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Silenda
Commandant de l'Imperial Intelligence
Commandant des Renseignements Chiss
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le Mer 13 Fév - 17:00
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Lyra, DJ du bar Oasis sur Er'Kit, véritablement, Silenda, Commandant de l'Imperial Intelligence

Il y avait deux choses fondamentales que Silenda avait retenu de son passage à l’Académie de formation des Renseignements Chiss. La première, si on veut que le travail soit bien fait, il faut le faire soi-même. La seconde, le plus insignifiant des détails peut avoir une importance cruciale. Ce n’était pas pour rien qu’une section entière de l’Imperial Intelligence, sous ses ordres, passait ses journées à analyser les flux qui à première vue semblaient les plus insipides qui soit pour trouver les détails que l’ennemi ne veut pas vous dévoiler plus facilement. Par exemple, ce que capte l’unité de régulation de la température de l’eau de l’aquarium d’un bar prestigieux de Onderon. Depuis longtemps, la technologie avait évolué pour que ce qui peut émettre puisse également capter. Pourquoi rajouter des systèmes redondants et non nécessaires?

Ainsi, dans certains cas de designs simplifiés, l’émetteur pouvait aussi devenir le récepteur. Comme dans le cas de l’unité de régulation de température qui doit émettre un « BIP » strident en cas de dérèglement. Certes, la qualité audio n’était pas digne des plus grands appareils de cette galaxie mais c’était suffisamment audible pour être une source exploitable. Et les indiscrétions d’un ingénieur militaire avaient mené Silenda sur une nouvelle piste pour tenter de découvrir de nouvelles failles dans le système défensif du Consortium Éternel. Sa nouvelle mission se passerait sur une planète frontalière entre l’Empire Galactique et le Consortium : Er'Kit. Aucune personne saine d’esprit ne voudrait partir en infiltration sur un monde aussi désertique qu’aride. Cependant, le bras droit du Moff de l’Imperial Intelligence ne s’était jamais considéré comme tel.

En tant que Commandant de l’Imperial Intelligence (bien que son grade réel soit Commandant des Renseignements Chiss, une infiltration de l’Empire des plus réussies d’ailleurs), Silenda, normalement, n’avait plus nécessairement besoin de se rendre sur le terrain. Au grand dam de ses subordonnés, elle y passait le plus clair de son temps, réussissant malgré tout l’exploit d’avoir une paperasse impeccable et aucun retard dans ses rapports, rencontres et autres. D’importantes modifications avaient dû être apportées à son déguisement holographique. Ce gadget à la fine pointe de la technologie ne pouvait malheureusement pas être modifié à la dernière minute. Un inconvénient que certains trouveraient majeur… Mais pas la Chiss. Cela force le travail d’orfèvre, disait-elle avec un sourire en coin. Il lui faudrait des semaines pour faire un travail exemplaire…

Mais en même temps, quand Silenda avait-elle jamais protesté contre le fait d’être éloignée de l’Empire? Sa mission, son mandat, était de protéger cette auguste institution des menaces internes ET externes. Rien de tel que de l’espionnage derrière les lignes ennemies pour accomplir son objectif. De toute façon, « Numéro 3 » saurait gérer en son absence. Et du reste, ce n’était pas comme si elle était prisonnière de ce monde, coupée de tout. Et plus encore, Er'Kit possédait un autre avantage de taille : sa proximité avec Dathomir, un des sujets les plus récurrents au sein de l’Empire. Déjà que les Siths étaient quelque chose, difficile à dire si les sœurs noires terrifiaient autant ou davantage. Pourquoi faire d’une pierre deux coups quand on peut en faire trois, quatre, cinq… Voire plus? Pourquoi se contenter de menues victoires quand on peut aspirer à tellement plus?

Et donc, dans le cadre de cette mission ultra secrète, le personnage de Lyra fut créé. Personne ne se méfie suffisamment de ceux qu’on appelle les « travailleurs invisibles ». Serveurs, membre du personnel d’entretien, techniciens, mécanos, cuisiniers, DJ… DJ? Oui. Du bar se trouvant à deux pas du spatioport le plus achalandé de Er'Kit. Civils comme soldats comme personnages importants s’y arrêtent pour prendre un rafraichissement, un îlot de fraicheur sur un monde capable de donner un coup de soleil à un rocher. De tout temps et de toute époque, le bar a toujours été LA source d’information numéro un pour tout ce qui est… Indiscrétions et langues qui se délient. Et Lyra est très appréciée de la faune locale. Personnage coloré, tant par son habillement que par son caractère, elle est sympathique, joviale, pleine de vie et plutôt jolie. Le jeu de la séduction fait partie de l’arsenal de tout agent des renseignements qui se respecte.

Mais surtout, très efficace pour renvoyer à l’Imperial Intelligence d’intéressantes informations sur des mouvements de convois transportant de très grosses cargaisons. Et on ne parle pas de vivres ou de matériel médical. On parle du genre de choses pouvant construire des armes. De très grosses armes. Le genre de matériel qui va inquiéter le Haut Commandement Impérial. Enfin bon. Son travail n’est pas de fournir des bonnes nouvelles mais bien des informations. Un détail que plusieurs membres influents de l’Empire oublient souvent. S’ils veulent des bonnes nouvelles, répète-t-elle souvent, ils n’ont qu’à regarder ce que la propagande est capable de leur fournir. Et puis bon, ce serait mentir de dire que malgré le fait que Silenda soit en infiltration et que si elle est découverte, c’est la mort assurée, elle ne prend pas plaisir à faire ce qu’elle fait.

Qui aurait pensé que le métier de DJ pouvait être aussi intéressant? Plan de retraite éventuel? Probablement pas mais chaque infiltration est l’occasion de tester quelque chose de nouveau et souvent de complètement différent. En tout cas elle doit être prête pour ce soir. Milieu de la semaine veut dire plusieurs choses : la paie donc plus de clients, les gros arrivages donc encore plus de clients et la visite hebdomadaire d’un des plus hauts personnages de cette boule de poussière et de son entourage qui viennent toujours se réserver les meilleurs sièges et montrer qu’ils sont importants. C’est qu’elle adore ce moment de la semaine, quand même. Une vraie mine d’or pour les informations. Une occasion rêvée pour glaner tout ce qui pourrait donner un avantage certain à l’Empire sur ses rivaux. Plus spécifiquement, face au Consortium Éternel et à ses alliés.





Ce soir pourrait en plus s’avérer particulièrement intéressant car selon ce que deux opérateurs de la tour de contrôle ont révélé à l’heure du déjeuner (Bar, restaurant, boite de nuit… Sur un tel monde, la polyvalence est de mise!) en ne portant pas attention à ce qu’ils disaient, un vaisseau en provenance de Dathomir doit atterrir dans la journée. C’est particulièrement intéressant car ce serait le premier appareil à le faire depuis qu’elle est en poste ici et si cela lui permet de marquer des points face aux chevaliers impériaux, elle n’en sera que plus satisfaite. Elle fait vraiment le plus beau métier du monde. Oh certes, elle risque sa vie à chaque instant mais la liberté quasi complète et l’occasion de voyager et de faire toutes sortes de choses vient largement contrebalancer les inconvénients. Enfin. À ses yeux.? Qui a dit déjà que les espions étaient tous sains d’esprit? Certainement pas Silenda en tout cas…


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Taima Mek’ti
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le Jeu 14 Fév - 0:42
Er'Kit aride et sanglante, une terre qui avait tout pour être aimée. C’est ce que pensa Mère Taima en posant son premier pied sur le sol poussiéreux. Son regard se porta sur l’étendue désertique qu’elle voyait entre les bâtiments, puis sur la ville qui lui faisait face depuis le statiotport. Le soleil n’était pas un problème pour la créature à la peau pourtant si blanche qu’on y voyait ses veines courir sous l’albâtre, traçant des rivières verdâtres discrètes. Taima était venue pour affaire, elle avait donc apprêté une tenue de circonstance. C’était un doux alliage entre le traditionalisme de chez elle et une pointe plus … fade ou moderne de ce que les tendances actuelles dictent à la mode extérieure. Un haut très échancré laisse tout le loisir d’admirer son décolleté. Si la poitrine n’est pas voluptueuse et même modeste, elle a tout de même assez de rondeurs pour être agréable à regarder. L’ensemble du tissu est agrémenté d’un tissage de cuir qui joue avec la peau qu’il laisse apercevoir. L’ensemble est pourvu de manche qui se décline par le même tressage. Un jupon fait de plusieurs pans vient s’ajouter au tableau, ondoyant à chaque pas qu’elle fait. L’ensemble est fendu de telle sorte que les jambes sont partiellement visibles selon les mouvements. Le tissu vient s’échouer à hauteur de ses mollets qui dévoilent des pieds nus agrémentés de bracelets. Son cou, ses poignets sont ceints de divers bijoux composés de plumes, os et autres perles. Elle porte une peinture faciale rouge sang modérée. Son traditionnel trait horizontal qui ceint son nez et se prolonge sur ses mâchoires est complété par trois points symétriques au milieu de son front.

exemple vestimentaire :
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Les contrôleurs avaient raison de commérer sur la provenance du vaisseau, la créature de la nuit ne laissa pas indifférent les premiers passants qu’elle croisa. A son plus grand ravissement, car elle se délectait de la crainte que son apparition pouvait imposer aux plus faibles d’esprit et la méfiance aux plus dégourdis. Le jour était sur le déclin, le peu de vol l’avait obligée à anticiper son arrivée et elle avait du temps à tuer. Ce détail l’agaçait profondément. C’est donc une Taima particulièrement bougonne qui pénétra le seuil du lieu de divertissement avoisinant le statioport. Quitte à perdre son temps, autant que ce soit dans un endroit intéressant. Le videur ne pipa mot et la laissa entrer. Elle laissa à ses yeux quelques secondes pour s’habituer à la pénombre mêlée de lumières vives. Une musique assourdissante lui fit vibrer la cage thoracique. Le monde extérieur était réellement source de fascination pour la sorcière qui appréciait l’explorer.

En jaugeant la piste de danse, elle ne détecta aucune présence dangereuse ou néfaste. Les quelques danseurs semblaient en transe et s’agitaient de manière ridicule. La majeure partie des clients étaient attablés et discutaient autour de boissons. Elle se dirigea vers le bar. La démarche était très sûre. Elle tira une des chaises hautes et s’y installa. La luminosité du lieu faisait ressortir la pâleur de la peau, et les cheveux sombres et longs qui entouraient son visage faisaient indéniablement ressortir le regard bleuté de la femme qui venait de s’assoir face à la barmaid.

« Sers-moi quelque chose de fort. »
la voix fut portée à un volume suffisant pour couvrir la musique. Une voix étonnamment normale, féminine et légèrement grave.

Elle prit le verre qu’elle paya sans un remerciement. Heureusement pour l’employée, il s’agissait d’une femme, sinon, le mépris aurait été bien plus cinglant. La mixture soigneusement agitée était corsée, mais sembla bien légère à la concernée. Elle avait été habituée à ingérer tout et n’importe quoi, plus c’était nocif, mieux c’était. Fortifier, permettre à son corps de développer ses talents naturels à résister aux toxines. L’alcool en était une parmi d’autre. Non pas qu’il soit sans effet, elle appréciait le plaisir gustatif et la sensation papillonnante. Il lui manquait les effets indésirables ou était-ce qu’elle n’avait jamais trouvé ses limites ? Je n’ai aucune limite, conclut-elle.

Dans un premier temps elle se contenta d’observer la salle et ses occupants, sirotant tranquillement sa boisson. Sa nonchalance réconforta les quelques regards méfiants qui cessèrent de l’accabler. Elle ne s’aventura pas à danser. Avec ses sœurs, elle pratiquait beaucoup cet art, mais sur des musiques rituelles qui n’avaient rien à voir avec cela. Elle nota la DJ, sa coupe de cheveux étrange, mais ne s’y attarda pas.

Malheureusement pour elle, un homme s’approcha et à son haleine, elle devina immédiatement qu’il était bien trop aviné pour posséder encore un quelconque instinct de survie. Il vint s’échouer, de manière plus ou moins maîtrisée, sur le comptoir à côté d’elle. Il n’était pas laid, proportionné correctement et possédait une taille et une musculature qui devait le placer dans la catégorie des bons reproducteurs. Cette assurance et l’alcool lui firent donc commettre l’imprudence de l’approcher.

