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Plo Tan'ith
Amiral de la République
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le Mar 29 Jan - 22:56
- Amiral, nous sommes en orbite de Fondor.

La voix du capitaine à travers l’intercom tira l’amiral de ses pensées. Plo Tan’ith planchait sur les différents dossiers en cours depuis le bureau du capitaine de la corvette de classe Corsair qu’il avait utilisée pour son voyage. Cherchant du regard le comlink sur le bureau en s’agaçant de ne pas le trouver, il se souvint que l’outil de communication était dans sa poche. S’emparant de son comlink il répondit immédiatement et sereinement.

- Transmettez les codes d’identification capitaine, et prenez contact avec le bureau du Commandeur Suprême pour lui notifier notre arrivée ainsi que l’attente de la suite des instructions. Je vous en remercie d’avance.

La corvette était venue sans escorte, seuls six clones accompagneraient l’amiral une fois au sol avec un droïde de protocole. Maximilian Seidelman, le commandeur suprême des forces Républicaines l’avait contacté afin de convenir d’une rencontre particulière. En effet le chef d’état major de la République avait un projet en tête et souhaitait voir l’amiral Tan’ith afin que celui-ci y prenne place. Le message spécifiait que le kel’dor jouerait un rôle phare dans ces opérations. L’amiral avait été intrigué de cette demande, sans doute que le Commandeur Suprême avait un plan au sujet de la poursuite de la guerre. Avait-il pour projet de monter une opération spéciale en territoire ennemi pour permettre à la 5ème flotte de la République de lancer une offensive pour arracher Ondéron à l’ennemi ? Ou était-ce l’Empire Galactique qui était dans le collimateur du Commandant Suprême ? Plo Tan’ith l’ignorait, mais si sa présence et sa participation étaient requises, sans doute devait-il s’agit d’un gros coup à jouer. On ne le faisait pas déplacer pour quelque chose sans importance, si cela avait été le cas un appel holographique sécurisé aurait suffit comme cela a été le cas par le passé. Mais la mention d’un incident mettant sur les nerfs l’ensemble du personnel de sécurité l’interloquait bien plus. Que s’était-il passé ? Cette mention l’avait inquiété et mis sur ses gardes tout en jouant le jeu. Son escorte serait des plus légères afin de ne pas donner plus que nécessaire davantage de travail à l’ensemble de ces hommes. Plo Tan’ith se disait qu’il s’agissait sans doute de quelque chose de plus grave qu’un simple incident pour mettre le personnel de sécurité dans l’état qui avait été décrit par l’aide de camp du Commandant Suprême Seidelman. Peut-être avait-il subi une tentative d’assassinat ?

Se levant de son bureau, le kel’dor vérifia que son pistolet blaster DC-84 était bien dans son holster à sa hanche ; par habitude et pour se rassurer il tapota le pistolet dans son étui de la même façon que l’on tapotait la tête d’un chein kath obéissant. Enfilant sa casquette d’officier supérieur de la flotte, il prit son datapad et quitta le bureau. Traversant la coursive de la corvette à grands pas il se dirigea vers le pont de la corvette pour rejoindre le capitaine, croisant et saluant les membres d’équipage qu’il rencontra, l’officier rejoignit la passerelle de commandement ou le capitaine était penché devant un écran contemplant quelques données aux côtés d’une enseigne. En voyant l’amiral arriver, il se redressa tandis que Plo Tan’ith prit la parole.

- Alors capitaine ? Ont-ils répondu ?

L’officier humain semblait quelques peu gêné par la réponse qu’il allait donner, mais essaya de faire bonne figure en gardant son calme, même si lui-même semblait trouver la situation anormale.

- Cela ne devrait plus tarder amiral. Nous sommes passés au scanner cela dit, trois fois.

S’avançant vers la baie vitrée qui donnait sur la sphère géante qu’était Fondor, l’amiral jeta un œil au dehors et aperçut au loin la silhouette d’un vaisseau de la République. Sans doute devait-il être celui qui avait procédé au scan de la corvette. Il grommela à voix basse derrière son masque

- Peut-être nous donneront-ils l’autorisation d’atterrir une fois le douzième scan et trois inspections de la proue à la poupe du vaisseau effectués…

L’aide de camp n’avait pas menti, l’incident de sécurité qui avait touché le commandeur suprême avait vraiment mis l’ensemble des éléments constituant le personnel de sûreté à cran. Si bien que l’amiral Tan’ith se demanda si cet incident interne ne relevait pas d’une trahison dans l’entourage le plus proche du chef d’état-major des troupes Républicaines. Quoiqu’il en soit cela n’annonçait clairement rien de bon. Le capitaine humain se rapprocha du vieux kel’dor après avoir vérifié s’ils n’avaient pas encore reçu les instructions demandées.

- Amiral ?

Plo Tan’ith répondit simplement d’un air assez pensif et soucieux à la fois de la tournure que prendrait cette rencontre déterminante.

- J’ai un mauvais pressentiment.
Maximilian Seidelman
Commandeur Suprême de la République
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le Mer 30 Jan - 1:10
Les tentatives d’assassinat finissent par devenir comme une seconde nature quand vous atteignez certains échelons de la hiérarchie. Il semble inévitable que quelqu’un tente de vous supprimer pour porter un dur coup à la faction pour laquelle vous travaillez. Tous les coups sont permis, certains plus classiques, d’autres plus ingénieux et d’autres carrément audacieux. Peut-on réellement s’en plaindre? Non, pas vraiment. Les espions ennemis font leur travail, tout comme les assassins et autres tueurs à gage. Cependant, si certains restent d’un calme olympien face à une telle réalité, d’autres ne le voit pas d’un aussi bon œil et font savoir, souvent à grands cris, leur indignation face à une situation autrement jugée intolérable. D’un autre côté, on ne peut vraiment empêcher ce qui est inévitable mais tous ne le voient pas ainsi.

Le Commandeur Suprême décida qu’il serait moins fatigant de laisser ses subordonnés et ceux en charge de sa sécurité prendre ces fameuses mesures jugées si cruciales que de débattre de la futilité d’une telle initiative. Tous autant qu’ils étaient, le cœur était à la bonne place et oui, ces mesures pourraient servir à décourager ceux qui manquaient de conviction dans leur désir d’attenter à sa vie. En même temps, un vrai professionnel appréciera ce défi supplémentaire et n’en sera que davantage motivé. Il fallait bien l’admettre, c’était la première fois qu’on lui faisait le coup de la capsule de sauvetage. Dans tout bon périmètre de sécurité, tout lancement de missile ou de torpille peut être détecté et intercepté avec les contremesures qui existent depuis des siècles au sein des grandes puissances. C’est la base d’une défense efficace au sein d’installations spatiales.

Ceci dit, jamais personne n’avait songé à classifier les capsules de sauvetage comme une menace sérieuse. Le saboteur, l’assassin, avait profité du fait que la corvette correllienne soit positionnée juste comme il faut pour lancer une capsule de sauvetage bourrée d’explosifs sur la position où se trouvait le Commandeur Suprême. La suite… Le bandage qu’il portait autour de la tête témoignait du fait que le Lorrdien était plus coriace qu’il n’y paraissait et qu’il ne comptait pas mourir de sitôt. Du coup, chaque vaisseau entrant était scanné, ses capsules verrouillées à distance, ses armes et ses déflecteurs se retrouvaient désactivées… Un nouveau dispositif tout droit sortit du génie de ces géants de la construction navale dont CEC et Rothana. Certes, l’amiral n’apprécierait pas… Ce qui était parfaitement compréhensible, en un sens : ce serait des plus inusités.

Mais en même temps, si ce dispositif s’avérait un franc succès, l’on pourrait affronter de petits groupes d’ennemis et en triompher sans tirer un coup de feu. Enfin. Dans l’espace. L’abordage, ce serait naturellement autre chose. Un questionnement pour un autre jour car justement, l’homme, si tant est que le terme s’applique pour désigner un alien, qu’il désirait voir venait d’arriver. Et s’il avait les yeux sur sa console, il se rendrait compte que toutes les armes des plateformes de défense environnantes l’avait pris pour cible. Non. Plus rien n’était laissé au hasard et le responsable de la sécurité le fit savoir de façon sèche et brève. Le Commandeur Suprême soupira, se leva de son bureau avant de retenir une exclamation de douleur, son corps lui rappelant que contrairement au droïde médical, il n’était pas une machine et qu’il devait y aller lentement. Il grommela dans sa barbe.

Se dirigeant vers la zone où il comptait accueillir l’amiral, on lui fit savoir que l’équipe de sécurité n’avait pas terminé de s’assurer de l’identité réelle de tout un chacun. Bon. Assez perdu de temps avec ces formalités paranoïaques. Laissez passer l’amiral, ordonna-t-il. Les clones présents regardent le Commandeur Suprême, ne comprenant pas pourquoi l’influent personnage risquerait sa vie en laissant entrer un potentiel assassin. Mais Maximilian Seidelman n’est pas du genre à se répéter. Se contentant de hausser un sourcil, il fait clairement comprendre que s’il ouvre la bouche à nouveau, il y aura de sévères conséquences. Rapidement, l’ordre est donné et une solide escorte amène l’Amiral jusqu’au Commandeur Suprême. Celui-ci ne dit rien, jetant un regard à l’officier lui signifiant que ce n’est pas par désir de commettre une entorse au protocole qu’il ne le salue pas verbalement. Une fois les deux militaires dans le bureau du Commandeur Suprême, ce dernier s’assoit dans son fauteuil non sans une grimace.


« Bienvenue amiral. Vous excuserez j’espère cette paranoïa qui, je vous l’assure, ne me plait pas davantage qu’à vous. À les entendre, il me faudrait en permanence un commando d’élite pour me surveiller. Pourtant, il n’y a rien de nouveau à un énième attentat. Enfin. Triste époque. Quand la terreur est la seule arme dans l’arsenal de l’ennemi… Mais nous ne sommes pas ici pour m’entendre morigéner! »

D’un geste né de l’habitude, le Commandeur Suprême se lève, encore trop vite, et fait une nouvelle grimace. Son aide de camp, qui les a rejoints au détour d’un couloir, se porte immédiatement à son chevet l’air inquiet. Le droïde médical qui ne le lâche pas d’une semelle non plus lui fait savoir de sa voix mécanique qu’il doit se montrer plus prudent dans ses mouvements. Levant les yeux au ciel, Maximilian demande qu’on apporte une collation légère car il va falloir se pencher sérieusement sur un dossier bien particulier et qu’un estomac vide est le pire des conseillers. De quoi sera-t-il question? Pour le moment, c’est encore un mystère. Mais ça ne saurait tarder. Le Commandeur Suprême n’est pas connu pour perdre son temps. En attendant, il prend le temps de s’assurer que l’amiral a fait bon voyage. C’est la moindre des politesses.

Une fois la collation arrivée, des viandes froides, des crudités, quelques craquelins, du fromage ainsi qu’une boisson chaude, le Commandeur Suprême entre dans le vif du sujet. À l’ordre du jour : sauver des vies. Dit ainsi, cela semble trivial, étonnamment imprécis voire nébuleux. Mais avec le Commandeur Suprême, il est très rare que l’on nage dans l’incompréhension. À partir de sa console holographique, plusieurs tableaux et diagrammes apparaissent. Les pertes en vies humaines des grandes batailles du récent conflit dont l’opération « Lord Over ». Des chiffres tristement connus de la plupart des officiers et survivants de ces affrontements ô combien meurtriers. Et pourtant, le centre de l’attention de celui qui dicte la stratégie militaire de la République. Un objectif intéressant, à n’en pas douter… Tout dépendant de la forme que prendra l’initiative.

La République, amiral, dit-il, est connue pour sa compassion et son humanisme. Nous oublions trop souvent en temps de guerre ce qui nous définit, ajoute-t-il. En regardant les chiffres de l’opération « Lord Over », une expression de tristesse passe sur les traits du Lorrdien qui autrement dissimule très souvent ce qu’il pense, plus par habitude qu’autre chose. Nous avons le devoir de protéger la République, amiral. Mais la République n’est pas qu’une entité plus ou moins floue. Ce sont ces hommes et ces femmes sous nos ordres, prêts à mourir pour cette idée. Et si je peux faire en sorte de limiter les dégâts… Nouvelle pause. Le droïde médical commente comme quoi si sa tension continue de monter, il le forcera au repos, ce à quoi le Commandeur Suprême répond qu’il faudra plus que ces blessures ridicules pour l’envoyer dans la tombe. Les droïdes…


« Amiral, nos ressources sont trop souvent tournées vers la productions de meilleures armes, de meilleurs engins de mort pour triompher de nos ennemis. Nos stratégies et nos doctrines frisent trop souvent une adhésion à l’élimination systématique de l’ennemi. Admettons le : cela ne fonctionne pas. Aussi, je vous le demande : jusqu’où êtes-vous prêt à vous investir pour mettre un terme à ce conflit? »


"Semper Vigilantes."
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le Mer 30 Jan - 22:39
Au bout d’une dizaine de minutes, on accorda finalement l’autorisation à la corvette d’amorcer les manœuvres d’atterrissage sur Fondor. Après avoir été conduit par son escorte de clones jusqu’au bureau du commandeur, il ordonna à quatre de ses clones rester dehors tandis que deux seulement l’accompagneraient à l’intérieur. Lorsqu’il entra à l’intérieur du bureau il se mit au garde à vous pour saluer son supérieur hiérarchique le plus direct qu’il avait.

- Commandeur Suprême.

Maximilian lui fit signe de s’asseoir et Plo Tan’ith s’exécuta. Bien qu’il s’était attendu à cette réponse, le fait de l’entendre formulée par le Commandeur lui-même avait eu de quoi surprendre l’amiral ne serait-ce que par le ton détaché qu’il avait pris pour lui annoncer la chose. Pour le Commandeur Seidelman, un attentat avait l’air aussi banal qu’un mardi dans sa semaine. Etait-il habitué à ce point ? Plo écarquilla ses yeux derrière son masque plutôt stupéfait du calme dont il faisait preuve. Il acceptait la mort visiblement, et cette information était plutôt intéressante. Le kel’dor réfléchit et se contenta d’exprimer sa surprise sur le coup avant d’admettre comprendre pourquoi le dispositif de sécurité avait été drastiquement augmenté depuis.

- Un attentat contre votre personne ? Je comprends mieux la situation…

Ecoutant le commandeur, l’amiral préféra ne rien manger s’étant déjà restauré dans la corvette au cours de son voyage, de plus le fromage, viandes, crudités et craquelins pouvaient s’avérer mortels pour l’organisme du Kel’dor. Aussi il esquissa un léger sourire et refusa poliment en accompagnant ses paroles d’un bref geste de la main illustrant sa réponse négative.

- Non merci commandeur.

Silencieux, il eut un pincement au cœur en voyant les chiffres de l’opération Lord_Over. Le souvenir était toujours intact dans sa mémoire, beaucoup trop de héros et de soldats avaient trouvé la mort au cours de cette campagne qui avait redonné l’espoir à la République de gagner cette guerre. Pour Plo Tan’ith, la Force avait su guider la République dans sa conquête car aux vues de la tournure de cette opération, leurs chances de succès pour reprendre Kashyyyk étaient bien maigres. Contre toute attente, l’audace et le courage de l’amiral Tontpa avaient payé, même si ce héros de guerre avait donné sa vie pour raviver la flamme de l’espoir de la République. Un triomphe qui avait été acquis au prix le plus fort qu’il était possible de payer.
Le commandeur abordait la discussion d’une tournure particulière, avançant le fait que les ressources tournées vers la production nécessaire à la poursuite de l’effort de guerre et la destruction de l’ennemi ne fonctionnaient pas. L’officier kel’dor répondit alors.

- Je ne peux que vous approuver commandeur, beaucoup oublient que notre rôle ne se limite pas à éliminer physiquement des cibles, mais malheureusement la guerre n’est que le prolongement de la diplomatie et nous avons signé pour cela en partie. Bien que nous ne recherchions pas le conflit, nous sommes le bouclier de la population…

Lorsqu’il posa la question de savoir jusqu’où irait l’amiral Tan’ith pour gagner la guerre, l’officier marqua un temps d’arrêt pour réfléchir à toute vitesse. Ce genre de question était particulière dans le sens ou Plo la trouvait non pertinente : s’il était présent aujourd’hui et toujours en service actif c’était bien car il était prêt à faire ce qu’il devrait faire pour triompher. Du moins ce qui était en son pouvoir et conforme à ses valeurs. Car comme tout homme qu’il était, l’amiral avait aussi ses limites. Plissant les yeux derrière son masque respiratoire, sa voix amplifiée et déformée répondit d’un ton clair mais doux à l’oreille.

- Cette question est assez difficile, mais je suis prêt à tout ce qui sera en mon pouvoir pour mettre un terme à cette guerre.

Préférant aller droit au but, il se risqua à poser une question pour amener son interlocuteur à aborder le cœur de cette discussion. Restant poli et un peu hésitant, il demanda.

- Pardonnez ma curiosité mais… où souhaitez-vous en venir commandeur ?

L’officier lorrdien avait une idée derrière la tête mais laquelle ? Le ton qu’il prenait laissait sous entendre une nouvelle forme de stratégie encore inédite qui pourrait peut-être renverser le cours de la guerre. Etait-ce des nouveaux moyens non conventionnels de combattre ? Intrigué et ayant l’impression d’être en plein brouillard, l’amiral Tan’ith restait curieux de ce que pouvait lui proposer Maximilian Seidelman, mais plus encore du projet qui avait été évoqué de manière bien trop concise à son goût. Mais là encore, question de sécurité oblige, peut-être n’étaient-ils pas certains que les communications sécurisées ne soient pas interceptées et captées…
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le Jeu 31 Jan - 5:21
Puisqu’il faut entrer dans le vif du sujet, le Commandeur Suprême ordonne à tous ceux présents, droïde médical, clones et même son aide de camp de quitter la pièce. Ce qui va se dire est destiné à des yeux et des oreilles précises et bien qu’il ait toute confiance en son bras droit, par souci d’équité, si les deux clones escortant l’amiral sortent, elle sortira aussi. Une fois seul, le Commandeur Suprême met en marche une nouvelle séquence holographique, cette fois faisant apparaitre des noms et des photos d’hommes et de femmes portant des sarraus… Ainsi que les insignes des trois grandes puissances galactiques. Qui qu’ils soient, ils sont une partie intégrante du plan secret du Commandeur Suprême qui ne tarde pas à commencer un briefing placé sous le sceau du secret. Combien de personnes sont jusqu’alors au courant de cette opération?

