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le Ven 11 Jan - 3:04
La soirée était bien entamée sur la planète Mandalore. La planète bourdonnait d'activité malgré l'heure tardive. Les mandaloriens de tout acabit vaquaient à leurs occupations à travers la planète. Certains étaient en train de travailler dans divers secteurs d'activité. On retrouvait le secteurs miniers, exploitant les diverses ressources minérales de ce monde, notamment le célèbre bes'kar. On pouvait également parler des diverses industries militaires, fabriquant sans relâche des vaisseaux et des armes en tout genre pour ce peuple guerrier. Cependant, il ne fallait pas oublier les secteurs n'ayant aucun lien direct avec le savoir faire guerrier. Les fermes, les marchés, les restaurants, les hôpitaux et bien d'autres, après tout, quand bien même la société mandalorienne était fortement axé sur le combat, il fallait bien avoir des gens pour produire les biens nécessaires à la survie de tous et chacun. À sa façon, Mandalore était comme n'importe quelle planète développée de la galaxie, excepté bien sûr que sur ce monde, pratiquement tout les habitants avaient des compétences militaires. Ce n'est pas pour rien qu'envahir ce monde isolé était considéré comme suicidaire par la plupart des habitants rationnels de la galaxie. Attaquer une planète disposant d'une armée, c'est une chose. Faire de même quand pratiquement tout le monde est en mesure d'attraper une arme et de massacrer ton armée, ça complique grandement les choses.

Le monde des mandaloriens avaient également droit à une population des plus hétéroclites. On pouvait retrouver des représentants d'une multitude des espèces peuplant la galaxie. Certains dirait même qu'il serait plus simple de faire une liste d'espèce absente de la planète, que l'inverse. Après tout, en plus d'être des guerriers redoutable, les mandaloriens étaient également connus comme le peuple le moins raciste de la galaxie. Quiconque désirait les rejoindre avait droit à sa chance de le faire. Cela apportait l'avantage d'avoir une variété de soldat dont l'espèce leur conférait des avantages que d'autres races n,ont pas. Le plus gros inconvénient, pour certains, c'était que les armuriers mandaloriens en voyaient de toutes les couleurs lorsqu'il fallait fabriquer une nouvelle armure en beskar.

Évidemment, malgré leur penchant guerrier, les mandaloriens ne différaient pas des autres individus de la galaxie. Comme tout le monde, ils aimaient se divertir et s'amuser. Une des méthodes de divertissement particulièrement apprécié, probablement à cause de leur nature guerrière: faire la fête dans les bars. Justement à cette heure de la journée, L'Oyu'baat accueillait une foule d'habitant venu se divertir et boire un coup. Les alcools offerts étaient très variés. On retrouvait des breuvages importés, des boissons purement mandalorienne et parfois de l'alcool fait par un habitant de la région. Niveau divertissement, ce n'est pas ce qui manquait non plus. On retrouvait des écrans retransmettant des rencontres sportives diffusées depuis diverses locations de la galaxie. Il y avait également divers jeux simples à la disposition des clients. Ici et là, des vétérans qui racontaient leurs glorieux moments à quiconque voulait les entendre, à condition de leur payer un verre. Sans parler d'un autre divertissement attirant toujours l'intérêt des clients, l'arène. Une petite arène de combat avait été aménagé dans une partie du bar. N'importe qui pouvait y rentrer afin de se battre. On avait droit aussi bien à des combats à un contre un, qu'à des combats impliquant plus d'individus. Il y avait même des tournois de temps à autres. L'Oyu'baat accueillait tous les mandaloriens souhaitant y rentrer, peu importe leur clan. Quelques règles avaient été mise en place pour éviter les débordements, autrement la liberté des clients étaient grande.

Comme tout les jours, le bar accueillait un bon nombre de clients. À l'une des diverses tables de L'Oyu'baat, cinq mandaloriens buvaient et parlaient avec bonne humeur. Ce soir, ils célébraient. La cause de cette célébration: Avoir rejoint les Mando Ori'Ramikade. Sur les cinq mandaloriens, deux étaient ainsi des nouveaux membres de ce corps de combattants d'élite. Parmi les trois autres individus, on retrouvait deux Alo'rad et un Al'verde. Cette disposition n'avait rien d'hasardeuse. Chacune des nouvelles recrues seraient sous les ordres d'un des deux Alo'rad et les deux Alo'rad étaient sous les ordres de l'Al'verde. Quelques verres avaient été pris et déjà l'un des nouveaux affichaient d'important signe d'ébriété, apparemment il tenait très mal l'alcool. Il regardait le plus haut gradé du groupe.


-Vous savez, monsieur... monsieur... Skirata. Vous avez l'air d'un type bien.

-Merci. Cependant, je te rappel que nous sommes mandaloriens, tu peux utiliser mon prénom.

-D'accord, monsieur Talus.

Talus afficha une légère perplexe en voyant comment le nouveau commençait à tituber. Il tenait vraiment mal l'alcool celui-là. Il était préférable de le renvoyer chez lui, avant qu'il ne commette une gaffe. L'Al'verde posa sa main sur l'épaule du nouveau pour attirer son attention.

-Tu devrais rentrer chez toi, tu as assez bu pour ce soir.

-Quoi? Tu veux te battre?

Toujours en titubant, le mandalorien ivre se mit debout de l'autre côté de la table défiant son supérieur en agitant ses poings maladroitement. Hors de question de ne pas réagir. S'il l'ignorait, Talus aurait l'air d'un imbécile face à ces hommes et aux divers témoins. Il se leva donc et alla faire face à celui qui l'avait défié. Au premier coup d’œil, on pouvait aisément voir à quel point les deux combattants étaient différents. D'un côté, la nouvelle recrue, un humain de taille moyenne qui se dandinait mal sur ses pieds et qui était bien maigrichon. De l'autres, Talus, qui faisait presque deux têtes de plus et dont on pouvait sans mal percevoir la musculature développée. En plus, ses cheveux rouges et son regard légèrement froid en rajoutait sur la différence entre les deux hommes. La nouvelle recrue fonça vers Talus en tentant de lui décocher un crochet au visage. Cependant, l'Al'verde bloqua son attaque d'une main et le frappa de l'arrière de l'autre main, en plein visage. Son adversaire fut jeté au sol et ne se releva pas. Le résultat ne surpris personne dans le bar et rapidement chacun retourna à ses affaires. Pendant ce temps, Talus se tourna vers les trois membres de son groupe.

-Ramenez-le chez lui. Demain, assurez-vous qu'il dessaoule bien mettez-le à l'entraînement.

Les trois Mando Ori'Ramikade hochèrent de la tête. Leur supérieur n'avait pas employé de ton laissant paraître une frustration. Après tout, ce qui venait de se passer arrivait de temps à autres dans cette société de combattants. L'autre nouvelle recrue et l'un des Alo'rad allèrent chercher leur compagnon assommer tandis que le deuxième Alo'rad se contenait de les suivre alors qu'ils quittaient les lieux ensemble. Talus pour sa part retourna à sa place. Il n'était pas en service demain, alors autant en profiter pour continuer à profiter des lieux.
Viveka Eldar
Al’verde
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le Ven 11 Jan - 4:00
Les Mandaloriens. Culture guerrière par excellence, il ne s’en fait pas de meilleure dans la galaxie. Vous pouvez chercher : vous ne trouverez pas. Et c’est tant mieux. Le truc par contre c’est que comme dans toute bonne société, après quelques verres, les préjugés stupides finissent par montrer le bout de leur nez. Insulter un Mandalorien de par son appartenance à une espèce donnée était futile. Racisme et Mandalorien sont un peu comme l’eau et l’huile, en fait, une tapisserie hétéroclite d’humanoïdes en tout genre… Et de non humanoïdes aussi! Par contre, si vous voulez vraiment jouer les emmerdeurs, il y a les Mandaloriens de Mandalore, souvent sans généraliser plus élitistes, surtout quand ils parlent à une « bouseuse » d’un monde agricole, moi, en l’occurrence. Je suis née sur un monde agricole, oui. Et alors?

Avec les années, on apprend à ignorer ce genre de commentaires puérils. Je préfère et de loin user de ma tactique préférée : une réplique assassine, fine comme la lame d’un scalpel et toute aussi précise. Émasculer son adversaire avec une bonne joute verbale, y a-t-il quelque chose de plus redoutablement efficace? Pas besoin de sortir les poings ou les armes. Juste quelques mots bien choisis et le tour est joué. Ça, par contre… C’est dans la théorie. Dans la pratique, maintenant, quand votre bras droit est une colosse en armure, littéralement, et qu’elle n’a ni ma finesse ni ma subtilité, ça donne… Ça. Bien du mobilier brisé, bien des jurons et elle et moi, dos à dos, contre nos adversaires. Myrianova, que je lui dis toujours, une fois, rien qu’une fois, est-ce que je pourrais passer un moment au bar sans que ça finisse en bataille rangée? Juste une toute petite fois?

Et invariablement, elle me répond en riant que ce ne serait pas aussi intéressant sans un peu de divertissement. Forcément. La blonde guerrière domine par sa taille et sa corpulence pratiquement tout le monde et ce où que l’on aille alors commencer à taper sur les gens ne la dérange en rien, encore moins quand elle a le prétexte de protéger sa cheffe. Plus loyale qu'elle, on ne saurait faire. Par contre, des fois, son enthousiasme me ferait presque peur. Presque. Et comme le veut notre tradition, si on ressort toutes les deux sur nos deux jambes, on change de bar. Et des bars, il n’en manque pas sur Mandalore. N’étant pas du genre à chercher systématiquement la compagnie des autres, un trait peut-être un peu curieux pour les miens, nous décidons toutefois de suivre les bruits les plus festifs et nous rencontrons au passage un groupe de Mandaloriens.

Un groupe de Mandaloriens, précisions le, transportant un de leur pote inconscient. Ah, les nouveaux… C’est un classique. Évidemment, Myrianova entre la première et comme à chaque fois, il y a un court moment de silence le temps que les personnes présentes analysent la vision devant eux. Elle est impressionnante. Très impressionnante. Et enfin, les plus malins savent que si Myrianova Eldar entre en premier quelque part, c’est parce que Viveka Eldar, cheffe du clan Eldar et Al'verde n’est pas loin derrière. Comme de fait, j’entre et je me dirige vers le bar. Et évidemment, l’inévitable se reproduit : un petit malin vient me refaire le commentaire de la bouseuse. Étonnant quand même parce que c’est un des gars de Skirata. Bon guerrier. Bon leader. Un individu que je peux respecter. Avant que Myrianova ne lui fasse sa fête, je la prends de vitesse. On vient d’arriver!

Elle ne va pas apprécier. Je la connais. Mais en même temps, si je la laisse faire, nous aurons fait la tournée de tous les bars en laissant derrière nous un tas de nos compatriotes plus ou moins amochés. Ce n’est clairement pas mon but. Il faut donc faire preuve de la souplesse que n’a pas cette chère Myrianova. Alors, demandez-vous, commenta je vais régler le cas de ce petit comique? Oh c’est assez simple, en fait. Enfantin je dirais. En immobilisant l’impertinent avec une bonne clé de bras, son visage bien pressé contre la surface du bar et mon couteau planté à un centimètre de sa joue. Il faut toujours faire un exemple qui parle de lui-même, qui donne le ton si vous voulez que le message soit clair. Dans mon cas, je veux être bien certaine que ce soit visible par les personnes présentes et qu’on se rende compte qu’aller emmerder une cheffe de clan, c’est stupide.


« Écoute moi bien. Tu n’es pas le premier à me la sortir ce soir et je commence à en avoir marre de changer de bar après une bagarre généralisée. T’es un des gars de Skirata? Prie pour qu’il ne voit pas que tu lui fais aussi honte. Si tu honorais plus ton histoire au lieu de dire des conneries, tu aurais bien plus de respect pour un clan tenu en si bonne estime par plusieurs. Premier et dernier avertissement, compris? »

Je serais quand même assez étonnée qu’avec la foule qui se trouve ici et les individus présents que son dit supérieur ne soit pas dans les parages. Si c’est le cas… On verra. On verra comment il va réagir, on verra s’il va bien prendre ou non cette petite leçon de discipline de ma part. Initialement désapprobatrice, je vois que Myrianova est satisfaite. La connaissant, elle aurait préféré que ce soit plus brutal mais nous sommes entre alliés, à défaut d’être entre amis, ici. Une réalité que je n’oublie pas. Notre impoli de service a dû apprendre quelque chose car il balbutie des excuses et promet de ne plus recommencer. Brave garçon. On apprend de ses erreurs. Ne dit-on pas que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort? Je peux très bien vous confirmer que c’est vrai. Au nombre d’aventures que j’ai eu, de combats que j’ai mené… Oui. Oh que oui, mille fois oui.

Ce qui ne nous tue pas nous rend définitivement plus fort. Ma démonstration terminée, je le laisse retourner auprès de ses amis. Nous sommes ici pour faire la fête, je ne vais pas lui gâcher sa soirée, non? Je ne suis pas cruelle à ce point. Je pourrais mais si sanction plus sévère il se doit d’y avoir, je ne serai pas celle qui agira en ce sens. Comme si tous les membres de mon clan étaient parfaits. Eux aussi font des erreurs, des choix douteux, des gestes qu’ils regrettent ensuite. C’est souvent la faute à l’alcool. C,est que bon, on dira ce qu’on voudra, je trouve que nos petits gars (et nos petites filles) ne s’en méfient pas assez! Je ne sais pas pourquoi! Et sincèrement, je ne pense pas qu’un jour j’aurai la réponse. Je sais une chose par contre. S’il avait fallu, plus jeune, que ce soit moi qui commette une telle gaffe. Je ne vous dis même pas ce que ma mère m’aurait fait.

Rien que d’y penser, j’en frissonnerais presque. Dans ma jeunesse, l’on n’était pas aussi permissif que maintenant côté discipline. En tout cas, pas au sein du clan Eldar. Peut-être est-ce là le signe que les temps changent. Pas forcément pour le pire, bien au contraire. La rigidité mène inexorablement à l’immobilisme. Et l’immobilisme est l’ennemi du progrès, ce qui est un peu l’oxygène de notre galaxie. Allez voir ces soi-disant super puissances à la fine pointe de tout. Le racisme, le sexisme, l’individualisme et des doctrines ne permettant aucun faux pas sont en place et ce que ce soit au sein des plus dictatoriaux d’entre eux ou des plus « démocratiques ». Je suppose que je ne verrai jamais les Mandaloriens que comme moins que ceux qui ont vraiment compris le sens à ce que c’est de vivre pour quelque chose. Et c’est à mes frères et sœurs d’armes que je lève mon premier verre de la soirée.