« Salut. Eh. Je me disais, tu ne serais pas une de ces sorcières de … »

« T’ai-je autorisé à parler ? »
Le coupa-t-elle très sèchement. « Un mâle ne m’adresse la parole que si je l’ai autorisé à le faire. »

Il semblait très clair que le malheureux risquait de finir dans un triste état. L’énervement était palpable et le mouvement de bras qui s’amorça tout sauf amical. Elle se réjouissait déjà de saisir ses cheveux et de lui éclater le nez contre le comptoir et de répéter le geste jusqu’à ce qu’il soit encastré dans son visage hideux. Il fut sauvé in-extrémiste par une de ses amies qui le tira par le bras. « Désolée, il a trop bu… allez, viens… ». Elle regretta, l’image du sang et du visage défiguré avait été plaisante. C’était peut-être mieux ainsi, elle ne tenait pas spécialement à se faire trop remarquer. Même dans un monde comme celui-ci. Une fois ses affaires finies, elle se permettrait peut-être de créer le désordre qu’il lui plaira, se consola-t-elle.

Elle pivota sur sa chaise et apostropha la barmaid. « Un autre. »


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le Jeu 14 Fév - 3:30
Chose certaine, l’arrivée de la sœur noire ne passa pas inaperçue et aux yeux de Silenda, c’était parfaitement dans la normale. De ce que ses recherches avaient livrées, ce peuple avait de sérieux problèmes de socialisation en dehors de leurs tribus et de leurs clans. Cela n’était pas sans lui rappeler les siens, les Chiss. Pour des « étrangers », c’était un peuple froid et suffisant, se croyant naturellement supérieur. Elle connaissait certains hauts placés de son gouvernement qui auraient sans mal pu rivaliser avec la nouvelle venue côté attitude. À force d’en avoir côtoyé au fil des années, des gens influents, pas des sœurs noires, elle n’était donc pas le moins du monde indisposé ou intimidé. Curieuse, oui. Mais ce genre de curiosité saupoudrée d’une touche d’espièglerie et non de malice. Pour le moment, Lyra continuerait de faire son boulot de DJ…

Et elle regarderait discrètement comme la situation évolue. Plus facile à faire qu’on ne le croit. La personne chargée de mettre de la vie en ces lieux dispose d’un système de caméras, civil, bien sûr, pour prendre des vidéos ou des photos des danseurs sur la piste ou simplement voir si les gens aiment la musique pour mieux s’adapter en conséquence. Le fait est, par contre, mettre un système de surveillance qui n’en est pas vraiment un entre les mains d’une espionne est le plus sûr moyen de faire en sorte qu’elle s’en serve pour son propre bénéfice. Souriez madame la sœur noire, vous êtes filmée, se dit intérieurement la Chiss. Elle l’entend donc passer commande et assiste à ce drame avorté par une cliente avec plus de jugeotte que son ami. Intéressant. Une personne qui entre dans un établissement servant de la boisson et qui va s’asseoir direct, d’un coup…

Cela présuppose donc que la nouvelle venue n’est pas ici parce qu’elle attend quelqu’un en particulier et par extension qu’elle cherche à faire autre chose. Tuer du temps, ce serait une hypothèse des plus plausibles. Et si quelqu’un est assez stupide pour lui chercher des ennuis, tuer tout court ne serait pas exactement impossible. Ce serait extrêmement mauvais pour sa couverture ça, un meurtre dans « son » bar. Autant s’assurer que la chose ne se produise pas. Plusieurs diront : plus facile à dire qu’à faire. Pour Silenda, ce n’est qu’un défi de plus, une partie de son travail, tout simplement. Et elle sait déjà comment elle va s’y prendre. Pour le moment, elle fait jouer de la musique mais elle n’est techniquement pas en train de faire son boulot, non? Les festivités vont commencer bien plus tard. Elle branche donc une petite compilation perso et se dirige vers le bar.

Tout se joue sur le premier contact, comme le lui a souvent répété un de ses instructeurs. Si elle ne donne pas la bonne impression, si elle ne joue pas ses cartes comme il le faut, surtout avec un être aussi volatile qu’une sœur noire, ce sera un cuisant échec duquel il n’y aura pas de possibilité de seconde chance ou de reprise. C’est bien pour cette raison que Silenda adore son métier. Une espionne impériale qui espionne le Consortium Éternel alors qu’elle est en fait une espionne Chiss espionnant l’Empire galactique. Le goût du risque, que faut-il de plus pour accepter de faire un tel métier? Elle avait analysé la situation et les données à sa disposition et de son point de vue, elle avait le bon angle d’approche pour réussir. La théorie pouvant être différente de la pratique bien… Il faudrait le tenter pour le découvrir… Ce qu’elle fit en s’approchant du bar.


« Celui-là sera pour moi dans ce cas. Cindy, sois gentille et mets-le sur ma note, d’accord? Merci. Oh et… À moins que j’ai des problèmes d’ouïe, la demoiselle t’a demandé quelque chose de fort, non? Alors sers lui quelque chose de vraiment fort. Pour une fois que nous avons une cliente qui sort de l’ordinaire, tu la traites comme la clientèle régulière! Tu n’envoies pas le bon signal, mais pas du tout, tu sais? »

Le tout dit d’un ton jovial et assuré. Accoudée au comptoir, Silenda, ou plutôt Lyra, s’assure de ne pas entrer dans la « bulle » de la sœur noire. Elle ne lui a pas adressé la parole directement car il semblerait qu’elle n’aime pas que les gens se donne se genre de liberté alors elle garde une mesure de prudence. Point de crainte par contre. Ce genre d’individu est comme les grands prédateurs. Ils peuvent sentir les émotions fortes. Alors autant ne pas envoyer quelque chose qui la désignerait comme une proie. Logique, non? Quand Silenda fait son travail, elle s’arrange pour bien le faire. Pourquoi faire dans la demi-mesure? Cela ne cadrerait pas avec sa façon de faire les choses, de toute façon. Cindy, la barmaid, la regarde avec des yeux ronds, l’air de dire « tu as vu ce qu’elle s’apprêtait à faire à ce type ». Ah ça, on ne peut que supposer ce qui allait se produire.

Lyra se contente de lui faire un sourire encourageant et la barmaid sort une autre bouteille, verse un nouveau verre à la sœur noire de quelque chose de beaucoup plus fort. Le genre de truc qui fait se demander si on ne s’est pas trompé avec la bouteille de décapant. La cliente a demandé quelque chose de fort et quelque chose de fort elle aura. Règle élémentaire de service à la clientèle. Et face à ce genre de cas, toujours montrer une image de confiance et d’ouverture. Oh il arrive que ça ne fonctionne pas. Certains détestent quand leur tactique de peur habituelle ne fonctionne pas. D’autres le voit comme un défi. D’autres encore apprécient parce qu’à force de côtoyer des gens qui ont moins de tonus qu’une nouille trop cuite, ça finit par tomber sur les nerfs. Reste à voir comment la sœur noire va percevoir la chose. Pas de risques. Pas de résultats.

Lyra demande un verre à Cindy qui lui en sert un. Si elle avait pris la même chose, elle aurait envoyé le pire des signaux. Défi. Confrontation. « Je prends la même chose que toi parce que je suis capable ». C’est le plus sûr moyen de se rendre ridicule et de perdre toutes ses chances. Alors elle vise quelque chose sans alcool car « une DJ qui arrive au boulot saoule, ça ne va pas le faire ». Elle ne s’est toujours pas assise, par contre. Le siège à gauche et à droite de la sœur noire sont dans sa bulle et il serait mal vu, toute culture confondue, d’avoir l’arrogance de s’y asseoir sans demander. Certains diraient que c’est faire preuve de courage mais est-ce une preuve de courage que de décider, par exemple, de se promener en habits légers sur Hoth parce qu’on peut le faire? Clairement pas. Ceci dit, lui parler, par contre… C’est une prise de risque acceptable.


« Et moi, en tant que femelle, est-ce que je suis autorisée à te parler? Ne serait-ce que pour te souhaiter la bienvenue en ces lieux, l’Oasis? Je prends le risque. Moi c’est Lyra. DJ, barmaid quand il manque de personnel, parfois videuse quand il faut des renforts mais plus souvent qu’autrement celle qui met de la vie dans cet établissement. Et toi, ô mystérieuse inconnue, ai-je la permission de connaitre ton nom? »

La moitié de la clientèle la regarde comme si elle venait de faire quelque chose qui pourrait signer son arrêt de mort. Comme si elle avait dit quelque chose contre la Reine Éternelle ou un truc du genre. Pourtant, Silenda, ou plutôt Lyra, a fait ce que n’importe quelle personne avec un minimum de volonté de désamorcer toute situation de conflit ferait. Encore une fois, la fortune sourit aux audacieux. Soit la sœur noire va apprécier quelqu’un qui sait se tenir debout, soit elle risque de lui en faire baver. Ce n’est pas exclu. Une mission peut réussir comme elle peut échouer. Un plan d’action devra invariablement être modifié en temps réel dû à des circonstances souvent hors du contrôle de la personne qui l’exécute. Mais encore là… Il en faudra bien plus, beaucoup plus, pour inquiéter le Chiss. Comme si évoluer au sein de l’Empire était moins dangereux!


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le Dim 17 Fév - 12:15
Non, elle n’avait pas de problème d’ouïe. Elle trouva que celle de la nouvelle venue était même plutôt fine si on considérait l’environnement. Elle jaugea, le regard direct sonda sans s’en cacher. La flatterie est une démarche commerciale usuelle qui ne semble pas étrangère à la femme qui vient d’arriver et travaille ici. Au ton, elle devina que celle qui est au service des boissons lui est inférieure. Officiellement ou officieusement. Si Taima avait su arriver si loin et si vite, c’est naturellement pour ce sens minutieux de l’observation. Elle savait instinctivement ou par réflexion analyser son environnement et adapter son attitude. Cette manière de faire lui donnait un air de prédateur froid et cela n’était pas pour lui déplaire.

Le nouveau verre est accepté sans un mot. La liqueur est meilleure et s’apparente plus à ce qu’elle peut trouver chez elle. En moins parfumé, il faudra qu’elle songe à la possibilité de vendre quelques bouteilles, ces petits échanges lui permettaient d’obtenir un peu d’argent puisque ce dernier n’avait pas cours sur Dathomir. Même si la plupart des palais seront certainement indigne et incapables d’en comprendre la subtilité, elle était certaine de trouver un marché à qui ces alcools exotiques plairaient. Elle reposa le verre sur le comptoir. Aucune toux ou larmes aux yeux ne vinrent. Le claquement de langue qui conclut la gorgée sembla même démontrer son appréciation. Elle observa la barmaid, puis le regard bleu glissa sur Lyra lorsqu’elle lui adressa la parole. Seul un léger froncement de sourcils vint troubler un langage non-verbal lisse.

« Bonjour Lyra. Vous ne devriez pas accorder tant de crédit aux rumeurs nous concernant… ou un peu plus, car si j’avais voulu porter préjudice à ce lieu, il serait déjà détruit. La notion de risque à prendre est donc parfaitement ridicule. Je ne suis qu’une cliente parmi d’autre. »


Elle reprit une gorgée de son breuvage, le portant avec un geste mesuré et délicat.

« Je suis Taima. Usuellement, on me nomme plutôt mère que demoiselle. »
Un sourire amusé et narquois ourla ses lèvres.

Elle ne semblait pas réellement offusquée. Si elle avait été énervée, son attitude n’aurait clairement pas été aussi ouverte et neutre. Evidemment, cela ne l’empêchait pas de taquiner cette jeune personne. Les dangers de la vie parmi les siennes, la dureté de leur planète et de leur société faisait que l’espérance de vie était nettement moins élevée que dans d’autres mondes. Certaines devenaient très vieilles, d’autres ne dépassaient pas l’enfance. Certaine, lorsque l’âge les privaient progressivement de leur performance physique souffraient d’accident et autres défaites. La mort valait dans tous les cas mieux que la décrépitude. Leurs capacités et leur magie les préservaient pourtant bien des affres de l’âge. C’était certainement le danger de leurs vies de combattante qui mettait le plus souvent un terme à leur existence. Hm. Oui, parce que malgré le mère, la personne qui faisait face à Lyra n’avait rien d’une grand-mère. Il était évident à l’état de ses mains, aux légères traces sur la peau, les fines rides qui la sillonnaient, qu’elle était une femme oscillant entre une trentaine ou quarantaine d’années.

« Taima sera très bien. » Conclut-elle.

Elle appréciait l’attitude et le caractère téméraire de la nouvelle venue. La sorcière était de toute manière venue ici pour se divertir. En dehors de Dathomir, elle tâchait de s’intégrer et appréciait les discussions qui lui permettaient de mieux appréhender le monde extérieur. Il lui semblait vital de le comprendre pour mieux parvenir à y trouver une place. Une juste place, celle qu’elles méritaient. Les expériences passées des siennes lui avait appris qu’il ne fallait pas faire preuve de suffisance et ne pas sous-estimer la complexité des pouvoirs en place. Le Consortium était pour cela parfait et elle y voyait chaque jour un peu plus, toute l’intelligence des Grandes Matriarches passées qui avaient su voir en eux des alliés de grande valeur.

