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Taima Mek’ti
Matriarche Sœur de la Nuit
Matriarche Sœur de la Nuit
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Taima, la Sorcière Empty Taima, la Sorcière

le Jeu 7 Fév - 12:53



Equipement :


> Fouet laser : complexe à manier, mais d’une efficacité adorable. L’arme est basique et sans fioriture, elle fait ce qu’on lui demande : elle tue.

> Un sabre enchanté : la magie le rend si résistant que les sabres lasers ne peuvent le briser. C’est son arme principale. Elle a façonné elle-même le tissage avec l’aide d’une sœur. L’arme est magnifique.

> Un talisman : une boucle d’oreille discrète, parmi tant d’autres, qui lui permet de prendre la forme d’un grand rapace de Dathomir, la harpie noire.
Spoiler:

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> Une amulette : il s’agit d’un bracelet simple, un cercle de fer large d’environ dix centimètres. Un enchantement y a été apposé, à la manière des Sith. Il crée un champ énergétique alimenté par la Force offrant une protection similaire à un bouclier énergétique personnel.

> Des amulettes diverses : pour renforcer l’esprit et ses capacités. Ces dernières n’ont pas d’enchantement spécifique, mais sont des artéfacts que les sœurs estiment comme les reliant aux esprits et donc à la force.

> Des poisons : elle transporte toujours dans sa petite sacoche un échantillon intéressant et basique. Des incapacitants aux létaux, l’ensemble est produit par les siennes.  

           

Description physique :



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J’ai vieilli. Je clignai des yeux face au miroir, laissant filer la réflexion.

Autour de mes yeux bleus, de la couleur froide du ciel, des légères marques d’expressions, ces petites ridelettes qui courent sur ma peau d’albâtre. Le miroir me rend pourtant une image qui me plaît. Je n’ai plus ma peau tendre d’enfant et c’est tant mieux. Elle est, de toute manière, marquée d’une myriade de cicatrices, petites ou grandes, stigmates de ma vie guerrière. Ce qui importe c’est que le regard est droit et dur, mon visage est toujours aussi élégant, une mâchoire volontaire soulignée par un maintien altier. Mes cheveux épais et sombres contrastent avec la blancheur qui caractérise la peau des miennes. Les peintures faciales, les boucles d’oreilles métalliques souvent ornées de plumes, les amulettes qui pendent à mon cou et l’impression terrifiante de la mort qui danse dans mon sillage… oui, je suis l’incarnation d’un songe terrifiant. Je suis une Sœur de la Nuit.

Comme toutes mes semblables, je possède un corps sportif, efficace, une arme redoutable travaillée depuis mon enfance, depuis ma naissance… dans le sang, les larmes et la douleur. Je suis grande, mesurant presque deux mètres. Je suis forte, cela se voit à ma musculature qui sculpte avec opulence mon corps. Ma poitrine, bien que présente n’est pas généreuse. Ce n’est pas important pour moi, ces courbes féminines n’ont d’intérêt que pour charmer et abuser de la vulnérabilité d’une proie. Je sais qu’à l’échelle des miennes, je suis belle. Un visage équilibré, dessiné avec régularité, l’ensemble est élégamment proportionné. Des pieds à la tête, jusqu’à la cambrure de ces fessiers athlétiques. Il faut cela dit apprécier les teints cadavériques et les peintures corporelles. Il faut aussi supporter mon regard qui n’exprime que rarement de la bienveillance.

Je suis chez les miennes vêtues traditionnellement. De grandes robes sombres, des capuches, des bracelets d’os qui chantent à mes pieds nus. J’exhibe tatouages et cicatrices, je défie dans l’attitude une quelconque rivale qui voudrait se mesurer à la somme d’expérience et la force que je représente.