« Je vais aller droit au but amiral. Depuis quelques années déjà, j’ai entendu parler de défection de scientifiques issus des trois grandes puissances. Curieusement, ces hommes et ces femmes de science n’ont jamais réapparu dans le camp de factions rivales. Où sont-ils allés? Telle est la question, ne pensez-vous pas? Figurez-vous que la réponse nous est venue d’un bien curieux incident. Bien curieux.

Un groupe de pilotes a décidé de passer sa permission à explorer les régions inconnues. Je déconseille fortement ce genre d’initiatives mais vous savez, la jeunesse… Le goût de la découverte, du risque! Bref, décidant de tuer le temps à s’entrainer un peu, un tir raté a touché un objet qui n’apparaissait pas sur les radars. Un ingénieux dispositif de camouflage qui a révélé une petite station spatiale sur laquelle se trouve… »


Les événements, filmés par un des pilotes, sont rejoués devant les deux hommes. La bataille factice entre les militaires en permission, le tir raté, le dévoilement de la station spatiale… Et encore pour pouvoir faire jouer cet extrait vidéo, il aura fallu rentrer des codes d’accès dont l’amiral n’a probablement jamais entendu parler. Secret défense absolu. Il est même probable que le sénat ne dispose pas encore de ces informations. Sans doute, comme dans la plupart des cas, seuls les services de renseignements et peut-être les Jedis sont au courant. L’expression sévère du Commandeur Suprême ne laisse place à aucun doute : l’heure est grave et sans doute que le temps presse, d’une façon ou d’une autre. D’où la présence ici d’un des meilleurs officiers de la flotte qu’on n’aura certainement pas fait se déplacer pour rien.

« Nos fameux scientifiques. Je n’ai pas besoin de vous dire que le Consortium et l’Empire ont investi énormément de ressources pour retrouver leurs déserteurs et qu’inévitablement, leurs services de renseignements vont finir par obtenir des résultats. Je ne peux pas envoyer la flotte. Aucun prétexte au monde ne justifierait un tel déploiement. Je ne veux pas envoyer les renseignements républicains non plus.

Les espions se surveillent entre eux et je veux absolument que ce sauvetage soit fait au crédit de la marine républicaine. Je veux envoyer un message fort. Que nos équipages et nos officiers n’ont pas oublié les principes fondateurs d’une force armée : protéger ceux qui ne peuvent se protéger eux-mêmes. Je veux un minimum de dégâts, amiral. Un minimum de morts et de blessés. Et surtout, je veux ces scientifiques. »


Nouvelle pause, nouveaux codes d’accès et l’amiral regarde un certain nombre de schémas qui semblent être des armes sans en être, en même temps. La forme, la façon dont l’énergie est distribuée… Clairement, elles ne sont pas faites pour détruire. Si tel n’est pas le cas, quelle est leur fonction? Dans un contexte de guerre totale où forteresses stellaires et autres imposantes structures spatiales sont déployées pour annihiler toute résistance, un tel choix peut paraitre curieux s’il n’y a pas d’explications derrière. Ce que le Commandeur Suprême compte fournir, naturellement. Le Lorrdien n’est pas connu pour son amour du « secret défense, accès autorisé seulement ». S’il faut envoyer quelqu’un face au danger, la moindre des politesses c’est encore de mettre ses cartes sur la table et de jouer franc jeu. Rien de plus. Et surtout, rien de moins.

« Amiral, je cherche un moyen de minimiser et ce dans tous nos affrontement les pertes en vies de part et d’autres. Pensez-y. Imaginons que la République gagne la guerre. Que verrons nos ennemis? Des meurtriers, des assassins qui brandissent la démocratie comme un bouclier pour mieux frapper leurs populations sans défense. Nous avons trop misé sur l’offensive, amiral. Beaucoup trop. Mais…

Imaginons maintenant une arme capable de neutraliser celles de l’ennemi mais de façon bien moins destructrice que les armes comme les canons à ion. Qui verrouille les systèmes de combat de l’ennemi et qui permettrait alors de prouver qu’on ne gagne pas la guerre en construisant gros mais en construisant intelligemment. Ces scientifiques peuvent nous donner ce moyen de redevenir une force de paix. »


Pendant des millénaires, c’est ainsi que la République s’est définie. C’est pour cette raison que l’Empire de Palpatine a été souvent vu comme une force belliqueuse qui pervertissait l’image de l’ancienne république. C’est pour cette raison que la galaxie regarde avec crainte l’Empire actuel et le Consortium. Parce que ces puissances ne semblent pas avoir la paix au cœur de leurs prérogatives. Maximilian le sait et l’amiral le sait aussi. Tyrannie. Dictature. Voilà les mots qui définissent l’ennemi, que ce soit par fait réel ou par propagande. Quoi qu’il en soit, l’idée de neutraliser une forteresse stellaire de cette soi-disant reine éternelle et ce sans la détruire serait un dur coup porté à l’image de cette fausse déesse. Ou encore les super star destroyer dont se vante tant l’Empire. Pourquoi détruire quand on peut construire? Voilà la question à se poser.

« Je ne vous mentirai pas amiral. Vous partez avec tout sauf une main gagnante. Vous aurez votre vaisseau, les pilotes déjà sur place, jeunes et inexpérimentés et il faudra évacuer des scientifiques militaires qui vous verront très certainement d’un mauvais œil. Et vous savez comme moi que ni le Consortium ni l’Empire ne vont jouer en finesse et en subtilité comme nous comptons le faire. L’opposition sera féroce.

Je ne dirais pas que c’est une mission suicide. Si tel était le cas, vous ne seriez pas ici et nous n’aurions pas cette conversation. Mais la difficulté sera de taille, l’enjeu colossal mais le jeu en vaut la chandelle. Redéfinir nos doctrines militaires en misant sur le sauvetage de vies pourrait bien redonner quelque chose faisant en ce moment cruellement défaut je le crains : l’espoir, amiral. Un espoir pour la paix. Un espoir pour l’avenir. »


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le Mar 5 Fév - 0:21
Alors que le commandeur faisait signe à toutes les personnes présentes de quitter la pièce, l’amiral l’imita également pour son escorte de clones d’un geste de la main. Écoutant très attentivement ce que son interlocuteur avait à lui dire, il se tint des plus droits et entrelaça ses doigts. Concentré sur les propos du commandeur, il l’écouta narrer les évènements ayant conduit à la découverte d’une station camouflée. Celle-ci fut découverte par le plus grand des hasards si bien que Plo écarquilla les yeux, à la fois admiratif et stupéfait de ce coup de chance d’ampleur galactique. Les probabilités de mettre la main sur cette station étaient de combien ? Il préféra ne pas se lancer dans ce calcul tant il estimait le pourcentage inférieur à 0.1%.

- Tout ceci m’a l’air des plus curieux… Savez-vous à qui appartient cette station camouflée ? Ou est-elle positionnée ? Sommes-nous certains que les scientifiques que nous recherchons sont bien à bord ? Dispose-t-elle de systèmes de défense ?

Maximilian ne se rendait peut-être pas compte, mais l’amiral le trouvait quelques peu idéaliste. Il le rejoignait sur le fait qu’il n’était pas nécessaire d’éliminer tout ce qui se trouvait sur son chemin, mais d’être capable de le faire pour l’emporter. Si la République commençait à rechigner à frapper les armées adverses ou ses positions stratégiques, alors elle avait déjà perdu. Certes l’image était une chose importante, mais ce n’était qu’une carte parmi un jeu complet. Et l’on ne gagne pas une partie avec une seule carte seulement, mais en utilisant celles que l’on tient au bon moment. Il se garda de bien partager son opinion auprès du commandeur suprême par politesse. Et bien entendu, l’amiral kel’dor comptait bien limiter au maximum les pertes qu’elles soient civiles ou républicaines comme il l’avait toujours fait jusqu’à maintenant, mais force était d’admettre que l’ennemi ne laissait pas toujours le luxe du choix. S’il devait choisir entre ses hommes et ceux du Consortium ou de l’Empire, Plo n’hésiterait pas une seule seconde à employer les moyens adéquats pour ramener ses troupes à bon port. Les requêtes de Maximilian Seidelman compliquaient la tâche principale de Plo sur cette mission tout comme ses conditions d’exécution. Cela dit, son objectif prioritaire était clair : ramener ces scientifiques de gré ou de force mais vivants. Le reste dépendrait de comment tourneront les choses une fois sur place. Si tout se passe bien, l’opération serait un succès sans la moindre perte… mais si tout échappait au contrôle de l’amiral en ce cas il prendrait les mesures qui s’imposeraient pour limiter les dégâts au maximum.

Des effectifs réduits ne gênaient pas Plo Tan’ith qui appréciait ce genre de tactiques reposant sur l’infiltration d’un ou plusieurs commandos affectés à des objectifs stratégiques très précis. Ce qui l’inquiétait plus, c’était l’inexpérience des pilotes à sa disposition, le manque de renseignement évident sur la situation et la crainte de voir les flottes impériales ou Sith intervenir au plus mauvais moment pour compliquer la situation. En effet, l’officier ne partait pas avec une main gagnante, mais l’atout que lui présenta Maximilian en la présence d’un système capable de verrouiller l’arsenal adverse avait de quoi donner un avantage certain au kel’dor qui paraissait stupéfait. Ainsi ce n’était pas une erreur des affichages de sa corvette qui s’était déroulée plus tôt, mais bien un moyen de contrôler l’adversaire. Plo reprit la parole pour poser davantage de questions.

- Très impressionnant. Avons-nous déjà réalisé des essais sur des bâtiments ennemis ? Jusqu’où peut s’étendre le verrouillage ? Quelles sont ses limites et les systèmes pouvant être touchés ? Je présume que des chasseurs adverses ne sont pas touchés par ces verrous ?

Avec cet as dans la manche, les choses semblaient devenir beaucoup équilibrées. L’idée d’évacuer les scientifiques de cette station au nez et à la barbe du Consortium et de l’Empire plaisait beaucoup à Plo qui savait néanmoins que tout ne serait pas gagné pour autant. Il faudrait agir avec célérité, précision et discrétion. Le kel’dor reprit la parole pour poser les dernières questions dont il avait besoin pour estimer la faisabilité et ses chances de succès.

- De combien de temps disposons-nous pour nous préparer efficacement à agir ? Je présume que le délai est court…

Le kel’dor savait qu’il ne pourrait pas commander sa flotte ou de gros bâtiments de la République, mais il espérait cependant ne pas avoir seulement sa corvette pour cette mission. Un petit groupe de trois corvettes avec deux frégates en appoint lui semblait être le minimum à déployer pour réussir la mission avec discrétion tout en étant prêt à combattre et riposter s’ils venaient à arriver au même moment que les impériaux et agents du Consortium. Mieux valait ne rien laisser au hasard dans ce genre d’opérations qui demandait pas mal de préparation pour être couronnée de succès. Plo comptait se servir de cette technologie de pointe, mais il craignait que ses limites éventuelles ne mettent en péril la mission confiée, aussi avoir d’autres cartes supplémentaires dans sa manche ne serait pas pour lui déplaire afin d’être paré à toute éventualité et ne pas mettre tout ses espoirs dans un seul avantage encore méconnu et dont il était délicat d’estimer les applications possibles. Resteraient alors l’effet de surprise et le bluff éventuel en ce cas.
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Entre officiers de la République - PV: Maximilian Seidelman Empty Re: Entre officiers de la République - PV: Maximilian Seidelman

le Mar 5 Fév - 4:13
« Oh j’en suis absolument sûr, amiral. J’ai même à l’un d’entre eux. Un ami que je croyais perdu. Le docteur Belmont. À moins de vous intéresser aux projets de défense civile, vous ne le connaissez certainement pas. Le docteur Belmont a dédié sa vie à créer des meilleurs systèmes pour protéger les populations civiles en tant de guerre. Pauvre homme. Les militaristes du sénat en ont fait la risée. Regrettable.

Naturellement, amiral, vous aurez deviné que ces scientifiques œuvrent dans une optique allant dans le sens inverse de notre complexe militaro-industriel. Si l’affaire s’ébruite, je ne serais pas étonné que certains vous contactent pour arranger un accident ou laisser nos ennemis réduire au silence ces cerveaux. Je compte sur votre intégrité et votre sens de l’honneur pour ne pas céder à ces promesses de richesses faciles. »


Le Commandeur Suprême est un militaire, pas un politicien. Par conséquent, s’il complimente, c’est qu’il pense ce qu’il dit. Jamais il ne cherche à plaire et chaque fois qu’il louange un soldat, un sous-officier ou un officier, c’est parce que ce dernier le mérite et souvent, ces individus se font approcher pour des promotions ou des affectations intéressantes ou avantageuses. Mettre en lumière ceux qui le mérite. Une pratique que tous n’approuvent pas au profit d’un système mettant en évidence les favoris qui ont les têtes à faire les affiches de propagande. Comme il le dit si bien : le contenu, pas le contenant. Trop souvent, l’effort de guerre demande des récits héroïques et une vision édulcorée de la guerre et de l’armée mais aux yeux du militaire, c’est une arme à double tranchant. La guerre n’a rien du « glamour » qu’on veut bien lui donner.

Évidemment, il n’est pas dupe. Sa vision des choses, ses plans, ses projets, tous, même les plus modérés, ne les partage pas. Il le sait, bien sûr. Mais ce n’est pas ce qui va lui faire changer de doctrine. On ne gagne pas une guerre sans faire de morts, ça il le sait mieux que bien d’autres. Mais il sait aussi que la guerre est autant matérielle que psychologique et il compte bien faire une percée sur ce champ de bataille trop souvent négligé. Tous les croiseurs de bataille du monde ne sauraient faire autant qu’un espoir renouvelé. Enfin. L’amiral peut ne pas être d’accord et avoir de lui l’opinion qu’il lui plaira. Si un jour il lui succède, peut-être alors comprendra-t-il mieux la rhétorique derrière. Ou pas. Ce qu’il fait, chose certaine, c’est pour la République. Et il continuera d’œuvrer en ce sens tant qu’il le pourra. À quelques exceptions près mais…

Les questions de l’amiral le font sourire. Excellent raisonnement. Excellent questionnement. Il n’en était pas moins attendu d’un officier de son calibre et de sa réputation. Cette nouvelle arme, par contre, a malheureusement de sérieuses limitations. Premièrement, pour l’heure, la République ne dispose que du prototype et bien que des tests aient été fait sur plusieurs types de vaisseaux, rien n’indique que ce sera fonctionnel dans tous les cas de figure. Des tests supplémentaires seront naturellement requis mais pour le moment, le taux d’échec est très minime. Naturellement, la question des chasseurs est pertinente. Non, cette itération de l’arme serait incapable de les neutraliser. Trop petits. Trop rapides. Même pour les bombardiers. Mais une version 2.0 pourrait venir corriger ce défaut… Si tant est que le projet livre la marchandise tant attendue de sa part.

Évidemment, un bon commandant n’envoyant jamais un élément de valeur sans documentation appropriée, coordonnées, informations sur la station, sur les pilotes déjà sur place, sur le docteur Belmont, sur le prototype qu’il amènera avec lui… Autant dire que Maximilian fait bien les choses. Certes, certains détails concernant le prototype sont classifiés mais le plus important est bien là. De toute façon, selon la documentation, un ingénieur spécialisé va accompagner l’amiral pour s’assurer du bon fonctionnement de l’arme. Le rapport indique clairement que jusqu’à présent, elle n’a été déployée que depuis des cibles fixes. Stations spatiales. Planètes. Ce genre de chose. Quels seront les effets quand la source d’énergie sera le réacteur d’un vaisseau? Difficile à dire. Une paire de bras de plus ne sera certainement pas de trop. Surtout si tout menace d’exploser.

Sans avoir nécessairement parié sa carrière sur cette opération, l’amiral peut par sa lecture prendre conscience de tout le poids qui repose sur ses épaules. De la grande confiance et du profond respect de son supérieur à son égard. Tous les officiers connaissant le Lorrdien savent que son retour au service actif a été précédé d’une période extrêmement sombre et que malgré le fait qu’il aille beaucoup mieux, accorder sa confiance à nouveau est un processus difficile pour lui. Plo Tan'ith va-t-il laisser l’orgueil lui monter à la tête? Comment accepte-t-on pareille honneur, si tant est qu’il se considère chanceux d’avoir hérité d’une mission qui doit être lancée dans les quarante-huit prochaines heures au gros maximum, avec un facteur de risque qui aurait fait fuir une partie de l’état-major républicain? Certains crieraient à la punition, plutôt…


« Amiral, je pense que les mots seuls ne sauraient exprimer ma gratitude pour votre participation à cette mission. Soumettez moi votre plan de bataille préliminaire et les ressources dont vous aurez besoin et si c’est raisonnable, je ne passerai même pas par le sénat, je vais l’approuver séance tenante. Le temps presse. Des vies sont en jeu. Je regrette de ne pouvoir y aller moi-même. Vraiment. Si ce maudit assassin n’avait pas…

Mais écoutez-moi, amiral, à pester et à ronchonner comme si j’étais déjà vieux et que je commençais à être un peu gâteux. Excusez cette pointe d’humeur, le poids de mes responsabilités me prive trop souvent du plaisir d’être sur le terrain. Mes batailles sont de nature bureaucratique ces derniers temps. Mais je retournerai sur le front, souvenez-vous bien de mes paroles! Et j’espère que nous livrerons bataille ensemble! »


On reconnait bien là l’ancien officier de la flotte d’avant la tragédie, un homme plein de bonne humeur et d’autodérision quand il le faut. Pour certains, une attitude désarmante. Pour d’autre, la preuve irréfutable que peu importe la tragédie, on peut y survivre, en tirer une leçon et continuer d’aller de l’avant. Même mal en point, Maximilian refuse de laisser les idées noires prendre le dessus. Il est le Commandeur Suprême de la République Galactique. Des millions de personnes comptent sur lui. Jamais il ne les laissera tomber. Jamais. Et c’est grâce à la coopération et à l’esprit volontaire de gens comme Plo Tan'ith que la République progresse, un pas à la fois vers une victoire, vers la fin de cette guerre. L’unité a toujours été la force de cette faction et elle continuera de l’être tant et aussi longtemps que confiance, honnêteté et transparence uniront ensemble les officiers des différents corps, branches et services.