Elle avait aussi pu remarquer que l’on a beaucoup à apprendre des petites gens. De ceux qui sont inférieurs, mais qui font finalement la vie et l’âme d’un lieu. Il fallait tout de même avouer qu’ils étaient majoritairement vite lassants et que la sorcière n’avait pas grand espoir que cette DJ puisse lui apporter une discussion réellement plaisante. L’intérêt qu’elle lui portait semblait d’ailleurs assez lacunaire. Le regard bleu s’était distraitement porté sur les mains de la barmaid qui découpait un fruit pour ses préparations. Le couteau tranchait rapidement la peau et la chair dont s’écoulait un jus poisseux.


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le Dim 17 Fév - 14:47
Le verbal et le non verbal sont des choses extrêmement révélatrices, plus encore chez ceux qui par nature ou par nécessité tentent de garder le plus possible une attitude neutre pour ne pas se révéler. Chez les Chiss, les démonstrations d’affection publiques sont excessivement rares et la société en général a des airs d’austérité. Pourtant, ce n’est là qu’une façon pratiquement culturelle de dissimuler intellect aiguisé, passions débordantes et ambitions dévorantes. Comme n’importe quelle autre espèce, les Chiss sont dotés d’émotions et de sentiments mais la culture du secret prévaut bien plus que nombreux concepts mis de l’avant, par exemple, les Humains ou au sein du Consortium Éternel, les Hapiennes. Et puis bon, soyons honnêtes, avec un métier comme le sien, il fallait savoir lire vite, bien et précisément.

La sœur noire en dit plus qu’elle ne veut bien le révéler. Cette ambition, par exemple. Elle dit quelque chose mais ce qu’elle décode est tout autre. Elle n’est pas ici par hasard, elle n’est pas ici simplement en tant que cliente. Elle est entrée dans ce lieu avec un but. Un prédateur peut évoluer dans son environnement sans tuer, sans traquer mais toujours il sera attentif, à l’affût, prêt à bondir. C’est ce qui fait la beauté des choses d’ailleurs. Il y a des aspects de certains êtres qui sont plus qu’innés : ils sont pratiquement codés génétiquement. Bien qu’elle semble « venue en paix », personne dans le bar ne veut vraiment s’en approcher, les rumeurs sur les sœurs noires et le côté obscur faisant leur travail de méfiance et de peur. Le commun des mortels est facilement impressionnable. Heureusement pour elle, Silenda ne fait pas partie de cette catégorie de personnes.

Naturellement, pareille attitude pourrait la désigner comme suspecte. Tant mieux, en un sens. Une personne comme cette Taima, guerrière et très probablement une force de la nature à sa façon, n’aura que peu d’intérêt pour un, le menu fretin et deux, le menu fretin terrifié. Rien qu’à la voir, dans ses gestes, dans ses paroles, dans sa façon d’être et de paraitre, il est clair que contrairement à plusieurs hauts personnages du Consortium qui ont utilisé davantage les autres pour parvenir à leurs fins, celle-là a dû faire couler au moins une rivière de sang pour atteindre sa position. De ce qu’elle sait des sœurs noires (de nombreux détails sont issus d’archives historiques et datent de l’occupation impériale de Dathomir), mère est loin d’être un petit nom mignon qu’on donne à certains individus. C’est synonyme de pouvoir, d’importance. Conclusion : son intérêt est encore plus piqué.

Mais ce qui titille le plus l’intérêt de l’espionne, c’est cette nonchalance de Taima à diminuer sa propre « importance ». Ce n’est pas un préjugé défavorable face aux utilisateurs de la Force plus qu’une observation qui est toute aussi valable pour les cyborgs mais en général, ceux qui ont des aptitudes qui les placent au-dessus de simples mortels vont vouloir capitaliser dessus pour augmenter leur propre prestige. La sœur noire fait l’inverse. C’est comme dire « je viens d’un monde hostile et je manipule des pouvoirs qui vous dépassent mais vraiment, je ne suis pas différente de vous ». Ironiquement, si chez Silenda, cela agit comme une mise en garde, une partie de la clientèle se sent soulagée et les regards vers le comptoir diminuent progressivement. Est-ce qu’il y a une utilisation de pouvoirs du côté obscur derrière les mots de Taima…

Ou est-ce que la faune locale est à ce point facile à berner? Elle pencherait plus pour la deuxième option si elle considère sa propre infiltration des lieux. L’angle d’approche vient de changer. Les paramètres qu’elle avait envisagés aussi. Fort heureusement pour elle, la cible est beaucoup plus intéressante qu’initialement anticipé. Il y a une chose qu’elle sait pour certitude. Si elle ne se rend pas intéressante ou indispensable pour Taima, cette mission se terminera par un échec. En rétrospective, elle se dit qu’elle aurait peut-être dû choisir une couverture avec plus de pouvoir en se rappelant et en se fustigeant mentalement que c’est justement parce que les gens sont imprudents face à ceux qui semblent avoir peu d’importance qu’elle a choisit ce rôle. Le Commandant Silenda commet très peu d’erreurs de jugement, c’est un des points qui revient le plus souvent lors de ses évaluations. Ça et son taux d’échec extrêmement bas.

Toute l’affaire repose sur une question. Comment une simple DJ, fusse-t-elle du plus grand centre de divertissement de cette ville, réussi l’exploit de s’accaparer l’attention d’une « mère sœur noire » un, sans que ce soit suspect et deux, suffisamment longtemps pour extraire toutes les informations dont elle pourrait avoir besoin. La presser… Comme un citron, tiens, pour faire un parallèle avec le fruit que coupe Cindy. La question est de taille, le défi l’est tout autant. Cependant, ce n’est pas ce qui va faire reculer la Chiss déguisée en humaine. C’est le cœur de son métier : tenter d’accomplir l’impossible sans cybernétique, sans la Force, juste avec du talent pur et quelques gadgets quand la situation le demande. Et s’il faut dire les choses avec une pointe de vanité, elle réussi admirablement bien à remplir cet objectif. Il va falloir prendre des risques.


« Taima ce sera, alors. J’aime bien. C’est court. La sonorité est intéressante. Et considère-moi étonnée. Je connais peu de personnes qui sont capables de prendre une gorgée de ce qu’il y a dans ton verre tout en restant impassible, voire de l’apprécier à sa juste valeur. Et si tu es… Comment tu as dit ça? Qu’une cliente parmi d’autre, ça veut dire que j’ai le droit de te flirter comme les autres alors? »

Cindy laisse entendre un petit cri aigu et lâche son couteau sur la surprise. Quelque part sur la gauche, quelqu’un vient de s’étouffer avec sa gorgée d’alcool. Un Ewok géant chevauché par le plus imbécile des Gungans aurait pu entrer dans l’établissement qu’il serait passé carrément inaperçu car personne ici ne saurait être plus étonné que par ce qu’il vient d’entendre. Pour les mâles présents, oui, c’est vrai, la sœur noire n’est probablement pas laide une fois débarrassée de ses oripeaux de sauvage (Les trucs en plumes et en os, en terres civilisées… Voilà une pensée assez répandue dans ce coin de la galaxie) mais l’aura qui l’entoure est une mise en garde suffisante pour ne pas trop regarder dans sa direction avec un œil autrement que chaste. Pour le reste de la clientèle, Lyra est connue pour être… Particulière, comme personne, c’est vrai.

Personne ne sait vraiment quand elle est arrivée mais elle est immédiatement devenue toute une sensation. Grande gueule, elle n’hésite pas à tenir tête aux clients les plus récalcitrants et quand elle disait faire videuse de temps en temps, c’était tout sauf une blague. Elle en a mis plus d’un à la porte cul par-dessus tête. Elle tient son alcool et agit comme bon lui semble bien qu’elle ne soit pas la patronne. Mais parler ainsi à une sœur noire? Sans doute est-elle suicidaire. Ce n’est pas encore la débandade mais plusieurs clients ont commencé à quitter discrètement l’établissement et curieusement, le videur est résolument absent, tout d’un coup. Plusieurs anticipent un massacre en règle. Lyra aura passé le commentaire de trop ce soir. Cindy vient de disparaitre sous le comptoir, les mains sur les oreilles. Mais la principale concernée, elle, se contente d’un sourire amusé.


« Quoi? Je sais écouter quand les gens parlent. La plupart des gens entendent. Ils n’écoutent pas. Tu as dit que si tu avais voulu détruire les lieux, tu l’aurais fait. Tu es donc ici pour deux des grandes raisons qui font qu’une personne entre ici. Pour affaires, ce dont je doute, ou pour le plaisir, ce qui implique, boire, danser, manger, socialiser, etc. Ça tombe bien : je suis ici pour la même chose, je n’y travaillerais pas sinon. »


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Taima Mek’ti
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le Lun 18 Fév - 0:12
Le culot, l’impudence, l’impertinence, l’effronterie… une forme d’audace pervertie. La perversion, c’est quelque chose qui lui a toujours plu. L’effronterie, par contre, se doit bien souvent d’être corrigée. Elle a toujours apprécié corriger. Ah, quelle délicieuse lueur dans les yeux punis, de la colère à la résignation, en passant par la douleur. Il est important d’éduquer correctement. Cette humaine-là a l’air d’avoir quelques lacunes dans ce domaine. C’est ce que pensa visiblement son acolyte qui émit un couinement surpris. Ou horrifié. Les deux certainement.

Lentement, elle se tournant vers Lyra. Si la salle frissonna, c’est certainement parce que cette fois-ci la Force s’électrisa autour de la sorcière. Elle tendit une main vers Lyra, sans brusquerie, et posa deux doigts sous son menton qu’elle releva. Une pression dure, mais qui ne força pas sa tête à se positionner de manière désagréable, l’obligeant simplement à lever le nez au plafond. Elle la toisa. Le corps est joli, exotique, mais certainement trop fragile pour lui plaire réellement. Elle chassa la pensée insinuée par la proposition de l’impudente. Non, elle n’avait pas besoin d’épancher une quelconque pulsion sexuelle à l’instant. Plus jeune, le jeu l’aurait certainement bien plus amusée et aguichée. Elle n'aurait pas éludé cette porte ouverte. A présent, elle choisissait avec soins ses partenaires et elles étaient bien plus rares à fréquenter sa couche. Il restait vrai que sa nouvelle participation au monde extérieur lui avait permis quelques expérimentations, mais elle n’avait pas réellement trouvé quelque chose de convenable.

« Vous pouvez.»
Le ton est indéniablement froid.

On peut bien des choses. Il faut simplement être sûr d’accepter le prix et les conséquences. Elle retira sa main. A son poignet, un bracelet d’os tinta d’un son mat et léger. Si elle avait été gentille, elle aurait congédié son interlocutrice. Il fallait se rendre à une évidence assez simple, la gentillesse ne faisait pas partie de son fonctionnement. Enfin,selon les critères de fonctionnement de ces gens. Elle-même se considérait comme quelqu’un de plutôt positif et bienveillant pour les siennes. C’est parce que je suis capable d’amour que je puis détruire. C’est parce que je suis capable de ressentir que je suis capable de souffrir. Elle avait rapidement cessé de tenter d’expliquer son empathie et capacité à aimer. Il semblerait que pour ces étrangers, ces sentiments seraient incompatibles avec la capacité d’exploser un crâne à main nue, par exemple.

Ce qui l’intéressait ou plutôt avait vaguement éveillé son attention c’était l’absence de peur. Que ce soit en raison d’une quelconque folie ou pour une raison plus complexe… bien qu’elle ne voie pas pour quelle raison on puisse ne pas la craindre. Lyra n’avait pas le profil de ces vétérans qui ont connu la guerre et bien pire, au point que leur cervelle étriquée a sabré toute notion de prudence. Trop habitué à vivre dans la peur pour parvenir à la ressentir. La socialisation ne pouvait pas être la seule raison. Si c’était une espèce de curiosité morbide, c’était vraiment imbécile de sa part de jouer ainsi avec sa vie. Quoiqu’il en soit, tant mieux, un jouet offert est un jouet offert.

Dans la liste citée, il n’y avait finalement que la boisson qui ait un peu de sens. Elle reprit le verre qu’elle vida d’une traite. Non, décidément, la puissance de l’alcool ne semblait avoir aucune conséquence sur son organisme.

« Et pourquoi devrais-je vous écouter plutôt que de répandre votre cervelle sur ce bar pour vous apprendre un peu de bon sens ? »


C’est une question qui relève autant de la sincérité que de la menace. Elle ne pensait pas devoir être plus explicite puisqu'à priori, l’intéressée savait écouter. Au point où elle en est de sa vie, elle ne ressentait plus le besoin de terroriser pour le simple fait d’assoir son autorité et sa puissance. Elle accordait si peu d’intérêt aux personnes présentes qu’elle ne ressentait aucun besoin de punir pour prouver qu’on la respectait pour ce qu’elle était. Il y avait cependant des limites à ne pas franchir et c’était ce qu’elle tentait de faire comprendre. Tant qu’elle l’amusait, la distraction était tolérée. Dans le cas contraire, il n’était pas impossible qu’elle explose. Elle n’était pas définitive quant à l’absence de destruction ou de violence. Après tout, c’était dans ce langage qu’elle s’exprimait le mieux. C’était ce qui l’excitait et la comblait. La destruction était une expression magnifique des forces terrestres. Son esprit se dissipa, replongeant dans de vieilles poésies nostalgiques.

