée. D'un geste sec, Tiralla s'en empara et sortit dans la roue à grands pas. Une fois qu'elle fût assez éloignée du lieu, du crime, elle éclata en sanglots.

*          *          *


Mer de Dune, Tatooine, 1490 A.B.Y.

- Vazar, on les tient. Plus qu'à achever la bête...

Chacun des trente-huit hommes qui suivait à ce moment Tiralla avait senti dans ces mots une détermination mais aussi une jubilation certaines. Cela faisait deux ans qu'après son départ de l'équipage de Diran Melaris, Tiralla s'entraînait sans relâche et rassemblait des camarades fidèles et habiles afin d'en finir enfin avec son vieux rival. Maintenant qu'elle se trouvait à l'intérieur du bunker de celui qui hantait ses pensées depuis deux années, les années passées dans son sillage lui revenait. Le développement de ses capacités, certes, mais aussi les humiliations qui lui avaient été infligé. Aujourd'hui, elle tenait sa revanche. Ces rats allaient payer. Tiralla menait le commando non seulement parce qu'elle seule avait gagné la confiance de ces hommes et ces femmes mais aussi parce qu'elle était la seule à connaître le QG de Melaris. Etrangement, la résistance s'était concentrée à l'extérieur de la porte du bunker mais désormais, un silence de mort régnait dans les longues coursives du bâtiment. Quelque chose se préparait.
Ils débouchèrent dans une grande pièce qui elle-même donnait sur trois couloirs. Tiralla ressentit une impression étrange. D'un coup, elle comprit que le piège se refermait autour d'eux. Des trois couloirs, des tirs fusèrent et des miliciens déboulèrent. La jeune Twi'lek ordonna que ses hommes reculent par le couloir par lequel ils étaient venus pour éviter l'encerclement. D'un signe de tête, elle donna le commandement à son lieutenant Nikto et bondit vers le plafond. Elle avait repéré une grille d'aération branlante et son poids la fit tomber facilement. Elle profita de la confusion que créait le repli de son groupe pour se glisser par l'ouverture, la grille à la main, afin de ne pas laisser de trace. A la force de ses bras, elle se hissa. Une fois en haut, elle dégaina son blaster et attendit au bord de la grille. Elle entendait les miliciens de Melaris juste en dessous mais personne ne la suivit. C'était parfait.

Elle évoluait lentement dans les conduits, prenant garde à ne faire faire résonner le métal des aérations. Parfois, une autre grille l'aidait à se repérer dans le bâtiment car elle cherchait une pièce bien précise. Dans cette pièce se trouvait un homme. Sa traque avait duré longtemps mais désormais elle touchait au but. Sa liberté commencerait ici et aujourd'hui. L'excitation lui fit accélérer le pas. L'adrénaline lui monta au cerveau et elle eût beaucoup de mal à garder son calme. Mais finalement, au bout de quelques minutes, elle parvint enfin à l'endroit qu'elle cherchait. Doucement, elle sortit de sa poche une toute petite capsule qui se mit à flotter en l'air. Tapotant sur l'écran qu'elle portait au poignet, Tiralla dirigea la petite sonde à travers le conduit qui menait à la pièce juste au-dessous d'elle.
C'était un grand espace saturé par des écrans, des radars et autres systèmes assurant la sécurité du bunker. Mais il n'y avait plus aucun technicien devant ces écrans, sûrement étaient-ils en train de se battre dans les couloirs contre les acolytes de la Twi'lek. Il n'y avait plus ici que trois hommes : deux gardes protégeant l'entrée de la pièce et un individu, semblant absorbé dans la contemplation d'un plan, sûrement celui du bunker. Un sourire mauvais étira les lèvres de Bea'ris. D'un bond, elle donna un violent coup de pied dans la plaque de la conduite, tira son blaster et se jeta dans la pièce.

Pris par surprise, les deux gardes n'eurent même pas le temps de dégainer qu'ils s'effondraient sur le sol, touchés à la tête. Leur chef se retourna, sans hâte, comme s'il s'attendait à cette intrusion. Le blaster pointé sur lui ne semblait pas l'effrayer le moins du monde. Au contraire, son visage semblait paisible, acceptant le destin.