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le Mer 6 Fév - 0:23
Heureusement pour le commandeur, Plo Tan’ith n’était pas le genre d’homme que l’on pouvait acheter. Restant sourd à ceux qui chercheraient à le corrompre, le kel’dor comptait bien assurer sa mission le mieux possible. Il réduirait au silence les scientifiques que si jamais l’Empire ou le Consortium Eternel venait à s’en emparer avant la République. La Force seule pouvait savoir ce qu’ils seraient capable de concevoir comme super-armes si jamais leur cerveaux étaient exploités par les Sith notamment. Dans tous les cas, l’officier s’assurerait que jamais cela puisse se produire en prenant une décision des plus difficiles, mais sans doute la meilleure option à prendre dans ce cas de figure. Plo chassa cette pensée de son esprit : pour l’heure cette hypothèse n’était pas à prendre en compte, de surcroit si tout se passe pour le mieux dans le déroulement de son plan. Préférant ne pas inquiéter le Commandeur, l’officier se dépêcha de le rassurer de sa voix grave, amplifiée par son masque respiratoire mais sincère tout en continuant de se tenir droit sur son siège.

- Rassurez-vous commandeur, je me chargerai de maintenir le secret le plus total autour de cette opération. Nous ne devons pas nous fermer des portes en matière de technologies si ce n’est les limites morales que nous nous imposons, si celles-ci peuvent nous permettre de gagner ce conflit efficacement et nous permettent de ramener nos hommes à la maison, alors nous devrons saisir cette chance. J’accomplirai mon devoir, pour la République.

Les mains posées face contre le bureau, le kel’dor était des plus honnêtes dans son propos. Son esprit travaillait à vive allure pour élaborer un plan depuis les données qui lui avaient été données. Sans doute qu’il faudrait plus de détails afin de peaufiner celui-ci, mais il prenait forme rapidement Réfléchissant, Plo prit son menton entre ses doigts et redressa sa tête observant quelque chose derrière Maximilian et tandis que son cerveau établissait le plan d’attaque, il récita lentement comment il s’y prendrait, toujours avec la même voix grave mais un peu plus monocorde comme s’il décrivait en temps réel le déroulement de la mission qui lui avait été confiée.

- Je pense que nous devrions avoir en plus des pilotes déjà présents un minimum d’effectifs pour garantir une certaine discrétion. J’envisageais deux corvettes ainsi que deux frégates qui serviront surtout d’appui feu au cas où les choses dégénèrent avec l’Empire ou le Consortium si d’aventure ils venaient à arriver. Une fois les systèmes défensifs et de communication de la station neutralisés, je comptais envoyer quatre commandos à l’intérieur pour obtenir les plans de l’installation, en prendre le contrôle, neutraliser le personnel de sécurité, localiser et identifier les scientifiques et les évacuer jusqu’aux hangars pour ensuite filer dans l’espace Républicain. Le tout le plus rapidement possible…

L’amiral termina son exposé puis croisa les bras avant d’ajouter quelques phrases pour régler les détails de son opération en termes de logistique et surtout, de ce qui ne dépendait pas de lui.

- Je peux mobiliser ces effectifs directement depuis les effectifs de la 5ème Flotte en quelques heures. Je m’occuperai de les briefer en hyperespace a moins que vous ne souhaitiez me confier les bâtiments directement depuis Fondor ? La vraie question reste surtout le temps d’installation du prototype à bord d’un ou plusieurs de mes vaisseaux… Vos équipes peuvent réaliser une connexion aux systèmes du vaisseau en combien de temps ?

Puis il conclut en esquissant un sourire quand il écouta Maximilian Seidelman ronchonner. Pendant quelques mois, le kel’dor avait caressé l’ambition d’occuper le poste de Commandeur Suprême, mais n’étant pas sélectionné il avait accepté son sort sans se plaindre. Mais en se renseignant sur les responsabilités du rang, l’amiral avait trouvé dans son grade tout ce pourquoi il s’était engagé. Le commandement et rester sur le terrain avaient été sa vie, il semblait logique que sa carrière s’achève de cette façon : au contact de ses subordonnés pour mener ceux-ci au triomphe.

- Ne me remerciez pas commandeur, je fais simplement mon devoir. En toute franchise, vous occupez une position que je ne vous envie pas Commandeur. J’estime avoir à faire déjà suffisamment de bureaucratie en ce moment vers Kashyyyk pour en accepter davantage. Reste à savoir si je ne serai pas à la retraite ou mort d’ici là Commandeur, dans tous les cas j’espère pouvoir lutter à vos côtés avant que l’une ou l’autre de ces hypothèses ne se réalise.

Dit-il d’un ton plutôt détendu, la première fois depuis son arrivée dans le bureau du commandeur suprême qui pouvait trancher avec son côté très (trop ?) sérieux qu’il avait eu jusqu’à maintenant. Signe qu’il pouvait parfois faire preuve de légèreté avec ses supérieurs comme ses subordonnés. C’était quelque chose que Plo tenait comme étant une qualité pour maintenir une certaine proximité et légitimité avec ses hommes. Montrer que l’on s’intéressait à leur sort, et que l’on faisait le maximum pour leur conditions de vie et de missions soient les plus optimales possibles.
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le Mer 6 Fév - 5:07
Installer le prototype, leur unique prototype, prendrait au plus deux heures… Dont une quinzaine de minutes à tenter de rassurer les scientifiques derrière cette invention qui verraient très certainement d’un mauvais œil que le fruit de leur labeur soit déployé sur le champ de bataille sans plus de tests. Le Commandeur Suprême comprenait parfaitement la passion de ces hommes et de ces femmes pour le travail de haut niveau qu’ils avaient accompli mais envoyer l’amiral sans un as dans sa manche, fusse-t-il potentiellement sujet à une défaillance, ce n’était franchement pas son genre. Oui, assurément, on pourrait longuement débattre sur le pour et le contre de lancer pareille opération avec autant de variables pouvant à tout moment faire d’un plan brillant un fiasco d’une ampleur cataclysmique. C’est ainsi que le sénat en parlerait en tout cas.

Cependant, et l’histoire galactique l’avait prouvé à de nombreuses reprises… L’espoir est un moteur puissant capable de mener à de vrais miracles. Si l’amiral était prêt à prendre des risques comme il était en train de le faire aujourd’hui, c’est qu’il savait, comme son supérieur, que la victoire était possible. Ce qu’il proposait était bien pensé. Logique. Très bien planifié. Oui, assurément, cette configuration serait approuvée sans délai. Et pour augmenter les chances de succès de l’amiral, hors de question de mettre sous ses ordres des militaires avec lesquels il n’était pas habitué de travailler. Autant donner le plus de flexibilité possible à Plo Tan'ith et ainsi lui permettre de mener à bien sa stratégie. Il serait non seulement imprudent mais également excessivement mal avisé de procéder autrement, malgré le fait que le temps joue contre eux. Enfin… En théorie.

Pour le moment, rien n’indiquait que l’Empire ou le Consortium était au courant ou sur le point de déployer des effectifs. Aucune activité suspecte n’avait été rapportée et en général, quand des déserteurs étaient en cause, ces factions ennemies de la démocratie n’étaient jamais les derniers à envoyer leurs bourreaux faire le sale travail. Non clairement, sans doute était-ce la nature parfois trop prudente du Commandeur Suprême qui lui dictait d’agir le plus rapidement possible. La possibilité de retrouver un ami cher, de ramener dans le giron de la République de grands cerveaux ainsi que les jeunes pilotes en permission étaient autant de facteurs ayant décidé de le faire agir dans une urgence relative. On ne pourra certainement pas dire que Maximilian Seidelman n’était pas un homme capable de prendre des décisions rapides et exempt d’hésitation.


« Je doute que vous ayez besoin de donner quelque assaut que ce soit, amiral. Le docteur Belmont s’est chargé de convaincre ses collègues de se joindre à nous. Je ne vous dis pas de vous approcher de la station sans être sur vos gardes. Simplement, vous venez en ami, pas en conquérant. J’ai assuré au savant que c’était une opération visant à sauver des vies, d’abord et avant tout. Je m’attends à la plus grande diplomatie.

En cas d’attaque ennemie, le docteur Belmont m’assure que les maigres défenses dont ce groupe de scientifiques dispose sera mis à votre pleine et entière disposition. De vous à moi, je ne compterais pas sur un support digne de ce nom. C’est une station civile, après tout. Si elle n’avait pas été camouflée, même les pirates les plus dégénérés au service d’Apex auraient pu tenter d’en prendre le contrôle, c’est vous dire… Vraiment.

Quant à vos effectifs, amiral, vous avez carte blanche. Oui, le temps presse mais pas au point de vous imposer plus que l’ingénieur précédemment mentionné. Recrutez les hommes de confiance et de talent que vous jugez les plus appropriés et faites usage des ressources dont vous venez de parler. J’ai confiance en vos talents pour la tactique et pour la stratégie. Oh et une dernière chose, un tantinet gênante mais… Comment dire…

Tel qu’expliquez, nous n’avons qu’un seul prototype. Il peut être installé sur le vaisseau de votre choix en environ deux heures. Attendez-vous, cependant, à subir les remontrances et les doléances de ceux qui l’ont créé. Disons qu’ils… Ne sont pas aussi réalistes quand vient le temps des questions militaires. Des gens de talent, certes, mais qui semblent penser que la guerre va attendre qu’ils finissent de travailler… »


Maximilian avait le plus grand des respects pour ceux qui en coulisse faisaient évoluer la guerre pour l’arracher le plus possible à un obscurantisme suranné et barbare qui ne pouvait mener qu’à un gaspillage épouvantable de vies humaines. On lui avait souvent répété que ces gens à l’intellect surdéveloppés étaient par contre bien souvent comme dans un monde à part. Naturellement, le Commandeur Suprême faisait tout ce qui était en son pouvoir pour ne pas brimer le génie et la créativité mais parfois, les impératifs de la guerre le forçait à devoir ramener à la raison ceux qui développaient tant de nouvelles merveilles capables de renverser le cours d’une bataille d’une simple pression d’un bouton. Messieurs, répétait-il souvent, je reconnais être un néophyte et un profane dans vos champs de science respectifs mais je sais une chose pour certitude.

La guerre n’attend pour personne. Il le leur avait dit mainte fois et c’est ce qui lui arracha un léger sourire en se remémorant ces discussions. Ceux qui regardaient la guerre de loin n’avait définitivement aucune idée de son fonctionnement réel. Cette ignorance pouvait protéger partiellement des esprits autrement fragiles mais c’était plus un effet placebo qu’une véritable solution. S’extirpant de ses pensées, le Commandeur Suprême décida de valider une dernière fois, juste pour être bien certain, qu’il n’y aurait pas de complications au transfert de « l’arme » au sein d’un bâtiment spatial. Autant contacter la secrétaire en charge du laboratoire. Pas de réponse. Curieux. Il décida de passer par le bureau du scientifique en chef. Pas de réponse. Inhabituel mais… L’absence de réponse du poste de contrôle acheva de le convaincre. Encore des complications.


« Amiral, je crains fort de devoir demander un nouveau sacrifice de votre part. Je parierais ma carrière que cette absence de réponse est due à la présence d’éléments ennemis dans nos installations. Si je donne l’alarme, quiconque est derrière cette infiltration risque de prendre la fuite. Aussi j’ai un plan. Vous et votre escorte allez vous rendre au laboratoire comme avant-garde. Pendant ce temps… Bien…

Je vais m’assurer que notre indésirable ne pourra pas prendre la fuite si facilement. Au besoin, mon aide de camp vous servira de guide, ce qui risque de diminuer les soupçons. C’est une excellente combattante et soyez sans crainte, elle saura vous protéger. Dites-moi mon cher, êtes-vous doué pour la chasse à l’espion? J’ai comme l’impression que nous allons bientôt le découvrir. On ne pourra pas dire que cette mission aura manqué de suspens! »


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le Mer 6 Fév - 23:19
La réponse de Maximilian Seidelman le rassura à moitié. Visiblement les scientifiques seraient informés au préalable de l’intervention de la République par le biais de ce docteur Belmont ce qui devrait faciliter leur coopération dans leur évacuation en un sens… mais il n’était pas impossible que les autres scientifiques présents ne se laissent pas convaincre, ou pire encore, se hâtent de prévenir d’autres puissances galactiques pour les extraire. Les choses devenaient plus floues au fur et à mesure que le commandeur lui donnait plus de détails, ce qui était très paradoxal pour Plo.
Le kel’dor eut le même sentiment à propos de la station, le fait que ses systèmes de défenses étaient maigres faciliterait certainement l’intrusion à son bord, mais serait peu de choses en cas d’attaque du Consortium ou de l’Empire si le prototype ne fonctionnait pas. Par la suite le propos de Maximilian ne l’étonnait pas quant aux scientifiques. Des esprits brillants mais qui voyaient le monde qu’à travers leur prisme, mais l’amiral ne leur jetait pas la pierre pour autant… En tant que militaire de carrière, il était forcé d’admettre qu’il voyait la réalité à travers les organes de visée de son arme, ou part les schémas tactiques de bataille qui lui étaient présentés aussi. La question était surtout de concilier ces deux visions pour servir un seul but commun.

- Bien, je suggère que par souci de facilité et gagner du temps, que l’on installe le prototype sur la corvette m’ayant conduit jusqu’ici. Une dernière chose commandeur, il me faudrait sans doute un programme capable de détruire l’intégralité des données de recherches présentes sur la station après une copie effectuée au préalable par nos services non ? Il serait plus prudent que ce sur quoi ils travaillent ne tombent pas entre de mauvaises mains vous ne pensez pas ?

Restant silencieux, l’amiral continua d’écouter son supérieur discuter et fronça légèrement les sourcils d’inquiétude en l’absence de réponse de la part de la secrétaire. Ceci l’interloquait et le rendait soucieux, mais devant le commandeur il se reprit et s’exprima à nouveau en se levant de son siège, prêt à l’action. Il tapota par instinct et pour se rassurer son arme de poing à sa hanche qui dormait dans son étui d’officier.

- Je ne vous cache pas que je ne suis pas coutumier de la chasse aux espions, mais je suis encore apte au service actif sur le terrain commandeur. L’aide de votre aide de camp me sera très utile pour m’orienter de façon rapide et ne pas attirer les soupçons. Je préconise un contact radio régulier, et de surcroit je vous suggère de ne pas rester pas sans escorte de votre côté. Vous avez déjà échappé à une tentative d’attentat et il n’est pas exclu que le commanditaire ne réessaye cette fois-ci commandeur. Voulez-vous que je vous laisse deux de mes hommes ?

Attendant la réponse du commandeur, il était prêt à remplir sa tâche en toute discrétion. Le kel’dor n’était pas un homme coutumier de l’action directe, cependant il prenait soin de toujours s’entretenir physiquement ainsi qu’au tir de blaster afin de pouvoir se défendre en cas d’abordage de son vaisseau. Ayant été évalué au niveau de ses aptitudes, les évaluateurs l’avaient déclaré apte au combat ainsi qu’au commandement même si le poids de l’âge sur ses épaules le rendaient beaucoup moins capable de fournir des efforts physiques de longue durée sans ressentir la fatigue. Mais contre le temps, il n’y avait pas grand-chose que l’on pouvait faire si ce n’est repousser l’inévitable en poursuivant un entrainement régulier et toujours exigeant. Et dans tous les cas il ne serait pas seul, l’aide de camp du commandeur ainsi que son escorte de clones étaient tout aussi qualifiés pour le combat.
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le Jeu 7 Fév - 3:58
En général, peu sont ceux qui s’intéressent aux subordonnés. Les officiers sont ceux qui sont sous les projecteurs, qui ont le beau rôle. Ceci dit, quiconque avant fait ses devoirs savait que l’aide de camp de Maximilian Seidelman était un peu… Particulière. Surtout par son passé, en fait. Ancienne prisonnière, elle avait été visité par celui qui à l’époque n’était qu’un simple officier avec une offre simple : servir sous ses ordres ou moisir en prison. Manifestement le choix n’avait pas été difficile à faire. Plusieurs, encore aujourd’hui, remettaient en question la décision du Commandeur Suprême. Celui-ci avait toujours usé de la même justification. L’Académie nous apprend à nous battre selon des doctrines précises. Le monde de la rue, hors de nos tours d’ivoire, apprend un tout autre type de leçon permettant d’atteindre la victoire également.