La violence me délivre des tourments, pour m'y loger plus profondément.
Elle ouvre l'esprit à un état de lucidité, la souffrance étant une clé.
Plénitude.


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Silenda
Commandant de l'Imperial Intelligence
Commandant des Renseignements Chiss
Commandant de l'Imperial Intelligence  Commandant des Renseignements Chiss
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le Lun 18 Fév - 3:25
Il faudrait vraiment qu’elle félicite les esprits géniaux derrière son déguisement holographique. Le sien, bien sûr et celui d’une poignée de privilégiés tenu au plus grand des secrets. Pourquoi? Parce qu’elle devinait l’examen visuel de la sœur noire quand elle la força à lever le menton et le regard. Tout prédateur digne de ce nom se fie à ses sens pour décoder son environnement. Cinq pour la plupart des espèces, six, si on considère les dons conférés à certaines espèces, les pouvoirs de la Force, les implants cybernétiques, ce genre de choses. À la base un déguisement sert à quoi, au juste? À présenter une autre enveloppe. Le test avait été mainte fois réussi pour berner ce qui était artificiel et jusqu’à présent, même les chevaliers impériaux n’avaient su voir ce qui se cachait derrière le déguisement holographique, pour son plus grand amusement.

Et apparemment, cette branche de la Force manipulée par les sœurs noires était toute aussi impuissante à la percer à jour. À se rendre compte de la supercherie. Si Taima avait pu la voir telle qu’elle était réellement, elle se serait vite rendu compte que l’attitude plus frêle de Lyra n’est pas représentative de la carrure athlétique de la Chiss. On ne devient pas Commandant de l’Imperial Intelligence ET Commandant des Renseignements Chiss en se complaisant dans l’inactivité. Fascinant. Ce déguisement holographique commençait réellement à justifier les sommes englouties pour faire du prototype une réalité. Vraiment, la situation devenait de plus en plus intéressante bien que potentiellement à son détriment. Il y avait un risque non nul qu’elle subisse quelques traumas physiques. C’était parfois inévitable lors d’opérations sur le terrain.

En même temps, et c’était quelque chose que ses instructeurs chiss déploraient souvent, pour parvenir à un objectif, Silenda n’hésitait pas à faire passer sa personne loin, très loin dans l’ordre des priorités. Un bon agent doit pouvoir se retirer à toute vitesse si sa couverture tombe. Un agent blessé est une proie facile, un cadavre en sursis. Ce à quoi Silenda avait toujours répondu : sans prise de risques, comment peut-on oser espérer réussir? Une question aux implications bien plus que rhétoriques et qui avait le don d’irriter ses compatriotes. La mentalité chiss en est une de prudence, de patience et d’observation. Silenda elle veut une chose et une seule : des résultats. Point de gloire personnelle. Des résultats. Les menaces à peine voilées de la sœur noire ne font que solidifier sa détermination. Jamais elle ne recule devant un défi. Oh que non.

Elle va dans la bonne direction, appuie sur les bons boutons pour la faire réagir, pour garder son attention, pour extraire encore plus d’informations. Autant de petits gestes qui parlent énormément. Tout prédateur s’attend à ce que la proie craigne. Se soumette. Que si elle ose se tenir debout, elle finira par plier. Si le gibier ne se conforme pas à l’ordre « naturel » des choses, alors le questionnement et le doute s’installent. Pourquoi? Pourquoi ce comportement? Et parfois, une étape plus loin. La crainte. Pour la sœur noire? Ce serait étonnant mais pas impossible. La frustration, alors. Pourquoi pas. Personne n’aime quand les réponses ne s’imposent pas d’elles-mêmes. Le pour et le contre étant pesé, Silenda a décidé de son plan d’action, en considérant les potentiels dommages corporels qui pourraient en résulter. Pour le bien de la mission.


« Oh s’il te plait. Des menaces? D’accord. Jouons le jeu. Tu vas m’écouter parler parce que tu es sois curieuse, sois mécontente du fait que l’effet que tu produis en général ne porte pas ses fruits. Je peux presque voir tes neurones en activité : pourquoi cette pathétique petite humaine n’a pas peur? Comment peut-elle oser me parler sur ce ton? Corrige-moi si je me trompe dans mon interprétation des faits. »

À ce stade-ci des choses, ceux qui n’ont pas encore quitté le bar comme si les flammes d’un soleil menaçait de leur roussir le popotin sortent pendant qu’ils le peuvent encore. Un des clients lâche même un « Lyra a complètement perdu la tête » avant de passer la porte. La prise de risque était nécessaire, la provocation tout autant. Si la mission doit continuer d’avancer, il faut impérativement que la sœur noire trouve en elle un intérêt, même si c’est plus une dose d’irritation que de curiosité qui la motive. C’est comme quand elle supervise une mission menée à bien par ses subordonnés. Faire parler la cible juste un petit peu plus pour avoir l’angle de tir parfait avant que le sniper en embuscade n’appuie sur la détente. Tout est une question d’opportunité. De risques calculés. Et naturellement, en toute circonstance, de sang-froid. C’est primordial.

Elle peut pratiquement entendre la voix du Directeur des Renseignements Chiss. « Silenda, vos actions lors de cette mission étaient inconsidérées et je commence à me demander si le fait de fréquenter des Humains alors que vous êtes sous couverture n’est pas en train d’altérer votre jugement. » En même temps, il n’aurait pas tout à fait tort. Dans la théorie, les sœurs noires sont mentalement plus stables que les Siths, ça ne veut pas dire qu’elles sont plus gentilles pour autant. Quelle forme prendra l’acte de violence physique qui risque de suivre? Une gifle, un coup de poing, un coup porté par une arme blanche, l’utilisation de pouvoirs de la Force, peut-être? La préparation mentale aide à encaisser quand le geste sera posé. Elle connaissait les risques. Elle a pesé le pour et le contre. Elle a agi. S’il faut blâmer quelqu’un, ce sera elle et elle seule. Point final.

La prudence a été de mise, par exemple. Chaque mot pensé, calculé, pesé. La mauvaise inflexion dans le ton et ce sera perçu comme de la provocation. Ce qui évidemment est tout sauf l’objectif. Garder le ton de la conversation. Effacer tout sourire ou demi-sourire. Se tenir prête derrière le rempart mental qui vient avec l’acceptation du risque. Laisser filtrer le « bon » non verbal. Pas de peur mais un peu de tension. Il faut penser comme la cible. Essayer d’anticiper ses réactions et s’adapter en conséquence. L’échec n’est pas quelque chose de toléré chez les Chiss et Silenda, tant par principe que par éducation ou conditionnement, ne compte pas échouer. Ceci dit, jamais auparavant elle n’a eu pour… Sujet d’étude… Une sœur noire de rang appréciable. Paradoxalement, là où les émotions négatives ou neutres devraient dominer, ce n’est pas complètement le cas ici.

Silenda ne saurait se départir entièrement d’une certaine… Excitation, d’une certaine impatience quant à découvrir la suite des choses. Si son plan fonctionne, si elle réussit à se rendre indispensable, dans un sens très, très, très large, alors cela voudra dire qu’elle aura gagné une infime partie du respect de la sœur noire, lui ouvrant alors tout un univers de possibilités pour les questions qu’elle pourrait avoir et les observations qu’elle pourrait faire. Et puis bon, se dit-elle non sans une pointe de sarcasme, il y a toujours le plan de secours, c’est-à-dire exfiltration en vitesse, retour en espace impérial avec ce qu’elle a déjà récolté comme information. Beaucoup moins intéressant. Beaucoup moins… Gratifiant. Alors Silenda se pose la question : fait-elle vraiment ce qu’elle fait en ce moment pour le boulot ou par défi personnel pour pouvoir « humilier » certains de ses rivaux?


« Et donc, si tu répands ma cervelle sur ce bar pour marquer un point, pour soulager un ego froissé, la seule chose que tu vas prouver c’est que tu auras perdu le contrôle de toi alors que l’angle d’attaque le plus efficace serait de renverser la situation à ton avantage et m’écouter parler… Mais en te livrant les informations que tu veux savoir et non pas ce que cette jolie bouche peut dire de sa propre initiative. »


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le Sam 23 Fév - 1:01
« Je ne menace pas. Je promets. »

Elle termina son verre. L’ensemble de la clientèle derrière elle avait quitté les lieux préventivement. Ils avaient eu raison. L’instinct de survie est une notion très respectable. Se levant de son siège, elle se pencha en avant pour constater que la source de sentiments apeurés qu’elle ressentait. Elle se tenait toujours recroquevillée derrière le bar. La sorcière laissa courir son regard sur la chevelure brune qui masquait un visage obstinément tourné vers le sol. Une technique aussi inutile qu’agaçante. D’un geste tendre elle tendit le bras. Si la distance était trop longue, la magie s’agita à mesure que ses lèvres psalmodier un sort. Les légendes sur leur pratique de la magie n’étaient pas exagérées. Les intonations rauques et gutturales commandaient à l’énergie qui crépita. Le filet se tissa bien vite autour de Cindy, si la concernée n’était pas dotée de pouvoirs, le sortilège était avant tout une forme de torture plus que de capture. Il s’abreuvait de l’énergie de sa cible. Sa vie tout simplement et provoquait d’affreuse douleur. Les oscillations d’énergies noircissaient la peau, qui brûlée, émettait une odeur terriblement écœurante. Les cris émit, audibles jusqu’à l’extérieur, convainquirent les fuyards du bienfondé de leur retraite.

Le corps tomba lourdement au sol lorsqu’elle estima avoir obtenu ce qu’elle voulait. Nourrie par la terreur, comblée par le sang. Sa victime inconsciente respirait encore. Il n’était pas amusant de torturé un esprit endormi, cette défense de l’esprit était vraiment agaçante. Si elle s’était appliquée, elle aurait veillé à la maintenir à la limite du supportable. La sorcière avait préféré garder un œil sur l’éventuelle réaction de Lyra. Ce petit manque de concentration sur sa cible avait fait manquer de subtilité à ce sortilège compliqué. Qu’importe, elle était satisfaite. Le corps et surtout l’esprit de sa victime resteraient gravés par cette expérience. Qu’elle soit atteinte par la colère, la tristesse, la résignation, qu’elle survive ou meurt… Cindy ne serait définitivement plus la même personne. Ou alors, par compassion, peut-être prendra-t-elle la peine de l’achever plus tard. Elle aviserait.

« Vous me l’avez dit vous-même. Elle m’a manqué de respect. »

Elle remua doucement ses doigts, chassant l’énergie résiduelle qui la chatouillait légèrement. La sorcière recula et se dirigea vers une table avoisinante. Elle s’assit sur un des canapé et se saisit d’une bouteille abandonnée dont elle porta le goulot à ses lèvres. Une gorgée plus tard, elle reporta son attention sur la seule âme consciente de la pièce.

Son étroitesse d’esprit et sa provocation étaient en effet intrigante. Si la plupart de ses mots étaient des affirmations qu’elle estimait fallacieuses, elle devait admettre que la manière de faire était adroite. Le comportement de l’employée était donc, en effet, quelque chose d’inhabituel. Les phénomènes anormaux ont toujours une explication. Si celle de Lyra était intéressante, peut-être qu’elle s’y attarderait.

« Vous êtes une manipulatrice. »
 Taima lâcha cette constatation sans préliminaire d’aucune forme. C'était en réalité plutôt un compliment à ses yeux. « Vous devriez m’expliquer la raison de l’intérêt que vous me portez au lieu de tergiverser. Sinon, vous feriez mieux de suivre l’exemple de vos clients. » Un mouvement de bras explicite fut adressé en direction de la porte.

« C’est une promesse. »
précisa-t-elle.

L’humaine avait visiblement besoin de sous-titre. Les yeux bleutés qui l’observaient ne reflétaient une douce folie meurtrière. Il n’y avait eu dans les gestes aucune hésitation, aucun sentimentalisme. Elle corrigeait, comme l’avait évoqué la DJ, les comportements inadaptés. Avant toute chose, elle s’amusait. Il était cependant connu chez les siennes qu’elle se lassait vite de ses jouets. Dans cette joute verbale, l’espionne n’était pas la seule à tisser les toiles d’une analyse. Les étrangers qui la considéraient comme une créature sauvage et simpliste ou digne du raisonnement d’un sith à la cervelle grillée par ses affres, déchantaient rapidement. Elle était rodée aux joutes et analyses sociales, que ce soit parmi les siennes ou à la cour de la Reine Eternelle. Tant qu’elle calculait et analysait, son interlocutrice avait une relative sécurité physique. Le serpent jauge sa cible avant de mordre, mais lorsqu’il décide de ses actions, le venin coule dans votre sang en un clignement de paupière.