- Tiralla... Te voilà transformée...

Le coup partit et dans un bruit sourd, le corps de Diran Melaris s'affaissa sur le sol. Une page de l'histoire de Tiralla Bea'ris se tournait. Il s'agissait maintenant d'écrire la suivante.

*          *          *


1500 A.B.Y., Hollastin

Le rendez-vous avait été convenu sur cette petite planète commerciale qui avait, il y a longtemps, résisté à l'invasion des Yuuzhan Vongs, Hollastin. Elle ne payait pas de mine mais c'était justement ce que la dirigeante de la dirigeante de l'Agence d'Enquête Privée Arkham recherchait : un endroit à l'écart des yeux et des oreilles. D'ailleurs, nul doute que la personne qu'elle allait rencontrer avait elle aussi pris ses dispositions. Connaissant le personnage, Tiralla était même quasiment sûre qu'elle ne viendrait pas en personne. Ou du moins pas totalement... Elle-même était venue seule, sans escorte. Mieux valait, dans ce genre de transactions, paraître confiante et sûre de soi. Sinon, on n'hésiterait pas à profiter de vous sans remord. Tiralla avait fait préparer un petit entrepôt abandonné afin d'accueillir cette rencontre pour le moins... spéciale. Elle avait gardé un blaster au côté. Confiance ne voulait pas dire qu'il fallait être naïf et oublier la prudence la plus élémentaire.
Depuis quelques temps, le monde criminel était en ébullition. Cela faisait maintenant plusieurs années que les Cartels des Hutts avaient été défaits et que l'étrange mais efficace organisation APEX s'était imposée dans l'espace hutt. Désormais, elle fonctionnait comme un Etat à part, avec ses institutions et ses dignitaires. Toutefois, elle restait un espace de liberté pour tous ses citoyens et surtout un espace d'égalité, loin de la domination des Humains. Cette flexibilité sociale garantissait sa stabilité. Au début, la jeune Twi'lek s'était grandement méfiée de cette nouveauté, craignant la perte d'une grande marge de manœuvre. Mai finalement elle s'était habituée à tout cela et APEX n'était pas devenue la dictature oligarchique qu'elle aurait pu être.
Au fond de l'entrepôt, le grincement d'une porte tira Bea'ris de ses pensées. Elle posa un main sur son arme, attendant de découvrir l'intrus. Ce dernier sortit de l'ombre. Ce n'était pas un humain. A vrai dire, ce n'était pas vraiment un être vivant non plus. C'était un droïde reprenant une forme humanoïde féminine qui prévalait souvent pour les modèles diplomatiques standards. La Twi'lek éloigna sa main de son arme car c'était bien la "personne" qu'elle attendait. Ou presque.

- Je vois que Venom m'envoie l'un de ses toutous, dit-elle dans un ton narquois.
- Non, c'est bien moi. J'utilise simplement un corps plus... discret.

La voix était étrangement douce mais elle avait aussi quelque chose de menaçant qui mit quelque peu mal à l'aise son interlocutrice. Après tout, Venom était plus une conscience supérieure qu'un simple droïde, Tiralla aurait du s'attendre à ce que la tête militaire du Triumvirat s'occupe de cette affaire elle-même si elle le pouvait. Avoir ce don d'ubiquité devait être pour le moins plaisant et plutôt utile dans les contrats quotidiens de la Twi'lek. Malheureusement, elle n'était pas une intelligence artificielle. Et même à peine une intelligence tout court, se dit-elle, souriant intérieurement. Elle n'eut pas le temps de répliquer que Venom passait directement au sujet qui les intéressait. Elle ou il n'avait pas de temps à perdre, selon toute vraisemblance.