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le Dim 13 Jan - 3:35
Talus profitait de cette soirée pour se détendre. Depuis le départ de ses collègues de travail, le mandalorien avait déjà en temps ce qu'il ferait pour les prochaines heures. Passer le temps à boire quelques verres lentement, en regardant certaines rencontres sportives sur les écrans. Il y avait bien certains des sports présents qu'il aimait plus que d'autres, mais aucune des équipes qu'il appréciait n'était présente ce soir. Par contre, les divers sports de contact présenté ne l'intéressait pas. Quitte à se rentrer dedans comme ces types le faisait, autant aller jusqu'au bout et s'adonner à une bonne bagarre. Ça, plutôt que se rentrer dedans comme un troupeau de banta, pour ensuite s'arrêter au bruit d'un sifflet et se remettre en position pour recommencer ce manège ennuyeux. Peut-être discuter avec quelques vétérans, curieux d'entendre leurs exploits passés et apprendre quelques leçons utiles. Talus se questionnait sur la suite de sa soirée, en commençant à regarder une première rencontre lorsque le silence se fit dans le bar. Quelque peu intrigué par ce silence soudaine Talus jeta un rapide coup d’œil autour de lui et pu voir l'objet de l'attention des autres occupants du bar. Deux mandaloriennes venaient d'entrer. La première était très grande et musclée, de quoi impressionner la plupart des gens, mais pas Talus. Déjà parce qu'il n'était pas du genre à être facilement impressionné. Ensuite, parce que lui aussi était grand et musclé. Peut-être pas autant que cette femme, mais tout de même.

La seconde mandalorienne était une rousse dans la trentaine. Talus mit quelques instants avant de la reconnaître. Bien sûr, c'était Viveka Eldar, cheffe de son clan et Al'Verde. Eh bien, voilà qui était intéressant, une collègue de travail du même grade dans le même bar. Il se demandait s'il devait aller la voir et lancer la discussions, quand il put entendre quelques paroles qui n'aurait pas dû être prononcé. Un autre occupant du bar venait de traiter la cheffe du clan Eldar de bouseuse. De plus, Talus reconnut le responsable comme un membre de son propre clan. Un manque flagrant de manque de respect envers un chef de clan, voilà qui n'était guère une bonne chose. Le mandalorien avait bien l'intention d'en toucher deux mots à son frère de clan, mais la rouquine fut plus rapide, attendant pas une seule seconde pour réagir. Elle immobilisa l'abruti d'une bonne clé de bras, le menaçant ensuite avec un couteau et ses mots. Talus se contenta donc d'observer alors qu'elle remettait l'imbécile à sa place. Ce dernier s'excusa avant de s'éclipser à toute vitesse. Viveka Eldar retournait à ses affaires, tandis que Talus pour sa part se levait et se dirigeait vers la table de son frère de clan. Il posa sa main sur la table, faisant face à l'impertinent qui le regarda avec surprise. Visiblement, il n'avait pas remarqué que Talus était dans le bar depuis le début. Le ton de l'Al'Verde fut calme, mais avec une pointe de frustration.


-Tu peux me dire, c'était quoi ces conneries?

-Euh... Talus... Eh bien... Euh... J'ai cru que ce serait.... drôle.

-Entraînement au combat demain, pour toi. C'est ma mère qui fait la leçon. Je ne lui dirai cependant pas pourquoi tu rejoins son cours.

L'impudent avala de travers, alors que ses amis lui donnaient quelques tapes dans le dos pour lui offrir leur soutien. Allara Skirata était considérée comme la meilleure de tout le clan Skirata en combat à mains nues. Ses élèves devenaient des combats redoutable. Cependant, ces cours étaient particulièrement brutaux. Disons que les disciples en chiaient un max avant de devenir redoutable. L'idiot n'émit cependant aucun commentaire, il savait parfaitement qu'Allara lui botterait le cul si elle apprenait ce qu'il venait de faire ce soir. Au moins, il n'aurait qu'à survivre à une seule journée de cours, ce qui était plutôt douillet comparé à ce qu'il aurait pu se prendre. N'empêche, ça allait faire mal quand même. Une fois ce point réglé, Talus se dirigea cette fois vers le bar. Comme le siège à gauche de la cheffe du clan Eldar était occupé par sa sœur de clan, Talus prit celui de droite. Il s'adressa directement au barman.

-Ressert ces guerrières, c'est sur mon compte. Sers moi également.

Talus attendit ensuite que le barman est servit les deux guerrières mandaloriennes avant de prendre la parole.

-Désolé pour ce léger incident. Mon frère de clan n'aurait pas dû se comporter de la sorte. Il cherchait à faire rire certains de ses amis. La chose est réglée, c'est toujours ça.

Son tour vint d'être servit. Le guerrier trinqua poliment avant d'avaler le contenu de son verre en une seule gorgée. Il pouvait sentir l'alcool descendre dans sa gorge avec une petite sensation plaisante de réchauffement. Puis, Talus reposa son verre et regarda de nouveau le duo de mandalorienne. Maintenant qu'il était un peu plus près, il pouvait constater que l'autre colosse était légèrement plus grande que lui, mais de son côté, il était un poil plus grande que la cheffe de clan. Mais bon, en même temps, la taille ne faisait pas tout. Autrement, certaines espèces comme les wookies seraient pratiquement invincible. Talus réfléchit pendant un court moment à quel sujet il pourrait aborder avec la rousse. Il valait mieux s'attaquer à un sujet qui s'éloignerait de l'incident qui c'était produit il y a encore peu de temps avec l'idiot. Inutile de risquer d'entacher la réputation du clan Skirata en abordant ce moment inapproprié. Inutile aussi de discuter du fait que le fautif avait eu droit à une punition. Sa réflexion l'emmena à songer aux Mando Ori'Ramikades. Pourquoi pas, ce sujet-là. Après tout, tout les deux en faisaient partie et en plus, ils avaient chacun le grande d'Al'Verde. C'était décidé, mais avant une petite entrée en matière.

-Alors, j'ai cru entendre que vous avez un peu de mal toutes les deux à trouver un bar où profiter de votre soirée. C'est dommage, c'est toujours plaisant ce genre d'endroit pour décompressé un peu. Surtout après une longue journée de boulot. D'ailleurs parlant de ça, Je dois dire que ça fait différent et plaisir de rencontrer un autre Al'Verde, en dehors du boulot.

Talus commanda deux autres boissons. La première, il l'avala encore une fois en une seule gorgée. Pour le second par contre,, il n'en pris qu'une petite gorgée, avant de reposer son verre. Celui-là, il le boirait petit à petit. Il n'était pas pressé. Il gratta légèrement sa chevelure rouge avant de reprendre.

-Alors, comment ça se passe de ton côté, les attributions de missions, leurs déroulements et tout le reste? D'ailleurs, cette sortie, c'est pour le plaisir ou bien c'est pour le travail? Pour ma part, c'est un peu des deux. Il y a encore quelques minutes, j'étais accompagné par deux collègues et deux nouvelles recrues. Une petite célébration pour accueillir les nouveaux dans nos rangs. Ça aurait pu durer un bon moment, si l'un d'eux tenait pas aussi mal l'alcool.
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le Dim 13 Jan - 16:18
Pour moi, l’incident était clos. L’autre avait dit une connerie, je l’avais remis à sa place, on passe à autre chose. Vous comprendrez donc mon étonnement quand le chef de cet imbécile vint s’asseoir à côté de moi. Talus Skirata. Je connaissais de réputation. Une bonne réputation, d’ailleurs. Nos clans n’étaient pas forcément proches mais nous n’avions aucune hostilité à leur égard. Parmi les miens, à moins de vraiment se rendre coupable d’un acte des plus déshonorable, n’importe quel clan pouvait venir nous voir et il trouverait toujours un verre, une bonne bouffe chaude et un lit douillet. La règle de l’hospitalité est très présente par chez nous. Une affaire de bouseux, si vous voulez caricaturer. Sur un monde agricole, l’entraide est forte. Très forte. Une communauté soudée, unie, est beaucoup plus efficace quand les ennuis arrivent. Sans exagération.

C’est un peu pour cette raison que j’ai parfois du mal avec les « Mandaloriens des villes ». Attention, je ne dis pas de mal de mon peuple, loin de là. Ce que je dis, par contre, c’est que nous sommes plus proches des valeurs de solidarité, en général, sur les mondes à densité urbaine moins importante. Et en même temps, nos homologues urbains ont une qualité indéniable : savoir se retrouver dans ces labyrinthes de rues et de ruelles qui constituent les métropoles galactiques. Bref. Je n’en veux pas réellement à ce jeune Mandalorien qui a encore beaucoup à apprendre et je le fais savoir à son chef. Je n’ai pas besoin de parler de sanction : je sais qu’il s’en sera déjà chargé. La discipline est très importante pour nous car une armée indisciplinée rapporte les défaites et la ruine, pas la victoire et la gloire. C’est un fait avéré dans ce coin de la galaxie.


« Nous avons tous été jeunes. Certains mûrissent moins que d’autres. Ce n’est pas la première fois que le clan Eldar se fait traiter ainsi : ce ne sera pas la dernière non plus. À la fin de la soirée, l’honneur est sauf et les imprudents sont punis. À mes yeux, c’est une fin convenable. Je ne laisse pas ce genre de détails réellement gâcher ma soirée. Décevant, on ne se mentira pas. Mais pas dramatique non plus. Au fait. Viveka Eldar, chef du clan Eldar et mon bras droit, Myrianova Eldar. »

Je lève mon verre dans sa direction et je porte un instant mon regard sur le reste de la salle. Effectivement, ceux qui se revendiquent d’appartenir aux super commandos se sont rassemblés ici pour la soirée on dirait. Je ne savais pas qu’une soirée avait été organisée… Sans doute m’en a-t-on glissé mot mais ces derniers temps ont été remplis d’action et d’aventure, on me pardonnera bien un moment d’égarement. C’est qu’on ne prend pas d’assaut une forteresse sith tous les jours pour venger un affront que certains auraient cru enterré dans le passé. Les Mandaloriens ont la mémoire longue et pour nous, l’honneur est sacré. Nous l’avons en grande révérence. Et c’est une mission qui est particulièrement significative dans l’histoire de mon clan. Il marque la fin de la « grande noirceur ». Trop poétique à votre goût? Ça vous regarde, pas moi.

On parle de la fin d’un sentiment de culpabilité au sein du clan qui n’a jamais eu sa raison d’être, de la résurrection de notre âme en tant que famille et d’un futur qui s’annonce glorieux. Si ce n’est pas une occasion de se réjouir, je ne sais pas ce que c’est. Les clans sont importants, je ne le nie pas. Notre appartenance à cette fière culture également. Sauf que parfois, pour avancer, il faut prendre le temps de régler ses problèmes avant de pouvoir prétendre servir au mieux une cause commune avec le reste de notre peuple. Jamais le clan Eldar n’a failli dans cette tâche mais un clan blessé est un clan qui risque de flancher à un moment ou à un autre. D’où l’importance des derniers jours à reconstruire ce qui n’était plus. Ça aura pris du temps mais les résultats sont plus que positifs. Ça a été encore plus efficace que je ne l’avais initialement anticipé!


« Quant à se trouver un bar, notre culture est plus ouverte que celles des grandes puissances mais elle a encore ses préjugés. Myrianova est très protectrice de ma personne. On ne saurait trouver plus loyal au sein de mon clan. Mais si je suis un instrument de précision, ce n’est pas son cas et elle a une mentalité très simple : un problème, un obstacle, on le pulvérise. Ça rend les soirées… Intéressantes. »

Je dis ça en levant mon verre en direction de la principale concernée et d’en boire une gorgée. Je discute un peu avec Talus, pas forcément boulot parce que ce n’est pas la place mais je lui dis, entre autres choses qu’en effet, c’est assez rare de rencontrer d’autres super commandos de haut rang en dehors du boulot, je lui pose quelques questions en souriant sur certains de leur faits d’armes qui sont parvenus à mes oreilles (mentionnant au passage quelques exagérations clairement flagrantes colportées par quelques-unes de ses recrues après un peu trop d’alcool dans le corps) mais également quelques autres qui elles viennent de la bouche du grand patron des super commandos. Dans l’ensemble, de très bons commentaires qui dénotent donc un clan bien dirigé. Ou au moins, un groupe de super commandos bien dirigé. Il y a une différence.

Dans mon cas, je dirige mon clan et je commande à mes super commandos. Mais ce n’est pas le cas dans tous les clans. Quand on dit le clan Eldar, les deux aspects sont utilisés de manière pratiquement interchangeable. Myrianova, qui évidemment suit la conversation, tente de faire un commentaire gentil mais il faut dire qu’avec elle, ce n’est pas toujours évident. Elle est loin d’être stupide, malheur à qui aurait la folie de le penser. Mais après ce qu’elle a vécu, elle n’a plus foi dans les paroles. Seulement dans les actes. Ce qui fait que parfois, elle est difficile d’approche, surtout pour une personne étrangère au clan. Et c’est encore pire avec les non Mandaloriens. Mais au moins elle fait un effort pour socialiser ce qui est un point positif de sa part. Elle a dit à Talus que son clan est constitué de gens forts et loyaux, soit les deux qualités essentielles pour Myrianova.


« Tu devrais te sentir chanceux, Myrianova parle peu et complimente rarement. Pour répondre à ta question, c’est pour le plaisir. Le travail, j’ai déjà quelques affaires en cours. Naturellement, je ne peux pas vraiment en parler : secret professionnel. Ce que je peux te dire en tout cas c’est que les grandes factions peuvent prétendre à l’excellence de leurs armées mais le vrai boulot semble souvent passer entre nos mains.