Ailleurs, lorsque je quitte ma terre adorée, je fais l’impasse sur certaines normes sociales. J’ai même acquis ce que l’on nomme un pantalon, des vêtements plus modernes qui restent courts vêtus et provocants. Je garde à mon cou certains colliers, mes boucles d’oreilles et quelques de mes peintures. Mes pieds resteront nus. Je ne renie pas à ma nature, je représente toujours fièrement ce que je suis : une sœur de la Nuit. Tout dans mon attitude est construit de parade provocante et de regards de prédateurs. Je jauge. Je vous jauge.

tenue neutre moderne:

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Vêtue d’un veston en peau de reptile, de manchons en tissus sombre et d’un pantalon de toile moulant s’arrêtant sur ses chevilles nues. C’est l’une des tenues qu’elle porte volontiers en dehors de sa planète.

tenue clanique:

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L’une des tenues qu’elle porte chez elle. Elle en possède plusieurs variations, certaines plus courtes et adaptées à la chasse. L’ensemble des tenues est décoré de plumes sombres. Et en plus des teintes sombres peuvent être de couleur rougeâtre ou brune.

tenue de combat:

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En tenue de combat moderne, parce que son activité reste martiale et que la parade et son élégance manquent d’un pragmatisme certain. C’est la tenue qu’elle porte généralement pour ses missions.
     

Description mentale :



La Survivante
Il n’existe ni bien, ni mal, ni obscurité, ni lumière. Ce sont des contes pour enfant. La seule vérité qui prévaut, c’est la nature et ses énergies. Il faut être plus fort, il faut être résilient. Je suis une survivante, j’ai affronté ma mort à de nombreuses reprises. Je ne suis pas inconséquente, je la respecte, je la crains, c’est pour cela que je suis toujours vivante. La survie, que ce soit dans la nature ou en société, m’a appris à suivre mon instinct, à être attentive aux détails pour analyser et réagir avec justesse. Les pauvres Jedis trouvent cette logique cruelle. Ils sont sots, car rien n’est plus vrai que la terrible loi, manger ou être mangé. Les Siths, ne valent pas mieux, leur vision moins utopique est salie par leurs dessins irréalistes et aveugles.

L’amour
Parce que j’aime sincèrement. Je vis sincèrement. J’éprouve l’intérêt de me lier aux miennes. Je combats pour les miennes. J’ai même trouvé le véritable amour dans ma jeunesse. J’aime mes filles. J’aime entendre le chant de la terre. J’aime combattre. J’aime courir. J’aime donner la mort. Je vis. J’ai la conscience de vivre, je suis passionnée. J’aime rire, j’aime ridiculiser mes rivales. J’aime sentir la puissance de mes muscles qui bondissent, le vent sur ma peau. Le pouvoir qui coule dans mes veines. J’aime le pouvoir. Je suis, en réalité, un être rempli d’amour.

L’ambition
Depuis que je suis enfant, j’ai toujours voulu aller loin. Oui, cette enfant qui regardait notre Grande Matriarche et qui trouvait fascinant de tout diriger est toujours très présente. C’est pour cela que j’ai écrasé toutes mes rivales, c’est pour cela que j’avance avec rage vers ma destinée. Je sais que je suis appelée à accomplir de grandes choses et à diriger. Je ne suis pas faite pour vivre dans la masse.

L’enfant de la Nuit
J’ai un totem. Je le porte toujours avec moi. J’ai accompli un rite ancestral pour lier mon âme à l’essence d’un animal. Il s’agit d’un oiseau de proie de nos contrées. Ce rapace de grande taille est un chasseur né. Discret, il est doté d’une ouïe extraordinaire. Il chasse dans les forêts denses avec une rare agilité et est pourvu de plumes sombres. (analogie avec rapace existant). Nous les nommons harpies noires. Plus qu’un sort, ce lien qui me permet de prendre la forme de cet animal est une chose indescriptible pour les néophytes ou les étrangers. C’est une union intime. Vivre à travers les yeux de ces prédateurs, la sensation du vol, la puissance, est une chose incroyable qui me comble. Je n’aurais pas pu obtenir meilleur totem. C’est pour cela que mes parures sont arborées de plumes sombres.

La Guerrière
La discipline m’a permis de perfectionner mes arts. Aujourd’hui encore je m’entraîne sans relâche. Je n’ai qu’un seul adversaire,  moi-même et rien n’arrêtera ma course vers la perfection. En combat, je n’abandonne jamais. La détermination qui coule dans mes veines m’offre une force vitale puissante qui me sauva la vie à multiple reprise. Je sais ce que je fais, l’hésitation ne fait pas partie de ma doctrine. La clémence non plus, je suis impitoyable. C’est ainsi que j’honore mes adversaires, en me jetant à corps perdu, avec fureur et je promets de les broyer avec dévotion. Votre mort sera belle.