- Après discussion avec les deux autres Triumvirs, nous avons conclu que les services de l'Agence Arkham nous intéressait. Malgré vos prix assez élevés, nous connaissons votre savoir-faire. Comme vous le savez, APEX ne dispose pas de services de renseignement et Arkham pourrait remplir ce rôle à merveille avec le bon financement. Acceptez-vous ?
- Je vous le rappelle, nous sommes une agence privée. Nous vous remplirons toutes les missions que vous voudrez si vous y mettez le prix, mais nous n'accepterons aucune ingérence. De la même manière, nous n'hésiterons pas à conclure des contrats avec vos autres concurrents galactiques.
- Soit, tant que ces contrats ne nous ciblent pas directement. Autrement, nous nous tournerons vers quelqu'un d'autre.

Tiralla sembla réfléchir quelques instants, pesant le pour et le contre. Enfin, elle tendit sa main vers le droïde.

- Marché conclu.



         

Derriere l'écran :



Prénom/pseudo : They are some who call me... Tim.

Age : 20 ans.

Comment avez vous découvert le forum ? : Je ne me souviens plus vraiment...

Petit Plus ? : DC de Silas Nicarius.


         


Dernière édition par Tiralla Bea'ris le Lun 4 Nov - 22:30, édité 1 fois
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le Sam 26 Oct - 17:05
Fiche terminée ! Je vous joint cependant un petit formulaire, comme demandé, sur l'agence qu'a fondée Tiralla. Wink J'ai un peu augmenté le nombre d'agents par rapport à ce que j'avais annoncé à Ânkh pour que cela corresponde à une échelle galactique.

Agence Arkham:

- Nom : Agence d'Enquête Privée Arkham
- Création : 1490 A.B.Y.
- Siège social : Nar Shaddaa (APEX)
- Affiliation : Société Privée
- Directeur/Directrice : Tiralla Bea'ris
- Nombre de membres : 200 agents
- Missions : Recherche d'individus, espionnage industriel et politique, filature (officielles), sabotage, assassinat, kidnapping, chasse à la prime (officieuses)
- Historique et description : Créée après la dissolution du groupe de Diran Melaris, l'Agence Arkham rassemble des individus de toutes races et surtout de tous talents. Commençant avec peu de membres mais poussée par le savoir-faire de sa dirigeante, l'Agence gagne rapidement ses galons par des contrats rapidement et efficacement exécutés. Agissant le plus souvent pour le compte des Etats, elle est souvent protégé par la législation des nations dans lesquelles elle opère. Elle n'hésite toutefois pas à accepter les contrats venant de personnes privées si ceux-ci sont juteux.
Les tests effectués par les nouvelles recrues sont de différentes natures (physiques, psychologiques, intellectuelles) et surtout assez difficiles. Sans être des soldats d'élite comparables à ceux des armées des grandes factions, tous les agents d'Arkham savent se battre et se défendre contre les criminels de tout genre et les troupes peu organisées. Cela dit, les mission d'Arkham ne comprennent quasiment jamais de combats de front à moins que ceux-ci soient des imprévus. La formation a été prévue pour parer au mieux à toutes les éventualités. Il se dit dans les couloirs que l'agence pourrait bientôt comprendre un groupe d'individus formés uniquement pour le combat et suréquipés mais tout cela n'est encore qu'une rumeur et l'organisation n'a pas les moyens d'équiper une telle extension de ses capacités.

N'importe qui peut se présenter au siège social de l'agence s'il désire faire partie d'Arkham, après une enquête minutieuse des spécialistes cyber de l'organisation. Arkham ne pratique la discrimination ni sur la race de ses recrues ni sur tout autre critère. Seule exception à cette règle est le refus de Bea'ris d'accepter les droïdes au sein de sa création, officiellement parce que ceux-ci présentent certaines caractéristiques incompatibles avec les missions types de l'organisation et officieusement car elle souhaite se préserver du regard de Venom qui pourrait aisément faire passer un de ses sbires pour un droïde-assassin des plus redoutables et en apparence indépendant.
- "Grades" de l'organisme : Recrue, Agent, Agent spécial, Officier, Superviseur général, Directeur


Dernière édition par Tiralla Bea'ris le Lun 4 Nov - 22:42, édité 1 fois
Zarseen Raynar
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Tiralla Bea'ris Empty Re: Tiralla Bea'ris

le Mer 30 Oct - 23:36
Bon, il est plus que temps de commenter cette fiche!