Tiens d’ailleurs, il y a une rumeur tenace qui court sur tes guerriers, Talus. Est-ce que c’est vrai que vous avez réussi à sauver tout un équipage d’un vaisseau en train de se faire attirer lentement mais sûrement dans l’orbite d’une planète? Avec l’entrée en atmosphère et le reste? Ça a du faire toute une chanson et un récit à raconter! Il n’y a que le risque pour révéler la vraie nature de quelqu’un. Mes félicitations. »


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le Mer 16 Jan - 2:05
Talus s'interrogeait quelques peu sur la cheffe du clan Eldar. Chose plutôt normale, après tout, peu nombreux étaient les chefs de clans prêts à occuper des fonctions importante dans la société mandalorienne, leur rôle de chef leur prenant déjà beaucoup de temps à la base. L'Al'verde passa rapidement en revue ce qu'il savait du clan Eldar. Clan ayant quelques liens avec le clan Vizla, mais ne partageant pas leur vision violente des choses. Ils se trouvaient sur une petite planète plus rurale. Ajouté à cela qu'il avait une nature hospitalière envers ceux venant vers eux en ami. Talus n'avait pas de ressentiment particulier envers aucun clan. Certes, il avait ses préférences et les Vizla était plutôt bas dans cette liste, mais il n'éprouvait aucune haine ou mépris envers eux. Après tout, c'est en compagnie de Vizla qu'il avait effectué une mission qui lui avait permis de se faire connaître auprès des Mando Ori'Ramikade. Quant au fait que les Eldar vivaient sur une planète rurale, aucune importance pour le membre du clan Skirata. Peu importe où il vivait, un mandalorien demeurait un mandalorien. Bon évidemment, cela ne l'empêchait pas de trouver cela amusant lorsqu'un de leur semblable, issu d'un monde moins urbanisé se perdait. La chose se déroulait presque toujours de la même manière. La personne pensait suivre le bon chemin. Elle découvrait ensuite qu'elle était perdu et continuait de chercher sa route, l'orgueil l'empêchant de demander son chemin. Résultat, on pouvait la voir passer et repasser dans la même rue pendant des heures. Puis, au final, après des heures perdues à tenter de se retrouver seul, le mandalorien perdu finissait par renoncer et demander un coup de main. Le spectacle avait de quoi être divertissant parfois.

Pour en revenir à la mandalorienne, elle aborda rapidement le cas du jeune homme lui ayant manqué de respect. Elle n'en tenait visiblement pas vraiment rancoeur envers l'idiot, jugeant que c'était le genre de chose que les jeunes faisaient. Le comportement était décevant, à ses yeux, mais en rien dramatique. Ensuite de quoi, elle se présenta, Viveka Eldar, puis son bras droit, Myrianova Eldar. Talus salua poliment la grande femme d'un signe de tête. Pendant ce temps, la rousse jetait un œil aux différents occupants du bar. Évidemment, l'endroit comportait une grande quantité de Mando Ori'Ramikade. N'importe quelle personne censé aurait compris une chose, c'est pas l'endroit où il faut se mettre les mandaloriens à dos. Autant de guerriers d'élites au même endroit, c'est la mort assurée pour quiconque serait assez con pour les faire chier. En même temps, cela aurait pu être divertissant. Talus imaginait un sith assez idiot pour attaquer l'endroit, puis réaliser quelques secondes plus tard qu'il était foutu, juste avant de se faire buter à coup de blaster, lame, lance-flamme, explosif ou autre. Toutefois, Viveka le ramena à la réalité en reprenant la parole. Elle évoqua le fait que même l'ouverture des mandaloriens ne les empêchait pas d'avoir des préjugés. Elle ajouta ensuite au passage qu'il y avait une grande différence entre elle et son bras droit. D'un côté, Viveka était dans la finesse, de l'autre Myrianova était plutôt dans la force brute. En même temps, vu la masse de muscle qu'elle était, ce n'était pas surprenant.

Pendant un moment, les deux Mando Ori'Ramikade commencent à discuter de certaines missions et rumeurs de leurs activités au sein des Mando Ori'Ramikade. Des missions qu'ils ont fait et qui ne sont pas secrètes. Chacun devant par contre apporter des précisions, certains détails ayant parfois été exagéré par des nouvelles recrues saoulent ou qui voulaient se vanter. Dans l'ensemble, que ce soit Viveka ou Talus, les deux Al'Verde faisaient le nécessaire pour bien commander leurs hommes et rendre leurs unités aussi efficaces que possible. La victoire c'est bien, rentrer vivant et en un seul morceau, c'est encore mieux. Myrianova fit également quelques commentaires sur le clan Skirata, sur leur force et leur loyauté. Ce à quoi sa cheffe de clan décida d'en rajouter. Elle évoqua brièvement la raison de sa présence en ces lieux, parlant avec une touche d'amusement de comment les autres grandes puissances faisaient sans cesse appel à des mandaloriens. Avant que Talus ne puisse ajouter un mot sur la chose, Viveka aborda une ancienne mission que le guerrier avait effectué il y a un moment, avec ce vaisseau en perdition. Il soupira légèrement en repensant à comment ce moment de sa vie c'était déroulé. Il attrapa son verre et le termina en quelques gorgées, avant de soupirer de nouveau.


-Ouais, cette mission... J'admets que cette histoire de la rentrée dans l'atmosphère nous avait donné droit à une bonne dose d'adrénaline. Courir un peu partout à travers le vaisseau pour réparer des systèmes importants pour ralentir la chute, tandis que d'autres réparations avaient lieu pour permettre de quitter l'atmosphère et éviter l'écrasement. La tension, la sensation que la mort approchait à chaque seconde et qu'une erreur pouvait être fatale. Courir également à travers les couloirs du vaisseau pour s'assurer que chacun faisait ce qu'il avait à faire. Sans parler de rassurer le capitaine et les membres d'équipage qui étaient plus inutile qu'autres choses, Puis, l'euphorie électrisante de la victoire lorsque le vaisseau s'est soudainement immobilisé, nous projetant presque tous au sol. Ensuite le vaisseau qui reprenait de l'altitude, tandis que l'équipage poussait des cris de victoire et de célébration. C'était palpitant. Pendant quelques secondes après avoir ainsi côtoyés la mort et l'avoir presque toucher, on se sent plus vivant que jamais.

Le mandalorien reprit un autre verre avant de poursuivre.

-Cependant, il y a aussi eu une petite note sombre au tableau. Pour cette mission, il fallait juste assurer la défense du vaisseau, qui transportait divers produit médicaux de valeurs pour l'empire galactique. Certains craignaient que la république, le consortium ou l'apex tente d'attaquer le vaisseau pour voler les marchandises. Un contrat simple en apparence. Cependant, dès le premier jour j'ai pu voir un truc suspect. C'était un droïde astro-mécano qui était allez voir le capitaine. Le capitaine l'avait ensuite foutu dehors et le droïde était repartit en parlant dans le langage typique de ces droïdes. À mon avis, il n'avait pas dû être réinitialisé depuis longtemps car il démontrait beaucoup de personnalité... ainsi qu'une connaissance impressionnante en grossièreté. Les jours suivants mes gars et moi nous l'avions vu réparer deux ou trois trucs ici et là à travers le vaisseau, rien de bien particulier. C'était cependant le jour de l'accident que j'ai pu voir des trucs troublant. Soit qu'il avait réparé un système de circuit, pour revenir le réparer moins d'une heure plus tard.

Une courte pause dans ses paroles.

-Ensuite de quoi, les ennuis se sont déroulés. C'est après qu'on a tout su. En fait, le droïde avait prévenu le capitaine que le vaisseau avait besoin de beaucoup de maintenance, surtout pour ses moteurs. Cependant, cet idiot ne comprenait pas ce que le droïde disait et était se préoccupait peu de la sécurité, tant qu'il pouvait faire ses bénéfices. Bref, son avarice a faillit causé un écrasement. Je l'aurais bien frappé pour sa connerie, cependant l'équipage a appris l'histoire, mais ignorait le mauvais état du vaisseau. Les hommes de l'équipage l'ont tellement mal pris, qu'ils l'ont jeté hors du vaisseau. On était toujours dans l'atmosphère de la planète, mais à plusieurs kilomètres d'altitude, alors... Mais bon, c'était pas lui qui nous avait engagé, mais le propriétaire du vaisseau et le contrat stipulait de faire le nécessaire pour protéger le vaisseau. Le capitaine avait ses décisions de cons, c'était techniquement une menace alors difficile de reprocher à l'équipage d'avoir agit ainsi.

Le mandalorien se tut encore un court instant.

-Mais bon, c'est ça quand on mène la vie mandalorienne. Des hauts et des bas comme pour tout le monde, mais avec plus d'action. D'ailleurs, une des raisons, en plus de ma mère, si mon père est devenu mandalorien. Pour rajouter plus d'action à sa vie déjà quelque peu agité.
Viveka Eldar
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le Mer 16 Jan - 5:18
J’écoute son histoire avec attention. Entre Mandaloriens, c’est important d’écouter sans interrompre. Personne n’a envie qu’un imbécile, au moment où ça devient intéressant, vienne casser l’ambiance avec un commentaire de merde. Alors… On se tait et on se laisse bercer par le récit, point final. Je dois avouer que je ne suis pas étrangère à ce qu’il nous raconte. Ça m’est déjà arrivé d’ailleurs. Pas exactement dans les mêmes circonstances mais… Pourquoi ne pas partager cette aventure avec lui? Un récit pour un récit et après on discutera du reste. C’est une entente des plus honnêtes, il me semble. Après tout, pourquoi sommes-nous ici ce soir si ce n’est pas pour échanger, pour partager? Telle serait la question, pas vrai? Et puis bon, je ne voudrais pas non plus qu’accessoirement Myrianova commence à s’ennuyer. Ça fait toujours des histoires sinon. Pas des grosses histoires, non, rien de vraiment très grave mais…

C'est que bon, elle a tendance à vouloir chercher le plus costaud des lieux et le défier dans quelque épreuve de force donc… On va essayer d’éviter. Quand l’alcool a commencé à couler, les incidents sont si vite arrivés… C’est un proverbe de mon monde natal ça, une mise en garde pleine de bon sens. Oh quoi. Un monde agricole. Des jeunes Mandaloriens. De l’alcool fait maison… Vous avez là tous les ingrédients pour un moment des plus mouvementés! Mais je m’égare, je m’égare, nous en étions à ce récit que je dois raconter. Qui parle de la négligence des uns, de l’avarice des autres et d’une décision fort peu sage de tenter de se payer la tête d’une Mandalorienne. Je puis vous assurer que c’est une très mauvaise idée. C’était il y a un an et demi environ. Le clan avait été approché par un influent regroupement de « nouveaux riches » impériaux. Qu’est-ce que ça veut dire?

Des gens qui se retrouvent soudainement pleins d’argent et qui ne savent pas quoi faire avec alors ils font n’importe quoi. Trop souvent, cela mène à des prises de décisions plus que douteuses et vous vous doutez bien que de décider d’acheter un vaisseau prison pour le reconvertir entièrement en une sorte de… Donjon des plaisirs, pour reprendre les termes de la brochure, c’est à la base hautement contestable et c’est encore pire quand vous oubliez de spécifier ce qu’il faut faire des prisonniers… Et donc vous vous retrouvez avec un vaisseau bourré de criminels, sans gardiens de prison, sans personnel de sécurité, sans rien du tout parce que, ça non plus, ce n’était pas dans le contrat! Alors qui a dû, d’après vous, aller faire le ménage dans tout ce bordel? Viveka et son clan, qui d’autre! Ce ne serait pas mon aventure s’il s’était agi de quelqu’un d’autre, après tout.

Alors, où en étais-je? Ah oui. Mon clan et moi sommes donc débarqués sur ce vaisseau pour faire le ménage. En l’apparence, c’est assez simple. Une compagnie de mercenaires plus imposante aurait probablement coûté moins cher mais personne ne remet en question l’expertise mandalorienne. Notre vaisseau s’est amarré : pas de codes d’accès. On ne peut pas ouvrir le sas. Nous avons décidé de passer par un accès de maintenance : pas de courant dans les systèmes auxiliaires. Retour au sas que nous avons réussi à ouvrir grâce à un peu de piratage de ma part et voilà qu’on se rend compte que le système de sécurité est armé et qu’il tire à vue sur tout ce qui ne porte pas un badge de sécurité… Que nous n’avons pas. Et on ne peut pas simplement détruire les tourelles. C’est le vaisseau du client après tout. Ça ne fait même pas cinq minutes que la mission a commencé.

Donc… Après le sas qui ne s’ouvre pas, l’alimentation électrique auxiliaire qui ne passe pas et des tourelles qui ne nous aiment pas, on s’est dit : si les prisonniers sont dans leurs cellules, ce sera vite fait que de s’assurer que tout est sous contrôle. D’ailleurs parlant d’eux, est-ce qu’on a une liste qui nous dit qui ils sont et ce qu’ils ont fait? Évidemment que non donc il va falloir se rendre jusqu’au poste de commandement pour trouver de quoi il retourne. Et aussi remettre ce vaisseau en véritable état de marche. Ce ne serait pas une bonne idée. Oh et je ne veux pas m’attarder dans le secteur parce que ce tas de boulons n’est pas exactement le truc le plus armé ou le plus rapide et c’est une belle cible pour certaines factions. L’Apex par exemple. Je suis Mandalorienne. Je ne crains personne. Mais j’aime choisir mes batailles. Vous vous doutez bien que…

Jamais ils ne vont monter à bord si nous sommes là. Leurs troupes organiques ne s’y risqueront pas et leurs commandants droïdes vont calculer qu’il est plus rentable de juste nous détruire alors que nous sommes en position de faiblesse. On va donc se dépêcher à quitter les lieux. Nous nous mettons en route et nous nous apercevons bien vite que les prisonniers ne sont plus dans leurs cellules… Et qu’ils ne sont pas exactement les criminels que nous nous attendions à découvrir. Où sont les tueurs, les assassins et les meurtriers sanguinaires qui devaient se trouver à bord? Je veux bien croire que certains personnages du milieu hors la loi sont des experts au corps à corps mais sérieusement, si seulement 5% de ces gens savent se battre, je serai la première étonnée. Croyez-en l’expérience d’une guerrière d’élite. Ils sont terrifiés, évidemment. Ça se comprend.

Que fait-on dans une telle situation? On pose des questions. Intéressant. Ces gens sont en fait les infortunées victimes de nos nouveaux riches… Des gens qu’ils ont fait crouler sous les dettes pour s’enrichir. S’il y a bien une chose que je déteste c’est qu’on triche sur un contrat et jusqu’à présent, c’est coup fourré sur coup fourré. Tuer fait partie de ce qu’un Mandalorien peut avoir à faire. Mais pas comme ça. Il n’y a ni art ni honneur à faire une telle chose. Nous avons été envoyés ici pour réduire au silence ceux qui sont dangereux pour nos commanditaires. Mon clan ne connaitra pas le déshonneur en prenant part à une telle mascarade. J’ordonne malgré tout aux prisonniers de regagner leurs cellules. Hors de question d’avoir des non Mandaloriens dans les pattes. Nous avions à peine terminé de remettre pleinement en fonction cette prison volante que nous découvrions une attaque imminente. Empire, République, Consortium, Apex? Non.