Baptisée Amelia Wolf par Maximilian, la jeune femme n’ayant pas de nom enregistré comme des dizaines de membres de gang ne répondant qu’à des surnoms, elle servait loyalement depuis son recrutement et bien que ses manières, malgré toute la discipline militaire qui lui fut inculquée, n’étaient pas forcément aussi raffinées que celles de nombreux auxiliaires, sa façon franche et brutale de dire les choses était d’une grande utilité quand on navigue dans les eaux troubles de la politique et que la guerre prend soudainement des dimensions considérablement plus importantes que lorsque vous avez le poste béni d’amiral, le dernier grade permettant de servir sans devoir évoluer au milieu d’un nid de vipères. Oh naturellement, les rumeurs les plus vicieuses circulaient sur ce duo, allant de scandales sexuels habilement dissimulés aux ragots les plus fous.

La réalité étant toute autre, par contre, quand elle fut convoquée, elle prit sa tâche avec tout le sérieux qu’on attendrait d’un subalterne et elle se mua en un instant en une guide des plus compétentes, invitant l’amiral à la suivre et se lancerait dans une présentation des lieux qui saurait bluffer même le plus attentifs des agents ennemis. Elle avait vite compris la gravité de la situation et elle n’aimait pas, par contre, devoir laisser son supérieur seul, surtout après le dernier attentat. Elle espérait que Maximilian accepterait l’offre de l’amiral… Mais c’était sans vraiment y croire. Ce dernier déclina poliment, assurant que ses propres forces de sécurité sauraient faire le travail et qu’il était hors de question de priver son invité d’une partie de son escorte. Elle aurait bien argumenté comme quoi tout ceci était peut-être une tentative de diversion mais ce serait inutile. Quand le Commandeur Suprême décidait de rester sur ses positions, bien…

C’est qu’il n’en bougerait pas, quoi qu’il se passe. Elle le connaissait suffisamment bien pour le savoir, hors de tout doute raisonnable. Probablement qu’il avait un plan, d’accord, mais oubliait-il qu’il était blessé? Il ne pourrait pas se déplacer avec autant d’aisance que d’ordinaire, encore moins se battre efficacement si sa vie était menacée. En espérant, évidemment, que les choses ne dégénèreraient pas à ce point. Elle comptait tout faire pour s’assure que rien ne lui arrive. Elle lui devait une vie, après tout. Plus spécifiquement, sa seconde chance. C’était toute une dette à rembourser ça, bien qu’il lui eut répété à de nombreuses reprises qu’elle ne lui devait rien. Cette affaire ne lui disait rien qui vaille. Maximilian, de son côté, ne serait-ce que par habitude, énonça à voix haute quelques recommandations de dernière minute. Sait-on jamais…


« Amiral, sans vouloir vous dire quoi faire, je vous recommande fortement de mettre votre vaisseau en alerte et de n’autoriser aucun accès. De mon côté, je vais m’assurer que personne ne puisse entrer ou sortir du complexe par les voies d’accès normales. De un, nous ne voulons aucun saboteur qui décide de se cacher à bord de votre corvette et de deux, en cas d’urgence, elle pourra prendre en chasse, bien…

Le moyen de transport, quel qu’il soit, qui a amené l’ennemi ici. Une chose est bien certaine, il n’a pas volé parmi les étoiles en battant des bras. Oh une dernière chose. Votre vie et celle des membres de la République passent avant la capture de cet individu. Autant j’aimerais pouvoir le livrer aux griffes des renseignements républicains, autant je refuse catégoriquement toute prise de risques inutiles dans cette affaire. »


Le Commandeur Suprême avait toujours été du genre à refuser de sacrifier ses hommes. Un officier militaire se doit de protéger la République. La plus ignorante des recrues le sait. Mais les soldats ne sont-ils pas également une partie de la République? Ce n'est pas parce qu’on prend les armes pour la défendre que soudainement, cette existence a moins de valeur. Certains disaient, à tort, que le Commandeur Suprême n’avait pas ce qu’il fallait pour faire les choix vraiment difficiles. Au contraire. Il avait survécu à l’opération Lord Over et il connaissait très bien le prix d’une victoire. Celle-là avait été horriblement coûteuse d’ailleurs. Trop, même, considérant que la guerre était loin de s’être arrêtée avec le temps. Pire encore, elle semblait prendre davantage d’ampleur. C’était sans doute le plus inquiétant.

Il regarda donc son aide de camp, l’amiral et son escorte quitter son bureau alors qu’il rappelait à l’intérieur sa garde rapprochée. Amelia, pour sa part, guida le petit groupe dans les couloirs, informant en même temps l’amiral sur toutes sortes de détails intéressants sur les installations et après avoir pris l’ascenseur, une curieuse anomalie s’offrit à leur regard. La réceptionniste était à son poste. Correction. Une réceptionniste était à son poste. Ceci dit, une chose était bien certaine : personne n’avait répondu à l’appel du Commandeur Suprême et une « pause salle de bain » n’expliquait pas un silence radio sur au moins deux communications pour un même secteur. Cette personne était probablement une usurpatrice et s’il n’en avait été que de l’aide de camp du Commandeur Suprême, elle lui aurait sauté à la gorge sans lui donner le temps de réagir.

Cependant, elle servait de guide. Elle n’était pas celle qui commandait à cette opération. Elle se contenta donc d’expliquer que cette section des lieux était en charge du développement d’un projet expérimental. La fausse réceptionniste les informa alors qu’ils ne pouvaient pas aller plus loin. Secret défense, accès restreint, sur ordre du Commandeur Suprême en personne. Pour Plo Tan'ith, plusieurs possibilités pour tendre un piège. Visiblement, cette personne ne connaissait pas l’aide de camp du Commandeur Suprême et devait penser qu’elle faisait partie de l’entourage du Kel'dor. Ensuite, comme il venait du bureau de Maximilian, il pourrait toujours tenter de jouer cette carte et d’observer la réaction de la fausse réceptionniste. Et enfin, un stratège de son calibre n’aurait aucun mal à trouver une tactique efficace pour arriver à l’objectif du moment : neutraliser la menace ennemie, par la force des armes si nécessaire.


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le Ven 15 Fév - 0:08
L’amiral fit verrouiller tous les accès à sa corvette via une transmission cryptée depuis son comlink personnel. Lui seul pourrait donner un contre-ordre le cas échéant. Les conseils du Commandeur ne tombèrent pas dans l’oreille d’un sourd, et le kel’dor comptait bien interpeller rapidement l’intrus. Guidés par l’aide de camp de Maximilian, Plo avançait en ouvrant la marche accompagné par Amélia Wolf. Par précaution, il laissa deux de ses clones à proximité du bureau de Seidelman avant d’emprunter l’ascenseur pour pouvoir intervenir rapidement en renfort du commandeur. Accompagné de seulement quatre clones, il profita de la descente pour s’emparer de son pistolet blaster et le régla sur son mode paralysant avant de le ranger à nouveau dans son holster. Ecoutant la jeune femme l’accompagnant, il acquiesça silencieusement d’un hochement de tête tandis que les clones passèrent leurs armes sur les rayons paralysants afin de pouvoir neutraliser la cible sans la tuer. Une simple pression du pouce permettrait de repasser en mode létal si besoin.

La section dans laquelle ils se rendaient était visiblement celle réservée en charge du développement d’un projet expérimental top secret. Le kel’dor se demanda si c’était dans ce secteur que le système permettant de verrouiller les systèmes d’un vaisseau était entrain d’être conçu et testé pour étudier sa viabilité. Arrivés à sur les lieux l’amiral remarqua que la dite réceptionniste était présente à son poste. Curieux, pourquoi n’avait-elle pas répondu aux requêtes en provenance du bureau du commandeur ? Une pause salle de bain n’était pas suffisamment longue pour justifier ce genre de choses. Approchant de la réceptionniste en affichant un air des plus détendus, il regarda derrière les lunettes de son masque respiratoire l’ensemble du lieu à la recherche de quelque chose qui n’avait rien à faire dans le décor. Son esprit tournait à vive allure pour trouver un moyen d’occuper au maximum la réceptionniste ou de la dévoiler. Visiblement l’aide de camp du commandeur semblait très à cran. D’un haussement de sourcil subtil, Plo essaya de l’apaiser. Après tout peut-être que la réceptionniste n’était pas un agent en soit de l’ennemi, mais était forcée de collaborer avec la véritable taupe. Mais cette pensée glaçait le sang de l’amiral car ils perdaient ainsi du temps. Accompagné par les quatre clones présents, le petit groupe s’approcha du bureau de la réceptionniste qui leur indiqua qu’il était impossible de se rendre plus loin à cause du secret défense sur ordre du Commandeur. L’amiral entra dans son rôle d’officier grincheux et un peu bête tandis qu’il arriva devant la banque qui le séparait de la réceptionniste.

- Hum, vous plaisantez j’espère ! Mon niveau d’accréditation devrait me permettre d’accéder à cette zone !

Fit-il d’un ton des plus offusqués en laissant ses griffes tapoter de façon agitée sur le comptoir pour mettre un peu plus de stress sur les épaules de la réceptionniste. L’amiral soupira derrière le masque respiratoire de façon assez bruyante jouant bien le rôle de l’officier exaspéré.

- Je suis amiral, je veux accéder à cette zone alors faites votre travail et laissez moi passer avec mon escorte ainsi que mon aide de camp !

Le kel’dor fit claquer ses doigts d’un coup sec sur le comptoir tout en désignant la porte menant vers le complexe de sa main gauche. Il ajouta d’un ton plus calme mais qui ne manquait pas d’être plutôt sec, aboyant un ordre direct.

- Dépêchez vous, je suis pressé.

Mettre l’agent sous pression devrait peut-être la conduire à commettre quelques erreurs. C’était peut-être risqué, mais dans tous les cas le rôle de l’amiral était aussi de faire perdre le sang froid de son interlocutrice mais plus encore, du temps. A chaque seconde qui passait, le dispositif de verrouillage du complexe s’intensifiait en secret et sans alarme, réduisant à peau de chagrin les chances de s’en sortir pour la jeune infiltrée. Restait à voir ce que l’aide de camp ferait, mais Amelia Wolf avait toute la confiance de Plo pour le couvrir si les choses dégénéraient. De surcroit la présence de quatre clones armés et engoncés dans leurs armures donnait clairement l’avantage à l’officier de la marine républicaine.
Maximilian Seidelman
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Entre officiers de la République - PV: Maximilian Seidelman Empty Re: Entre officiers de la République - PV: Maximilian Seidelman

le Ven 15 Fév - 4:48
Amelia Wolf n’était pas le genre de personne à avoir besoin d’une excuse pour passer en mode « agressif » et le fait qu’en ce moment, au lieu d’interroger avec force cette personne qui visiblement n’était pas qui elle prétendait être l’irritait au plus haut point. Contrairement à son supérieur qui avait connu les grands principes enseignés par les établissements de formation des officiers, elle avait connu la rue et ses dures réalités. Et dans le « vrai monde », on ne perd pas son temps en vaines mascarades. La seule raison pour laquelle elle n’avait pas encore sauté par-dessus le comptoir pour violenter la fausse réceptionniste, c’était parce qu’il y avait quatre clones qui risquaient de lui sauter dessus pour l’en empêcher. Bien qu’elle fasse un effort pour comprendre la stratégie de l’amiral, elle n’en voit pas la finalité : ils perdent du temps.

Ceci dit, il faut croire qu’il y a au moins une mesure de succès à cette façon de procéder car la réceptionniste, plutôt que de se montrer craintive devant un officier, haut gradé de surcroit, exprime plutôt la colère, ce qui pourrait la mettre dans de terribles ennuis. Se disant qu’elle peut bien jouer le jeu, elle fait savoir d’un ton arrogant que si le Commandeur Suprême est trop occupé pour répondre, elle n’a qu’à contacter son aide de camp. La fausse réceptionniste consulte le registre, voit le nom d’Amelia Wolf et se fige en se rendant compte de qui se tient devant elle. Sa couverture en miettes, elle tente le tout pour le tout en tentant d’abattre l’amiral avec une arme de poche, aisément dissimulable mais malgré tout létale. Manque de chance : autant l’officier que les clones étaient prêts à l’action mais pas autant qu’Amelia qui frappe la première.

L’aide de camp ne fait pas dans la dentelle et la fausse réceptionniste laisse entendre un hurlement de bête quand elle se retrouve avec un poignet qui s’il n’est pas brisé, n’est pas au meilleur de sa forme. Frapper en premier, frapper pour désarmer ou pour tuer. Ne jamais « jouer » avec son adversaire. Là où elle a grandi, c’est tué ou être tué. L’ennemi n’est plus en état d’utiliser son arme et maintenant, peut-être que des réponses pourront être obtenues. Pas le temps non plus pour le coup du « bon flic, méchant flic ». Qui t’envoie, demande Amelia. L’absence de réponse est « récompensée » par une pression sur le poignet blessé qui arrache un gémissement de douleur à l’agent ennemi qui se montre soudainement plus bavard. Normalement, le Commandeur Suprême aurait dû être ici et leur mission était de le tuer dans l’explosion du prototype qu’il devait faire tester.

Une pierre deux coups. Ceci dit, cela ne révèle en rien le commanditaire. Ni le nombre de saboteurs ou d’assassins présents. Sans doute faudrait-il insister dans ce sens mais… Sans doute l’amiral voudra-t-il mener personnellement la suite de l’interrogatoire. En général, ces messieurs dames de l’académie désapprouvent toute forme de violence quand il faut faire parler les suspects, assimilant ces tactiques à l’Empire ou au Consortium. Se retenant de livrer le fond de sa pensée, elle s’écarte et laisse la place à Plo Tan'ith en s’excusant de son impulsivité. Dire la chose et mordre dans une tranche de citron pourri auraient sans doute eu le même effet pour Amelia. Quand le Commandeur Suprême est en danger, elle ne voit pas pourquoi elle se montrerait « civilisée » envers ceux qui font preuve de lâcheté pour parvenir à leurs fins. De la vermine…

Amelia fait son rapport au Commandeur Suprême qui s’étonne qu’un plan si ingénieux ait été si mal exécuté. Ils auraient au moins pu faire l’effort de se renseigner correctement, observe-t-il, comme s’il était confronté à un plan de bataille plutôt qu’à un attentat avorté contre sa personne. En même temps, ce n’est pas forcément étonnant. Le Commandeur Suprême a toujours eu sa part… D’excentricités. Avant de transférer le prototype à bord du vaisseau de l’amiral, il faudra l’inspecter de fond en comble pour s’assurer qu’il n’a pas été saboté. Encore de précieuses minutes de perdues sur un horaire autrement très limité. Enfin. Mieux vaut être prudent que mort, conclut-il en demandant à l’amiral son plan maintenant que la possibilité que les agents ennemis savent qu’il y a un pépin de leur côté existe. Il faut prévoir et anticiper ce que l’ennemi va faire…

Même si les données requises pour une analyse digne de ce nom sont excessivement minces. Naturellement, Maximilian propose un plan qui fait immédiatement réagir son aide de camp. Le plan consiste à ce qu’il vienne personnellement déclencher le piège. En partant du principe que c’est le sabotage du prototype qui est au cœur du plan ennemi, s’il donne l’impression qu’il va déclencher l’ensemble, inévitablement, ceux qui sont prêts à filer en douce seront suspect. Ils seront plus facilement identifiables ainsi. Une idée rejetée en bloc par Amelia qui amène un contre-argument. Pour que l’ennemi réussisse à entrer ici, il a forcément tué. S’ils savent que le Commandeur Suprême sait pour la fausse réceptionniste, ils von abandonner la subtilité. Un animal au pied du mur devient redoutablement dangereux et plus encore, totalement imprévisible. Ce n’est pas rien.

Le prototype est en danger. L’ennemi est potentiellement au courant de son échec et le chrono tourne. Naturellement, de telles circonstances sont loin d’être favorables et un plan d’action « unifié » se doit d’être trouvé et rapidement. Tous les regards sont tournés vers l’amiral. Quelle que soit la stratégie, en ces circonstances, il sera celui qui donnera le feu vert ou non. Cela risque de lui faire tout drôle d’avoir le pouvoir de dicter au Commandeur Suprême de la République Galactique la marche à suivre pour les événements à venir. Mais comme il a souvent été dit, une situation exceptionnelle demande des mesures exceptionnelles. Et en ce moment, la situation est loin d’être normale. Sans doute quand il a été convoqué, l’amiral ne s’attendait pas à un tel revirement des choses. À moins qu’il ne soit devin, il va de soi, bien entendu…


« Amiral, j’avoue que la situation est tout sauf orthodoxe. J’espère qu’Amelia s’est montrée plus utile que nuisible mais ne lui en voulez pas. Elle est simplement très zélée dans son travail. Ses méthodes sont probablement différentes des vôtres mais je vous dirais bien franchement qu’avec le temps qui file et ce contretemps qui pourrait avoir des funestes conséquences érodent ma bonne volonté. Vraiment.

Je sais que ce n’est pas très… Sport… Mais en dernier recours, nous pourrions toujours purger l’air de la section où l’ennemi se trouve. Le seul problème c’est que je n’arrive pas à déterminer s’il y a des éléments alliés dans le laboratoire. Qui peut savoir si ces brutes sanguinaires ont des otages ou non? Je refuse catégoriquement de mettre la vie de citoyens de la République Galactique en danger inutilement. »


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le Dim 17 Fév - 22:58
Un risque des plus calculés avait été payant : la réceptionniste ne s’était pas laissée faire et la suite des évènements l’avait conduite à compromettre sa couverture devant cinq témoins. Plo n’avait réagi qu’avec un quart de seconde de retard sur les clones mais la réaction la plus stupéfiante venait d’Amélia Wolf dont les réflexes avaient pris de court tout le monde. Cette vivacité avait impressionné l’amiral qui ne s’était pas attendu à une réaction aussi rapide et digne des forces spéciales. Bondissant par-dessus le comptoir, la voilà déjà entrain de désarmer et de casser le poignet de l’espionne, les clones encore un peu sous le choc ne savent pas comment réagir et Plo les laisse braquer leurs armes vers la réceptionniste. Laissant Amélia se charger de l’interrogatoire, l’amiral ne fut pas choqué de la façon dont l’interrogatoire prenait forme. Le plan avait été de faire venir le commandeur jusqu’ici et de faire exploser le prototype devant l’amiral ainsi que le commandeur Seidelman. Plo savait que parfois, seule la douleur pouvait découdre les lèvres les plus solidement fermées. Le kel’dor n’était pas un tortionnaire pour autant : il rechignait à devoir utiliser ces méthodes et essayait de ne pas avoir à aller trop loin pour obtenir ce qu’il voulait. Fort heureusement jusqu’à aujourd’hui, il n’avait jamais eu besoin d’aller plus loin que quelques coups portés et des privations. L’officier réfléchissait à toute vitesse et prit la parole afin de profiter du temps passé ici à mobiliser les effectifs nécessaires à la mission qui lui avait été confiée par rapport à cette station spatiale.