« J’adore perdre le contrôle. » rit-elle. « Je trouve cela parfaitement délicieux. » Un divertissement, une étreinte malsaine. Le contrôle est une illusion qu’elle ne nourrit pas, il faut au contraire, cultiver d’autres valeurs plutôt que de croire pouvoir maîtriser des choses impossibles. Cette mentalité érige des barrières dans l’esprit et l’emprisonne. A son niveau, la perte de contrôle était pourtant rare. Une question d’expérience, il lui en fallait désormais beaucoup pour glisser dans les bras de la folie. Le prix à payer est toujours plus élever pour obtenir une danse dans ses méandres. C’est une réalité.

Elle croisa ses jambes, dévoilant l’albâtre d’une cuisse au galbe harmonieux. Une main sous son menton, elle plissa légèrement les yeux. Si la gestuelle corporelle était calme et élégante, le sourire narquois ne se décidait pas à quitter ses lèvres. L’humaine avait son attention, c’était au moins une chose de sûre.


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le Sam 23 Fév - 4:03
Une manipulatrice, elle? Si seulement elle savait à quel point. Naturellement, en professionnelle endurcie, elle avait regardé avec un intérêt clinique la démonstration de Force de la sœur noire. Intéressant. Les occasions d’observer de près, d’une part et sans être la cible, d’autre part, de ce genre de pouvoirs était rare. Définitivement, elle aimait le style de cette femme originaire d’un autre monde, d’une autre culture. La curiosité avait toujours animé Silenda. La soif de connaissance l’avait toujours poussé à se surpasser pour en apprendre plus. Et sans jamais se salir les mains, sans jamais que s’y trouve la plus petite goutte de sang, elle avait triomphé de nombreux adversaires et de situations excessivement variées. La sous-estimer serait une erreur potentiellement fatale. Nombreux avaient été ceux à ne pas se méfier suffisamment. Fort heureusement…

La sœur noire ne semblait pas de celles qui stupidement jugent trop rapidement en se fiant uniquement à une supériorité supposée. C’était deux types de « froid » différent. Celui clinique, analytique et définitivement alien de Silenda versus celui d’une prédatrice qui avait sans doute vu de son vivant plus de morts que certains en voient en une dizaine de vies. Si tant est que la réincarnation est une possibilité mais elle n’était pas là pour débattre philosophie. Elle constatait, tout simplement. Un constat certainement des plus intéressants. Cette joute, tant verbale qu’intellectuelle, entrait dans la phase la plus délicate qui soit. Celle qui fait la différence entre les vrais professionnels et ceux qui pensent pouvoir jouer dans la cour des grands. Côté stratégie, sa « rivale », savait y faire. Il fallait aimer les méthodes brutales associables à la torture psychologique, certes, mais…

Les hurlements de Cindy avaient dû dissuader toute âme qui vive de s’approcher à plus de cent mètres des lieux. Une bonne entrée en matière. Un style assurément des plus intéressants. Elle n’avait aucune pitié ou intérêt pour la barmaid. Dommages collatéraux. De un, elle était citoyenne d’une puissance ennemie, critère un tant soit peu arbitraire, soit mais plus encore, elle était d’une absence totale d’intérêt pour elle. Un être insipide, sans ambition et qui n’avait aucune chance d’apporter quelque information ou renseignement utile pour sa mission. Par contre, si elle voulait les dernières imbécilités concernant les « stars » galactiques… Elle serait servie. Il fallait souffrir au service de l’Empire pour obtenir des résultats. Si elle jouait bien ses cartes… Il y avait peu de personnes à susciter son intérêt. Jouer dans la cour des grands n’était certainement pas donné à tous.

Sa rivale des services des renseignements républicains. L’énigmatique major du Chume’doro et la régente du Consortium Éternel. Une demi-douzaine de hauts personnages de l’Empire dont le Grand Moff. Et maintenant, cette sœur noire chez qui elle sentait un intellect redoutable. Y avait-il plus excitant, plus enivrant que de flirter avec le risque? Aux gens sans ambition les confortables postes de bureaucrates, engoncés dans une illusion de sécurité plus fragile que le cristal. Il n’y avait que les missions périlleuses pour vivre pleinement. En même temps, ce qui était amusant dans son métier, c’est que n’importe lequel de ses déguisements devenait jetable. Un personnage minutieusement planifié mais pouvant être abandonné en un clin d’œil si les ennuis devenaient trop importants. Elle avait l’habitude de leur faire subir nombre d’accidents. Lyra n’en serait qu’un de plus.


« Manipulatrice, moi? Si seulement tu savais à quel point. Superbe démonstration, en passant. Les gestes sont souvent plus riches que les mots. Mais tu voulais connaitre les raisons de mon intérêt, pas vrai? Si je te disais que c’est seulement en partie professionnel, tu me croirais? Je sais, je sais, ne pas mélanger travail et… »

Elle laisse sa phrase en suspens, volontairement. Anonymat. Manipulation. Voici vos outils, avait souvent répété comme un mantra un de ses instructeurs au sein de l’Imperial Intelligence. Un espion percé à jour perd de son efficacité si qui vous êtes réellement est découvert. Perdre des dizaines de fausses identités, par contre, c’était aussi insignifiant que de jeter un mouchoir usagé. Les meilleurs espions flirtent avec le danger, cela a déjà été dit. Il y avait cependant une ligne évidente entre un risque calculé et un suicide en devenir. Entre espions, c’était un jeu auquel les meilleurs étaient rompus, habitués, pleinement en mesure de prendre part avec brio. Sauf que la personne en face d’elle n’était pas une espionne. Une assassin, peut-être, quelqu’un habitué à tuer. Il fallait considérer ces paramètres. Repenser la situation en conséquence. Jouer intelligemment.

Elle rejoignit donc la sœur noire à la table, une expression similaire sur le visage. Trop en dire? Non, cela enverrait un mauvais signal, comme quoi il était bien trop facile de la faire parler. Ne pas en dire assez serait frustrant mais pas de la bonne frustration. Ou alors, donner un détail juteux et lui laisser le temps de le savourer, d’en redemander. Tout est une question de dosage. Devait-elle considérer la femme, la sœur noire, la prédatrice ou un amalgame des trois? Porter un masque pour différentes fonctions ou scinder sa façon d’être en autant de fragments qu’il en faut est commun dans son métier. Une façade professionnelle au travers de laquelle jamais un détail personnel ne filtre. Une façade pour la séduction, pour tromper, manipuler, transformer le mensonge en vérité. Une façade qui est Silenda pour qui elle est sans le masque de l’espionne et sans l’armure de la Chiss.

Cette femme serait capable de la tuer sans trop de mal. Certes, Silenda dispose d’un excellent entrainement au combat, tant avec des armes qu’au corps à corps mais il existe certaines forces auxquelles aucun entrainement ne peut vous préparer. C’est une réalité qu’on ne saurait négliger. Et de toute façon, tuer… Elle ne l’a jamais fait de ses mains. Elle pourrait le faire. Mais… Ce serait marquer la fin d’un point de fierté si important à ses yeux. Faire une carrière, un triomphe au sein de ceux qui vivent et agissent dans l’ombre et laisser derrière elle un héritage qui continuera de susciter l’intérêt pour des générations... Dans un métier comme le sien, quand vous mourrez, vous ne laissez rien derrière vous si ce n’est ce qui est divulgué au sein du service par vos réussites. Ceci dit, ce n’est pas aujourd’hui qu’elle va mourir malgré les risques. Appelez ça un sixième sens.


« Je suis autant DJ que tu es venue sur cette planète simplement pour prendre un verre. Qui je suis réellement… Est sans importance. Un nom n’est qu’un nom après tout. Appelle moi comme il te plaira. Tu es la source de mon intérêt pour plusieurs raisons. Stratégiques. Politiques. Culturelles. Personnelles. Je peux dire sans mentir que tu es la personne la plus intéressante que j’ai vu depuis de trop nombreuses semaines. Alors oui. Tu m’intéresses. Naturellement, te confirmer ce dont tu te doutes est peu de choses.

Tu ne m’as pas posé cette question parce que tu voulais connaitre la réponse. Tu m’as posé cette question pour voir ce que je daignerais te révéler. Quel genre de risque j’aime prendre. Soit. Je vais entrer dans ton jeu. La seule raison pour laquelle tu es encore ici et accessoirement pourquoi je suis encore en vie c’est parce que moi aussi je suscite ton intérêt. Mais quand je joue, je joue pour des mises qui en valent la peine.

Égalisons le terrain. Je sais que tu es une sœur noire. Sache que je suis une espionne. Oh quoi. Le personnage de Lyra est mort au moment où j’ai posé les yeux sur toi et que j’ai décidé d’altérer les paramètres de ma mission. Voyons voir comment toi tu joues, Taima. Révèles moi quelque chose qui va vraiment susciter mon intérêt… Si tu l’oses, bien entendu. Une information contre une information. C’est comme ça qu’on joue par chez nous. »


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le Lun 25 Fév - 1:00
Vraiment ? Elle ne s’attendait pas à un tel divertissement en entrant ici. Ce fait la réjouissait, puisqu’elle s’attendait à passer une soirée morose. Il y avait dans les propos et la manière de faire de cette personne une quantité certaine d’informations. Les yeux vifs de la sorcière démontraient le sérieux qu’elle mettait à l’écouter. Les réponses étaient logiques, non, Taima ne fut pas surprise parce que Lyra n’avait rien d’un DJ ordinaire. Elle aurait pu être folle ou vraiment atypique. Concernant l’espionnage, elle n’avait pas le sentiment qu’elle lui mente. Elle ne souhaita pas demander pour qui, car la réponse pourrait la porter face au choix déplorable de sa mort et ce serait dommage de gâcher un jeu amusant. Il était aussi probable qu’elle soit une médiocre espionne commerciale qui se laisse bercer par un ego trop dense. Peut-être. Peut-être pas.

« Loptra, sera ce qu’il me plaît. »


Elle secoua légèrement sa tignasse et fit cliqueter certains bijoux qui nouaient des mèches.

« Une sœur qui malgré un manque de compétences certain parvint à beaucoup par sa langue de serpent. Une capacité aussi méprisable qu’admirable. » précisa-t-elle.

Il valait cependant mieux posséder la langue et les compétences guerrières qui font un grand chef. Loptra mourut misérablement, trahie par ses propres manigances et ne parvint jamais à obtenir le pouvoir qu’elle convoitait. Son nom était même devenu synonyme d’insulte ou de qualificatif négatif. Taima s’était intéressée à cette histoire du passé, car il lui avait fallu apprendre que la force brute n’était pas le seul moyen. C’est pour cela qu’elle avait commencé les jeux d’intérêts sociaux et que ce talent s’était naturellement développé. Loptra était faible et avait échoué. Ce ne serait pas son cas, mais elle saurait tirer les enseignements de son mythe. Ce nom lui irait très bien puisque son interlocutrice désirait jouer sur ce tableau et attiser un mystère inutile. Qu’importe le nom, ce n’était qu’un détail.

« Je n’ai pas besoin de susciter quoique ce soit. »

La main blanche entoura le poignet de l’espionne et le releva lentement. Elle ne commenta pas le geste, se contentant d’observer sa peau. « Ma valeur semble valoir le risque de votre propre vie. Une mise sérieuse. »

Elle se pencha, de manière à ce que ses yeux soient à la hauteur de ceux de Loptra. Le parfum de la sœur était un étrange mélange entre quelque chose de très suave, un fruit sucré et l’odeur âpre d’encens. Une odeur mêlée à celle de la forêt et du sang. On apprend beaucoup en observant les mains et autres caractéristiques morphologiques. Si la peau blanche est parcourue de quelques cicatrices, l’ensemble est soigné. Les doigts manucurés, les dents propres et blanches. La peau est en bonne santé, lisse et la main est chaude. Ce tableau est très loin du cliché de sauvage véhiculée par bon nombre d’individu. La jalousie peut-être, car Taima n’est pas spécialement coquette ou apprêtée. L’hygiène a toujours eu une place naturelle et nécessaire dans sa vie et son éducation.

« Vous ne m’avez rien appris et vous imaginez que pour une provocation enfantine je vais formuler des informations ? »

Les lèvres s’étirèrent sur un sourire qui n’a rien d’amusé.

« Apprenez-moi quelque chose d’intéressant et peut-être serais-je disposée à discuter sérieusement. Vous n’êtes qu’une distraction passagère et cela me semble pour l’instant une raison suffisante pour vous porter un intérêt restreint. »

Elle relâcha le poignet et s’avachit dans un soupire exagérément bruyant.

« hufff, sérieusement… en connaissant ma nature de sœur de la nuit, vous en savez déjà beaucoup sur moi. Si vous n’êtes pas sotte vous avez compris que le qualificatif de mère est un titre et vous me faites ce cinéma de bas étage pour me soutirer des informations ? Non, non… Ce n’est pas un échange équitable. »

Elle agita une main agacée devant elle.