Pour commencer, je ne peux rien valider tant que la somme de 250 000 crédits n'auront pas été versés à l'APEX en tant que "généreuse donation".

Ensuite, plus sérieusement, il y a quelques points à soulever sinon c'est bien hein! Ne nous flagellons pas tout de suite.

Le premier truc en est un de détail mais important car il ne colle pas du tout avec la mentalité de recrutement de l'APEX:

"Malgré vos prix assez élevés, nous connaissons votre savoir-faire et surtout, nous avons besoin de vos services."

Remise en contexte. APEX est officiellement la quatrième puissance galactique. APEX n'a besoin des services de personne. Ce sont les autres qui ont besoin de ses services.

"Malgré vos prix assez élevés, nous connaissons votre savoir-faire et nous sommes intéressés vos services."

Est bien plus proche de la réalité. Comme dit précédemment: petit détail. Vite corrigé.

Ensuite, le vaisseau. Toutes les demandes de vaisseaux se font par MP et ne devraient pas se retrouver dans la fiche de personnage. Même avant l'envoi en MP, je me permets de relever un détail amené par un de mes collègues admin: 8 lanceurs de missiles pour un cargo? C'est énorme. Mais nous verrons cela en temps et lieu, soit hors de la fiche.

Plus "problématique", je crois comprendre que ton personnage veut tuer l'homme qui l'a recueilli à cause d'abus subis? En un sens, il a quand même été une forme de mentor, ses dernières paroles semblent aller en ce sens... En fait je dirais que ce qui cloche le plus c'est le contexte. À moins que le repaire soit en plein désert, dans un bunker situé au milieu de nulle part, les forces républicaines n'auraient pas tardées à débarquer. Aussi, on m'a fait justement remarquer que les Anzats sont un, d'excellents assassins (je le savais) mais surtout deux, un détail qui ne m'avait pas sauté aux yeux à la première lecture... Ils ont HORREUR de la chaleur! Des explications s'imposent! Twisted Evil

Et dernier truc, je suppose que c'est une erreur de typo? 200 et pas 2000 membres? Une organisation gérée par un rang 3 avec autant d'effectifs... C'est qu'il faut les payer quand même! Sinon, je veux plus de détails. BEAUCOUP PLUS de détails! Ok peut-être pas un roman mais plus de chair autour de l'os.

Voilà, voilà, à moins que les collègues ne veulent en rajouter, c'est à toi d'aller faire tes devoirs. Fais moi signe que ce sera fait que je retourne regarder!

Bonne lecture, bonne rédaction et bonne chance!


"Hors la loi... D'accord. Mais laquelle?"
Tiralla Bea'ris
Tiralla Bea'ris
Lieutenant de l'APEX
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Tiralla Bea'ris Empty Re: Tiralla Bea'ris

le Lun 4 Nov - 22:47
Bonsoir !

Merci pour votre retour. Les crédits ont été versés, le pauvre petit banquier n'a presque pas crié.

1/ J'ai modifié l'échange avec Venom.

2/ Je t'ai envoyé un MP avec le formulaire du vaisseau. On ne me l'avait jamais fait remarqué, d'où sa présence dans ma fiche. Wink

3/ J'ai placé la scène dans la Mer de Dunes et l'Anzat est devenu un Neekto.

4/ J'ai modifié 2000 par 200 mais ce n'était pas une erreur de typo. Laughing Ma foi, il faut bien rêver parfois... J'ai aussi rajouté quelques lignes pour l'organisation, à toi de me dire si tu veux encore plus. *Affûte sa plume dématérialisée*
Zarseen Raynar
Zarseen Raynar
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Représentant Alien
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Tiralla Bea'ris Empty Re: Tiralla Bea'ris

le Jeu 7 Nov - 0:07
Bonsoir!

Pour moi c'est bon, tu es donc validée.

Bienvenue parmi les rangs de l'APEX (et n'oublie pas de payer tes taxes de protection)!


"Hors la loi... D'accord. Mais laquelle?"
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Tiralla Bea'ris Empty Re: Tiralla Bea'ris

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