Mandaloriens. Et pas n’importe lesquels. Affiliés au clan Lone. Je ne dirais pas que nous sommes en guerre avec le clan Lone… Mais disons qu’on ne s’aime pas. Pas après ce qu’ils ont fait au clan Rook, à Myrianova et la dernière fois qu’ils nous ont attaqués, nous avons pratiquement décimé leur clan. Ainsi font les Mandaloriens. Pour faire une histoire courte : nous les avons mis en déroute, nous sommes retournés avoir une petite discussion avec nos employeurs et maintenant, la haute société impériale au grand complet sait qu’il est extrêmement mauvais pour la santé que de se payer la tête de mon clan. Mon récit terminé, je marque une petite pause, prend une gorgée ou deux et décide de ramener la conversation sur ce que c’est que de devenir Mandalorien. C’est bien plus que juste décidé de « s’engager chez nous ». C’est d’une évidence…


« Je suis Mandalorienne comme mes ancêtres avant moi mais avant tout parce que je veux amener un vent de nouveauté sur des traditions menaçant de nous mener à la stagnation. Pas toutes. Certaines. Et mes guerriers se joignent à moi car ils veulent pouvoir grandir, évoluer, se perfectionner sous les ordres d’une cheffe sévère et juste. On ne saurait avoir plus noble objectif que de préparer la prochaine génération de Mandaloriens. »


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le Lun 21 Jan - 23:36
Après avoir raconté le récit de sa mission à Viveka, Talus se retrouva à son tour à l'écouter parler de l'une des missions qu'elle avait effectuée. Toutefois, avant de commencer à parler de cette fameuse mission, la mandalorienne dériva légèrement du sujet en parlant d'alcool maison sur son monde agricole. Pendant un court moment, Talus eu quelques curiosité envers le breuvage mentionné. Un aspect intéressant des alcools fait maison, c'est que c'était en général un pur lancé de dés. Soit, on avait de la chance et notre mélange était bon. Soit, on manquait de bol et au final, le breuvage ainsi créé était horriblement mauvais. Voir peut-être même qu'il causait la cécité ou la mort de son créateur. Encore heureux que la technologie d'aujourd'hui permettait de tester les créations chimiquement et ainsi éviter une mort ridicule. Toutefois, mieux valait concentrer son attention sur le récit de la mandalorienne. Elle avait bien écouté ce qu'il racontait, alors la moindre des politesses était de faire de même.

Ainsi, la rousse commença à parler de sa mission, alors que son équipe et elle avait été engagé par des impériaux, devenu récemment fortunés, selon ses dires. D'après ce qu'elle racontait, difficiles de déterminer si ces impériaux étaient fous ou complètement con. Racheter un vaisseau prison pour le transformer en espèce de bordel flottant. Premièrement, c'était complètement con comme idée de base. Le genre d'idée débile qu'aurait un hutt. Deuxièmement, apparemment il fallait en plus faire le ménage sur le vaisseau, car il y avait encore des prisonniers. Une chose est sûre, Talus n'aurait pas confié un seul crédit à ces impériaux. Ils avaient l'air du genre à dépenser leurs crédits n'importe comment et sans prendre de précaution en plus. Viveka poursuivit son histoire. À peine arrivée, les complications avec des accès récalcitrant et des systèmes de sécurité interne qui tirent sur les personnes non-autorisées. Ils avaient eu droit à une suite d'inconvénients merdiques sur leur chemin jusqu'au poste de commande.

À cela s'ajoutait le risque de voir l'APEX débarquer à tout moment. Certes, les mandaloriens adorent le combat et sont les meilleurs combats non-utilisateurs de la Force de la galaxie, mais ça ne signifie pas qu'on peut leur filer toutes les missions de merde qui passe. La mission les avait par la suite amené à découvrir qu'en réalité, les prisonniers étaient des victimes des impériaux. Des gens qui avaient été ruinés et endetté par les employeurs de la mandalorienne et enfermé sur la poubelle volante qu'ils avaient achetés. À cela s'ajoutait qu'un autre clan mandalorien les avait attaqués. Il faut dire que c'est le genre de chose qui arrive de temps à autres. Soit des clans se combattaient sous un faux prétexte, juste pour le plaisir du combat. Soit un camp engageait un clan et un autre camp engageait un autre clan. Rien de bien nouveau là dedans. Au final, cette mission c'était terminé avec une petite leçon pour les employeurs de la rousse. Se payer la tête d'un mandalorien, c'était loin d'être une bonne idée. Après tout, les mandaloriens sont un peuple de guerrier et ils sont fiers. Alors, se moquer d'eux, c'est le meilleur moyen de se faire botter le cul, voire pire.

Viveka poursuivit ensuite en parlant de ses idées de voir des changements positifs pour son clan, plutôt que de rester uniquement dans les traditions. Elle ne voulait pas les abandonner, juste apporter des changements. Ses guerriers la suivaient, signe qu'elle savait comment diriger son clan, avoir leur respect et leur loyauté. Bref, cela démontrait qu'elle était une bonne cheffe de clan.


-Il est vrai que le changement ne fait pas de mal. La stagnation mènera un jour à la chute. Les anciens jedis en sont un bon exemple. Ils conservaient leurs dogmes et leurs règles d'une sévérité exagérée. Au final, ça a fait d'eux des espèces d'ermites qui vivaient reclus et qui n'allait à un endroit que pour régler un problème, du moins la plupart du temps. Sans parler que l'ancienne république était tellement grande qu'il était impossible aux jedis de pouvoir intervenir à chaque fois où on avait besoin d'eux. Certainement planète de la république ignorait même l'existence de la Force et des jedis, c'est dire. Ensuite, on connait la suite, la guerre des clones, la destruction de l'ordre, l'empire, etc. La nature l'a démontré à de nombreuses reprises. L'adaptation et l'évolution, c'est la survie. La stagnation, c'est la mort.

Talus se tut le temps de prendre une autre gorgée d'alcool.

-Bien sûr, il ne faut pas rejeter ce qui fait d'un peuple ce qu'il est. Nos 6 grandes principes sont importants. Vouloir les abandonner équivaudrait à tuer notre peuple. Apporter des changements, aucun problème. Les abandonner, non.

Le mandalorien se tut encore un court instant.

-Ma mère appartient à ce genre de courant de penser. Elle nous a appris à mon père, mes frères, mes sœurs et moi à respecter notre culture, à l'aimer. Tout en nous apprenant qu'il ne faut pas rester trop ancré dans le passé non plus. Elle a même défié certaines ''conventions''. Je ne l'ai jamais connu, mais apparemment, mon grand-père était très stricte sur la tradition mandalorienne et voulait que ses enfants se trouvent un partenaire mandalorien, le moment venu. Accueillir les étrangers, il était d'accord, les marier à l'un de ses enfants, absolument contre. Il a donc plutôt mal pris l'arrivée de mon père.

Talus ricana un court moment en pensant à l'histoire de la rencontre de ses parents.

-Disons que le début de leur relation ne manquait pas d'intérêt. Ma mère avait été engagé pour capturer un contrebandier, par une entreprise d'Hapès. Elle l'a retrouvé, mais il a réussi à lui échapper en utilisant une création maison pour la coller à un mur, sans parler de lui avoir voler son blaster préféré. Ma mère l'a dès lors poursuivit. Parfois, il arrivait à fuir, d'autres fois, elle le capturait et il parvenait à s'évader. La chasse a duré des mois. Ils sont passé sur plusieurs mondes des trois puissances galactiques, enfreints un nombre impressionnants de lois, voler plusieurs vaisseaux, détruit une partie. Quand la traque a enfin pris fin et que ma mère avait capturé le contrebandier, ses employeurs d'Hapès avait fait faillite. Alors, à la place, elle a décidé de le ramener à la maison et il est jamais repartit depuis. Mon grand-père était contre cette union, mais ça c'est réglé quand maman lui a botté le cul. Il est mort un mois plus tard lors d'une mission.

Une autre gorgée d'alcool.

-Quant à mon père, il a parfois du mal avec certaines traditions de notre peuple. Il suffit de voir les règles sur l'amour. Disons juste qu'il donne pas vraiment un bon exemple. Au moins deux fois par an, il faut l'amener à l'hôpital, car maman le surprend en train de faire de la drague à une autre femme et elle le tabasse. Puis, il revient s'excuser, tout est pardonné... jusqu'à la fois suivante. Malgré tout, ils s'aiment profondément.

Talus commanda un autre breuvage, plus particulier. Le barman déposa une bouteille d'alcool verdâtre devant l'Al'Verde. Pas difficile de comprendre que ce que le mandalorien venait de commander, c'était de l'alcool extrêmement fort. Pourtant, Talus avala le contenu de son verre en une seule gorgée, avant d'en demander un autre.
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le Mar 22 Jan - 5:14
Nous nous entendons à merveille sur ce point. Jamais je ne considèrerais abandonner nos traditions. Ceci dit, en ajouter de nouvelles, je dis, pourquoi pas. Chaque clan, en fait, devrait vouloir faire plus qu’ajouter des pages d’histoire à notre civilisation, à nos familles, à nos fratries. Pourquoi ne pas plutôt amener sa pierre à l’édifice, créer quelque chose de plus durable? Un monument axé sur la coopération entre nos clans pour redéfinir, en cette époque troublée, notre identité. C’est beau rêver, on me dira mais je suis convaincue que ça peut réellement marcher. Que voulez-vous que je vous dise : apparemment les gens n’aiment pas les idées des « bouseux ». Bon allez Viveka, on arrête les lamentations cinq minutes et on se concentre sur l’ambiance festive! Tant de visages, certains familiers, d’autres non… Ça fait plaisir à voir, ça oui.

Je suis tirée de ma réflexion par un commentaire de Myrianova. Moi à sa place je lui briserais les jambes. Ramper pour aller séduire la compétition, ça ne fait pas très honorable, qu’elle dit. Oh ne vous en faites pas, j’ai tout suivi. Je suis bonne pour le multi tâche. Je la taquine en lui disant que le jour où elle proposera une solution n’impliquant pas d’utiliser sa grande force physique pour résoudre un problème, je mettrai un X sur le calendrier. Elle se renfrogne un peu, disant qu’elle ne voit pas pourquoi elle perdrait du temps en « solutions élaborées » quand les bonnes vieilles méthodes sont encore les plus simples. Je lui concède qu’en effet, parfois, il faut savoir en revenir « aux bases » mais que bon… Nous avons chacun notre approche face aux choses, avec un large sourire. Irremplaçable, celle-là! Il n’y en a pas deux comme elle, heureusement. Pourquoi?

Parce que je me sens encore plus choyée d’avoir à mes côtés une personne aussi exceptionnelle, voilà tout! Et je suppose que Talus doit aussi avoir un bras droit dont il ne se passerait pour rien au monde. C’est un des privilèges d’être haut dans la hiérarchie, savoir attirer vers soi talent et loyauté. Je me demande d’ailleurs où il est, ce fameux bras droit. Ne devrait-il pas être aux côtés de son chef? Encore que, à chacun sa façon de commander. Peut-être préfère-t-il lui laisser un peu d’air. À ma défense, c’est Myrianova qui refuse de me lâcher. Pas que ça m’embête mais je la sens parfois possessive. C’est qu’elle grognerait presque après ceux qui flirtent avec moi! En même temps, ça décourage les imbéciles donc… Elle fait le tri pour les candidats réellement téméraires. Et encore là, si vous pensez que je me laisse facilement séduire ou complimenter…

Mais nous en étions sur la question des origines de nos familles respectives, non? Personnellement, mes parents sont nés Mandaloriens. Ils n’ont pas été adoptés par un clan. Quant à s’opposer à un mariage avec un non Mandalorien… Dans mon coin de pays, ça ne dérange personne. Mon grand-père aurait dit à mon père, selon l’anecdote : est-ce que tu sais manier le blaster? Oui? Et les outils agricoles tu sais faire? Là mon père a hésité, ce à quoi mon grand-père répondit : tu penses que l’entrainement pour devenir mando est difficile? Tu vas voir c’est quoi bosser mon p’tit gars! Après quoi il lui a mis dans les mains une faux dans les mains en lui disant de ne pas revenir avant d’en avoir fini le champ. Je puis vous assurer qu’il en a bavé le pauvre. Un des rites de passages par chez nous implique des travaux agricoles, à l’ancienne. Pas de machinerie.

À ce qu’il parait, les Eldars sont plus coriaces, justement à cause de cette excentricité dans notre formation. Je ne sais pas si c’est vrai mais je sais que mon grand-père est impitoyable. C’est qu’il est d’un âge plus que vénérable le bougre et il continue de terroriser des types qui ont le quart de son âge! Et n’allez pas penser à tort que ma grand-mère est la gentille du duo. Après avoir fait labouré les champs, elle envoie les recrues moudre le tout, manuellement encore et ensuite, en cuisine devant les fourneaux pour cuisiner ce qui va nourrir le clan. Vous pensez que le travail de forge c’est dur? Essayez de tenir dans une pièce où tout sent rudement bon et que si vous avez le malheur d’en grignoter une miette, vous allez déclencher une colère plus terrifiante encore que le plus monstrueux des monstres… Vous ne recommencerez pas je peux vous le garantir!

Je rigole, bien sûr. À plusieurs fois pendant le récit. Je suis une bonne vivante et chef ou pas chef, je reste convaincue que si vous n’êtes pas capable de chérir les choses simples de la vie, la bonne humeur quotidienne, ce genre de chose, alors vous n’avez rien compris à ce que c’est qu’exister de façon brève et éphémère dans cette galaxie. Toujours tirer le meilleur de chaque chose. Je fais signe au barman de m’amener un verre, quelque chose de fort aussi, qui vous donne l’équivalent d’un coup de poing en pleine figure. Je sais tenir mon alcool, moi aussi. Et puis du reste, ce n’est pas un concours de boisson, c’est juste une occasion de se retrouver entre super commandos et de socialiser. Rivalité, je veux bien, mais certainement pas pour un oui et pour un non. Ça ne mène à rien de constructif donc ça ne sert à rien. Myrianova décide de se joindre à moi. Tant mieux.

Chose certaine, Talus a l’air d’avoir le cœur à la bonne place et ça c’est très important. On va bien s’entendre, je peux le sentir, au risque de me répéter. Tiens justement, comme le dit l’expression, il faut battre le fer pendant qu’il est chaud. Avec des guerriers aussi expérimentés que les siens, une mission conjointe, ça se tente. Il y a bien un truc que je veux faire depuis longtemps. Oui, dans la théorie, nous avons les effectifs pour mais commander à un trop grand nombre de guerriers en même temps nuit à une bonne cohésion, même si vous avez des lieutenants excessivement compétents. Et puis bon, il dit oui, il dit oui, il dit non, il dit non. Chacun est libre de ses choix et de ses décisions, nous ne sommes pas dans l’Empire ici ou dans ces factions trop rigides qui imposent une chaine de commandement lourde et inefficace. Trop inefficace, même.