« Ne me manquez pas de respect, Loptra. » dit-elle en tournant soudainement sa tête vers elle.

Le regard est dur. Il n’y a pas de propos plus développé que cette simple phrase, mais le sous-entendu est clair. C’est une promesse et la dernière qui l’a contrariée à ce sujet git dans son sang derrière le bar. Le ton n’est plus badin, la voix s’est durcie également. Plus grave et sourde. Le regard ne la quitte plus des yeux, les paupières ne semble pas décidée à cligner, n’interrompant pas l’étendue froide et bleutée qui jauge une fois de plus l’étrange créature qui lui fait face. Sa réaction sera étudiée minutieusement à n’en point douter. Si l’étrangère est réellement une espionne, son apparence n’est pas réellement significative. Ce qui l’est par contre son ses mots et expressions.

L’évolution de la discussion a également éveillé un peu plus sa méfiance naturelle. La sorcière est sur ses gardes. Un intérêt peut être autant positif que négatif et elle en connaît beaucoup qui payerait cher pour voir sa tête tomber. Même si ce voyage n’avait pas spécialement été annoncé, il était possible qu’on lui tende un piège. La trahison est une monnaie répandue dans ce monde. Les prochaines informations et questions seraient très révélatrices de l’intention réel de son interlocutrice et soi-disant espionne.


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Silenda
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le Lun 25 Fév - 2:58
Évidemment que l’échange n’était pas équitable. Évidemment que le but était de jeter plusieurs lignes à l’eau et voir à quel appât la proie mordait, pour se donner une image claire. Il serait tellement facile de dire que la sœur noire est arrogante et bouffie de suffisance de par son attitude hautaine et désagréable. Seulement voilà le piège et un beau qui plus est. Aux yeux de l’espionne, bien que Taima puisse avoir des très laissant supposer un fort ego, elle ne semblait en rien du genre à exposer pareille vulnérabilité de caractère. Un jeu, à sa manière. Un leurre. Si le mécontentement semble sincère, si tant est que l’adjectif s’applique, il n’est probablement pas aussi prononcé qu’elle veut le faire croire et si ce n’était qu’un intérêt passager, elle serait déjà par terre, baignant dans son sang ou agitée de convulsions. Ce qui n’est pas le cas.

Si elle devait faire un pari, ce qui n’est pas dans ses habitudes, elle dirait que son propre écran de fumée a parfaitement fonctionné. Si la sœur noire la perçoit comme une espionne se prenant pour bien plus qu’elle, tant mieux. Ceci dit, ça ne rendait la situation que plus intrigante. Un individu de la trempe de Taima aurait dû déjà remarquer un certain nombre de détails subtils mais qu’une prédatrice de son calibre aurait dû remarquer. Quand elle lui prit le poignet, elle qui semble habituée, justement, à ce genre d’examen, aurait dû remarquer une incongruité presque imperceptible mais pourtant présente. Un déguisement holographique peut « tricher » bien des choses mais en touchant la peau, on pourra remarquer une légère différence de température ou de texture. Comme si un film très mince était présent. Presque imperceptible, encore une fois.

Or, un examen physique et minutieux, surtout fait par quelqu’un qui n’a pas l’habitude de se fier à la technologie pour constater ce qui est devant soi aurait dû ou plutôt pu lui mettre la puce à l’oreille. Pas qu’elle soit en mesure de dire « tu portes un déguisement holographique ultra sophistiqué ». Statistiquement, il y avait de fortes chances qu’elle ne sache même pas ce que c’était. Mais elle aurait très bien pu commenter sur la question.  De deux choses l’une. Soit-elle ne le sait réellement pas, soit elle s’attend à ce que cela fasse partie de ce qui lui sera révélé pour voir jusqu’où l’honnêteté va. Elle a parlé de manque de respect, non? Assurément s’attend-elle à la vérité sous peine de sévères conséquences. Mais encore là, jusqu’où peut-elle en révéler? Son affiliation pourrait signer son arrêt de mort, tout comme son espèce. Surtout son espèce, en fait.

Statistiquement, encore une fois, peu de Chiss quittent l’Ascendance ou les territoires impériaux. Très peu. Oui, elle pourrait enlever son déguisement holographique mais ce serait alors prendre le risque d’être découverte en territoire ennemi. Elle ne craignait pas d’appareils espions ici (surtout que la sœur noire ne semblait émettre aucune signature électronique suspecte, elle avait naturellement vérifié) mais admettons qu’un témoin gênant pointe le bout de son nez ou pour une raison X elle doive quitter précipitamment les lieux… Que révéler qui soit intéressant sans être mortellement compromettant? Que sait-elle de Taima? Ce qu’elle est, une sœur noire. Un nom, si c’est bien le sien. Son rang, mère. Et elle a vu au moins un de ses pouvoirs en action. Il faudrait donc lui donner quelque chose d’équivalent ou à peu près équivalent pour la contenter.


« Comme c’est intéressant. Je me serais attendue à ce qu’une personne de ton rang en devine un peu plus. Il semblerait que l’espionnage dans ton coin de galaxie et le mien ait de fortes différences. Que révéler alors qui pourrait t’intéresser… Un nom qui se rapprocherait davantage du mien serait Umbra. Un nom de code. Pas de prénom et de nom dans mon métier. Loptra. Je parierais cher que c’est tout sauf flatteur.

Pour ce qui est de mon grade, commandeur, si tu le veux dans la République Galactique, commandant, si tu le veux dans l’Empire Galactique, agent senior, si tu le veux dans le Consortium Éternel, capitaine si tu le veux au sein d’Apex et  Alor'ad si tu le veux chez les Mandaloriens. Et tu l’auras sûrement remarqué mais ce que tu regardes n’est pas mon apparence réelle mais un déguisement technologique extrêmement avancé. »


En guise d’entrée en matière, ce n’est pas si mal. Pas aussi direct que la sœur noire, d’accord. Mais en même temps, elle a demandé des informations pertinentes. Utiles. De savoir que sa proie occupe un poste de haute importance au sein d’une des grandes factions est déjà révélateur de la valeur qu’elle peut avoir. Au sein du Consortium, le grade suivant serait major du Chume’doro, au sein de l’Empire, Moff de l’Imperial Intelligence, au sein de la République, Directeur des renseignements républicains, chef de guerre au sein d’Apex et Al'verde chez les Mandaloriens. Autrement dit, quelqu’un qui non seulement a fait maintes fois ses preuves mais qui en plus, en général, commande à d’autres. Décide du sort de plusieurs. Juste avec cette information, elle pourrait sans doute se faire un nom en la capturant. Le reste de ce qui a été dit…

Le nom de code choisi est un peu sa répartie au « ne me manquez pas de respect ». Elle veut du respect mais ne semble pas disposé à en donner. Un compliment ou ce qui ressemble à un compliment peut cacher bien du venin. Ce n’est qu’une hypothèse mais sans plus de données à analyser, elle préfère encore se fier à ses déductions. Naturellement, en tant qu’espionne, Silenda sait ne pas s’attarder à ce genre de choses mais… Cela fait partie du jeu. La révélation du déguisement holographique est également un gros risque à prendre car rien n’indique que la sœur noire n’a pas dans son arsenal de pouvoir quelque chose pouvant générer de l’électricité, par exemple ou quelque chose capable de court-circuiter ce gadget qui est en fait devenu une par de sa vie de tous les jours. Comme une prothèse, un implant ou quelque chose de vaguement similaire.

Quand elle n’est pas entre les murs de l’Imperial Intelligence, Silenda est souvent déguisée. Reste à voir, si l’information va satisfaire la sœur noire. Les informations, en fait. Distraction passagère? On ne prend pas la peine de justifier ou de se justifier devant une distraction passagère. Et puis bon. Mettre sa vie en danger… Elle a l’habitude. Quiconque choisit un métier comme le sien est pratiquement toujours en danger. Chaque seconde en terres hostiles peut être la dernière. Chaque prise de risque peut avoir des conséquences funestes. Ce n’est pas ce qui l’empêche d’en prendre par contre. L’attitude soit légèrement amusée ou relativement impassible est la réponse à l’attitude sérieuse ou très « sœur noire » de sa vis-à-vis. Et si la sœur noire veut jouer à « je te prends le poignet sans permission », Silenda joue à « je te prends le menton sans permission ».

Le regard. Les Chiss donnent souvent l’impression de ne jamais cligner des yeux. Par contre, beaucoup d’espèces ont un non verbal extrêmement prononcé par leur regard. Un de ses camarade de promotion lui a dit un jour qu’à force de regarder l’abysse, cette dernière finit par vous regarder. Silenda est curieuse de voir ce qu’elle pourrait découvrir derrière cette façade de sérieux et de mort. Ça et le fait que les lunettes qu’elle porte ne sont pas de simples lunettes. Elles permettent entre autres choses de scanner la personne en face de soi et d’effectuer un certain nombre d’analyse. Considérant qu’elle est potentiellement en train de flirter avec la mort, littéralement, laisser en « héritage posthume » à l’Imperial Intelligence un petit quelque chose sur cette femme serait la moindre des choses, non? Autrement, si l’envie lui prend, elle effacera ce qu’elle a enregistré.


« De toi à moi, je préfèrerais continuer cette soirée sans avoir à recourir à la violence. Tu es une prédatrice et ton haut rang veut dire que tu sais saisir une opportunité quand elle se présente. Admettons… Une espionne de haut rang avec une volonté masochiste ou suicidaire d’entretenir une conversation avec une sœur noire. Que veux-tu, je préfère ressortir d’un bar sur mes deux jambes et en pleine possession de mes moyens. »


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le Dim 3 Mar - 22:08
Elle frottait doucement son pouce contre son majeur et annulaire qui lui faisait face. Le mouvement lent et répétitif perdura quelques minutes. La sorcière réfléchissait. La technologie ne faisait clairement pas partie de sa vie. Cependant, elle avait conscience que dans le reste du monde, cette absence de connaissance était une faiblesse. Il est bien sûr intolérable de concéder une faiblesse si évidente. Taima s’était renseignée sur certaines choses, mais en découvrait encore beaucoup. Il est toujours compliqué de percevoir les potentiels pièges et possibilité qu’offre un art qui est totalement absent de votre culture et habitudes. Penser qu’elle était une sauvage était cependant une erreur, depuis plusieurs années, elle côtoyait le reste du monde et avait beaucoup voyagé. Le paradoxe de la magie et de la technologie ne la heurtait pas et elle appréciait l’inventivité qui était créée. Elle avait pu voir à l’œuvre des armes tout bonnement magnifiques. Sans parler de tout ce qui avait toujours manqué aux siennes, des vaisseaux spatiaux. Si elles avaient su maîtriser ou capturer ce genre de technologie, l’issue de beaucoup de choses aurait été modifiée. Dathomir fut utilisée comme une prison et l’est restée d’une certaine manière. Si tous leurs efforts avaient été par le passé réduit à néant, c’est qu’il devait en être ainsi. Bien que légèrement amère, Taima savait comme les siennes que les chants des esprits ne se trompaient pas. Elle reporta son attention sur celle qui lui faisait face.

La provocation semblait en tout cas être une amie intime de son interlocutrice. Les mots se déroulaient tels des serpents, vicieux et dangereux. La sorcière a toujours aimé les serpents.

« C’est tout de même ennuyeux. »
Elle se pencha très légèrement en direction de la femme. « Je vais certainement devoir réévaluer l’offre de flirt. » Elle fronça son nez brièvement. « J’aimerai m’assurer d’une chose avant que nous continuions notre discussion. Je me fiche de l’apparence qu’il vous plaît de laisser paraître. Je tiens tout de même à vérifier que ceci sont de vraies mamelles. » Elle pointa la poitrine d’un doigt accusateur. « Et que ce short ne dissimule aucun attribut qu’il me viendrait l’envie de trancher et de faire frire devant vous. » L’idée lui donna presque l’envie de réellement découvrir ce genre de supercherie. « Comme je suis agréable, je vous laisserais les déguster avec moi. » Précisa-t-elle le sourire aux lèvres.

Elle comprenait désormais la sensation sous ses doigts et ignorait à quel point cette technologie pouvait être efficace. Autant l’idée d’un déguisement l’agaçait et la dérangeait, autant celle de parler en réalité à un mâle qui se serait aurait changé de genre pour la tromper lui donnait des envies de meurtre. Lorsque ce genre de pulsion gronde au fond du ventre, la sorcière sentait pulser la magie. Les énergies qui grondent, qui ne demande qu’un murmure, un son effilé qui franchisse les lèvres. C’est à travers la vérité des émotions que le contrôle et la puissance sont réellement possibles. Sans rage, sans déchirement, les voix sont faibles. Les murmures du monde trop ténus. Elle pouvait les sentir, ici aussi. Même si les chants étaient moins puissants que sur Dathomir. La toile du monde, les fils qu’il faut manier pour créer. Il faut le voir pour le comprendre, il faut l’entendre pour aimer. Les lamentations des esprits. Ils hurlent, crient.