La Folie
Je me sens logique et parfaitement construite. Réellement normale, malgré cette certitude, parfois, je ressens que je suis à la frontière avec mes doux démons intérieurs. Je joue de cette folie. Sans elle, je ne pourrais pas exploser un crâne à main nue sur ce sol pour le teindre de rouge et maculer mes vêtements de cervelle sans sourciller. Non, c’est faux, je sourcille, de plaisir. Ce sentiment égoïste et imprévisible qui dort en moi fait partie de ce que je suis. Il nourrit ma force et me permet d’avancer en équilibre. Si j’étais trop sérieuse, trop inébranlable, je ne pourrais pas ressentir les vibrations du monde. Je serais fade. Est-ce que j’évite de penser à ces penchants ? Non, bien sûr, ils sont délicieux et je les aime.

La Spiritualité
Il faut un lien pour unir son tout. Les esprits sont présents, la magie coule dans mes veines. Je me suis toujours appliquée à apprendre nos traditions et les appliquer. C’est essentiel, nous vénérons la nature, nous vénérons le sang et la vie. C’est ce qui me permet de tisser mes sortilèges et manier ce que vous nommez la « Force ». La mort fait naturellement partie de ce cycle inéluctable et n’est pas une ennemie. Après tout, les plus puissantes des nôtres ont acquis la capacité d’éveiller les morts, comment ? Ah, je ne parlerais pas de ces secrets, je ne les connais pas tous à dire vrai. Sachez simplement que je suis pieuse et très attachée à la transmission de nos croyances. Je veille à ce que nos filles soient instruites et chevauchent la Voie tracée par nos ancêtres.

Les Normes
L’environnement social construit une part de la manière d’être. Il faut savoir que je n’ai aucune considération pour tout mâle. S’il fait un adversaire respectable, éventuellement, j’aurais plaisir à le détruire. Sinon, hormis nos reproducteurs qui ont cette fonction spécifique, l’homme ne sert à rien et ne mérite pas que je m’intéresse à lui. Il me semble étrange de penser autrement, mais j’ai pu voir qu’il n’en était pas toujours ainsi ailleurs.

Le mérite occupe une place prépondérante dans ma manière de jauger les individus. Que ce soit par l’aspect ou les faits. J’ai infiniment de mépris pour les Jedis et les Sith qui ont une conception aberrante de leurs pouvoirs.
Je suis apte à dompter un Rancor et je suis à l’aise en milieu naturel. En réalité, je suis si liée à la nature et ses esprits que c’est une évidence. Je n’apprécie donc pas les vaisseaux et les milieux aseptisés. Cela manque d’âme.
Je ne suis pas profondément cruelle, violente ou abjecte, non… c’est une norme tout à fait commune dictée par l’évidence même de l’essence du monde.

Vous et vos clichés, rirez de me voir chanter pour maîtriser la magie… mais cela vous passera quand le sortilège prendra effet. Cela me fera plaisir, vraiment. J’aime être crainte, si vous ne l’aviez pas remarqué.


       
         

Histoire :




Il existe les Jedis et les Siths, on les croit puissants. Pourtant, il existe les Sœurs de la Nuit. Les sorcières, comme disent ceux qui craignent ce qu’ils ne comprennent et dédramatisent en nous reléguant à des êtres folkloriques. Pour votre culture, je concède à vous narrer mon existence. Une partie tout du moins.  



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Je suis née il y a trente-quatre années sur la planète Dathomir, parmi un clan de Soeur de la nuit. Les Ailes Sombres. Nous vivons dans une région tapissée de jungles épaisses, situées sur le flanc d’une montagne déchiquetée de falaises et pics rocheux. Cette région est un peu excentrée de la forteresse où logent le clan principal et notre dirigeante. Depuis les temps dramatiques où nous avons frôlé l’extinction, nous avons pu regagner en population et nous réapproprier nos terres. Notre société est toujours matriarcale, les hommes sont toujours des reproducteurs qui ne participent pas à la vie courante. Ils vivent séparément de nous, dans leur village des Frères de la Nuit. Je n’ai donc pas connu, ni même vu d’homme avant de nombreuses années.