- Je vais ordonner à mes forces de se déplacer à proximité de notre objectif et de rester en attente à mi-distance entre leur position actuelle et la cible de la mission. Ces minutes là ne seront pas gaspillées et ils seront déjà à proximité quand nous arriverons avec le prototype. Je prévois une force d’intervention supplémentaire et plus armée en back-up si les choses venaient à vraiment mal tourner et assurer notre extraction.

Des bâtiments plus lourds seraient nécessaires pour intervenir en renfort si les trois corvettes et deux frégates de l’amiral venaient à se trouver en difficulté une fois l’évacuation des scientifiques effectuée. Une sorte de troisième as dans la manche si le retard avait éventé l’opération, que le prototype ne pouvait être réparé et que l’implication du Consortium et de l’Empire devenait réalité. Tant pis pour les espoirs du commandeur, il fallait que la République récupère ces scientifiques ou, si la situation venait à se compliquer, s’assurer que leurs brillants esprits ne soient pas derrière la création de super-armes pouvant se retourner contre elle. Plo Tan’ith prit contact avec ses troupes pour mobiliser les effectifs nécessaires et essayer de limiter les dégâts causés par cette perte de temps. Se retrouvant au milieu de deux feux opposés en la personne de l’aide de camp et du commandeur lui-même, l’amiral allait visiblement devoir trancher, mais il avança d’abord sa solution calmement.

- Nous devrions insister sur l’interrogatoire de notre fausse réceptionniste afin d’extraire le plus rapidement possible les informations concernant l’état du sabotage du prototype ainsi que l’opération que nous avons évoquée. Je pense que votre aide de camp sera suffisamment persuasive pour obtenir des renseignements… Compte tenu de la situation ses… méthodes seront un atout.

L’amiral rechignait à employer la torture, mais s’il devait choisir entre la vie d’un agent infiltré par l’ennemi et celle des hommes et des femmes servant la République, il prendrait la décision la plus juste et éclairée qui puisse être. Aussi n’aurait-il rien à redire tant qu’Amelia Wolf ne dépassait pas certaines limites. Puis il répondit au Commandeur de façon plus directe afin de proposer quelques pistes de réflexion.

- Combien d’individus sont présents dans cette section ? Au lieu de purger l’air combien de temps cela prendrait-il pour utiliser un gaz soporifique pour permettre l’évacuation du personnel via des équipes pouvant extraire ces individus et les mettre hors d’état de nuire après des fouilles ? Ces agents infiltrés doivent avoir sur eux des armes ou des moyens de communication qui pourraient les trahir qu’en pensez-vous ? Ce serait une bonne méthode de faire le tri dans le personnel non ? Ou alors une fausse alerte peut-être ? Je peux mobiliser les maigres effectifs de ma corvette en appui pour vos besoins.

Restait à savoir s’il n’était pas permis de trouver un entre-deux entre les solutions avancées par Maximilian et Amelia Wolf.
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le Lun 18 Fév - 4:16
L’idée de l’amiral n’est pas mauvaise. De gaz soporifique, cette station n’est pas équipée, soit, mais… Il y aurait bien ce qui est utilisé en chirurgie. Fondor dispose d’installations orbitales de pointe mais naturellement, de sections médicales pour le transfert de patients. Quand il faut ramener les bâtiments pour réparation, souvent, c’est qu’au retour du combat, l’on ramène ceux qui ont souffert du combat. Et donc, il est impératif d’avoir des équipes prêtes à veiller à ce que ces infortunées victimes de la guerre soient traitées avec tout le sérieux et la compétence nécessaire pour les arracher aux griffes de la mort. Le seul inconvénient dans le plan de l’amiral, c’est le facteur temps. Faire transférer tout ce gaz prendra du temps. Un temps précieux. Mais en même temps, serait-ce plus sage de risquer la vie d’innocents?

L’ordre est donné malgré tout. Ordre qui surprend les responsables médicaux de l’installation médicale la plus proche qui demandent au Commandeur Suprême s’il peut répéter ce qu’il vient de dire. Calmement mais fermement, le militaire réitère ses propos en insistant sur l’urgence de la situation. La République n’est peut-être pas l’Empire et ses troupes ne sont peut-être pas aussi endoctrinées mais elles savent obéir aux ordres. De son côté, Maximilian met les forces de sécurité de la station en alerte maximale mais il ordonne de ne pas faire sonner les alarmes. Cela indiquerait à l’ennemi qu’ils savent et se préparent à une contre-attaque. Hors de question de prendre un tel risque. Pour le moment, on ne sait pas qui est le commanditaire. Un détail qui aux premiers abords peut sembler insignifiant mais qui en vérité est d’une très grande importance. Certainement.

Chaque faction a une doctrine opérationnelle différente. L’Empire est en général du genre à ordonner de ne laisser aucune trace. Élimination des otages, pas de négociation, ses agents vont se battre jusqu’au dernier souffle pour atteindre un moyen de retourner en territoire allié. Le Consortium… Cela dépend de qui envoie. Les Siths sont en général tout sauf propres dans leurs façons de mener ce genre d’opération et les Hapiens sont en général moins sanguinaires mais tout aussi impitoyable. On peut de facto écarter l’hypothèse de Mandaloriens : leur niveau d’entrainement est de beaucoup supérieur à cette infiltration pratiquement bâclée. Apex pourrait être un coupable potentiel mais en même temps, quand ces criminels sont impliqués, plus souvent qu’autrement, ils arrivent bien renseignés. Trop, parfois. Une épine malheureusement persistante. Hélas…

Interroger la fausse réceptionniste semble être la meilleure solution pour avoir des réponses et Amelia se met au travail. Elle fait savoir à la réceptionniste que si elle ne parle pas, elle ne quittera jamais cette station vivante. Pour prouver son point, elle lui colle le canon de son pistolet blaster sur la tempe. Clairement pas les techniques d’interrogatoires plus civilisées et attendues de la République mais des vies sont en jeu dont celle du Commandeur Suprême et donc pour son bras droit… Les grands airs peuvent finir dans l’incinérateur à déchets le plus proche. Parfois, un peut de force brute amène son lot de résultats… Ou dans le cas présent, un flot incohérent de pleurs, de propos entrecoupés de sanglots et des gémissements. Naturellement, l’absence de réponse enrage l’aide de camp qui risque de poser un geste regrettable. Fatal, peut-être.

Cependant, avant que les choses ne puissent dégénérer, un droïde arrive avec le premier groupe de techniciens et les premiers contenants de gaz anesthésiants. Le droïde fait comprendre à Amelia qu’elle ne tirera rien de cette femme tant que son poignet ne sera pas soigné un minimum à cause de la douleur. L’aide de camp regarde l’amiral, comme si elle attendait une sorte de signe avant de soupirer et de dire au droïde de faire son travail… Et en faisant clairement savoir qu’elle est mieux de commencer à parler pendant qu’on lui administre les anti-douleurs. Ils sont neuf à l’intérieur. Une escouade donc. Elle est une addition de dernière minute, la pilote du vaisseau qui les a amenés ici : pendant le trajet, le dixième membre du groupe est décédé au sortir du saut en hyperespace d’un accident un peu bête pour éviter un vaisseau sur la même trajectoire. Peu commun.

Dans la théorie, une escouade de neuf soldats est supposée être en mesure de capturer un bâtiment. Dans le cas actuel, une section de la station. Donc, clairement des professionnels. Le maillon faible étant hors de l’équation, il reste le plus dur à affronter. Mais qui est le commanditaire? La fausse réceptionniste dit qu’elle l’ignore. Son job était d’amener un groupe de mercenaires d’Apex, pas de poser des questions. Tout ce qu’elle sait c’est qu’on a payé une forte somme l’organisation criminelle pour se charger de cette mission. Une partie du problème reste donc entière. On a payé Apex. Ce n’est donc pas de sa propre initiative qu’ils sont venus ici. Sans doute faudra-t-il confier le dossier aux services de renseignements pour remonter la piste. Il y a plus urgent à régler pour le moment. Après tout, un amiral décoré de la République s’apprête à risquer sa vie.

Il faudra encore une vingtaine de minutes pour rassembler suffisamment de gaz anesthésiant pour endormir tout ce beau monde. Les contenants sont connectés à la ventilation et les techniciens attendent l’ordre de Plo Tan'ith pour aller de l’avant. Dans l’intervalle, le vaisseau des intrus a pu être identifié et capturé par les forces de sécurité de la station. Si jamais l’ennemi tente de fuir, il va avoir toute une surprise. Voyant que la fausse réceptionniste n’en dira pas plus parce qu’elle n’en sait pas plus, elle est escortée sous bonne garde vers une cellule de détention. Peut-être ultérieurement saura-t-elle fournir d’autres informations sur d’autres sujets. Et puis du reste, exécuter un prisonnier blessé n’est clairement pas dans les principes de la République Galactique. Sur ces entrefaites, le Commandeur Suprême reprend la parole avec des nouvelles.


« Amiral, nous avons réussi à déterminer le nombre de personne dans la section potentiellement sous contrôle ennemi. Ils ont attendu que la plupart des techniciens soient en réunion de projet, ce qui veut dire qu’ils ont eu accès à un agenda des plus cryptés. Les otages, s’il y en a, ne sont pas plus de cinq. Selon le responsable de la sécurité, il n’y a eu aucune communication sortante, ce qui est à notre avantage.

Nous ne sommes pas en mesure de dire s’ils sont en tenue de combat complète ou non. Si vous le désirez, je peux envoyer davantage d’effectifs pour prendre votre place. Je m’en voudrais que vous vous fassiez tirer dessus car vous devez impérativement être en état de commander. J’ai déjà donné des ordres pour une flottille de renforts mais j’espère de tout cœur que nous ne serons pas forcés de l’utiliser. J’entends déjà l’indignation du sénat, sinon… »


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le Jeu 21 Fév - 18:40
Plo Tan’ith était des plus satisfait de voir son plan être mis à exécution. L’autre alternative aurait été plus brutale et susceptible de faire des dommages collatéraux en lançant un assaut en utilisant le mode paralysant des blasters dont étaient équipés les clones. Mais les agents infiltrés étaient très probablement armés et pouvaient de facto riposter en éliminant des clones, ou les scientifiques et techniciens présents dans cette aile du complexe. Voire pire : prendre des otages ou se livrer à des actes de sabotage pour négocier leur fuite. L’amiral demanda à l’un des clones l’accompagnant de sortir du pack qu’il avait sur les épaules des pièces d’armure qu’il enfilerait par-dessus son uniforme afin d’aller sur le terrain. S’il avait eu plus de temps, sans doute aurait-il revêtu une armure intégrale, mais il se contenterait de ces plaques légères seulement réservées aux officiers sur le terrain mais suffisamment éloignés du front pour ne pas avoir à porter les armures inconfortables pour la plupart des non-clones.

Écoutant attentivement les propos tenus autour de lui, il était venu à la conclusion similaire à celle du commandeur : ces membres de l’Apex n’étaient pas à l’initiative de ce sabotage, mais avaient été payés par quelqu’un pour le faire. Ceci n’augurait rien de bon, car cela indiquait que le véritable commanditaire souhaitait masquer ses traces.

- Toute aide supplémentaire en matière de sécurité serait la bienvenue, je prendrai le commandement des hommes de mon escorte cela dit. Je vous laisse le soin de nommer le chef d’escouade concernant vos soldats. Un peu de terrain ne me fera pas de mal… surtout si le gaz fait effet sur ces agents, ce sera une mission de routine.

Dit-il tandis qu’il équipait des plaques d’armure par-dessus son uniforme afin de le protéger des tirs avec l’aide d’un des clones. Torse, épaules, coudes, genoux, cuisses et mollets de l’amiral étaient recouverts par des plaques légères en plastacier blanc comme celui des clones l’accompagnant. Il ajouta simplement afin de rassurer le commandeur quant à sa tactique.

- Les prendre vivants pourra nous servir de source d’information complémentaire pour remonter la piste jusqu’au commanditaire de ces actes. Je ne serai pas surpris d’apprendre qu’il soit lié à la tentative d’assassinat que vous avez subie récemment commandeur.

Ayant terminé d’enfiler un casque laissant son visage ouvert, il vérifia son pistolet blaster et le plaça en mode paralysant. Il le rengaina dans son étui à sa hanche et tapa sur son casque du bout de son index pour vérifier s’il n’était pas trop grand pour sa tête. Plo Tan’ith reprit la parole poliment mais d’un ton un peu plus sec qu’il ne l’avait voulu.

- Commandeur, je ne veux pas paraître désagréable mais le sénat est très loin des réalités du terrain ou de la ligne de front. J’ose espérer qu’ils aient suffisamment de compréhension mais plus encore de politesse pour rester dans leur sphère d’expertise et ne pas interférer avec nos opérations, surtout en matière de moyens déployés.

Il respectait le sénat, mais les implications politiques l’agaçaient au plus haut point quand elles venaient perturber le bon déroulement des opérations. La République était en guerre, et la situation était déjà suffisamment délicate en soit pour se permettre de brider l’armée d’une main pour réduire son efficacité, et de l’autre lui faire porter sur les épaules le poids de ses défaites. Une fois qu’il fut prêt, le kel’dor se tourna vers le commandeur suprême signifiant qu’il était prêt à intervenir avec ses six clones.

- Nous allons nous rendre devant l’une des entrées au complexe et l’investiront une fois que le gaz aura fait son effet. Si vous avez accès au système de sécurité et de surveillance à distance, ce serait l’idéal pour nous renseigner sur les positions adverses et verrouiller les accès une fois que nous serons entrés.

Déclara l’officier qui déjà partant pour mener les opérations relatives à son escorte de clones qui gardaient le silence, mais étaient déjà parés à faire leur devoir pour protéger leur officier supérieur sans broncher. Compétents et efficaces, ils protégeraient l’amiral contre tous les dangers auxquels il pouvait faire face. L’idée de se retrouver sur le terrain n’inquiétait pas le kel’dor qui avant d’être un officier se devait d’être un soldat capable de montrer l’exemple sur le terrain si le besoin s’en faisait sentir.
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le Jeu 21 Fév - 23:22
Il était facile d’oublier le sénat et de se concentrer sur son devoir, celui de protéger la République. Il était beaucoup moins facile par contre de l’ignorer avec leur ingérence constante dans des affaires qu’ils ne maitrisaient en rien. Les officiers supérieurs, en général, n’avaient pas à subir ce genre de guéguerre de politiciens se prenant pour des soldats. Idem pour les sous-officiers ou les hommes de troupe. Mais quand vous héritez du titre de Commandeur Suprême, c’est tout un autre champ de bataille qui se présente à vous. Toute défaite était vue comme la responsabilité d’un seul homme. Tout succès était à porter au crédit des sénateurs. Une réalité qui était des plus irritantes, tout bien considéré. Assurément, cette affaire allait avoir des répercussions. Il ferait de son mieux pour que l’amiral ne soit pas convoqué devant une commission d’enquête.

C’était la nouvelle mode, apparemment. Pour se donner le sentiment d’être utiles, certains sénateurs, car tous ne sont pas ainsi, avaient décidé de lancer une chasse aux sorcières au sein de l’armée. Tout ce qui pouvait donner l’impression aux citoyens de la République que toute défaite, petite comme grande, était étudiée avec tout le sérieux requis pour tenter de trouver la solution à la guerre. Et pendant ce temps, ces officiers qui pour la très grande majorité n’avaient rien fait d’autre que leur devoir, se retrouvaient loin du front pour servir de boucs émissaires. La politique ne devrait jamais se mêler des affaires militaires, à moins que le comité en charge ait fait l’armée ou la flotte. Seuls ces individus sont en mesure de réellement comprendre les implications réelles de la guerre. Naturellement, il aurait été contreproductif d’en débattre avec l’amiral, surtout en ce moment où le temps pressait.

Certainement, il comprenait la réaction de l’amiral car il la partageait. Il se demanda pendant un moment s’il avait gaffé, en un sens, en mentionnant le sénat et ses… Lubies. En même temps, il n’avait jamais été du genre à dissimuler les faits à ses subordonnés. La culture du secret est peut-être d’une grande utilité pour les renseignements républicains mais au sein des forces armées, si vous ne pouvez pas faire confiance à celui qui se tient à vos côtés alors vous ne pourrez jamais remporter vos combats car vous craindrez toujours un couteau dans le dos. Et en même temps, en révélant ce qui se tramait en coulisse, cela pouvait servir de mise en garde pour ce qui les attendait venant des sphères politiques. Dans la présente situation, heureusement, les choses pourraient finir sur une note positive. De quoi rabattre le caquet de ces individus trop heureux de se déresponsabiliser.