« Dis donc, je me demandais, tes gars et toi, vous seriez partant pour une mission qui sort un peu de l’ordinaire? Sens-toi bien libre de refuser. Je ne sais pas si tu connais la chef d’Apex, Zarseen Raynar? Enfin, je dis chef mais elle fait partie d’un triumvirat. Si tu ne la connais pas, c’est une géante mandallienne, un des rares peuples à avoir résisté à plusieurs invasions mandalorienne. Je ne vais pas t’apprendre ton histoire.

Il y a environ un an, elle a lancé un défi à toute la galaxie. Envoyez moi vos meilleurs guerriers pour se mesurer à la simulation de guerre la plus redoutable de l’histoire de la galaxie. Moi quand on me dit un truc pareil, je me dis que c’est de la vantardise alors j’ai attendu de voir qui répondrait au défi et ses performances… Jusqu’à présent, personne n’a réussi, ce qui est soit un gros mensonge ou alors quelque chose à ma mesure.

Le truc par contre c’est que ce serait plus facile de travailler avec deux équipes super soudées et sans passer par des lieutenants. Ça permet d’être plus réactif. Je veux comprendre pourquoi personne n’est capable de venir à bout de cette simulation. À ce qui parait, même ISIS du Consortium Éternel n’en est pas venu à bout. Et il y a des Siths, des Jedis, des chevaliers impériaux et d’autres Mandaloriens qui s’y sont frottés! »


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le Jeu 24 Jan - 2:37
Talus terminait son verre d'alcool fort. Il pouvait sentir le liquide descendre dans sa gorge, apportant une certain chaleur sur sa route. Le goût était plutôt bon et la sensation quand il descendait était plaisante. Bon, ce n'était pas le meilleur breuvage alcoolisé qu'il avait pu boire dans sa vie, mais c'était un bon quand même. Lorsque Myrianova fit savoir qu'à la place de la mère de Talus, elle casserait les jambes d'un homme osant courir la concurrence, le mandalorien ne put s'empêcher de pousser un léger ricanement. Puis, un autre face à la moquerie de Viveka envers sa seconde.

-Honnêtement, pour cette histoire de jambes brisées, ma mère lui a fait ça une fois. Quelque part au début dans les premières années de leur relation. Je devais avoir 4 ou 5 ans à ce moment-là. Ça n'a pas empêché mon père de revenir, ni de draguer encore quelques mois plus tard. En plus, pendant une semaine, on a dû supporter des mauvaises blagues et des mauvais jeux de mots sur les jambes, de sa part. Disons que mon père me donne l'impression d'avoir quelques tendances masochistes.

Viveka commença à son tour à parler des origines de sa famille. Contrairement à lui, elle n'avait pas de parents adoptés. La femme du clan Eldar était la fille de deux fiers mandaloriens. De plus, son grand-père n'avait pas eu les mêmes retenus que celui de Talus. Par contre, apparemment, le paternel avait eu droit à son épreuve, en jouant les fermiers à l'anciennes. Talus ne put s'empêcher de penser que le tout devait être comique à voir. Après tout, les mandaloriens étaient surtout des guerriers. Sans parler que de nos jours, avec la technologie, les fermes utilisaient beaucoup de machineries, quand elles n'étaient pas purement automatisé ou géré par des droïdes. Alors, devoir faire les cultures à l'ancienne, pas le genre de chose qu'un mandalorien devait s'attendre à devoir faire. Toutefois, un avantage certain, c'est qu'un tel travail apportait de la force et de l'endurance. Bref, c'était du travail et un forme d'entraînement en même temps.

Viveka poursuivait en parlant également de sa grand-mère. Apparemment, l'ancienne était encore plus rude que son mari. À entendre Viveka, on aurait pratiquement dit que ses grands-parents étaient comme les ancêtres de l'humanité, soit des grands gaillards un peu bête qui frappaient sur n'importe quoi à coup de pierre et de massue. Du moins, c'est l'impression que cela laissait à Talus, en entendant comme la grand-mère avait le tabassage facile. Pour en revenir à la rousse, elle finit à son tour par commander une boisson forte. Tant mieux si elle tient bien l'alcool. Talus n'avait aucune envie de voir un autre collègue se retrouver au sol assommé par l'alcool. Encore heureux que Viveka n'avait pas en tête de lui lancer un défi de celui qui tient mieux l'alcool. Si elle avait cette mauvaise idée, elle finirait au sol à coup sûr. Le mandalorien avait bien hérité de certains capacités raciales de son père zeltron. Du coup, parmi ses avantages, le simple fait que Talus avait une résistance à l'alcool aussi solide qu'une armure en phrik. D'ailleurs, Myrianova se joignit à son tour à sa supérieure.

Pour en revenir à Viveka, cette dernière commença à lui faire une proposition de mission. Au premier abord, Talus n'était pas vraiment intéressé. Surtout le fait qu'elle parle d'une simulation annoncé comme la plus redoutable de tout les temps, par son propre créateur. C'était le genre de déclaration qui laissait Talus de marbre. Un style de déclaration fait par des imbéciles imbu de leurs petites personnes. Avec eux, ça se passait généralement toujours de la même manière. L'imbécile crée sa chose supposément meilleur que les autres. Une personne parvenait à battre cette chose supérieure et l'imbécile finissait par déclarer qu'il y avait eu une tricherie quelque part. Le mandalorien était partit sur cette opinion de cette fameuse simulation.

Toutefois, lorsque la cheffe du clan Eldar évoqua qu'à ce jour, la simulation n'avait été terminé par personne. Ni par la fameuse ISIS du consortium éternel. Ni par aucun jedi, sith, chevalier impérial ou mandalorien. Voilà par contre qui avait son lot d'intérêt. Une épreuve qui avait vu échoué des utilisateurs confirmés de la Force et de fier guerrier mandalorien. Ça, c'était quelque chose qui parlait bien plus à l'Al'Verde. Talus regarda Viveka.


-Voilà qui est intéressant. Une simulation qui a vaincu des jedis, des siths et des mandaloriens, voilà qui pourrait être divertissant. Quant aux chevaliers impériaux... Personnellement, je les trouves assez moyens comparé aux jedi et aux sith. On parle quand même d'un groupe d'individu en armure qui ne s'entraînent pas autant que les jedis ou les siths. Alors qu'ils se soient fait botter le cul, ça ne me surprend absolument pas. Autrement, ça me tente bien. Il faudra cependant que j'en parle à mes gars. Je sais déjà que Sev et Octo vont dire oui, ils adorent les défis et veulent parfois juste une excuse pour se battre. Il me resterait juste à voir ce que le reste de l'équipe en pense... Une seconde.

Le mandalorien se leva et s'éloigna un peu. Il activa son comlink et établit rapidement une communication avec chacun de ses hommes. Ensemble, ils formaient un commando composé de six guerriers. Talus était évidemment le chef du groupe. Quant aux cinq autres, chacun avait sa spécialité au sein de leur équipe commando. L'Al'Verde discuta longuement avec chacun d'entre eux. Il revient vers Viveka au bout d'une dizaine de minutes. Il reprit place là où il était assis quelques minutes plus tôt.

-Je viens de contacter chacun d'entre eux. C'est bon pour nous. Chacun a accepté de participer à cette petite simulation et de montrer à l'APEX qui sont les mandaloriens et que son épreuve n'est pas aussi parfaite qu'elle peut le croire. La question qui reste à résoudre maintenant, c'est quand est-ce qu'on part? Ainsi que savoir où est-ce que va se passer cette petite fête?

Le mandalorien attrapa son verre à la fin de ses paroles. Il avala de nouveau le contenu en une seule gorgée. On pouvait aisément voir que son regard brûlait d’excitation à l'approche d'un bon combat.
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le Jeu 24 Jan - 17:36
Bon, ça l’intéresse, c’est déjà ça de gagné. J’aurais été surprise par un refus de sa part mais après tout, en tant qu’individus, nous sommes tous libres de faire nos choix. Son équipe est d’accord, la mienne aussi et dans un futur plus ou moins proche, nous pourrons tenter de relever le défi d’Apex. Mais pas aujourd’hui. Pas maintenant. En ce moment, on fait la fête. Demain, on retourne au travail. Et prochainement, on ira montrer à la galaxie qui sont les meilleurs. Je lui contacterai les informations requises en temps et en heure. De mon avis tout personnel, on devrait bien s’en sortir. Je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas le cas. Nous sommes des super commandos et s’il y a bien une chose qu’on sait faire, c’est s’adapter. Plusieurs factions ont du mal avec ça, l’adaptation. Faute de ça… Vous ne ferez pas long feu.

Je trouve que c’est quelque chose de récurrent chez les utilisateurs de la Force, d’ailleurs. Ils apprennent un style ou deux, une spécialisation… Et ça s’arrête là. Parfois, privés de la Force, ils deviennent incapables de se battre efficacement. Pourtant, un vrai guerrier sait qu’il faut tenir compte de tous les facteurs possibles, y compris l’impossible. Dans une galaxie comme la nôtre, si technologiquement avancée, impossible revient à dire « excuse facile pour expliquer un échec ». Avec toutes les inventions qui ont révolutionné X ou y au fil de l’histoire et avec les dizaines de milliards de crédits tournés vers la recherche, principalement militaire, certes… Non, impossible ce n’est plus aussi « tendance » que ce le fut jadis. Et nous avons vite compris ça, nous, les super commandos. Surtout qu’à mes yeux, une chose est bien certaine dans tout ça.

Apex ne joue jamais dans les règles. Et le pire on ne peut pas les accuser de tricher si ce sont eux qui ont créé la simulation, en ce sens qu’ils en fixent les paramètres comme bon leur semble. Et c’est là que la combinaison Mandalorien et super commando devient très alléchante. Pour qu’une IA comme Isis échoue à trouver une solution, c’est tout simplement parce qu’il lui manque ce petit quelque chose que seul un être organique a. Je ne dis pas qu’elle n’est pas compétente ou dangereuse. Je dis juste que toute machine, aussi perfectionnée soit-elle, a ses limites, reconnues ou non. Comme c’est le cas dans la situation actuelle, visiblement. J’ai vraiment hâte de voir à quoi nous serons confrontés. Il faudrait être complètement fou pour refuser un défi aussi intriguant. Accessoirement, la possibilité de faire savoir à la galaxie que nous avons battu un scénario « impossible »…

C’est une occasion que je refuse de rater. Clairement que je refuse de la rater. On me traitera de masochiste ou de suicidaire : ça ne me dérange pas outre mesure. Je n’ai pas obtenu mon poste en me tournant les pouces et les nombreuses blessures, cicatrices et prothèses que je porte sont autant de témoignages du fait que des risques, j’en mange au déjeuner. Tiens d’ailleurs, de l’autre côté du spectre, les cyborgs ont le même problème que les utilisateurs de la Force, en général. Ils comptent trop sur les implants. J’en ai. Ils sont très utiles. Mais je suis une Mandalorienne avant d’être une cyborg. Ne jamais oublier qui on est au lieu de regarder les jolis trucs brillants ou colorés. Ça permet de rester en vie plus longtemps, en fait. Je ne compte pas mourir jeune parce que j’ai été une parfaite idiote. Je laisse ça à d’autres, plus inconscients. Plus arrogants.


« En fait, tu vois, à mes yeux, les utilisateurs de la Force, toute allégeance confondue et les cyborgs ont le même problème. Ce qui en fait des êtres uniques au sens de leurs pouvoirs, c’est en fait leur donner de jolies béquilles. Ce n’est un secret pour aucun Mandalorien servant dans les super commandos. Je suis une cyborg. Mais jamais au grand jamais je ne compte sur mes implants plus que sur mon talent.

J’ai affronté des Siths. Des Jedis. Des chevaliers impériaux. D’autres cyborgs. Et je peux te dire qu’il est assez rare qu’on voit une déviation à ce que je viens de te dire. C’est pour ça qu’ils ont dû échouer la simulation. Je parierais cher qu’Apex doit avoir trouvé un moyen de simuler la perte de leurs pouvoirs. Moi-même, si on m’enlevait mes implants, je perdrais en efficacité. Un œil et un bras en moins a un impact quelque part.

Mais tu sais quoi? Je me lève quand même le matin. Je m’entraine. Et malgré mon âge, je suis encore parfaitement capable de donner une bonne leçon à ces jeunots pleins d’énergie et d’hormones qui pensent pouvoir conquérir la galaxie. Nous sommes Mandaloriens. Peu importe que nous soyons adoptés ou non, urbains ou ruraux, c’est quand on perd ça de vue qu’au fond, on se perd en quelque part, tu vois? »


Naturellement, Myrianova, ô combien protectrice elle peut être, s’insurge. Comme quoi jamais je ne serai un poids pour le clan, implants fonctionnels ou non. Sa loyauté n’a pas d’égal, c’est un fait. Mais parfois, sa vision très manichéenne des choses l’empêche de voir la réalité en face. Je sais pertinemment que malgré toutes mes capacités cybernétiques, si mes implants tombent en panne, mon efficacité diminuera. Mandalorienne ou non. C’est aussi une façon subtile, trop pour mon fidèle bras droit, d’indiquer à Talus que je suspecte qu’à un moment ou à un autre de la simulation, il devra porter sur ses épaules le poids de commander à des guerriers qui ne sont pas sous ses ordres parce que je serai potentiellement hors d’état de nuire. En tant que chef de clan, mon devoir est de protéger les miens. Et si mon sacrifice leur permet de vivre…

Je n’hésiterai pas une seconde à le faire. Pas une seule. C’est ça accepter le lourd manteau des responsabilités. Mais je le porte avec fierté et la tête haute car après tout, il faut bien que quelqu’un le fasse alors pourquoi pas moi? Je ramène la conversation vers quelque chose de plus joyeux, par contre, nous sommes ici pour faire la fête! Alors je décide de lui raconter une mission qui encore à ce jour fait hurler de rire certains des miens. Une mission plutôt particulière pour aller déloger de son palais un des derniers Hutts de la galaxie. Jusque-là, plutôt banal. Mais si je vous disais que j’ai décidé d’infiltrer le palais déguisée en danseuse? Vous me direz : amusant mais pas drôle. D’accord. Et si je vous dis que Myrianova a fait pareil? Je la regarde du coin de l’œil et le rouge lui est monté aux joues. Elle sait où je m’en vais avec cette histoire et je la vois faire non de la tête.