Nous aimons nos enfants, nous leur laissons donc une chance. Dans leur plus tendre enfance, elles sont choyées en pouponnière. Cependant, dès les premiers pas, le travail commence. Celles qui ne développent aucune faculté physique ou psychique dans l’enfance n’ont aucune chance de survie. Fort heureusement, la sélection méritocratique et la dureté de notre environnement a, depuis la nuit des temps, façonnés notre race. Nous sommes solides et puissantes, c’est un fait.

Dans la jungle, j’ai vécu de nombreuses épreuves. Dix années d’existence à peine et je fus jetée dans ce lieu hostile, empli de prédateur avide de croquer un petit morceau de sorcière. A cette époque, nos mères nos laissaient volontiers en petits groupes. L’entraide n’était pas absente, mais j’ai pu voir certaines de mes camarades mourir dans d’affreuses souffrances. Ce n’était pas traumatisant. C’était une leçon, la première qui compte vraiment. C’est à peine romancé, en réalité nous étions toujours accompagnées d’une aînée, mais les épreuves que nous traversâmes étaient réelles et il arriva que les plus faibles périssent dans un accident. C’est ainsi, ces expériences m’apprirent le sens amer de la vie, le combat qu’elle représente.

J’aimais les temps de pluie, j’aimais l’énergie qui pulsait de la terre. J’adorais les prédateurs, plus ils étaient dangereux, plus j’aimais les observer. De près, évidemment, c’est encore mieux. J’ai toujours fredonné, ravie du chant des énergies. Par contre, les leçons de méditation m’ont toujours ennuyée. J’étais déjà douée à cette époque, très combattive. Il semblerait que je me sois déjà démarquée, puisqu’à l’issue d’une cérémonie je fus choisie par une mentor renommée. Cela marqua la fin de mon enfance, j’étais âgée de treize années.



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Si l’enfance a évolué lentement, ancrant les premières expériences, c’est l’âge torturé de l’adolescence que je préférai. Mon corps grandit et se fortifia. Les enseignements commencèrent réellement. Je devins une Aspirante et fut placée sous la tutelle d’une sœur, Kanda. Si j’ai eu l’impression de subir des épreuves enfants, ce n’était rien à côté de ce que je traversai durant cette période. Kanda était un professeur dur et exigeant. Je la détestais autant que je la vénérais. Elle m’apprit à me battre et à maîtriser les fondamentaux des arcanes. Je fus rouée de coups inlassablement jusqu’à ce que mon corps et mon esprit se façonnent tels qu’ils devaient. Apprendre à jeter des sortilèges, à utiliser la force pour propulser, soulever, toujours plus lourd plus fort. Effectuer des parcours d’adresses et de force toujours plus mortels. Ce n’est pas un mythe, chez nous, la faiblesse, la maladresse et parfois le manque de chance, sont des facteurs de mortalité plus élevés que tous autres.

Mon aînée m’appris beaucoup de choses, elle fut celle par qui je devins ce que je suis. J’ai pour elle beaucoup de reconnaissance, car elle me forma avec application. Elle commença par les fondamentaux, ne me permit aucun répit, ni limite. Parfois, je finissais avec tant de douleurs que je ne parvenais plus à bouger de mon lit jusqu’au matin suivant. Je n’avais pas le loisir d’envisager de ne pas me lever le lendemain. Pourtant, malgré ses mots durs et méprisants, Kanda veillait toujours à déposer à côté de mon lit une fiole aidant mon corps à récupérer de sa fatigue. Cette vie n’était pas affreuse, malgré toute la violence et le sang qu’elle m’a vue verser. J’exultais à mesure que je progressais et gagnait en capacités et aisance. Oh, mais il y eut toujours des coups de bâton pour me rappeler la modestie et freiner la témérité de mon âge insouciant et insolant. Petite effrontée, était d’ailleurs une de mes appellations communes. Pas que je ne respecte pas les règles, ni mes aînées, oh, non, ça j’ai bien appris à le faire dès mon enfance. Il fallait toujours que je repousse la limite, tente une expérience, manque de me rompre les cervicales en m’attaquant à plus fort que moi. J’avais du mal à entendre les conseils.