Les forces additionnelles ne tardèrent pas à arriver en renfort, prêtes à se joindre à l’assaut. Le gaz déployé, il fut décidé d’attendre un bon cinq minutes, le temps de voir s’il y avait une réaction de la part des agents ennemis. À priori, rien. Un droïde sonde fut déployé sans rencontrer de résistance. Curieux. Le Commandeur Suprême se serait attendu à ce que l’ennemi soit paré à ce genre d’éventualités. Un premier groupe fut envoyé pour sécuriser le poste de sécurité, mené par Amelia. Aucune mauvaise surprise, point de piège ou de mauvais coup. Selon le rapport préliminaire, À part des officiers de sécurité inconscients (trouvés dans un local de stockage adjacent), aucune trace des saboteurs. Il fut mentionné qu’on y avait aussi trouvé la vraie réceptionniste. Cela n’avait stratégiquement aucun sens. Pourquoi se priver d’otages? Le but restait un assassinat. Celui de Maximilian Seidelman.

Depuis quand les assassins se soucient de ce genre de « dommages collatéraux »? Ils avaient eu l’imprudence d’envoyer pratiquement à l’abattoir la pilote qui les avait amené ici mais ils avaient pris soin de mettre hors de danger leurs victimes? Avant d’évacuer qui que ce soit, il y aurait très certainement quelques analyses ADN de faites pour s’assurer qu’il y avait bien là les « vraies » personnes. La tâche de sécuriser le prototype fut confiée à l’amiral tandis que le reste des forces de sécurité établiraient un solide cordon de sécurité. Hors de question de permettre à l’ennemi de prendre la fuite. La vérification de la ventilation fut également ordonnée avec un duo de soldats posté à chaque bouche de sortie. Où se trouvaient les agents ennemis? Jusqu’à présent, et c’était le plus frustrant, ils n’étaient pas visibles sur les caméras. La fausse réceptionniste aurait-elle menti?

Il faudrait l’interroger à nouveau dans ce cas. Pourtant, selon toute vraisemblance, elle n’avait pas menti. Ses réactions ne semblaient pas exagérées ou simulées. S’il fallait faire appel aux renseignements républicains, cette affaire prendrait des proportions démesurées à cause de certains individus. Il était conséquemment impératif de faire la lumière sur cette affaire, quitte à réquisitionner des forces additionnelles. Cela dit, à l’insu de tous et toutes, il y avait plus à la situation qu’il n’était visible en ce moment. En envoyant tous ces soldats pour sécuriser le laboratoire, certaines sections se retrouvaient plus vulnérables. Des sections comme le bureau du Commandeur Suprême qui n’avait pas hésité à sacrifier sa propre sécurité pour une quantité de personnes plus élevées que la seule vie qu’il représentait. Nombreuses étaient les fois où on lui avait reproché cet humanisme.

La chose étant un fait connu et leur plan déjoué, un assassin plus malin que ses confrères, un cyborg, celui-là, avait fait usage de son camouflage optique pour échapper à la vigilance des forces républicaines. Quand l’amiral entrerait dans le laboratoire, barricadés au fond de la pièce, il trouverait les corps inconscients des assassins… Dont un qui n’en était pas un mais un scientifique rajouté au lot. Il y avait toujours un moyen de terminer ce pourquoi on l’avait payé s’il parvenait à assassiner le Commandeur Suprême. S’il réussissait, il empocherait à lui seul l’intégralité de la prime. Pas mal, considérant le nombre de zéros en cause. Évidemment, il faudrait ruser et jouer la carte de la prudence mais franchement, qu’est-ce qu’un amiral pouvait face à un assassin entrainé? Quand il ouvrirait la porte, il filerait en douce, irait accomplir sa mission et ensuite, pourquoi pas une retraite dorée?

Un drame se prépare. Au strict minimum, une confrontation. Le bras droit du Commandeur Suprême n’est pas en mesure d’aider : elle a ses propres directives. Elle ne sait pas non plus ce qui se trame. Autrement, elle aurait été la première à se salir les mains pour protéger son supérieur. En même temps, il serait imprudent de sous-estimer un homme de la trempe de l’amiral, forgé par de nombreuses batailles. Ce sixième sens qui semble se révéler à l’approche du danger, cet esprit stratégique et aiguisé : la survie de celui dont les décisions forgent la stratégie des forces républicaines est entre les mains non pas d’un soldat d’élite ou d’un garde du corps mais d’un patriote aux idéaux nobles et à la détermination inflexible. L’ironie de la chose : le Commandeur Suprême qui espérait décourager ceux insistant pour qu’un accroisse les mesures de sécurité le concernant va devoir rouvrir le dossier…


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le Ven 22 Fév - 23:43
Rassemblé avec son escorte de six clones devant les portes du complexe de recherche, l’amiral attendait le feu-vert pour pénétrer dans la zone qui avait été gazée. Son masque respiratoire sur le visage suffirait à le protéger du gaz. Attendant sur le petit écran intégré à son avant bras gauche si le droïde sonde détectait de la résistance ou de l’activité mais rien. Tout était beaucoup trop calme.
Ceci inquiétait un petit peu l’amiral même si au final les mercenaires envoyés ici n’avaient peut-être pas anticipé les évènements s’étant déroulés jusqu’à maintenant. Un manque de préparation sans doute… L’équipe d’Amelia Wolf fut la première à pénétrer dans la section entière pour prendre le contrôle du poste de sécurité, suivie par l’équipe de Plo Tan’ith qui s’élança pour investir les lieux et sécuriser le prototype. Ils le trouvèrent facilement et l’inspectèrent. Par précaution ils préférèrent ne rien toucher par peur de déclencher un piège mais son équipe passa le prototype au scanner et l’inspectèrent visuellement pour essayer de trouver quelque chose de rajouté, ou estimer si quelqu’un avait installé quelque chose à l’intérieur et remonté à la hâte. L’amiral ouvrit un canal de communication avec le commandeur et son aide de camp.

- Commandeur, ici l’amiral, nous avons sécurisé le prototype. Rien à signaler pour l’instant. Je le mets sous bonne garde et j’attends des techniciens pour inspection. Je laisse deux de mes hommes dont un démineur. Nous poursuivons notre progression. Tan’ith terminé.

Pour l’heure ils avaient pu trouver la véritable réceptionniste ainsi que plusieurs officiers de sécurité qui avaient été neutralisés et inconscients. Ceci était étrange, mais l’amiral estimait que les agents souhaitaient sans doute prendre leur identité et uniforme pour avoir une plus grande latitude dans leurs actes. Mais toujours aucune trace de ces foutus agents… ce qui devenait inquiétant. Ou étaient-ils ? Le kel’dor avait un très mauvais pressentiment, il prit alors une initiative et prit la parole via le comlink et une transmission sécurisée vers la corvette

- Capitaine Talos, envoyez dix des hommes de la corvette entre ma position et le bureau du commandeur avec pour consigne de rester sur leur position et me notifier tout mouvement suspect. Verrouillez immédiatement l’accès une fois que ces hommes sont à l’extérieur du vaisseau. Tan’ith terminé.

Par la suite il ouvrit un canal privé avec Amelia Wolf exclusivement et reprit la parole pour lui partager cette information. Le commandeur n’accepterait sans doute pas cette option, mais dix clones pourraient garder l’accès et agir si les choses tournaient mal.

- Toujours aucun signe des agents. Je n’aime pas ça, j’ai envoyé dix de mes hommes de ma corvette entre le bureau du commandeur et notre position par précaution… Vous qui êtes au poste de sécurité, pouvez-vous verrouiller l’accès au complexe dans lequel nous nous trouvons pour éviter toute tentative de sortie ?

Le tour terminé, il ne restait qu’une dernière pièce, le laboratoire technique dont les portes étaient verrouillées. Suspect tout ça… est-ce que le gaz s’était répandu jusque là ? Il l’ignorait. Par mesure de sécurité, il disposa ses hommes de part et d’autre de la porte, blasters placés sur paralysant. Il s’empara d’un détonateur incapacitant, autrement dit un explosif non létal qui générait une lumière aveuglante et un son assourdissant. Un doute l’assaillit. Par déduction c’était le dernier endroit ou une résistance était possible. Il prit son comlink pour rouvrir la communication et posa une question à l’attention de l’aide de camp.

- Amélia Wolf, vous me voyez sur la caméra ? Qu’est-ce qu’il y a l’intérieur de cette pièce. Que disent les caméras et capteurs électroniques et thermiques ? C’est la dernière salle non visitée et nettoyée, s’il y a des intrus, ils sont à l’intérieur…
Maximilian Seidelman
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le Sam 23 Fév - 5:04
Amelia Wolf a beau ne pas être comme le militaire moyen mais elle sait reconnaitre un bon plan quand elle en entend un et sait réagir en conséquence. Personne ne sortira de cette section tant qu’elle en contrôlera les accès. La nervosité commence à la gagner. Ils n’ont toujours pas trouvé les agents ennemis et il ne reste qu’une salle à vérifier. Elle détecte des signaux thermiques mais ils sont dans un angle mort de la caméra. Impossible de dire avec certitude de qui ou de quoi il s’agit. Information qu’elle transmet sans tarder à l’amiral. À ses yeux, toute cette affaire est complètement vide de sens. Le vaisseau ennemi a été repéré et capturé. Toutes les issues sont verrouillées et contrôlées par des forces républicaines dont l’identité a été confirmée. Le centre de sécurité est en alerte rouge et les volets blindés solidement verrouillés. Impossible de sortir.

Dans ce cas, si sortir n’est pas possible, si les otages ont été retrouvés ainsi que le prototype, à première vue intact et s’il ne reste qu’une pièce à explorer, il faut que l’ennemi soit à l’intérieur. Et s’il y est, que prépare-t-il? Un assaut de la dernière chance qu’il ne sera jamais en mesure de gagner? Il y a suffisamment de clones, de membres des forces de sécurité et de personnel combattant sur les lieux pour en venir à bout, logiquement. Si certains des agents ennemis sont conscients, pourquoi ne tentent-ils pas de négocier une reddition conditionnelle? Ils n’ont rien à gagner en continuant dans cette voie. Tout ceci ne lui dit rien qui vaille. Cherchent-ils à gagner du temps pour retarder la mission de l’amiral? Non, c’est impossible, comment auraient-ils pu savoir? La solution est dans une autre direction. Il faut se concentrer sur ce qu’ils savent pour certitude pour trouver.

Les faits connus : le Commandeur Suprême a échappé de peu à une tentative d’assassinat. Est-ce que cela faisait partie du même contrat? À priori, non, mais ce n’est pas impossible. En partant du principe que oui et qu’il s’agit de deux groupes d’assassins distincts, on sait que le deuxième groupe a été envoyé pour saboter le prototype. Puisque tel est le cas, il faut se poser une autre question : qui était au courant pour le prototype? Jusqu’à présent, les officiers de la République impliqués dans cette histoire n’ont fait que réagir aux problèmes sans vraiment avoir l’opportunité de se pencher plus en avant sur l’incongruité même concernant la fuite de cette information. Qui gagnerait le plus à s’emparer d’une telle arme, si bien sûr le retrait des plans était une partie de la mission? Rien de moins sûr. Les éléments permettant de confirmer ou d’infirmer cette théorie sont très minces.

On sait par la pilote, la fausse réceptionniste, qu’un des agents ennemi est mort avant l’infiltration du laboratoire, information validée lorsque le vaisseau a été capturé. Il y a effectivement un cadavre dans un tube cryogénique. Il y a donc un élément gênant à faire taire par-dessus le marché, un autre plan potentiel de l’ennemi. Un ennemi, rappelons-le, potentiellement pris au piège et sur le point d’avoir la visite de membres de la République qui risquent de ne pas être des plus sympathiques. Et pour bien faire les choses, un ennemi hors champ, hors de vue mais certainement à l’intérieur. Les scanners ne mentent pas dans leur analyse. Mais bon. L’amiral lui a demandé si elle le voyait et ce qu’elle voyait et elle a répondu avec le plus de précision possible. Le reste n’est hélas pas entre ses mains. Elle va devoir se fier à l’amiral et à ceux qui l’accompagnent. Elle n’a pas le choix.

La porte menant à la dernière pièce est déverrouillée et à l’intérieur, c’est le calme plat. Là où la caméra ne peut les voir, plusieurs agents ennemis endormis moins, naturellement, celui qui attend le bon moment pour frapper. Toute porte peut être débarrée, il suffit de savoir comment, d’avoir les bons outils pour faire un bon travail. Le Commandeur Suprême ne paie rien pour attendre. Son temps est compté… Le plus difficile sera de quitter cette section sans être détecté : il y a de nombreuses caméras et détecteurs après tout. Le plus simple serait de les neutraliser… Et il sait parfaitement comment faire. Parvenant à se faufiler, l’amiral, cependant, s’il a un bon instinct, aura l’impression d’avoir été observé, ce qui pourrait lui mettre la puce à l’oreille. Malheureusement, l’infâme criminel aura eu le temps de semer une sacrée pagaille. À commencer par le centre de sécurité.

Via son comlink, l’amiral pourra entendre sa propre voix ordonner à Amelia de lui ouvrir la porte du centre de sécurité. S’il essaie de contacter l’aide de camp, sa tentative se soldera par un échec. Si l’ennemi se fait passer pour lui, s’il parvient à prendre le contrôle du centre de sécurité, alors il pourrait lever le verrouillage de la section et prendre la fuite. Sur une si grosse installation, si la chose venait à se produire, les chances de le retrouver seraient extrêmement minces… Si la voix du faux amiral est celle d’un mensonge, les jurons d’Amelia Wolf et les coups de feu eux, sont on ne peut plus réel. Pourtant, le centre de sécurité était gardé par l’aide de camp et un certain nombre d’officiers issus des forces de sécurité de la station. Naturellement une telle situation ne passe pas inaperçu et comme une machine bien huilée, les clones demandent de nouvelles directives. Ceci étant dit…

De qui vont émaner les vraies directives, si un imposteur se fait passer pour l’amiral? Il serait bien capable d’ordonner à toutes les forces disponibles de converger vers le centre de sécurité et profiter de la confusion pour s’échapper. Ce serait possiblement un des pires scénarios. Plus encore, si l’ennemi a pu imiter l’amiral sans trop d’efforts, combien d’autres personnes pourra-t-il prétendre être avant d’être arrêté? Est-ce véritablement Amelia Wolf qui demande des renforts ou est-ce encore une machination de l’ennemi? Possiblement qu’il s’agit de la fausse car sur la fréquence privée qu’elle a avec l’amiral, un message est livré : centre de sécurité compromis. L’ennemi tente de lever le verrou de sécurité et de rassembler toutes nos forces au même endroit. Et naturellement, une alarme ne manquera pas de faire réagir le Commandeur Suprême en personne, ce qui est normal.


« Amiral, je redoute de poser cette question mais quelle est la situation de votre côté? Une alarme qui se déclenche n’augure rien de bon. Dans son dernier rapport, Amelia me disait que la situation était sous contrôle. Je n’aime pas cela du tout. J’hésite entre vous envoyer des renforts ou venir me charger personnellement de cette affaire. L’inaction n’a jamais été mon fort de toute façon. Et tant pis pour le sénat! »

Il est de notoriété publique que le Commandeur Suprême n’est pas du genre à rester assis à ne rien faire. S’il décide qu’il va aller rejoindre l’amiral, il faudra de solides arguments pour l’en dissuader, à n’en pas douter. Mais plus encore… Ce serait potentiellement le jeu de l’ennemi. Si l’assassin ne peut aller à sa proie, autant laisser sa proie venir à lui et Maximilian Seidelman est horriblement têtu quand la vie de ceux sous ses ordres est en danger. D’ordinaire, Amelia Wolf a pour rôle de lui faire entendre raison… Mais la principale concernée est probablement en mauvais état et donc pas du tout en mesure de jouer son rôle. Si en plus elle est en danger, il risque de vouloir encore moins écouter. Certains excellent quand le chaos pointe le bout de son nez et en ce moment, ordre et discipline ne sont pas exactement à l’ordre du jour…


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le Dim 24 Fév - 14:31
L’officier se raidit en entendant sa propre voix dans le canal général. Ils avaient tous été dupés. Quelqu’un écoutait leurs communications et avait réussi à imiter la voix de l’amiral pour ordonner la levée du verrouillage. Les quatre autres clones présents aux côtés du kel’dor relevèrent la tête intrigués, ils n’avaient certainement pas entendu leur supérieur donner ces directives eux-non plus. Chose qui était imprévue, les coups de feu au centre de sécurité avec Amelia Wolf l’inquiétaient également il n’avait plus beaucoup de temps pour agir. On lui avait signalé un individu présent dans cette salle et hors champ de vision de la caméra. L’équipe d’Amélia devrait se débrouiller seule : garder le prototype intact et neutraliser la menace retranchée dans cette salle était la priorité immédiate de l’amiral. Dans tous les cas, il n’aurait sans doute pas le temps de prêter assistance à l’aide de camp du commandeur, et revenir ici sans que la porte soit ouverte avec un fugitif en liberté. Sans doute qu’on pouvait sans doute les observer avec les caméras de sécurité… Le kel’dor identifia une caméra dans le couloir ou il se trouvait : leva son arme et fit feu dessus, ainsi que sur la seconde afin que plus personne ne puisse voir son équipe de quatre clones et lui-même.

- Amiral ?
- On n’a plus le temps. L’ennemi à infiltré le canal de communication commun, on n’a matériellement pas le temps d’atteindre le poste de sécurité pour contrer la chose. Nous voilà livrés à nous même sergent.

Le clone semblait raffermir sa poigne sur la crosse, agacé de la tournure de la situation et partageait l’agressivité de son officier. Rouge de colère l’officier savait les risques qu’il prenait. Mais il fallait impérativement faire quelque chose. Il donna ses directives aux clones présents.

- On entre. Balancez deux charges : une électrostatique pour désactiver tout ce qu’il peut avoir d’électronique sur lui, et une incapacitante. Passez en canal crypté avec que les membres d’escorte de la corvette : protégez le prototype pour les deux clones, et l’autre équipe reste en place et prête à réagir. Essayez de prendre contact avec le commandeur également.