Je suis bonne pour raconter et je manque de m’étrangler de rire quand le majordome du Hutt, un extraterrestre d’un âge vénérable et avec un fort problème de vision l’a regardé et a dit : c’est quoi ça? Un wookie albinos et rasé? La litanie de juron dans la langue des Mandaloriens qui sort de la bouche de Myrianova lui aurait valu une sévère correction si elle avait été une enfant. Je continue, pouffant à plusieurs reprise sur le fait que le Hutt, complètement défoncé par je ne sais quelle substance illicite, plutôt que de s’intéresser à moi, a jeté son dévolu sur mon bras droit. Je suis une belle femme. Nombreux sont les soupirants à avoir tenté de me courtiser et je sais charmer s’il le faut. Mais qu’il choisisse Myrianova? J’ai des crampes au ventre à force de rire. Et au procès, par après, quand il a accusé la colosse blonde d’avoir brisé son pauvre petit cœur si sensible...


« Évidemment, depuis le temps, le Hutt en question est mort, assassiné sans doute par un des sbires d’Apex qui a une politique de tirer à vue sur ce genre d’individus mais pendant plusieurs mois, à tous les jours, Myrianova recevait une lettre d’amour, un poème d’amour ou une chanson d’amour. Toutes très mal écrites mais quand elle a été clouée au lit à cause d’un virus particulièrement agressif, je me suis fait une joie de toutes les lui relire! »


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le Sam 26 Jan - 3:43
Talus réfléchissait encore à cette fameuse simulation encore invaincue. C'était un défi des plus intéressant et qui promettait également d'être des plus intense. Ce serait un affrontement entre la tournure d'esprit tordue des créateurs de la simulation, contre la volonté d'un groupe de mandaloriens. Le second groupe étant bien déterminé à démontrer à tous que rien n'est véritablement imbattable. Comme le disait un vieux proverbe aux origines assez méconnus: Il y a toujours plus fort que soit. C'était un fait qu'on retrouvait partout. Aussi bien dans la société que dans la nature. Prenez un nexu et confronté le à un rancor et le nexu se fera dévorer. Prenez ce même rancor contre un dragon de krayt et le dragon va le bouffer. Envoyer quelques individus courageux et bien équipé contre ce dragon et il finira vendu en morceaux au marché noir. Personne n'était invincible, il suffisait juste de trouver la bonne méthode contre ceux qui possédaient trop de puissance.

Le mandalorien réfléchissait également à divers scénarios pour cette simulation. Certes, il n'en savait pas grand chose, pour le moment, mais cela ne faisait pas de mal d'envisager diverses possibilités. Déjà, il réfléchissait à ce qui avait bien pu faire échouer des utilisateurs de la Force avant eux. Il voyait déjà quelques possibilités. Pour les jedis, leur nature passive pouvait jouer contre eux, de même que leur trop grande tendance à la prudence. Dans le cas des siths, nombre d'entre eux étaient arrogant, colérique et se croyaient au-dessus de tout le monde, de graves erreurs. Les chevaliers impériaux possédaient une certaine discipline, mais leur niveau d'entraînement laissait à désirer en comparaison des jedis et des siths. Possible que cette simulation disposait de moyen divers pour limiter l'usage de la Force et l'efficacité des sabres lasers. Pour avoir vu nombre d'utilisateurs de la Force en action, le mandalorien savait qu'ils étaient nombreux à ce fier presque uniquement à ces deux éléments. Alors, si on les en prive, ils devenaient plutôt médiocre. C'était une bonne raison pour laquelle Talus appréciait le fait que sa mère n'aurait jamais laissé un jedi, un sith ou un chevalier impérial l'emmener enfant pour faire un des leurs. Certes. il pensait à tout cela avec sa vie actuelle. Il n'empêche que lorsqu'il imaginait à quoi sa vie aurait pu ressembler s'il avait rejoint l'un de ces ordres, Talus n'aimait pas cela.

Il n'aimait guère le résultat qu'il voyait en s'imaginant jedi. Occupé à méditer régulièrement, à se faire dire de réprimer ses émotions. Du côté sith, être méprisant envers les non-utilisateurs de la Force, la colère, la haine et ce genre d'émotion, très peu pour lui. D'un autre côté, sa haine des siths ne l'aidait certainement pas à être très impartial envers eux. Finalement, les chevaliers impériaux étaient pratiquement endoctriné à être patriote, alors non merci. Par contre, il fallait avouer que des trois ordres d'utilisateurs de la Force, les siths étaient sûrement les plus qualifiés pour prévoir les quelques perfidies de cette simulation. L'APEX détenait cette simulation, alors il fallait s'attendre à ce que les coups de putes soient légions lors de cette simulation. Toutefois, il serait difficile de savoir leur nature à l'avance, surtout si les paramètres de bases étaient inconnus. Mais bon, ce n'était pas grave. Après tout, c'était une simulation, alors personne n'en mourrait. Ils pourraient même décider de tenter de nouveau leur chance plus tard. De plus, Talus restait confiant. Il était confiant envers son équipe et envers ses capacités, ses capacités physiques, cyborg et de Force.

Viveka poursuivit ses explications. Ses paroles sur la Force et ses utilisateurs laissaient penser au mandalorien qu'elle ignorait qu'il pouvait s'en servir également. En soit, Talus ne faisait pas secret de cette aptitude, c'est juste qu'il ne le criait pas sur tout les toits. Son équipe le savait, le grand patron des commandos aussi, ainsi que d'autres membres des Mando Ori'Ramikades. Sur cette question, si on le lui demandait ou s'il avait envie d'en parler, l'Al'Verde n'avait aucun problème avec le fait de le révéler. Après tout, ce n'est pas comme s'il abusait de ses pouvoirs. Pour en revenir à la rousse, au vue de ses paroles, elle semblait sous-entendre qu'en cas de problème, elle voulait qu'il prenne la tête de ses hommes dans la simulation. Aucun problème pour lui, même s'il ne dit rien sur le sujet, il pensait la même chose. En même temps, c'était logique, ils seraient les deux plus haut gradé des Mando Ori'Ramikade sur place.

Pendant ce temps, la cheffe du clan eldar commença à lui parler d'une mission qu'elle avait eu jadis, contre un hutt. Il écouta en silence tandis qu'elle parlait du fait qu'elle c'était infiltré déguisé en danseuse. Le mandalorien se figea cependant lorsqu'elle annonça que Myrianova avait fait de même. Juste imaginé la scène était étrange. Avec sa stature imposante... comment ça avait pu marcher? Ça semblait aussi crédible que faire enfiler un bikini à un gamoréen et de prétendre que c'était une danseuse twi'lek. Les détails s'ajoutèrent sur cette histoire assez étrange. On pouvait voir facilement sur le visage de Talus qu'il faisait des efforts monstrueux pour ne pas éclater de rire. Il céda toutefois lorsqu'il fut question de lettre d'amour d'un hutt. Le mandalorien rit pendant quelques minutes avant de se calmer, les côtes quelques peu douloureuse après ça.


-Particulier comme mission. Par contre, je dois dire que je pensais pas que les hutts savaient écrire. Après tout, ces grosses limasses dégoûtantes sont tellement paresseuses. Plutôt du genre à faire écrire leur message par des droïdes, un serviteur ou un esclave. Sinon, puisqu'il est question de cyborg, j'ai droit aussi à ma part de mécanique, juste un bras par contre. J'ai aussi quelques autres trucs pour me faciliter la vie. Ça ne m'a jamais empêché de m'entraîner moi non plus. Ces améliorations sont pratiques, mais c'est le talent et l'entrainement qui compte vraiment. C'est pour ça que je m'entraîne également avec des situations où mes améliorations seraient défaillantes. Je n'ai aucune envie d'être comme un de ces cons qui comptent uniquement sur ses améliorations cybernétique. Je me rappel d'un abruti de mercenaire, tellement mécanisé qu'on avait du mal à savoir où les morceaux organiques commençaient. Son système de rechargement automatisé à cesser de fonctionner en plein échange de tir. Ce con était tellement habitué à ce que cela se fasse tout seul qu'il avait oublié comme recharger manuellement son arme. Rien de surprenant à ce qu'il soit mort. Négliger ses bases, c'est du suicide.

Talus se tut un court moment.

-De plus, comme tu l'as mentionné les ordres d'utilisateurs de la Force comptent trop sur leurs jolis sabres et leur maniement de la Force. Ils sont un peu trop axé sur la spécialisation et pas assez sur la polyvalence. J'ai évité ce genre d'erreur en créant mon équipe. Certes, chaque membre de l'équipe a un domaine dans lequel il est meilleur que les autres, mais cela ne signifie pas qu'il ne sait pas faire autre chose. Mon expert en explosif, il demeure extrêmement habile dans le maniement du d'un fusil et aux corps à corps... D'ailleurs, j'y pense, autant te montrer un petit quelque chose. Une information connue de mon équipe et qui te serait utile de connaître pour cet affrontement à venir.

Le mandalorien réfléchit un instant à ce qu'il pourrait utiliser pour sa démonstration. Au final, il décida de prendre son verre. Il versa un peu d'alcool dedans. Puis, il tint sa main droite paume vers le haut en direction du verre. Le mandalorien dirigea sa main doucement vers le haut en se concentrant. Le verre d'alcool se souleva dans les airs. Tandis que Talus retournait sa main, le verre tourna lentement sur lui-même se retrouvant la tête en bas. Le liquide bougeait à l'intérieur, mais une barrière invisible l'empêchait de sortir et de se répandre sur le bar. Une fois un tour complet accomplit, le verre se reposa tranquillement sur le bar. Puis, le mandalorien le prit cette fois-ci avec sa main et vida le contenu d'une gorgée.
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le Dim 27 Jan - 0:01
La simulation devrait bien se passer. Après tout, nos avis se rejoignent sur un nombre impressionnant de points, ce qui va rendre les choses beaucoup plus simples. Un des pires scénarios aurait été celui où nos méthodes sont trop différentes et seule notre appartenance aux super commandos fait que nous sommes capables de trouver un terrain d’entente. J’ai déjà eu à travailler avec des caractères de ce genre : ça ne donne jamais une fin heureuse. Jamais. Quelque part, quelque chose foire et là c’est la merde. Désorganisation totale et j’en passe et dans la vie réelle, ça peut mener à la mort de quelqu’un. Chose qu’on cherche à éviter quand ce mort est dans votre propre camp. La polyvalence, certains vous diront qu’elle pousse à la médiocrité car vous n’êtes spécialiste de rien. Je suis de ceux qui se disent qu’adaptabilité égal survie.

Cette philosophie se retrouve aussi chez mes hommes. Myrionova sait faire usage d’un grand nombre d’armes bien que celles qu’elle préfère soient lourdes. Mon meilleur pilote sait y faire avec un blaster pour tenir à distance les indésirables. Et comme j’insiste pour que chacun donne le meilleur de soi-même, nous n’avons pas de droïdes dans l’équipe. À part les miens. Et les miens… Sortent seulement pour les « grandes occasions ». Les missions où je sais qu’un petit plus ne sera pas de trop. Le plus possible, si un être organique peut le faire, on le fait. Se fier sur les droïdes est une marque de confiance mais aussi un signe de procrastination. Combien de fois est-ce que j’ai vu des individus se dire « le tas de boulons va s’en occuper »? L’Apex a des légions entières de forces mécanisées : où est l’art du combat dans une armée sans âme? Sérieusement.

Quant à prendre les commandes si l’un tombe au combat, c’est une affaire de confiance, pas de « grade ». Donner des ordres, n’importe qui peut le faire. Avoir la coopération de ceux que vous conduisez potentiellement à la mort, c’est une toute autre histoire. Si vous regardez les archives militaires, de nombreux fiascos sont dû à un manque flagrant de confiance. Ça peut vous détruire une équipe en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « Mandalore ». Mes guerriers sont des gens honorables qui adhèrent à nos principes et nos traditions. Cela ne veut pas dire pour autant qu’un titre va les faire obéir. Dans notre culture, on prouve sa valeur souvent par les armes. Pas par le nombre de galons sur un uniforme. Ça rend complètement dingue bien des non Mandaloriens, d’ailleurs. Je suis un colonel de l’armée impériale! Et alors? Tu vas crever comme tout le monde, non?

Ceci dit, si je donne comme consigne à mes guerriers d’obéir à Talus si je tombe au combat et qu’ils ne le font pas, là, c’est une toute autre histoire. Oh ils vont le faire. Mais je tenais à expliquer la différence. Ils vont le faire parce que je lui fais confiance et qu’en même temps, mes troupes me font confiance. S’ils ont l’impression que je leur dis de faire quelque chose sans y croire, ils ne vont pas obéir. Remarquez que ça se comprend. Personne ne veut se faire conduire à la mort pour les beaux yeux de quelqu’un qui ne mérite ni leur respect ni leur loyauté. Personne ne veut se sacrifier pour les caprices d’un autre. C’est important de connaitre ceux avec qui vous partez au combat. C’est pour cette raison que nos groupes sont petits. C’est plus facile pour tisser des liens serrés avec ses frères et sœurs d’armes. Et ça fonctionne merveilleusement bien, en passant.

Et puisqu’on parle de connaitre, j’avais entendu des rumeurs sur Talus, j’avais lu un certain nombre de choses sur Talus mais il ne faut jamais se faire une idée préconçue avant de rencontrer l’individu en question. Du coup, son usage de la Force ne me surprend pas plus qu’il ne le faut mais il donne à réfléchir. Je pensais que la cybernétique était incompatible avec l’usage de la Force. Apparemment, toutes ces études que j’ai lues se sont avérées erronées d’une façon ou d’une autre. Le fait que je sois cyborg ne m’empêche pas de me documenter sur autre chose, soit dit en passant. Je suppose, cependant, que ses pouvoirs doivent être très limités. Je vois mal comment les grandes études pourraient à ce point se tromper… Encore que, s’il faut en croire les textes historiques, Darth Vader était une bien belle exception à la règle. Enfin.