J’adorais les cours de développement physique, sur les combats, cependant j’étais loin d’être parfaite pour le reste. J’avais un mal fou à me concentrer et rester immobile, ce qui ne fait pas bon ménage avec la magie. C’est à ce niveau que Kanda eut le plus de travail me concernant. Même si je comprenais l’intérêt de la maîtriser, cela m’ennuyait ! Pour savoir tisser un sort rapidement, il faut des heures d’entraînement barbant et long. « Quel dommage que quelqu’un qui possède une si grande force vitale ne soit pas capable de la maîtriser ! » se plaignait à longueur de journée ma mentor.

Il me fallut sincèrement plusieurs années pour maîtriser les sortilèges de base. Frustrant pour quelqu’un qui avait l’habitude que rien ne lui résiste. Kanda me confia à la fin de ma formation, bien des années plus tard, qu’elle avait craint longtemps que je ne m’épanouisse jamais et soit incapable de maîtriser convenablement la magie. Il n’y avait qu’elle qui puisse proférer ce genre de critique sans que je ne m’ombrage trop. Ma mentor, mon héro tendrement haït.

A l’âge de 20 ans, jeune et déterminée, la cérémonie de passage me conféra le titre de sœur de la nuit. L’épreuve que je passai, je ne peux la confier, mais elle fut éprouvante. Elle me plongea face à mes démons intérieurs plus que jamais. Grâce à Kanda et sa patience, je fus apte à maîtriser les sortilèges requis et les parcours d’adresses et combats ne me posèrent pas de soucis.


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J’étais devenue une soeur à part entière. La fierté que je ressentis fut si forte que je peux la ressentir encore aujourd’hui qui palpite sauvagement dans ma poitrine. Pourtant, ce n’était que les prémisses, le commencement de ma vie. Je me spécialisai et gagnai toujours en compétence. Mes premières missions furent plutôt simples. J’avais déjà accompagné Kanda, mais à présent que la responsabilité me revenait totalement, c’était d’autant plus exaltant.

J’acquis un fouet laser qu’il me fallut des années pour réellement maîtriser. C’est une arme redoutable, mais son maniement est d’une difficulté extrême et à très vite fait de se retourner contre un porteur maladroit. Je me perfectionnais également dans l’art de la forge et des enchantements. La magie que nous pratiquons est autrement plus évolue que celle des Sith. Je peux  modifier les propriétés de nos lames pour les rendre pratiquement indestructible. J’avais et j’ai toujours, pour cet art, une affinité particulière. Durant cette époque, je ne compte plus le nombre d’ennemis qui mourut de mon fait.

C’est trois ans plus tard que j’accomplis le fait mémorable de battre en duel mon ancienne mentor Kanda. Un duel amical, mais qui fut épique, mais malgré sa maîtrise plus avancée de la magie, je sus enfin percer sa garde et la faire flancher. Je fus étonnée de me voir complimenter. « Si tu continues à t’entraîner sérieusement, je suis certaine que tu pourras accomplir beaucoup. » J’étais puissante, cela je le savais. Passer sa vie au combat à cet avantage de pouvoir se mesurer à toutes ses consœurs présentes. Les cérémonies et joutes inter-claniques m’ont également permis de voir que parmi toutes, je n’étais de loin pas dans les dernières. Savoir qu’il y en avait des meilleurs me motivait, m’enrageait plus encore. Kanda connaissait ma soif de pouvoir et la soutenait. Elle-même savait sa place, elle était une excellente formatrice, mais n’avait pas le potentiel pour briguer plus de responsabilités. C’était aussi une excellente amante. Je crois qu’elle fut l’une des histoires qui compta à mon cœur, la première en tout cas. L’élève qui séduit le maître ou inversement, est un classique délicieux, très ambigu, parfois malsain. On peut dire qu’elle fut un professeur zélé qui s’employa à m’apprendre toute forme d’art, jusqu’à ceux du plaisir.