Les longs cils qui entouraient ses yeux cillèrent. Les battements rapides brouillèrent les iris qui s’étaient teintés d’une lueur étrange, rougeoyante presque. Ses yeux fixés sur le comptoir comme s’ils voyaient quelque chose d’imperceptible. Un cœur muet, l’esprit qui s’embue. La machine qu’est le corps ne devient qu’un tas de chair inerte et l’esprit est déchiré. Arraché à son enveloppe. Elle est morte, là, seule et misérable derrière son comptoir, baignant dans son sang. L’agonie n’a pas été trop longue. La sorcière sourit un peu plus.

Un sourire presque candide, heureux. Le genre d’expression qui vous ferait presque oublier le fauve. En ôtant un peu de peinture et quelques plumes, la femme aurait pu sembler tout à fait ordinaire et jolie. Le teint trop blanc la transformant en poupée délicate. Cette illusion ne dura pas, car l’examen de son interlocutrice était attendu. Il était nécessaire de lever ce doute. Le reste des questions et choses à faire s’appliqueraient en circonstance. Tout au final était très simple et découlait d’une logique imparable.


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le Lun 4 Mar - 0:52
Bien. La situation semblait prendre une tournure plus favorable. La curiosité est un puissant moteur capable de prendre le dessus sur les attitudes les plus prudentes. Elle le savait pour certitude. Après tout, en tant qu’espionne de haut niveau, la psychologie avait toujours fait partie de son arsenal. Bien plus pratique que n’importe quelle arme, qu’elle soit à distance ou non. C’était sa stratégie préférée. La manipulation. Certains compareraient la chose à une araignée capturant ses proies dans sa toile mais elle détestait cette analogie. Elle s’était toujours davantage vue comme une marionnettiste ou une chef d’orchestre. L’araignée capture des proies, elle ne fait rien avec si ce n’est les manger. Dans son cas, au contraire, elle les faisait danser, elle les dirigeait, elle les utilisait comme autant de ressources à sa disposition. C’était son petit plaisir personnel.

Que la sœur noire veuille confirmer qu’elle était bien de sexe féminin manqua de lui arracher un éclat de rire sincère et spontané. Chose qu’elle se refusa car indubitablement, Taima le percevrait comme une attaque, comme une insulte. Décréter sans le dire que c’était une faiblesse que de « craindre » de se trouver en présence du « mauvais sexe ». Ses craintes étaient parfaitement légitimes, cependant et elle apprécia cette mesure de méfiance. Si la sœur noire se délectait de la peur, de la crainte et de la souffrance, tout du moins Silenda déduisit que c’était ce qu’elle appréciait de ses victimes, la Chiss préférait et de loin le doute. De ne pas savoir si les sens sont fiables, si le raisonnement est bon… Les jeux de l’esprit étaient pour elle des plus enivrants. Le meilleur de son métier. C’était même… Excitant, si l’adversaire était de taille. Si rare en cette époque. Si rare…

Toutes les énergies étaient tournées vers la guerre. Tous les esprits concentrés sur la stratégie et la tactique. L’espionnage, pour ce qu’il en subsistait, trop souvent une affaire d’assassinat ou de sabotage sans trop de subtilité. Heureusement, les agents sous ses ordres avaient une mentalité similaire à la sienne. Le but n’était pas de rapporter plusieurs petites victoires à L’empire. C’était bien trop facile et misérablement insipide. Une opération menée avec brio, planifiée avec soin et bien que prenant plus de temps rapportait considérablement plus. Cette mission se classifiait de plus en plus dans cette catégorie. De « modérément productive », elle était passée à « intérêt certain ». Pour qui, l’Empire, probablement. Ce qui n’excluait pas que Silenda elle-même soit intéressée. Cela dit, il était temps de rassurer la sœur noire. Désamorcer la tension.


« Laisse-moi te rassurer sur une chose. Je manipule, oui. Je peux mentir sans effort, oui. Mais je suis parfaitement sincère et honnête quand je te dis que je suis bel et bien de sexe féminin et que je n’ai pas été retouchée, si c’est ce que tu sous-entends par vraies mamelles. Disons que là d’où je viens, ce genre d’artifices, soi-disant de mode sont vus avec mépris. Et bon, je me sens sympathique donc je vais te révéler un secret.

Mon déguisement holographique est le produit d’une technologie hautement sophistiquée qui fait voir une apparence. Il trompe les yeux et les appareils technologiques. Mais si tu me touches, tu pourras sentir ce qu’il y a en dessous. Mes formes, la définition de ma musculature, la texture de ma peau, tous les détails de mon anatomie. Et si jamais tu as des doutes… Je n’ai rien à cacher. Laisse-moi les faire disparaitre pour toi. »


Silenda prit les mains de Taima et les posa sur sa généreuse poitrine. L’espionne n’avait pas peur. Loin de là. Et elle se sentait pleinement en contrôle. De plus, elle ne jugeait pas avoir une attitude dégradante. Provocatrice, assurément et c’était le but. Mettez deux prédateurs dans la même pièce, de deux espèces différentes et aux techniques de chasse qui le sont également et soit ils vont chercher à s’entretuer, assurer leur dominance sur l’autre ou ils joueront en employant ce qu’ils maitrisent le mieux. Que pouvait-il se passer de si terrible? Elle n’était pas de sexe masculin donc une réaction hostile et instantanée de la part de la sœur noire était à exclure. Elle avait offert des informations équivalentes à ce qui lui avait été donné, faisant preuve de respect. Certes, elle gardait un certain nombre d’informations dissimulées mais en même temps…

C’était parfaitement compréhensible et démontrait une force de caractère, des traits dominants. Tout révéler aurait été faire preuve de faiblesse. Quoi d’autre? Elle l’avait instruite sur un domaine qu’elle ne connaissait (les bases de la technologie de pointe et top secrète entourant son déguisement holographique) pas sans la dénigrer, sans avoir l’audace de la considérer comme une vulgaire sauvage. Elle avait réussi à garder l’intérêt et l’attention de la sœur noire qui s’était chargée elle-même de faire partir tout gêneur éventuel et s’il fallait en croire les systèmes espions qu’elle avait installés, elle avait tué directement ou indirectement la seule personne à être encore présente, victime sans importance dans cette opération, Cindy, barmaid et citoyenne d’une puissance galactique qui se moquait éperdument de son trépas. C’était au contraire un bilan positif.

Était-elle vraiment si dénuée d’émotions, au point de considérer une mort comme négligeable? Elle n’était pas dénuée d’émotions. Elle en avait, oui, et elle savait très bien les gérer. Simplement, s’il fallait qu’elle soit affectée par chaque décès dont elle était témoin, elle serait bonne pour l’asile, une épave émotionnelle incapable de faire quoi que ce soit. La logique prévalant chez les Chiss, elle était capable de se montrer clinique et rationnelle, ce qui lui permettait de faire son métier bien mieux que des dizaines de soi-disant espions d’élite. Et c’était toujours avec ce même pragmatisme en tête qu’elle avait décidé d’adopter une attitude plus « humaine » ce qui lui permettait d’approcher plus facilement un nombre intéressant de cibles de tout type. De dire qu’elle aimait son métier était mentir. Elle adorait son métier. Un fait qui n’était pas près de changer.

C’est cette curiosité héritée tant de sa nature de Chiss que de la personnalité plus « chaude » qu’elle s’était développée qui faisait en sorte qu’elle avait de plus en plus hâte de voir la suite. Elle ne pouvait pas le prouver, évidemment et elle savait qu’il y avait une limite aux risques qu’elle pouvait prendre. À chaque instant, elle jouait à un jeu dangereux. À la différence de bien des gens par contre, la mise « moyenne » était sa vie. Face à Taima, qui venait d’une civilisation impitoyable, elle devait rester prudente même si les interactions entre elles deux semblaient aller vers le mieux. Elle était l’ennemi, il ne fallait pas l’oublier. En fait non, c’était bien plus complexe que cela. Tant qu’elle ne savait pas comment se positionnait la sœur noire par rapport au Consortium Éternel, tout ce qu’elle faisait devait être fait en gardant les idées claires et donc inévitablement…

Avec une mesure de réserve. Il n’était pas exclu qu’à l’instar des Siths, Taima joue pour son propre compte, ce qui voulait dire que si elle découvrait l’affiliation impériale de Silenda, elle saurait y trouver un avantage certain plutôt que de la livrer à sa hiérarchie en échange d’une reconnaissance on ne peut plus éphémère. En fait, la Chiss pouvait voir un avantage certain capable de bénéficier aux deux partis impliqués. Avoir sans ses relations un commandant de l’Imperial Intelligence et de ses agents pour éliminer ses rivaux d’un côté et pour Silenda, une source d’informations fiables pour nuire au Consortium Éternel tout en gardant son « allié » en position de force, ça ne pouvait pas nuire non plus. À voir. Plus tard. Elle avait avancé sa pièce sur l’échiquier. Restait à voir comment Taima réagirait et comment elle jouait. Libre à elle de faire ce qu’elle voulait de ses mains…


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le Jeu 14 Mar - 19:05
Plus qu’une crainte, c’était en réalité, une clarification nécessaire. L’affront d’un travestit aurait été sanctionné immédiatement d’une décapitation ou tout autre acte menant à une mort subite. Taima n’aimait pas être insultée et possédait de nombreux défauts dont un égo passablement développé. Sans parler de tous ses petits travers, mais si on apprenait qu’elle s’était fait mener en bateau par un déguisé et s’était donnée la peine de lui prêter de l’intérêt, nul doute qu’on se serait passablement moqué d’elle. Taima haïssait qu’on se moque d’elle. Oui, elle avait toujours détesté ce sentiment-là. D’autant plus que désormais, personne n’osait chez elle se moquer d’elle. Par respect ou peur, qu’importe, la Mère qu’elle était régnait indiscutablement sévèrement. La peur n’est pas une tare, mais une compagne taquine. Les émotions sont des compagnes que l’on peut dompter, mais qui existeront toujours. C’est d’elles que naissaient les énergies intérieures. Vouloir les contrôler parfaitement est profondément vain. Une illusion pernicieuse qu’il vaut mieux éviter si l’excellence est visée. Il faut au contraire, savoir les vivre, les subir, sombrer en leur sein.  

Elle ne s’opposa pas à la saisie de ses poignets pour que ses mains atterrissent sur la poitrine de son interlocutrice. Les mains de la sorcière, étonnement chaude, ne se firent pas prier et une palpation en bonne et due forme commença. Loin du côté sensuel, l’examen avait plus l’aspect peu agréable d’un agent de sécurité un peu brusque et aux mains baladeuses. Elle commença à fredonner une mélopée. Les mains remontèrent à son cou, descendirent dans son dos. La mélopée sourde continua. Le fessier connu le même sort, jusqu’aux pieds. C’était intriguant. Elle aima tout cela. La danse du prédateur continua, les mains oscillant, naviguant contre sa peau et ses vêtements. Elle porta son visage à sa nuque pour inspirer profondément, n’hésita pas à l’embrasser toute entière dans une étreinte pour s’approprier son corps.

L’examen corporel avait tout de celui d’un prédateur qui estime s’il va ou non mangé sa proie. La sorcière, porta sa main gauche à sa boucle d’oreille. Une dent de carnassier qu’elle avait chassé et qui était devenu l’un de ses talismans. Elle pinça l’objet entre son indexe et son pouce jusqu’à sentir la douleur familière de la peau qui se perce. Elle posa son indexe sanglant au milieu de son propre front, y laissant une marque poisseuse. La main et son doigt se déposèrent ensuite sur la poitrine opulente. Lorsque la mélopée cessa, la sorcière lui offrit un sourire chaleureux. Elle porta son doigt à sa bouche et le suçota, désinvolte.

« Très bien, vous avez dit vrai. »

L’endroit où le doigt blessé s’était posé sembla un instant palpiter, voir même bruler la peau de l’espionne. La sensation s’effaça bien vite. Ce rituel était l’un des plus simples parmi tous ceux existants. Toute sœur qui se respectait savait maîtriser le langage du sang. Au-delà du caractère très pratique de traque, il était un lien beaucoup plus intime et délicat. Une sensation inéluctable, une possession indirecte. Jusqu’à ma mort ou la tienne, disait la chanson. Dommage qu’elle ne puisse pas la comprendre, car cette poésie lui aurait certainement plu. Taima avait toujours trouvé ce sortilège romantique. Il était d’ailleurs susurré qu’à son origine, il avait été créé pour pouvoir toujours retrouver les choses aimées. Si la réflexion philosophique devait être poussée, elle conclurait en affirmant qu’elle éprouvait pour ses proies beaucoup d’amour.