C’est de peu d’importance. Dans la simulation, je parierais que ces salauds d’Apex vont avoir nos profils généraux et qu’ils ont fait leurs devoirs en ce qui a trait à l’espionnage. Ne jamais au grand jamais sous-estimer les criminels. On a tendance à les croire désorganisés et sans vraies ressources, de vulgaires charognards, des parasites. C’est loin d’être le cas. Allez Viveka. Laisse cette simulation dans un coin de ta tête. Tu es là pour t’amuser. Et ça se voit que tu t’es perdue dans tes pensées, s’il faut en croire le coup de coude tout sauf subtil que vient de me donner Myrianova. Je la regarde froidement et elle hausse les épaules l’air de dire « bah quoi, qu’est-ce que j’ai fait de mal ». Grande brute, va. Elle se venge pour le coup du Hutt, c’est sûr. Oh je la connais mieux que quiconque, je sais de quoi je parle. Tu veux me sortir de mes pensées? Fort bien…


« Au fait Talus, je me demande… Comme tout bon Mandalorien, tu dois aimer les bonnes histoires, non? Si tu devais raconter la mission la plus mémorable qui te soit arrivée, ce serait quoi? C’est un petit projet que j’ai commencé en fait, je collecte une histoire par clan ou par groupe au sein des super commandos. Il n’y a rien de mieux pour motiver les recrues qu’un récit épique. Ça les galvanise. »

Évidemment, tout d’un coup, Myrianova est super attentive. Elle adore les histoires. Qui aurait pu croire que cette armoire à glace en armure était aussi… Comment dire… Gamine… Quand il s’agit de raconter des faits d’armes? Des fois, elle retient son souffle pendant tellement longtemps que je me dis qu’on va la ramasser, bleue, sur le plancher de la cantina. Après tout, c’est une part très importante de notre culture, la tradition orale, comment les récits voyagent au sein des nôtres. Je vous interdis de juger! Vous regardez bien toutes sortes d’insipidités sur l’holonet alors laissez-nous faire comme bon nous semble. Très franchement, à mes yeux, on ne saurait trop souligner l’importance de ce genre d’échanges. C’est ce qui soude les clans et les individus. Il n’y a pas que les vétérans qui ont quelque chose à raconter, ça c’est sûr que non. Pourtant…

Souvent la jeune génération hésite à raconter ses aventures ou ses exploits, se disant qu’ils ne seront pas à la hauteur. Le point ce n’est pas d’avoir l’histoire la plus extravagante, c’est de voir comment est-ce qu’un individu met de l’avant ce que c’est que d’être un Mandalorien. Personne n’aime une grande gueule vantarde, de ça je peux vous l’assurer. Comment voulez-vous avoir le respect des autres si ce que vous racontez est à des kilomètres de nos idéaux, de qui nous sommes, de ce que nous sommes? Laissons ce genre de racontars aux grandes factions et aux criminels. Ils adorent se vanter et jouer à qui a la plus grosse. Pas moi. Je suis progressiste, oui. Je suis ouverte d’esprit, oui. Mais je ne vais jamais commencer à accepter la médiocrité parce que c’est tendance. Nombreux sont ceux à avoir tenté ce tour de passe-passe… Sans succès.


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le Dim 3 Fév - 3:18
Talus était curieux de voir comment sa consœur des commandos réagiraient à cette petite démonstration. Il avait eu droit à toutes sortes de réactions au cours de sa vie venant des autres mandaloriens. Certains s'en fichaient complètement, d'autres réagissaient favorablement. Malheureusement, d'autres réagissaient assez négativement. Le jeune homme se souvenait quand il avait 10 ans, un mandalorien d'un autre clan avait appris qu'il pouvait utiliser la Force et était devenu furieux. Ce mandalorien n'avait cessé d'insulter et déclarer qu'il était une honte pour tout son clan. Cependant, cet imbécile avait rapidement fermé sa gueule lorsque la mère de Talus avait attrapé ce type et lui avait brisé tous les os des deux mains. Cela ne l'avait pas empêché de revenir, sauf que cette fois cela se termina par un tir de blaster de la part du père de Talus. Rien de bien surprenant, les os des mains brisées avaient été un avertissement qu'il avait été trop con ou trop borné pour comprendre.

Pour revenir au présent, l'Al'Verde réfléchissait également à son équipe. Comme il l'avait mentionné, chacun avait sa spécialité: un tireur d'élite, un expert en combat rapproché et pilote, un expert en technologie et piratage, un expert en armes lourdes, avec des connaissances médicales et un expert en explosifs. Avec ce genre d'équipe, on avait de quoi affronter la plupart des épreuves mis sur sa route. De plus, l'équipe était assez hétéroclite. On pouvait le voir dans la race, la provenance et le sexe des divers membres du groupe. Le commando de Talus se composait de 4 hommes et 2 femmes. Ensuite, 2 humains, 4 aliens. Finalement, au sein du commando, Talus et son expert en technologie étaient les seuls membres du clan Skirata. Tout les autres provenaient d'autres clans. Leur équipe c'était formé avec le temps, le combat et l’entraide dans les missions difficiles. Ils n'étaient peut-être pas frères et sœurs de clan, mais chacun savait qu'il pouvait compter sur les autres dans les pires moments. Leur équipe était bien rodé et chacun savait ce qu'il avait à faire.

Pour en revenir à la cheffe du clan Eldar, elle ne réagit que peu à la petite démonstration d'utilisation de la Force par Talus. Visiblement, elle faisait partie de ceux pour qui ses capacités les laissaient indifférents. Sa seconde attira son attention avec un coup de coudes, avant que Viveka ne ramène son intention sur lui. Elle désirait savoir s'il avait une histoire d'une mission à lui raconter. Elle avait un projet de rassembler des récits pour les nouvelles recrues chez les supercommandos. Un projet particulier, mais tout de même assez intéressant. Talus réfléchissait en grattant ses cheveux rouges. Quelle mission serait la plus approprié. Peut-être cette mission dans les territoires de la république où il avait été obligé de tuer trois adversaires avec une brique, faute d'armes sous la main. Peut-être son épreuve personnelle ou encore comment il avait perdu son bras.... Que de décision. Au final, il eut sa petite idée.


-En fait, j'en aurais même deux. À toi de voir si tu décides de n'en prendre qu'une ou les deux. La première concerne mon épreuve de passage qui m'a permit d'avoir ma beskar'gam. Cela ressemblait à une journée comme une autre. Comme à mon habitude, à l'époque, je m'étais levé tôt et je prenais mon déjeuner, avant de commencer mon entraînement. Cependant, mon père était venu m'annoncer que l'entraînement attendrait, car il avait besoin d'un coup de main pour un boulot hors de mandalore. Nous sommes donc partit sur son vaisseau et avons rejoint une petite planète perdue. On s'est posé dans une zone marécageuse et alors que je vérifiais la rampe d'accès qui ne se déployait pas, mon père est arrivé soudainement derrière moi et m'a poussé dehors du vaisseau. J'ai atterris dans l'eau dégoûtante du marais. Il m'a envoyé un datapad, une boussole et un couteau. Puis, il m'a souhaité bonne chance et il a décollé. C'est sur le datapad que j'ai pu découvrir que c'était mon épreuve. Mes parents avaient choisi cette planète à cause d'un repaire de pirates qui s'y trouvait. Mon épreuve consistait donc à ramener plusieurs choses appartenant aux pirates. Certes, quelques trucs pouvaient simplement se voler, mais la majorité, il fallait les prendre sur le cadavre de chaque pirate. Alors, j'ai commencé à me préparer. J'ai commencé par observer les déplacements des pirates dans les marais. Dès que l'un d'eux s'est séparé de son groupe, j'en ai profité pour me faufiler derrière lui et l'éliminer. Il ne m'a jamais vu venir. Son équipement a été très utile. Sans surprise, ils ont désactivés sa radio à distance, quand ils l'ont retrouvé, mais ce n'est pas grave. J'en ai tué un autre et j'ai échangé l'ancienne qui ne fonctionnait plus contre la sienne. Désormais, j'entendais tous ce que les pirates se disaient.

Talus fit une petite pause avant de reprendre.

-De là, comme ils savaient qu'ils n'étaient plus seuls, ils ont commencé à patrouiller en plus grands nombres, certains que plusieurs ennemis étaient dans le coin. De mon côté, j'ai monté des pièges divers qui m'ont aidés à décimer leur nombre. De plus, histoire de les faire paniquer un peu, j'ai déclenché à quelques reprises les alarmes de leur base, pour les rendre peu à peu paranoïaque. Leur nombre diminuait peu à peu et la patience de leur capitaine, encore plus. Je pouvais l'entendre quotidiennement les engueuler par la radio. Jusqu'au jour où il en a eu assez et a déployé presque toutes ses forces pour me débusquer dans les marais. Cependant, je ne m'y trouvais déjà plus. Je m'étais caché à proximité de leur base et comme le nombre de gardes étaient désormais plus bas que jamais, c'était enfin l'occasion d'y rentrer. Je pensais rencontrer des gardes sur mon chemin, mais non. J'ai pu trouvé le capitaine dans le centre de contrôle, ça lui a fait un choc de voir que c'était un adolescent qui avait foutu tout ce bordel. Peu de temps après, je prenais un de leur vaisseau et je retournais sur mandalore. Arrivée à la maison, j'ai déposé la petite liste de produits que je devais ramené. J'admet que j'aurais peut-être dû attendre qu'ils aient fini de manger, pour déposer la tête du capitaine sur la table. Mon plus jeune frère a fait un de ses tête, en plus de perdre l'appétit pendant 3 jours à cause de ça.

Il ricana légèrement à cette remarque.

-Voilà comment c'est déroulé mon épreuve. Démonstration que la ruse et la tactique, c'est très efficace. Ma deuxième histoire a aussi son importance. C'était quelques années après mon épreuve, j'avais 17 ans. J'avais alors rejoint une équipe de guerriers du clan Vizla. Nous étions 4, moi compris. En soit, dès le départ, excepté le chef de groupe, ils m'ont bien fait sentir que je n'étais pas vraiment le bienvenue. Leur coéquipier qui les accompagnait normalement ne pouvait se joindre à eux. Impossible pour eux d'avoir un autre membre de leur clan, car la cible de la mission deviendrait inatteignable avant qu'ils puissent en trouver un. Alors, les deux autres crétins m'ont informé dès le début qu'à leurs yeux, j'étais un bouche trou. Pour ma part, je m'en fichais totalement, c'était la mission qui m'intéressait. Le contrat venait d'un sith, pour l'élimination d'un autre sith. Je n'avais aucun peur, après mon épreuve contre les pirates, je me sentais invincible, qu'aucun non mandalorien ne pourrait m'arrêter. Nous nous sommes rendus sur le territoire du consortium et avons attendu notre cible. Notre plan A était simple, le chef, un membre du groupe et moi nous nous positionnions en embuscade. Notre dernier compagnon prenait une position plus reculé, armé d'un fusil de précision pour abattre le sith. En cas d'échec, plan B, nous sortions de nos positions et attaquions. Cela ne s'est pas aussi bien passé que nous l'espérions. Le tir de précision a raté et le sith a aussi activé son sabre laser. Il ne craignait pas nos tirs qu'il esquivait ou bien déviait avec sa lame. J'ai vu sa lame tranché la tête d'un des crétins, puis comment il a utilisé la Force pour lancer des projectiles sur notre tireur d'élite le tuant sur le coup. Quand il m'a chargé à mon tour, je résistais comme je pouvais, bloquant son sabre laser avec une lame en bes'kar. Je me suis cependant montré imprudent et il en a profité pour mon trancher le bras et me laisser pour mort. Il torturait le chef du groupe pour l'obliger à révéler qui nous avait engagé. J'ai pu en profiter pour activer mon lance-missile équipé à mon jetpack. Quand le sith a réalisé qu'un petit missile lui fonçait dessus, c'était trop tard. L'explosion l'a propulsé contre un mur, alors que je m'écroulais à cause de mes blessures. Le chef a réussi à se relever et à achever notre cible, qui avait survécut au missile.

Encore une petite pause.

-C'est le chef qui m'a porté jusqu'au vaisseau et activé le pilotage automatique. Quand je me suis réveillé, j'étais dans un hôpital de mandalore. Un des médecins m'a appris que notre vaisseau était entré en orbite de la planète, mais comme il n'entamait aucune descente et ne répondait pas, une équipe avait été envoyé pour enquêter. Ils nous ont trouvé tout les deux inconscients. Une partie de moi est morte ce jour-là, la partie de moi qui n'était qu'orgueil et prétention. J'y ai perdu un bras, mais cela m'a fait comprendre l'humilité. En tant que mandaloriens, nous sommes des guerriers d'élite, mais cela ne signifie pas que nous sommes invincibles. Ce fut une bonne leçon de vie.
Viveka Eldar
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le Dim 3 Fév - 21:57
La première histoire a une excellente valeur pour enseigner aux recrues le courage, la détermination et l’ingéniosité. Je peux dire sans me tromper que cela risque d’en inspirer plusieurs et que c’est ce qu’il faut en ces temps troublés par une guerre qui ne veut pas finir et un certain malaise parmi les clans. On ne va pas se leurrer : les Mandaloriens sont de fiers guerriers faisant passer honneur et famille avant le reste mais le présent conflit a le don de gruger au travers de siècles de traditions pour faire remonter à la surface le pire en certains d’entre nous. L’avarice, entre autres choses, cette soif d’argent. Et oui, je conçois que tous les clans ne s’entendent pas forcément entre eux mais on dirait qu’en ce moment, ces tensions deviennent de plus en plus exacerbées. Je ne sais pas ce que cette guerre en particulier a de plus ou de moins que les autres…

Mais on dirait qu’elle a une influence corruptrice. Ce n’est pas normal que le crime galactique au complet soit uni derrière une seule bannière. Que les clans manquent d’unité. Que trois grandes factions qui sont plus similaires qu’elles ne le croient dictent le sort de milliards d’êtres. Quelque chose dans cette guerre ne tourne vraiment pas rond et dans les mois à venir, nous aurons besoin de toutes les lueurs d’espoir et des braises de bravoure pour survivre à la tempête. Vraiment, Talus a de quoi servir d’exemple plus qu’il ne le réalise probablement. Les Mandaloriens rêvent d’une gloire passée en négligeant nos succès et nos triomphes récents. La grande guerre de l’Empire Sith contre la République est depuis longtemps révolue. Notre âge d’or, enfin, si on peut considérer la chose comme notre âge d’or, est derrière nous. On ne retourne pas dans le passé.