Même si je ne la fréquentais pas pour cela, Kanda fut un soutien important pour moi. Aussi forte puis-je être, sans un entourage fidèle, on ne peut progresser socialement. Cela je le compris au fil des années et je m’employai à devenir indispensable à mon clan.

À 28 ans, j’accomplis l’un de mes devoirs en m’accouplant à un frère de la nuit. Je fus bien heureuse de constater que les plaisirs charnels avaient bien plus d’intérêts pour moi entre les mains féminines que celles de ces mâles. Ils n’ont véritablement d’intérêt que pour ce que je fis cette année-là : enfanter.  La gestation ne fut pour moi que la cause d’un ennui terrible. Quel mal affreux que de se voir défigurée et incapable de tout. Pour me préserver de la folie vers laquelle je me sentais basculer, je pris le soin de m’instruire. Je lus et me cultivai, participai à de nombreux débats. C’était peut-être là une phase lacunaire de mon éducation. Cela me permit de mieux comprendre notre société et le reste du monde qui nous entourait. Malgré quelques missions dans d’autres contrées, je me sentais réellement mal à l’aise avec cet univers inconnu.

Ani et Mey’n naquirent. J’eus la joie de mettre au monde deux filles. J’estimais que si la nature les avait pourvues de mes dons et de ceux de leur père que j’avais choisi pour ses qualités physiques et psychiques, elles seraient en leur temps, capables de prouesses. Penchées au-dessus de leur berceau, c’est cette pensée émue qui me traversa. Elles seront des guerrières redoutables semant mort et chagrin.

Fort heureusement leur naissance me tira de l’inactivité. Tout comme pour moi, elles furent une fois sevrées, confiée à toutes. Comme ma mère le fit et comme toutes le font, les enfants sont ceux du clan et chacun a un rôle très défini. Je n’eus aucun chagrin à les laisser, je fus au contraire très soulagée. Je pus reprendre mon rôle martial et mes missions.

Je vous ai dit que j’étais ambitieuse, deux ans après cela, soit à l’aube de mes 32 ans, je défiai Mère Kra, Matriarche de mon clan. Elle était vieillissante et nombre des miennes se lassaient de sa vision réfractaire des choses. A son âge, il n’y avait plus d’espoir qu’elle atteigne le rôle de Grande Matriarche et ne faisait plus honneur à notre clan. Sûre de mon soutien, je pris donc mes armes un matin et l’affrontai.

Pour une vieille chose, elle se défendit bien. Ce fut le combat le plus âpre de ma vie.


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Mon sabre chantait, chuintait sur la lame de l’épée qui me barrait constamment la route. Malgré mon attitude offensive, je fus bien incapable de percer sa garde. Non parce que je sois moins bonne bretteuse, mais cette satanée Kra maîtrisait les sortilèges comme une vipère et n’avait de cesse de me déstabiliser. Je n’avais pas eu besoin d’attendre les conseils de Kanda pour progresser sur cette voie, mais je dus bien admettre que face à sa vitesse d’exécution, je palliais au plus pressé, le front moite de sueur. Lorsque l’on combat, on n’a généralement pas le temps de penser, on essaie, on se jette avec fureur et ne réagit qu’avec l’instinct. Fort heureusement pour moi, j’encaissais plutôt bien les assauts magiques, ce qui fatigua mon adversaire. J’avais la jeunesse pour moi. Je n’avais pas spécialement l’habitude de manger des éclairs au déjeuner, mais j’en fis mon affaire. J’avais la rage, une colère sourde qui fit voler en éclat les défenses de cette vieille bique. Ma lame lui trancha la gorge sans qu’elle ne puisse rien y faire ou dire.

Je sais qu’à présent que deux années se sont écoulées, on parle encore de ce combat qui fit trembler la montagne. C’est exagéré bien sûr et à titre personnel, je n’en garde qu’un souvenir diffus, des enchaînements de coups, la violence, le sang. Mon flanc droit est encore strié de cicatrices larges, souvenir des brûlures que mon corps a subies. Lorsque le ciel pleure, de vieilles douleurs articulaires se réveillent. Je récoltai une longue période de convalescence.