Ils ouvrirent la seule porte d’environ dix centimètres et balancèrent deux détonateurs à l’intérieur avant de refermer la porte. L’action n’avait pris que deux secondes, et une fois que les détonateurs eurent explosés, neutralisant tout équipement électronique à l’intérieur et incapacitant l’intrus avec un flash lumineux de très haute intensité accompagné d’un son à vous déchirer les tympans, l’amiral donna l’ordre d’assaut.

- Go go go !

Investissant la pièce, ils virent une silhouette chancelante qui essayait de s’appuyer sur le mur avec un bras tandis que sa main essayait de couvrir ses yeux. Un courant électrique bleu parcourait sa combinaison de camouflage optique. Immédiatement les clones se servirent de la crosse de leur fusil pour lui faire lâcher le mur pour qu’il bascule au sol sur l’avant. Un autre clone donna un coup de pied dans sa main pour l’éloigner de son blaster. Fouillé on lui retira toutes ses armes et l’amiral lui asséna un coup de pied dans les côtes pour le remettre dos au mur.

- Commandeur, l’intrus est neutralisé. On a perdu le contact avec le PC-Sécurité, j'envoie deux hommes voir ce qu'il se trame.

Plo ordonna à deux de ses hommes de se prêter mains forte à Amélia Wolf. Les deux clones s'exécutèrent et filèrent.Le sergent lui passa une paire de menottes aux poignets et aux chevilles tandis que ses trois frères braquaient leurs fusils sur l’assassin. L’amiral agacé lui donna deux gifles pour qu’il se reprenne avant de prendre la parole d’un ton sinistre et très agressif.

- Bon, la fête est terminée, tu vas nous dire tout ce que tu sais… sinon mes deux amis vont te rosser sévèrement et tu pourras te caller ta jolie prime au cul tu piges ?

Il se redressa et pointa son pistolet blaster sur le captif. Sa patience commençait à être rudement mise à bout.

- Combien êtes-vous et quel est le plan ?
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le Lun 25 Fév - 1:42
On ne peut pas dire que dans un camp comme dans l’autre, les choses se passent comme prévu. Pour les agents infiltrés, la mission est sévèrement compromise. Pour les forces républicaines, la mission de sauvetage de plus en plus critiquement retardée et malgré une force supérieure en nombre, capturer l’ennemi semble plus ardu que prévu. S’il faut se fier à la pagaille en train de se répandre dans le complexe, ces intrus n’en sont pas à leur premier rodéo et avec un ennemi capable de se faire passer pour les personnages clés dans cette histoire, qui peut savoir comment ils seront en mesure de l’arrêter? La finale promet d’être intéressante. L’agent ennemi capture reprend conscience sous la « motivation » de l’amiral et de ses clones et quand il se décide à lui répondre, c’est avec une mesure égale de venin et de mépris.

« Quoi, tu n’écoutais pas quand la fausse réceptionniste vous l’a dit? Il y a moi, ici, et sept de mes potes inconscients à cause de votre foutu gaz. Cette garce qui nous a vendu et notre chef qui, si j’ai bien entendu, est en train de reprendre le poste de sécurité. Pour ce qui est du reste… La République est jappement mais toujours très peu de morsure. Montre-moi ce que tu as dans le ventre si tu l’oses. »

C’était un peu à prévoir, en fait. Les agents d’Apex, qu’ils travaillent directement ou indirectement pour l’organisation, sont issu du milieu criminel. Du coup, les menaces d’un officier appartenant à une faction jugée par plusieurs comme trop « gentille » de par son système démocratique n’ont clairement pas le même poids que ceux des armoires à glace des Hutts de jadis, par exemple. Plus encore, c’est purement stratégique. Plus l’amiral va perdre de temps avec lui, plus son chef risque d’avoir le temps de terminer la mission. Pour certains individus, la violence est le seul langage qu’ils comprennent. La question c’est jusqu’où l’amiral est prêt à aller pour obtenir des réponses. Rosser l’individu pourrait s’avérer insuffisant. Le monde criminel est bien plus brutal qu’un simple passage à tabac supervisé par un officier doté d’un sens moral.

Ceci dit, comme mentionné précédemment, il en existe une autre qui a connu le milieu criminel. Qui en a été sorti par un autre officier de la République qu’elle sert loyalement depuis. Et si elle n’a pas réussi à neutraliser le chef des agents ennemis, elle a quand même réussi à reprendre le contrôle des divers dispositifs de sécurité après que l’autre s’en soit brièvement emparé. Suffisamment longtemps pour déployer un virus informatique que les techniciens sont en train de combattre. Ses propres talents pourront donc être utilisés ailleurs. Et même blessée, Amelia Wolf ne compte pas rester sur les lignes de côté à regarder la partie. Il faudra plus qu’un tir de blaster pour la mettre au tapis. Et contrairement à l’amiral, elle n’a plus de patience et son regard en dit long sur ce qu’elle réserve comme sort à cet agent ennemi. Je vais le faire parler, dit-elle.

Contrairement à la fausse réceptionniste, cet agent ennemi sait qui est Amelia Wolf. Connais sa réputation. Son passé. Et sait très bien que si elle a des airs de « mouton », comme le reste des républicains, c’est une louve, en vérité. Son nom de famille et son surnom ne sont pas les fruits du hasard. Mordre avant d’être mordu. Tirer en premier. La survie avant le reste. Elle relève sa manche et sur son bras, un tatouage est visible. Au vu de la forme de ce dernier, celui d’un gang. Elle commence à parler avec le saboteur dans le jargon des criminels, qui dérive entre autres du Huttese, du basique et de plusieurs autres langues. Si l’un y va par bravade, l’autre n’est clairement pas d’humeur. L’échange est court et ne semble pas produire de résultats, jusqu’à ce qu’Amelia sorte son arme et tire sur l’agent ennemi. Qu’a-t-elle à perdre, de toute façon? Il DOIT parler.

Et ce n’est pas en mode paralysant. L’autre hurle et elle lui fait savoir d’un ton glacial qu’elle lui a tiré dans le gras de la cuisse, que c’est une blessure mineure. Mais la prochaine sera plus importante parce que franchement, si le Commandeur Suprême se fait assassiner, les chances qu’elle conserve son poste ou qu’on la garde dans le service actif vont mourir avec lui. Il y en a qui voudraient la ravoir en prison. Les gens changeant souvent d’attitude quand leur vie est réellement en danger, soudainement, toutes les questions de l’amiral sont de bonnes questions. Le plan était d’assassiner le Commandeur Suprême de la République pour qu’il soit remplacé par quelqu’un plus facilement contrôlable et qui serait beaucoup plus militariste. En tuant Maximilian avec une de ses « armes pour la paix », cela démontrerait l’inefficacité de la chose tout comme sa futilité.

Mais comme la mission a échouée, ils tentent de rattraper le coup avec un assassinat plus classique. Tant que le Commandeur Suprême meurt, la mission peut être accomplie. Idéalement, que l’un d’entre eux revienne en vie serait un bonus intéressant pour la prime. Sinon… Ils passeront à l’histoire comme ceux qui ont assassiné un des plus hauts personnages de la République Galactique. Une question demeure : à qui profite le crime? Quel serait l’intérêt du Consortium Éternel ou de l’Empire Galactique de faire remplacer l’actuel Commandeur Suprême par un militariste convaincu qui risquerait tout simplement de prolonger inutilement une guerre déjà horriblement coûteuse? Au moins maintenant le plan ennemi est clair et ce n’est plus une affaire minutieusement planifiée mais littéralement une tentative suicidaire de remplir la mission. C’est complètement…

Mais bon. Un ennemi invisible ne va pas faciliter les choses, même s’il y a entre l’assassin et sa cible des clones ou des soldats. Ils ne peuvent combattre ce qu’ils ne peuvent pas voir et le chaos ainsi généré ne fera qu’avantager le camp adverse. C’est la dernière ligne droite. Un dernier effort. Un dernier kilomètre à parcourir pour finir la course, s’il faut faire une analogie. Il ne reste qu’un ennemi à neutraliser, le plus dangereux du lot mais… Maintenant qu’ils connaissent l’objectif de ce dernier, maintenant que toutes cartes sont entre leurs mains, enfin, enfin, la situation est en train de revenir à l’avantage de la République. Un dernier combat à mener. Un dernier effort à fournir et ensuite, une mission de sauvetage. Ensuite? Une occasion de célébrer, probablement. Chose certaine, on ne pourra pas reprocher à l’amiral l’inaction.

C’est dans ce genre de situations, prétend-on, que le caractère de quelqu’un se révèle réellement et s’il faut complimenter, louanger et tenir sur un piédestal l’un des protagonistes de cette histoire, alors assurément, Plo Tan'ith, amiral de la République Galactique, se sera distingué de tout le lot. Il ne le sait pas encore, bien sûr et il se peut aussi que sa contribution ne soit jamais reconnue à sa juste valeur mais l’homme qu’il tente de sauver est en train de penser à la proposition qu’il compte déposer devant le sénat. Non seulement une médaille, mais pourquoi pas un nouveau commandement par-dessus le marché? Il faut des gens de la trempe de cet homme pour mener à terme cette guerre dévastatrice. Il faudrait presque remercier les assassins et leur mystérieux commanditaire : sans eux, qui sait, peut-être que ce jugement favorable aurait pris davantage de temps à se faire…


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le Dim 3 Mar - 15:58
Plo Tan’ith en eu assez. La situation était pressante, s’il refusait de parler alors il n’était d’aucune utilité pour la République. Le kel’dor s’impatientait devant ce gros dur qui pensait encore être en position d’imposer ses choix et décisions. Ce criminel n’avait aucune idée de ce qui se tramait et ne mesurait pas les conséquences de ses actes. Il ne voyait que les crédits. Dans la culture kel’dor, leur vision des choses étaient très manichéennes. Le sens de la justice des Kel’dors était très simple voire simpliste ils voyaient la justice d’une façon cruellement manichéenne : le bien et le mal. Pour pousser le raisonnement plus loin, il était courant que les Kel’dor fassent justice eux-mêmes s’il était impossible que leurs institutions ne prennent le relais : ainsi l’on pouvait très bien en voir battre à mort un voleur ayant dérobé de la nourriture pour survivre sans qu’il n’éprouve le moindre remords. Devant l’audace du criminel, Plo inspira derrière son masque et prit un ton sinistre pour donner un ordre aux clones présents.

- Brisez-lui les genoux, qu’il ne soit plus en capacité de marcher... A jamais.

Les clones s’exécutèrent et deux violents coups de crosses vinrent briser les genoux du criminel en question qui poussa un cri. Le craquement sinistre arracha une grimace à Plo derrière son masque tandis qu’il vit les deux jambes du criminel prendre des angles tout sauf normaux. Son éducation au sein de la République avait pu tempérer cet aspect très manichéen des choses, mais l’urgence de la situation et le stress lui fit perdre son sang froid. La survie du commandeur était trop importante, et même s’il rechignait à utiliser ces méthodes, s’il n’avait pas d’autre choix il les utiliserait. L’amiral n’eut pas l’occasion de poser la question une nouvelle fois car ce fut Amelia Wolf qui entra et arracha l’information en ouvrant le feu sur la jambe de l’agresseur. Craignant de perdre sa place au sein de la République, l’amiral Tan’ith se promit intérieurement de se battre pour garder Amélia dans le service actif et sous ses ordres pour qu’elle ne se retrouve pas à la rue si le Commandeur Suprême venait à trépasser. Se mettant enfin à table, le criminel avoua que désormais ils allaient tenter d’éliminer Maximilian Seidelman de façon plus classique. Prévisible en un sens. Intérieurement il se félicitait toutefois d’avoir mobilisé quelques effectifs de sa corvette afin de tenir une position. Sans doute que les assassins n’avaient pas envisagé la présence de l’amiral dans leur conspiration. Mais il fallait faire vite. Rien n’assurait que l’assassin n’atteindrait pas sa cible après avoir neutralisé les clones. Le sang de l’amiral ne fit qu’un tour, ses pires craintes se réalisaient. Il pivota vers Amélia et lança simplement.

- Nous devons rejoindre le commandeur immédiatement Amélia. Je laisse les clones présents ici pour tenir le laboratoire, vous et moi nous rejoindrons la deuxième équipe que j’ai laissée entre le bureau du commandeur et le laboratoire. Hâtons-nous !

Puis il quitta la pièce seul en direction de la sortie du laboratoire afin de pouvoir rapidement se rendre du côté du bureau du commandeur suprême. Arme en main, il était prêt à faire son devoir en espérant qu’il ne soit pas déjà trop tard pour agir.
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le Lun 4 Mar - 3:21
Une personne qui n’a plus rien à perdre est un adversaire excessivement dangereux. Plus encore quand ce dernier a l’entrainement, l’équipement et les moyens pour parvenir à ses fins. L’amiral et l’aide de camp connaissent les intentions de l’ennemi. Ils ont les moyens de l’arrêter, de le neutraliser. Mais est-ce que ce sera suffisant? Telle est la question. Une chose est bien certaine : la détermination de l’officier est un contrepoids plus que suffisant à l’action désespérée que veut tenter le criminel. Qui des deux, cependant, réussira dans l’objectif qu’il s’est fixé? Intéressante question et le résultat promet de l’être tout autant. Il ne s’agit pas que d’une simple vie en jeu, si tant est qu’on peut réduire la chose à une si simple expression. Un brin déshumanisant, certes mais dans une telle situation, étrangement approprié. Il y a bien plus à cette histoire.

L’adoption de politiques davantage militaristes veut invariablement dire un prolongement de la guerre et plus encore, bien que les mécanismes de la République Galactique aient évolué au fil des siècles, nul n’a oublié comment Palpatine s’est maintenu au pouvoir. Une guerre totale face à un ennemi implacable, de vieilles querelles et tensions qui refont surface, la volonté d’anéantissement du camp adverse et l’anesthésie de l’humanisme qu’on attendrait d’une démocratie entièrement tournée vers la guerre, au détriment de sa population. La loi martiale existe et il y a de puissants intéressants militaires et économiques qui voudraient bien voir la République plus agressive. Une vision incompatible, donc, avec celle de l’actuel Commandeur Suprême qui préfère se concentrer sur la défense civile que sur le projet de super arme supposée gagner la guerre.

Tant que le ou les commanditaires n’auront pas été identifiés, même si l’amiral sauve la vie de Maximilian Seidelman, ceux qui conspirent vont simplement payer une nouvelle équipe pour tenter de finir le travail. C’est ce qui inquiète le plus son aide de camp qui tente de rejoindre son supérieur… Sans succès. Quelque chose brouille le signal, empêche d’entrer en contact avec le haut personnage. Vont-ils arriver en retard, trop tard? Elle espère que non. La distance entre le laboratoire et le bureau du Commandeur Suprême n’est pas extrême mais elle va nécessiter une bonne course pour s’y rendre. Il aurait été fort imprudent de construire son bureau au-dessus d’un laboratoire expérimental, après tout. C’est dans des situations comme celle-ci qu’Amelia aimerait être télépathe. Cela aurait considérablement simplifié les choses pour le prévenir.

De son côté, le Commandeur Suprême, qui déteste l’inaction, vérifie que son arme est bien fonctionnelle et malgré ses blessures, se dirige vers la porte de son bureau, en ayant plus qu’assez de rester dans cette pièce alors que d’autres risquent leur vie. Un bon chef se doit d’être capable de risquer sa vie pour défendre ceux qui l’honorent de leur confiance en l’ayant porté où il est. Et si personne ne répond à ses appels, c’est que quelque chose cloche, définitivement. Pestant contre son état de santé actuel, loin d’être optimal, il souhaiterait presque retrouver la vigueur de la vingtaine. Non pas qu’il soit incapable d’efforts physiques soutenus. Simplement, et c’est inévitable, le système commence à ralentir, lentement mais sûrement. C’est cela, vieillir, après tout. Il faut savoir s’adapter ou alors c’est l’échec assuré. Une autre chose qu’il n’aime pas.

Alors qu’il vient pour ouvrir la porte, celle-ci le fait d’elle-même et il se retrouve face à face avec un intrus en combinaison digne d’un infiltrateur de haut niveau. Ses réflexes sont encore bons, heureusement et la surprise semble avoir été des deux côtés de la porte. Plongeant sur le côté, évitant le tir de peu et retenant un juron de douleur, il riposte en ouvrant le feu trois fois en direction de son adversaire. Mais d’où sort-il, celui-là? Qu’importe. Au pire, il doit gagner du temps pour permettre aux renforts d’arriver. Au mieux, il réussi à se débarrasser de son adversaire et il pourra peut-être prendre une ou deux respirations avant de se jeter à nouveau dans le travail. Plus facile à dire qu’à faire : l’ennemi semble particulièrement déterminé à l’éliminer. Et il est précis, par-dessus le marché. Ce tir l’a manqué de bien trop peu pour que ce soit une raison de se réjouir.

Vous êtes un homme très difficile à tuer, Commandeur Seidelman, dit l’assassin après un nouvel échange de tir. Ça, le Lorrdien le sait. Ce ne serait pas la première fois qu’on cherche à le supprimer. Plutôt que de répliquer avec des mots, il laisse son arme le faire et le langage soudainement fort ordurier de son ennemi lui indique qu’il lui a causé une contrariété. Un coup d’œil rapide lui révèle que bien qu’il n’ait pas blessé son adversaire, il aura, au moins, rendu son camouflage inopérant. Tant mieux. Même s’il réussi sa sinistre besogne, il ne pourra pas fuir sous le couvert de l’invisibilité. Une petite vengeance depuis la tombe, en quelque sorte. Enfin. Il ne compte pas décéder de sitôt. Un nouvel échange de tir s’engage. Gagner du temps. C’est tout ce qui compte pour le moment. Et rester en vie, bien sûr mais c’est d’une évidence, en même temps. Le préciser est un brin… Superflu.