« Oh. » Elle prit la main de l’autre et la plaqua sur sa propre poitrine. « Je ne me cache pas sous des images tronquées et je suis bien ce que je parais. » Elle tira un peu plus, obligeant son interlocutrice à se pencher vers elle pour combler l’espace qui les séparait. « Ainsi, l’examen est équitable. Hm ? » Elle la toisa. L’attention est là, le jeu aussi. La proximité imposée fait partie de ce langage provoquant, répondant aux facéties provocatrice de l’espionne.


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le Ven 15 Mar - 3:10
La situation ne faisait que continuer de progresser vers des événements intéressants. Autant Silenda pouvait avoir des émotions proches de celles des humains, autant en ce moment, la Chiss qu’elle était luttait contre ce sentiment d’excitation croissant. De mémoire, personne au sein de l’Imperial Intelligence n’avait eu la chance, si tant est que le terme s’applique, d’observer de si près, voire intimement, une des énigmatiques sœurs noires. Oui, les archives de l’empire de l’époque et certains textes ou documents acquis plus ou moins légalement tentaient de faire la lumière sur ce groupe d’utilisatrices de la Force mais comme dans bien des sujets d’étude, si vous n’avez pas de « cobayes » volontaires, vous n’irez nulle part. Et quand il s’agit de ces redoutables femmes, le cobaye est plus souvent qu’autrement celui qui veut les étudier.

Certes, la Force en soi confère certaines habiletés permettant de révéler certaines choses chez les gens. C’est un fait. Et c’est une réalité qui fait que tant les espions que les cyborgs ou certains organismes en cette galaxie s’entrainaient pour pouvoir déjouer la chose, naturellement ou artificiellement, de façon innée ou apprise. Face à un esprit alerte et aiguisé, comme avec les sérums de vérité et certaines techniques de torture, les résultats étaient tout sauf satisfaisants. Il y avait fort à parier qu’au sein d’une civilisation habituée à la duplicité et où seules les plus fortes survivent, de nouvelles techniques avaient été développées pour obtenir des résultats dignes de ce nom. Ne prétendait-on pas que les sœurs noires parlaient aux esprits? Superstitions grotesques pour impressionner les naïfs, sans doute. Mais toute rumeur part d’au moins un fait, dans la réalité des choses.

Ainsi, Silenda se laissa observer, toucher et se montra de bonne grâce pendant… L’examen… De Taima. La Chiss en elle, clinique, froide et inflexible, prenait note du plus subtil des gestes. L’espionne en elle sentait l’excitation monter en elle comme à chaque fois qu’une mission porte ses fruits. Le goût de la victoire et de la chose bien faite sont deux arômes dont on ne se lasse jamais réellement. Peut-être qu’une partie de cet examen n’était que de la poudre aux yeux. Après tout, rien n’indiquait que la sœur noire ne puisse pas être joueuse, cherchant à tester tout autant l’espionne qu’elle le faisait. Voir qui des deux abandonnerait le professionnalisme ou le masque porté par nécessité ou par le travail pour révéler ce qui se trouve vraiment en dessous. C’est la suite, par contre, qui devint ô combien plus intéressante. Nommément, cet usage soudain et surprenant de sang.

Premièrement, le fait que ce ne soit pas le sien l’étonna partiellement. Elle se serait attendue à ce que toute pratique entourant les sœurs noires utilise le fluide nourricier de leur victime. Un peu comme ce qu’elle avait fait à feu la barmaid de ces lieux. Se servir de l’énergie vitale de sa proie contre elle. Du coup, supposa-t-elle, ce rituel devait avoir un effet bénéfique quelque part. Pas pour elle, évidemment. Pour Taima. Ses systèmes de surveillance dissimulés sur les lieux n’avaient rien manqué de cette… Démonstration. Elle éditerait plus tard les éléments trop… Personnels… Si le besoin se faisait sentir. Pourquoi se blesser volontairement, même dans une si petite mesure? À quoi pouvait servir cette manigance? Qui ne risque rien n’a rien alors… Le demander restait encore le plus simple. Moins mystérieux, certes mais plus pragmatique. Ce qui était plus son genre.


« L’examen est équitable et la vue émoustillante mais le subterfuge, intentionnel ou non, n’échappe pas à l’espionne que je suis. C’était quoi cette manœuvre avec le sang et cette chaleur brièvement ressentie? On me dira : ça tue le romantisme. Je préfère tuer ça que le romantisme me tue. J’attends bien sûr des explications tandis que je me livre à cet examen. J’espère que tu apprécieras ma… Méticulosité. »

Si Taima s’était montrée plus brusque dans son propre examen de Silenda, plus prédatrice. L’espionne, pour sa part, comptait sur une autre tactique. Une approche plus « scientifique », plus inquisitrice. Loin d’être désagréable. Silenda, comme il a été dit à plus d’une reprise, ne tue pas. Elle pourrait le faire, sait où frapper, où appuyer au niveau d’un corps ou d’un organisme pour causer des douleurs abominables… Ou d’exquises sensations. Un interrogatoire peut se faire dans la douleur comme dans le plaisir. Et la douleur, à tort ou à raison, est rarement aussi fiable que les bouchers siths du Consortium Éternel le prétendent. Délier des nerfs, cibler les points de pression pour relaxer sa cible, l’amener dans un état plus passif… Elle se doutait bien qu’avec Taima, elle n’arriverait sans doute pas jusque là mais à une forme de détente voire de béatitude, certainement.

Elle ne s’était pas hissée si haut dans la hiérarchie de l’Imperial Intelligence et des Renseignements Chiss en n’ayant pas développé au moins une spécialité. Et comme la sœur noire l’avait fait avec elle, elle fut des plus méticuleuse, ne négligeant aucune partie de l’anatomie de sa vis-à-vis. Cuisses, mollets, bras, avant-bras, dos, épaule, cou, même le cuir chevelu… Si dans le cas de Taima, c’était une prédatrice se demandant si elle allait dévorer ou non sa proie, Silenda donnait plus l’impression de la chasseresse qui se demande si sa proie fera un bon trophée ou non. Une superbe prise. Moins « instinctif » et plus « clinique » mais certainement pas moins… Intéressant. Elle prenait des risques. De gros risques. Mais c’était presque aussi enivrant que l’alcool. En ce moment, elle paierait cher pour voir la tête de certains de ses rivaux. Très cher. Leurs expressions choquées…

Une sœur noire de rang appréciable qui volontairement ou non devenait le sujet d’étude d’une espionne impériale, le tout sans chercher à la tuer, le tout pouvant culminer en quelque chose de mutuellement agréable… Quand elle regardait les récents « triomphes » de ses rivaux, elle n’avait qu’une envie : rire jusqu’à en avoir des crampes. Si tout continuait de progresser de manière appréciable… Elle aurait au terme de cet échange, de cette rencontre, un élément relativement fiable implanté non seulement au sein du Consortium Éternel mais en plus, une source d’information de premier choix pour démystifier les sœurs noires et leurs « arcanes ». Le meilleur moyen de faire tomber ses rivaux c’est encore de renseigner de façon exhaustive ses alliés, non? Et naturellement, ce serait mentir que de dire qu’elle ne le faisait pas pour son bénéfice personnel.

Cette proximité des corps n’appelait en rien au professionnalisme. Travail et plaisir. Plutôt rare ces dernières années. Toujours aussi apprécié surtout quand la personne en face sait ce qu’elle fait. Et malgré tout ceci, Silenda réfléchissait à toute allure. Il y avait bien quelque chose qu’elle pourrait faire. Inviter la sœur noire à se rendre avec elle dans un endroit plus… Privé. Certainement pas son logement loué sur cette planète somme toute exempte d’intérêt. Non. Son vaisseau ou tout du moins, le vaisseau l’ayant amené ici. Mais si elle procédait ainsi, un certain nombre de… Complications… Risqueraient de survenir, la plus critique étant que si elle était forcée de se départir de son déguisement holographique pour faire montre… D’hospitalité… Qui pouvait prédire la réaction de la sœur noire face à une impériale, même si ce n’était pas le même empire qui avait jadis causé bien du tort à Dathomir…


« Je dois être complètement folle mais bon. Je ne sais pas quels sont tes plans pour ce petit jeu qui devient de plus en plus intéressant mais rester ici ne me semble pas l’option la plus propice pour comment dire… Augmenter la mise. Du coup je me dis… Mon vaisseau, toi, moi, moi avec ce demi-sourire plein d’assurance arrogante et probablement toi qui finit la soirée en essayant de me tuer à cause de mes allégeances, ça te dit? »


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le Mar 19 Mar - 0:13
La sorcière gloussa.

« Si cela vous tue, j’en suis ravie. »


Visiblement, la sorcière, n’en dira pas plus. C’était d’autant plus amusant qu’elle se demande ce que cette marque sombre qui s’estompera au fil de jours sur sa peau était. Elle effleura sa propre poitrine d’une main, le chant du sang pulsait délicatement et en plissant les lieux elle pouvait sentir le cœur de l’autre battre. Où que tu sois, tant que ton cœur et le mien battent, je te trouverais. C’est ce que disait la comptine, le sortilège en réalité était bien plus complexe. La magie était un art et le pratiquer lui procurait toujours beaucoup de plaisir. Surtout si c’était pour marquer une si jolie proie. Ah, oui, tout ceci la mettait d’une extrêmement bonne humeur. Aussi se laissa-t-elle faire avec complaisance. Appréciant l’examen et de savoir que ce que l’inconnue découvrirait l’intéresserait et l’impressionnerait forcément.  

La peau de la sorcière est extrêmement blanche, blafarde. Elle laisse voir, en transparence, les vaisseaux verdâtres qui courent sous sa peau. L’albâtre est douce et chaude. Les motifs peints le sont à base d’une peinture qui n’a pas d’odeur artificielle, moderne, aucun solvant ou produits chimiques. L’ensemble de son corps et de ses effets sens l’odeur moite de la terre. Le parfum ombrageux du feu et des encens. A cela s’ajoute une odeur plus fruitée et sucrée, celle d’un parfum ou de la peau en elle-même. Les cheveux manquent de soin, certainement, emmêlés par endroit, noués de perles et plumes. Le brossage ne semble pas être une activité régulière. L’ensemble des bijoux est un mélange de métal, de pierre, dents et autres objets artisanaux. S’ils sont certainement pittoresques, les bijoux sont gravés avec une rare finesse. Aucun manque d'hygiène n'est à relever, l'aspect général de la femme est finalement tout à fait normal. Le corps en lui-même correspond à celui d’une sportive d’élite. Un tel niveau de musculature ne s’atteint certainement pas sans une pratique quotidienne acharnée.

Contrairement au cerveau de son interlocutrice qui fulminait, la sorcière était détendue. Elle l’avait très honnêtement, si elle était venue ici, c’était pour s’amuser. Elle tissait sa toile et finalement, quoiqu’il advienne, sa proie y était déjà tombée. La créature mystérieuse qui lui faisait fasse revêtait un intérêt certain. Elle était exotique et la changeait de son quotidien. Tout cela était parfaitement divertissant. Surtout que la dernière proposition était plus que prometteuse. Une sacrée augmentation de mise, en effet. Il fallait tout de même signaler que l’autodérision et la provocation de son interlocutrice, quelque soit ses intentions, la rendait tout à fait charmante. Taima avait toujours aimé les choses charmantes.

Elle se leva.

« Très bien. »

Elle effleura délicatement une épaule de son interlocutrice. Le bout de ses doigts se recourbant légèrement pour que les ongles imprima une pression, sans pour autant réellement griffer. Une caresse sensuelle.

« Si vous avez un peu d’instinct, c’est le moment de profiter pour vous évader. Sinon… » La main quitta l’épaule et d’un geste explicite l’enjoignit à la suivre.

Elle ne doutait pas qu’elle la suive. C’était bien trop intéressant. Pleine de cette confiance, elle ne prit pas la peine de tourner la tête pour vérifier si elle lui prenait le pas. Elle poussa la porte de l’établissement et cligna légèrement des yeux. L’air extérieur lui fit du bien, elle apprécia l’odeur de la planète. Estimant la direction, elle prit le chemin de son hôtel. Elle avait loué une chambre et comptait bien s’y rendre. Son vaisseau n’était pas une solution souhaitable. Ce serait lui offrir l’avantage du terrain. La neutralité d’une chambre d’hôtel était bien plus stratégique. Si la soi-disant espionne la voulait, elle devra jouer selon ses règles.

Elle frotta ses doigts entre eux, la petite plaie avait d’ors et déjà cessé de saigner et cicatriserait rapidement. Elle observa la ligne rouge qui marquait la peau du doigt. Le développement de la situation était réellement satisfaisant. Elle avait hâte de découvrir la suite, un empressement qui lui plu, car beaucoup de chose la désabusait désormais. Ce monde était réellement excitant, qui eut cru que cette planète a priori inintéressante la mène à un tel évènement. Les esprits étaient avec elle, c’était sûr.


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