J’en suis sortie changée. J’ai grandi. Muri. Elle savait, la vieille, que je viendrais. Elle s’est battue, mais pourtant je la sentais résignée. Cela m’agaçait, je ne pouvais comprendre ses motivations. Suis-je jeune pour une Matriarche ? Non, par forcément. Il est important de comprendre que c’est un titre qui se gagne lorsqu’on est la plus puissante et que nos talents nous permettent de nous lier mieux que les autres au monde des esprits. Je n’aurais pas eu obligatoirement à me battre avec Kra pour obtenir cette récompense, mais ici comme partout, il existe des tensions sociales et des rivalités d’influences. J’ai appris qu’elle me préférait une autre, plus jeune et attendait qu’elle grandisse pour céder sa place. De plus, elle estimait que je n’étais pas assez puissante, voilà que le contraire fut prouvé.

Pour ce qui est des esprits, si l’apprentissage de la magie me fut compliqué, c’est certainement à cause de ma facilité innée à influer et me connecter à ce voile depuis mon enfance. Pourtant, les Mek’ti, ne sont pas des sorcières réputées pour leur puissance. Voilà certainement une raison d’énerver certaines, car les esprits se sont penchés sur mon berceau. La jalousie est une chose délicieuse qui flatte mon égo. J’étais donc une candidate idéale, la candidate. Forte, combattante renommée, capable de murmurer aux esprits et de me noyer dans leurs litanies. C’est ce que Kanda avait compris, ce fut plus ardu pour moi d’y parvenir, mais une fois ces difficultés passées, j’avais atteint un niveau d’aisance bien plus élevé. Le mérite est une notion fondamentale.

Plus tard, lorsque je fus remise de mes blessures, je fus convoquée par la Grande Matriarche qui prit acte de mon ascension sociale et accepta le choix de mon clan. Elle m’initia à un sortilège d’une rare complexité. J’y perdis un peu de sang, de cheveux, mais j’y gagnai un talisman de transformation. Désormais, cette boucle d’oreille perçant mon lobe gauche était le lien qui me permettait de prendre la forme d’un oiseau de proie. Un pouvoir incroyable qui me fit comprendre que je n’avais encore rien compris à la magie. Que la compréhension du monde, des arcanes et de tout m’échappait. Bien sûr, je suis capable de manier les sortilèges, de me battre avec une efficacité propre aux miennes… mais avoir vu la puissance de la magie de la Grande Matriarche m’a ouvert les yeux face à une réalité bien cynique. Il me faudra encore du temps pour acquérir le savoir, la puissance pour prétendre à devenir plus que je ne suis.

Ne croyez pas que je ne vais plus me battre, au contraire. Les missions les plus périlleuses, compliquée, ardue seront à ma charge. Je dois prouver que je suis la meilleure. Toujours. Inlassablement. Je m’occupe de la gestion des miennes, mais le clan sait se montrer autonome. Chacune à son rôle et ainsi vont les choses.

J’ai à me pencher sur des sujets plus épineux dorénavant et le monde extérieur. Le Consortium me donne beaucoup à penser. Ce que j’en pense ? Du bien. Déjà, il y a bien des siècles, les nôtres étaient discrètement présente dans la cour hapienne. Il ne faut pas oublier que l’ancêtre de la lignée Djo était issue de Dathomir. Leur ancêtre permit en partie aux sœurs de la Nuit d’écraser leurs rivales, ce fait ne fut pas oublié, malgré le temps écoulé. La politique du Consortium, pour l’instant, convient à notre volonté. Les leçons du passé ont été apprises. Face à ce monde si vaste, nulle conquête sans allié. La Reine Eternelle représente par sa lignée et sa manière de voir le monde, ce qui se rapproche le plus de notre fonctionnement et nos intérêts. Notre loyauté est acquise, la mienne en tout cas. Tant que les choses restent ainsi, nous avons appris à nous méfier, évidemment. J’apprécie explorer ce monde et effectuer des missions. La majorité de mes occupations passées et présentes furent d’ailleurs commanditées par la Reine Eternelle à travers notre Grande Matriarche. Je me réjouis de pouvoir fouler ces territoires inconnus plus librement et de découvrir d’autres terrains à conquérir.