Malheureusement pour le Commandeur Suprême, le fait que son adversaire soit en meilleure condition physique finit par payer car le tir d’après l’atteint en plein torse. Fort heureusement, le cœur n’a pas été touché mais ce n’en est pas moins un, affreusement douloureux et deux, potentiellement mortel.  Pas si facile à tuer que cela, finalement, non? Sans doute son adversaire pense pouvoir en finir rapidement car il abandonne la prudence et cela va lui coûter cher. Malgré la douleur, la vue qui se trouble et les forces qui diminue, Maximilian Seidelman parvient quand même à toucher son adversaire. Voyons voir comment il pourra tirer si le bras qui tient l’arme est blessé.  À moins d’être ambidextre, changer de bras va faire en sorte qu’il sera moins précis. Petite victoire s’il en est mais il sait profiter des choses quand elles se présentent. Comme maintenant.

Ceci dit, son adversaire ne semble pas le voir du même œil. En colère, il lui demande pourquoi il ne peut pas simplement mourir, ce à quoi Maximilian répond d’une voix un peu pâteuse qu’il serait un très mauvais Commandeur Suprême s’il flanchait à la première blessure venue. L’assassin lui envoie un vicieux coup de pied en lui disant qu’au début, c’était juste un contrat mais que maintenant, c’est personnel. Peut-être, concède le Commandeur Suprême, mais le criminel n’aura pas le temps de faire de sa mort quelque chose de soufrant. Ce n’est qu’une question de minutage avant que les renforts n’arrivent. Posant une botte sur le torse du Lorddien, étendu sur le dos, son bourreau potentiel le met en joue et s’apprête à presser sur la détente de son arme. À cette distance, même avec un « mauvais bras », les chances que le tir rate sont extrêmement minces. Espérons que Plo Tan'ith va arriver à temps…


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le Jeu 7 Mar - 0:43
L’amiral courait à travers les coursives, Amelia Wolf sur les talons. Jusqu’à ce que cette dernière le dépasse en termes de vitesse. Pourvu qu’ils arrivent à temps. Le plan de ces assassins ne devait pas arriver à son terme, il fallait les contrecarrer coûte que coûte et Maximilian Seidelman devait survivre avant tout. Plo ferait son maximum dans son cas pour que son supérieur puisse survivre.
Respirant bruyamment, le kel’dor essayait de maintenir la cadence et le tandem arriva devant les dix clones laissés en avant-garde. Ceux-ci levèrent leurs armes mais les abaissèrent en voyant l’amiral et l’aide de camp. Maintenant l’allure, il cria un ordre à travers son masque respiratoire.

- AVEC NOUS DÉPÊCHEZ VOUS LE COMMANDEUR EST EN DANGER !

Les clones s’exécutèrent immédiatement et emboitèrent le pas d’Amelia Wolf. Après quelques courtes minutes à pied, le groupe arriva dans le bureau en enfonçant la porte. Le commandeur suprême était à la merci du mercenaire qui braquait son arme droit sur lui. A cette distance le tir serait sans doute mortel. L’amiral et les clones braquèrent leurs fusils blasters droit sur l’assaillant. Le kel’dor cherchait à ajuster son angle de tir, et se déplaça par deux pas latéraux, levant son pistolet blaster en direction du preneur d’otages. La situation se compliquait et les choses devenaient risquées. Avançant parmi les clones pour sortir de leurs rangs, il réfléchissait à toute vitesse, improvisant à chaque instant mais surtout en suivant son instinct quant à cette situation.

- Je suis l’amiral Plo Tan’ith. Vous ne vous en sortirez pas. La reddition est votre seule option !

Dit-il d’une voix autoritaire ne laissant aucune place à la négociation. Il jeta un regard en coin à Amélia Wolf et décida d’attirer l’attention sur lui afin de laisser le champ libre à l’aide de camp pour agir. Faisant quelques pas en avant et de manière lente afin de forcer éventuellement le preneur d’otages à le braquer quitte à se mettre en danger.

- Lâchez votre arme, et reculez contre le mur, à genoux. Exécution !

Plo marqua une légère pause et ajouta d’un ton plus provocateur pour capter l’attention de l’assassin:

- J’ai foutu en l’air votre plan, n’avez-vous donc pas envie de m’arracher mon masque respiratoire ? Enfin si vous en avez le cran, on m’a dit que les chasseurs de primes de l’Apex ne valaient pas mieux que leur droïdes de combat.

Restait à espérer qu’Amélia agirait avant que les choses ne dégénèrent, auquel cas dès que cet assaillant braquerait son arme droit sur Plo, il ouvrirait le feu en premier avec son rayon paralysant. Il ne le raterait pas dans ce cas là, en effet le kel’dor l’avait gardé en joue tout du long de son petit manège destiné à éprouver les nerfs et le professionnalisme de l’assassin. Une décharge de rayon paralysant suffirait à lui donner l’impression d’avoir voulu faire la bise à un train lancé à grande vitesse et l’assommerait sans aucune autre forme de procès. Peu importait les conséquences, le commandeur devait survivre pour l’heure, c’était le plus important.

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le Jeu 7 Mar - 4:54
L’arrivée des clones et de l’amiral ne semble pas tant que cela déstabiliser l’assassin. Après tout, il ne faut pas grand-chose pour terminer la mission. Une pression du doigt sur la gâchette de son arme. Survivre ne fait même pas partie du plan. Une fois le Commandeur Suprême mort, un signal automatique va aviser l’Apex de la complétion de sa mission… Et il aura gagné sa place dans l’histoire, même s’il ne vivra sans doute pas assez longtemps pour le voir ou en profiter. Alors pourquoi tenter de l’intimider? Il n’a plus rien à perdre et si les personnes présentes ne le tue pas, ne le font pas disparaitre, d’autres le feront pour couvrir leurs traces. Il est déjà mort. Il est mort au moment où la mission à dévié de son planning initial. Chose que l’amiral républicain soit ne sait pas ou a choisi volontairement d’ignorer. Peu importe. Vraiment.

« Fais un pas de plus et je le descend. Je suis déjà mort de toute façon. Si toi et tes clones ne me tuez pas, d’autres le feront pour couvrir leurs traces. Je n’ai rien à perdre. Mais toi oui. Alors tu vas dire à tes chiens de garde de sortir, ainsi qu’à cette garce qui sert d’aide de camp à ce type. Je tire plus vite que toi alors pas la peine de jouer au héros. Et tu vas aussi poser ton arme gentiment par terre. »

La tension monte d’un cran. Il est clair que l’assassin ne compte pas se rendre si facilement. Les clones ne sont pas entrainés pour reculer devant des terroristes. L’amiral n’a pas l’air d’être du genre à battre en retraite non plus. Et ce sans parler d’Amelia qui n’a qu’une envie et elle n’est clairement pas animée de paisibles intentions. Là d’où elle vient, c’est tuer ou être tué. Utiliser la fonction paralysante d’un blaster ne lui viendrait jamais en tête de façon naturelle, ce qui veut dire que si c’est elle qui intervient, la République, ou plutôt l’amiral et le Commandeur Suprême vont perdre leur meilleure chance de tirer toute cette histoire au clair. Et pour ce qui est de Maximilian, qui lutte pour rester conscient, il a son mot à dire sur la présente situation. Et ce n’est pas le genre de paroles qu’on veut entendre dans ce genre de moment, loin de là.

« Amiral… Écoutez moi attentivement… Je vous ordonne de ne pas négocier avec ce terroriste. Il a plus peur de se faire capturer… Que de mourir… Et vous savez comme moi… Qu’ils vont en envoyer un autre. Je n’ai jamais… Reculé. Battu en retraite. Et… Ça ne va pas commencer aujourd’hui. Quant à toi… Assassin… Écoutes moi bien. Tu peux… Me tuer… Mais tu ne peux pas… Tuer… Un idéal. »

L’assassin ordonne à Maximilian de se taire. Ce dernier ricane avant de tousser puis ultimement de perdre connaissance. L’amiral a son ordre. Il sait sans doute ce qu’il lui reste à faire. Obéir à son supérieur ou tenter de le sauver malgré tout. Il y a peu de chances pour qu’il finisse en cour martiale pour avoir désobéit de toute façon. Que ce soit par réputation ou par ce que l’officier a pu observer, le Commandeur Suprême ne punit pas injustement. Tant que Plo Tan'ith sera capable de fournir une explication logique, il n’aura pas grand-chose à perdre ou à craindre. Chose certaine par contre, son supérieur a besoin de soins médicaux. Difficile de connaitre la gravité de sa blessure sans examen médical et il est clair que l’assassin ne le laissera pas s’approcher pour vérifier. Ce serait des plus surprenants si tel était le cas, c’est une certitude. Statut quo ou…

Logiquement, avec Maximilian Seidelman inconscient, l’officier le plus gradé de toute la station est alors l’amiral. Un amiral capable de se déplacer par lui-même. En partant du principe qu’il pourrait s’en sortir vivant, retourner au sein de l’Apex et plaider son cas devant le Triumvirat. Avec ce qu’il sait et les implications que cela pourrait avoir, il pourrait au minimum convaincre un des trois membres. Même si le Commandeur Suprême survit… C’est un risque à prendre. Reste à voir si Plo Tan'ith va obéir à ses ordres ou s’il va accepter de négocier. Une vie contre une vie, c’est en général comme ceci que les échanges fonctionnent. Il y a une différence entre se savoir condamner et garder le mince et ténu espoir de s’en sortir. Toujours en gardant le Commandeur Suprême en joue, l’assassin reprend la parole. Qui n’essaie rien n’a rien…


« Bon. Changement de plan. Tu veux que ton patron vive? Soit. Mais tu vas devenir mon otage. Je veux une navette prête à faire un saut en hyperespace et une fois que je serai de retour en territoire contrôlé par Apex… On verra si je te rends à la République ou si je te vends à la République. Tu choisis, amiral. La vie de ton supérieur contre la tienne. Et si jamais tu pense que je vais accepter de… »

La tirade de l’assassin est interrompue par Amelia Wolf qui fait savoir que s’il faut jouer à prendre des otages, ce sera elle qui remplacera le Commandeur Suprême. Après tout, en tant que son bras droit, elle dispose d’accès et d’informations que l’amiral n’a pas et ayant eu une vie dans le crime, elle a aussi une certaine valeur monétaire vis-à-vis de certaines… Vieilles connaissances à la rancune tenace. L’assassin réfléchit un moment, lui ordonne de jeter son arme et de s’avancer lentement vers lui, sans faire de gestes brusques. Le regard de l’aide de camp croise celui de Plo Tan'ith et par ce bref contact visuel, elle lui fait comprendre qu’il doit lui faire confiance. Forcément qu’elle a quelque chose en tête. Depuis le début de cette affaire, il l’a vu agir de manière impulsive et elle est soudainement d’un calme assez peu caractéristique.

À mi-distance, l’assassin lui ordonne de mettre les mains derrière la tête et de continuer à avancer. De son angle de vue, l’amiral ne peut pas voir ce qu’elle fait mais au moins un clone la voit faire quelque chose avec ses cheveux. Sur l’ordre du criminel, elle s’arrête et avec son bras blessé, malgré la douleur, il s’empare d’une paire de menottes. Il lui indique qu’elle va se les passer, des fois qu’elle aurait des idées. Mais les choses ne se passent pas comme anticipé car au moment où il s’avance pour les lui tendre, il se retrouve avec l’espèce de broche ou accessoire gardant les cheveux de l’aide de camp en un chignon haut planté au niveau de la clavicule. Poussant un hurlement de douleur, il tire à l’aveugle sur Amelia avant de tomber à la renverse. L’occasion idéale pour l’amiral d’intervenir. Pour le moment, personne dans la pièce n’est mort mais…

Bilan préliminaire : un Commandeur Suprême potentiellement en état critique. Une aide de camp qui risque d’avoir une belle cicatrice au visage. Un criminel en train de perdre beaucoup de sang. Maximilian Seidelman n’est pas en état de commander et ne le sera probablement pas avant plusieurs jours et tout ce qu’Amelia peut lui recommander c’est de les laisser à l’infirmerie et de partir en urgence accomplir la mission qui lui a été confiée. Trop de retard a déjà été accumulé par rapport à ce qui avait été prévu. Elle lui souhaite la meilleure des chances… Car visiblement il en aura besoin. La suite… Est entièrement entre les mains de l’amiral. Ni Amelia ni le Commandeur Suprême ne seront en mesure de lui faire la conversation de toute façon. Qu’on ne se leurre pas par contre. Sans le courage exemplaire de l’amiral et le temps qu’il a gagné, les choses auraient été considérablement plus tragiques.

C’est plutôt un bon présage, au final, non?


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le Jeu 7 Mar - 22:51
Plo Tan’ith était des plus tendus, gardant à l’œil le moindre geste de l’assassin. Ce dernier lui avait intimé d’arrêter d’avancer, ordre auquel l’amiral obéit sans protester et contre son gré. Cependant il préféra garder son arme en main, le canon toujours pointé sur le preneur d’otages improvisé. Le commandeur suprême s’exprima à son tour en ordonnant de ne pas céder aux revendications du terroriste, son discours inspirait le kel’dor et avait de quoi l’impressionner de part sa ténacité. Cependant il n’était pas d’accord avec ce dernier, il fallait qu’il survive à tout prix. Perdant connaissance, le temps était compté et l’officier sentit une goutte de sueur courir le long de sa tempe. Avec la perte de conscience du commandeur, l’amiral devenait de facto l’officier le plus haut gradé de la station de part la hiérarchie en place. Il espérait intérieurement que ce ne soit que temporaire. L’assassin proposa un échange alors ; la vie de l’amiral contre celle du commandeur. Plo Tan’ith haïssait ce genre de procédé, mais il devait se rendre à l’évidence. Maximilian était plus jeune que lui, et un officier supérieur. Le kel’dor était plus vieux et d’un rang en dessous : de facto sa propre existence avait moins de valeur d’un point de vue stratégique que celle du commandeur suprême. Pesant le pour et le contre à toute vitesse, il fut des plus stupéfaits de voir qu’Amelia Wolf se portait volontaire pour l’échange.

La situation se compliquait encore plus. Sous tension, le doigt sur la détente de son pistolet blaster l’amiral eut tout juste le temps de voir que le regard que lui lançait Amélia lui demandait de lui faire confiance. Il n’aimait pas agir de la sorte avec les individus qu’il ne connaissait pas, mais déjà en son for intérieur, l’amiral avait été très impressionné par les compétences de la jeune femme et son dévouement vis-à-vis de Maximilian. Dans le feu de l’action, le vieil officier lui fit confiance en hochant une fois la tête vers le bas et très légèrement.

Poignardé au moment de lui tendre les menottes par la broche d’Amélia, l’assassin commença à tirer à l’aveugle. Plo Tan’ith riposta immédiatement et un tir paralysant l’assomma, le faisant taire au passage. Il se dépêcha de se ruer sur lui pour lui faire sauter son arme dans sa main armée par un coup de pied. Il intima deux clones de venir passer des menottes à l’assassin et de le fouiller à la recherche d’une arme secondaire éventuelle. Puis il donna un nouvel ordre aux autres clones afin de gérer les priorités.

- Stabilisez le Commandeur et cette vermine ! Caporal ! Faites venir une équipe médicale d’urgence !

Tandis que les clones s’exécutèrent et se servirent de leur comlinks pour faire venir une équipe médicale, l’amiral s’avança vers Amélia. Rangeant son arme dans son holster, il retira son casque pour l’attacher à la ceinture. Soupirant de soulagement il inspecta le visage de l’humaine lui faisant face. Ouvrant sa trousse de premier secours, il lui tendit le contenu dans les mains tandis que les médecins pénétraient dans le bureau. La voix de l’officier se fit des plus rassurantes.

- Ça va aller, le commandeur Seidelman va s’en tirer… Vous ne vous retrouverez pas à la rue ou dans une cellule.

Elle répondit de les laisser à l’infirmerie, et de se hâter d’accomplir la mission ayant été donnée.

- Bien. Transmettez-moi les données tactiques de l’opération ainsi que le fonctionnement du prototype ainsi que ses plans. Mes ingénieurs plancheront dessus pour déceler un sabotage éventuel.

Une fois que ce fut fait rapidement, l’amiral rappela toutes ses troupes déployées dans la station ainsi que le prototype à sa corvette. Ordonnant à ce qu’il soit inspecté avant d’être connecté à son vaisseau par les ingénieurs de bord. Le capitaine Talos lui indiqua que les éléments de la flotte demandés étaient déjà arrivés au lieu de rendez-vous avant de lancer l’opération. Plo Tan’ith marchait d’un pas rapide dans les coursives de son vaisseau tandis qu’il retirait en même temps les plaques d’armure d’officier pour retrouver son uniforme, donnant des ordres au capitaine.

- Parfait, descellez les verrous nous reliant à la station capitaine. Nous avons une mission à accomplir, je vous brieferai en cours de route dans la salle de conférence avec les autres éléments de la 5ème flotte.

Une fois que la corvette fut autorisée à quitter la station, les verrous magnétiques furent désactivés, redonnant au vaisseau une totale liberté de mouvement. S’éloignant de Fondor, elle entra en hyperespace vers leur prochaine destination. Sentant le poids de l’épuisement tomber sur ses épaules, il s’affaissa plus qu’il ne l’aurait voulu dans le fauteuil de la salle de conférence ou les différents officiers de la flotte qu’il avait rassemblés étaient présents via hologrammes afin qu’il leur donne les détails de cette mission. Il ne faisait pas bon de vieillir se disait l’amiral, cependant sa journée n’était pas encore terminée loin de là. Un nouveau défi se présentait à lui désormais, restait à le relever pour la République et son commandeur suprême : Maximilian Seidelman.
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