Mes filles ? Oh, elles vont bien, elles ont désormais cinq ans. Elles me font honneur et s'épanouissent comme je l'ai fait à leur âge au sein du clan. Comme je vous le disais, ces enfants ont bien des mères et c'est pour l'instant, un fait qui ne me préoccupe guère. J'espère sincèrement qu'elles ne me décevront pas, je n'aurais aucune hésitation à punir, même définitivement.

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Derriere l'écran :




       


Dernière édition par Taima Mek’ti le Sam 9 Fév - 1:44, édité 2 fois


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Matriarche Sœur de la Nuit
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Taima, la Sorcière Empty Re: Taima, la Sorcière

le Jeu 7 Fév - 12:55
Bonjour, ma fiche est terminée.

J'avouerais avoir eu beaucoup de mal avec le système des pouvoirs. Je crains de ne l'avoir toujours pas compris. J'ai fait au mieux, si ce n'est pas correct, je vais avoir besoin d'un petit coup de main je crois.
Darth Ânkh
Fondateur
Taa’Chume
FondateurTaa’Chume
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Taima, la Sorcière Empty Re: Taima, la Sorcière

le Jeu 7 Fév - 14:19
Bienvenue sur le forum !

Je transfère ta fiche en zone staff pour étude, on revient vers toi le plus vite possible.


Taima, la Sorcière 1522008726-signa2
Darth Ânkh
Fondateur
Taa’Chume
FondateurTaa’Chume
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Taima, la Sorcière Empty Re: Taima, la Sorcière

le Ven 8 Fév - 15:48
Me voici de retour pour l'évaluation !

Dans l'ensemble, nous avons affaire a une fiche très bien écrite, qui décrit bien l'univers des Soeurs de la Nuit. L'on sent que le sujet est maitrisé, et si c'est court, c'est satisfaisant et l'on a envie de voir ton personnage évoluer dans notre univers.

En effet, c'est bien la sélection des pouvoirs qui pose problème et t'empêchera du coup d'obtenir le succès de la validation directe. Pour essayer de t'aider, je vais donc essayer de faire une explication simple, même si c'est difficile, car pour donner plus de personnalité au système, il était nécessaire de le complexifier quelque peu par rapport a la norme des forums Star Wars.

Le nombre de pouvoir disponible pour la création d'un personnage est limité selon les critères fournit sur le sujet central pour la sélection des pouvoirs que tu trouvera ICI. Ton personnage étant de rang IV, il a le droit a 5 pouvoirs de rang II, 5 pouvoirs de rang III et 4 pouvoirs de rang IV. Il s'agit de slot de pouvoir incluant les pouvoirs neutres, mais également les formes de combat au sabre-laser et les pouvoirs de la Magie Sith. don "Magie Sith" débloque les pouvoirs, mais n'offre pas de slot de pouvoir supplémentaire, car nous considérons que le temps investi dans la maitrise de ses pouvoirs est perdu pour des pouvoirs plus générique.

Comme le rang II offre gratuitement la forme de prédilection au sabre-laser, tu a sélectionner deux pouvoirs de trop de rang II, un pouvoir de rang III et quatre pouvoirs de trop au rang IV. Il te suffit donc de supprimer ceux de ton choix et tu obtiendra ta validation. Si tu a des questions, n'hésite pas surtout ! (et par curiosité, duquel de nos partenaires vient-tu ?)


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Taima, la Sorcière Empty Re: Taima, la Sorcière

le Sam 9 Fév - 1:48
Voilà, normalement c'est fait, si je ne me suis pas plantée en comptant >.<

Je crois que dans la densité de lecture j'ai du occulter un passage, c'est en effet, beaucoup plus clair ainsi ! Merci Smile

je viens de Mass Effect, il y a un temps j'avais commencé sur un forum Star Wars qui a fermé peu de temps après. J'avais bien aimé l'univers, donc j'ai été contente de voir passer le votre et m'y suis intéressée.



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Taima, la Sorcière Empty Re: Taima, la Sorcière

le Sam 9 Fév - 2:02
Merci pour les modifications et l'information !

Je te valide donc officiellement ! Bienvenue dans le camp des vainqueurs !


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