Ceci dit… Rien ne nous empêche d’en faire un nouveau par contre. Je suis une grande défenderesse de la modernisation de notre culture. Les plus traditionnalistes d’entre nous voient d’un mauvais œil ma philosophie. Grand bien leur en fasse. Je ne suis pas devenue chef de clan pour plaire à tous mais pour faire prospérer les miens. Et ça, c’est un objectif mille fois plus louable que de simplement être adulée des clans. Talus et moi sommes différents sur certains aspects mais très clairement, nous voulons ce qu’il y a de mieux pour les nôtres. Cette histoire qu’il me confie, le clan Eldar va l’étudier. Va la chérir. Va réfléchir dessus. S’en inspirer. Et la prochaine génération cherchera à dépasser ce qu’il a fait pour montrer que notre culture, notre mode de vie, va de l’avant. Ce qui me fait hésiter quant à sa seconde histoire car elle risque de réveiller chez les miens…

De très mauvais souvenirs. J’ai perdu un œil à cause des Siths et mon clan ne se l’est jamais pardonné. S’il fallait raconter une histoire où l’incompétence des autres a mis fin à l’arrogance du protagoniste de l’histoire, inévitablement, ils vont tenter de faire un parallèle avec ce qui m’est arrivé. Autant je respecte la leçon que ce récit enseigne, autant, pour le bien des miens, je ne pourrai pas la raconter. Je pourrais mentir, dire que c’est une histoire par individus. Mais je suis une femme d’honneur et nous sommes entre Mandaloriens. Je préfère jouer la carte de la vérité. Et pour preuve que son histoire « dérange », Myrianova s’est levée abruptement prétextant qu’elle allait se chercher un verre. Je sais qu’il va se poser des questions alors autant aller de l’avant… Je ne veux pas froisser un collègue, super commando, en plus, après tout. Respect oblige.


« Si je peux apprécier la valeur de tes deux récits, respectueusement, je dois te dire que seul le premier sera retenu malgré l’importante leçon du deuxième. J’ai perdu un œil à cause des Siths et mon clan s’est toujours blâmé pour ce handicap. Certains le vivent plus mal que d’autres. Myrianova tout particulièrement. Peut-être serait-il bon que je te raconte-moi aussi un petit quelque chose pour… Bien…

Éviter que tu nous juges trop durement. Myrianova est née au sein du clan Rook. Tu n’es pas sans savoir qu’il a été plus ou moins exterminé par le clan Lone. Un clan de traitres qui a connu de lourdes pertes face aux clans Rook et Eldar au fil de notre histoire. Je n’ai pas besoin de te faire une description de ceux qui salissent le nom des Mandaloriens par leur déshonneur. J’ai sauvé la vie de Myrianova quand elle était plus jeune.

Elle s’est juré depuis ce jour de me protéger coûte que coûte. Que tant qu’elle vivrait, rien ne pourrait m’arriver. Un jour, je me suis rendu compte qu’il y avait un traitre dans nos rangs et je me suis désignée comme appât sans en parler à mes guerriers. Pour forcer le traitre à se révéler, pour protéger ma famille et mon clan, que vaut la vie d’un individu face à l’honneur? J’ai été capturée peu après par le traitre et ses maitres siths.

J’ai été battue. Torturée. Ils ont tenté de me faire cracher tous mes secrets. Nos secrets. Et j’ai refusé de collaborer, de leur donner ce qu’ils voulaient. Alors ils m’ont dit qu’ils me prendraient un œil si je continuais de refuser de parler. Je porte une prothèse parce que ma famille, mon clan, et l’honneur de mon peuple sont plus importants que ma personne. Mon clan est arrivé peu après et m’a arraché aux griffes des Siths. Mais…

Encore à ce jour, ils se reprochent d’être arrivés en retard. De ne pas avoir été suffisamment forts, braves ou rapides. Mon sacrifice a causé une grande douleur à mon clan et c’est un tort que je cherche à réparer depuis longtemps. Permets-moi de te donner un conseil, Talus, il te servira peut-être un jour. Parfois, en voulant sauver ceux qui nous sont le plus cher, nous leur ferons horriblement mal. Mais… En même temps…

Le vrai courage c’est de guérir avec eux. De les aider à guérir. De ne pas les abandonner. Un jour Talus, je pourrai raconter ton second récit aux miens et ils verront la sagesse et la noblesse de tes paroles. Je te le promets ici et maintenant. Mais d’ici là… D’égal à égal, je te demande de ne pas juger les miens parce qu’ils ne sont pas prêts à entendre ce que tu as à leur dire. Ce n’est en rien dirigé contre toi, sois en absolument certain. »


Je vois Myrianova revenir et je sais que derrière ce masque impassible se cache une vieille blessure que je ne connais que trop bien. Elle retourne s’asseoir à côté de moi et je pose ma main sur son épaule avant de lui murmurer quelque chose. Elle esquisse un mince sourire avant de boire le contenu de son verre. Moi? J’espère avoir appris à Talus autant qu'il m’aura appris avec ce partage d’expériences de moments de son passé. Pour grandir, il faut savoir tendre l’oreille et accepter d’apprendre de la bouche des autres. C’est un fait. Je sens que nous allons bien nous entendre. La nuit est encore jeune et il y a encore beaucoup de chose à se raconter. Beaucoup d’alcool à boire et de défis à relever. C’est ce qui fait le charme des Mandaloriens, après tout… à défaut de Talus, je sais que Myrianova va m’accompagner dans tout ça. Levons nos verres!


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le Ven 8 Fév - 5:10
Talus écouta ce que la cheffe du clan Eldar avait à dire. Ainsi, sa seconde était une des rares survivantes du clan Rook. Le mandalorien avait bien entendu parler de ces événements, comment ces traîtres du clan Lone avait attaqué le clan Rook et presque tué tous ses membres. C'était une bonne chose que les Lone aient été exterminé. Du moins, c'est ce qu'on espère. C'est un des aspects des clans mandaloriens, comme ils ne sont pas des clans liés uniquement par le sang, comme la majorité des clans dans la galaxie, un seul survivant suffit pour rebâtir son clan. Donc, si jamais il restait un Lone quelque part dans la galaxie, il serait en mesure de reformer son clan, avec le temps. Il pourrait même la jouer comme les sith il y a si longtemps. En restant dissimulé dans les ténèbres pendant des générations, se renforçant et se bâtissant en secret, en attendant le bon moment pour dévoiler sa présence. Ce genre de chose était arrivé à plusieurs reprises dans l'histoire mandalorienne. Talus se souvenait de cette histoire concernant le clan Spar. Un seul membre avait survécut contre une purge de l'empire sith, il y a des millénaires. Pourtant le clan était encore là, son seul membre ayant réussi à faire revivre son clan. Pour en revenir à Viveka, Talus écouta également son histoire de tourment à cause des sith, ainsi que son petit conseil. Il attendit qu'elle sembla avoir finit son interaction avec sa seconde pour reprendre la parole.

-Eh bien je dois dire que c'est intéressant. Bien sûr, j'ai mentionné ma blessure, mais j'ai aussi eu mon lot de frères et de sœurs de clan qui ont été blessés. Que ce soit physiquement ou psychologiquement. Je me rappelle encore mes premiers temps, après avoir perdu mon bras. Je devais m'habituer à ma prothèse et cela me rendait dingue. Certes, la perte d'un membre n'est pas plaisante. Cependant, c'était aussi les sensations de membres fantômes et le fait de savoir que je ne pourrais plus sentir les choses comme avant qui m'affectait. J'ai toutefois eu l'aide d'un vétéran de mon clan, qui était plus mal lotis que moi d'ailleurs. Il avait perdu ses deux bras, mais pas en même temps. Il m'a grandement aidé. Ensuite de quoi, quelques années plus tard, j'ai fait de même avec d'autres membres de mon clan.

Un court silence avant de reprendre.

-Je m'en rappelle d'un en particulier. Un membre de mon clan et presque un membre de ma famille, le cousin d'un cousin. Avec quelques amis d'un autre clan, ils avaient acceptés une mission en territoire impérial. Cependant, la mission a mal tourné suite à une grosse malchance. Il s'en est sortie, en y laissant cependant une jambe. Cependant, aucun de ses amis n'a survécut. Il était fortement tourmenté par ce qui c'était passé et avait même commencé à développer des idées suicidaires, car il considérait que c'était sa faute s'ils étaient mort. Je l'ai aidé pendant des semaines, avant qu'il me raconte enfin ce qui c'était passé. Ce jour-là, la malchance a frappé. Il a éliminé un ennemi armé d'un lance missile, mais en tombant, cet ennemi a déclenché le tir de son arme et fait exploser une partie du hangar. Le tout causant une chute du toit, écrasant une partie du groupe. De là, l'ennemi a pu en profiter. Ça n'a pas été facile, mais j'ai fini par réussir à lui faire comprendre que ce n'était pas sa faute. Que c'était malheureux, mais que c'était arrivé, en étant hors de son contrôle. Aujourd'hui, il va mieux. Il a changé de vocation et désormais il s'occupe de la confection des armures.

Le mandalorien consulta l'heure affiché au-dessus du bar. Il commençait à se faire tard. Il était temps de rentrer. Talus termina son verre et se leva.

-Par contre, je vais devoir vous laisser. Vous savez comment me contacter pour ce fameux défi. Bonne soirée.

Après un salut poli, Talus quitta les lieux, s'enfonçant dans les rues de la cité, retournant chez lui.



H.S : C'est court, mais j'avais plus d'idée
Viveka Eldar
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le Ven 8 Fév - 16:35
Au fil des années, j’ai eu à travailler avec de nombreuses personnes. De nombreux clans. Et pourtant, rarement ai-je eu la chance de travailler avec quelqu’un ayant autant de similitude au niveau du parcours ou de la philosophie. À une époque de conflits, de noirceur et de trahisons, tisser des liens serrés et solides devient une nécessité pour survivre. Pour prospérer. Clairement, dans les jours à venir, je vais soumettre une demande formelle d’alliance à Talus et à son clan. Je vais d’abord devoir soumettre le projet aux miens mais je doute fortement qu’ils s’y objectent. L’honneur est important chez nous, tout comme le sens du devoir envers sa famille et son clan et malheureusement, de plus en plus, l’argent se substitue insidieusement à nos valeurs. Il n’en tient qu’à nous de s’assurer que nous restons vrais face à nos racines. C’est tout un défi, actuellement.

Un bon chef se doit de s’assurer qu’il est lui-même sain de corps et d’esprit, de son clan, de son équipe et de chaque composante individuelle. Plusieurs préfèrent se dire que la vie se charge d’endurcir les êtres et les gens. Peut-être. Mais pour aider au processus de guérison, c’est notre devoir de veiller à ce que la blessure se referme correctement, qu’elle ne reste pas infectée. On peut penser que quelqu’un s’est remis d’une tragédie pour le voir s’enlever la vie des années plus tard. Au sein de mon clan, une telle chose est une grande marque de déshonneur. Si nous échouons à prendre soin des nôtres, comment pourrions-nous prétendre être de grands guerriers? La réponse est simple : on ne peut pas. C’est pour cette raison que ma porte est toujours ouverte. Si on veut me parler, je suis là. À moins d’être au cœur de l’action, je m’assure d’être disponible pour les miens. Curieusement…

Il m’est déjà arrivé de devoir conseiller des membres d’autres clans. Une notion un brin étrange avec des clans non alliés parce qu’en théorie, on devrait pouvoir trouver le réconfort psychologique dont on a besoin au sein des siens. Ceci dit, je ne les ai pas rejetés. J’ai été présente pour eux et dans certains cas, cela a causé quelques menus litiges quand certains de ces guerriers ont décidé de changer de clan. L’adoption est fréquente dans notre culture mais une chose est bien certaine : souvent, cela peut causer des querelles d’ego. Personne n’aime voir quelqu’un avec qui vous avez vécu et combattu pendant de nombreuses années dire au revoir pour s’en aller ailleurs. Pour plusieurs, dont moi, c’est que quelque part, nous avons échoué en tant que chef. Et cela force à une remise en question parfois désagréable. Pour ma part, c’est une occasion de faire une introspection.

Je ne dis pas que c’est agréable. Certainement pas. Parfois, la séparation est brutale. Des choses sont dites que l’on vient à regretter après les faits. C’est encore pire quand celui qui a décidé de quitter revient en demander d’être repris car il a « fait une erreur ». Un clan, une famille, c’est une entité soudée basée sur la solidarité et le respect. Il y a des façons de mener à une séparation respectueuse. C’est encore extrêmement frustrant de constater que certains ne retiennent pas les enseignements que vous leur inculquez. Mais je m’égare. Un projet d’alliance, disais-je, pour renforcer les liens entre deux clans aux mentalités similaires. Je ne sais pas si cette proposition sera acceptée par le clan de Talus mais je sais que de mon côté, il y aura très peu de réticence. Au contraire, la nouvelle sera accueillie avec enthousiasme. Surtout si nous faisons cette mission périlleuse ensemble.

Les choses étant ce qu’elles sont, par contre, la soirée a avancé beaucoup plus vite que je ne le croyais et rapidement, le temps de retourner auprès des nôtres et à nos obligations se fait sentir. Je suis très heureuse que nous nous quittions en bons termes et je lui souhaite de glorieux combats, comme le veut les usages dictés par la tradition. Myrianova insiste pour une dernière tournée et ensuite nous repartons. Je ne regrette pas que ma soirée ait été perturbée plus tôt par des imbéciles car sinon, je n’aurais pas eu la chance de faire cette rencontre. Comme quoi des fois, la vie a le don de nous tendre des perches. L’usage qu’on en fait nous revient de droit, la saisir comme se frapper avec. De sages paroles de mon père, ça, armurier de son état. Toujours la maxime pour faire sourire quelqu’un, celui-là. Ma mère me dit que c’est ce qui l’a conquis quand ils se sont rencontrés à l’époque.

Mon bras droit et moi quittons les lieux une quinzaine de minutes après Talus. Tant qu’à être dans une réunion plus ou moins officielle de super commandos, autant en profiter pour dire bonjour aux autres. C’est d’une part une marque de politesse et d’autre part, une occasion de se rapprocher de ceux qui à un moment ou à un autre risquent de prendre les armes à vos côtés. La soirée tirant à sa fin, c’était stratégiquement un excellent moment. J’en connais plusieurs et plusieurs me reconnaissent. Avec un bras droit comme Myrianova, on devient rapidement repérable dans une foule. C’est convivial. Agréable. Bon vivant. Contrairement aux occasions formelles des grandes factions, on ne s’ennuie jamais dans ce genre d’événement. Jamais au grand jamais. Vous pouvez essayer, faire preuve de mauvaise foi. Au naturel, cependant, c’est peine perdue. Oh que oui.

Nous reprenons le chemin du spatioport. Il va bien falloir rentrer au bercail et nous n’avons pas encore développé de technologie permettant de se déplacer instantanément du point A au point B. L’art de mettre en faillite toutes les compagnies de vaisseaux et de véhicules, en un sens. Et puis bon, marcher est bon pour la santé. Nous échangeons, Myrianova et moi, sur la soirée et sur ce qui va suivre dans les jours à venir. Le vrai guerrier planifie d’avance pour ne jamais être pris au dépourvu. Tout du moins, le moins souvent possible. C’est une saine façon de se préparer mentalement aux défis qui nous attendrons dans un futur proche. La discussion se poursuit, évolue, sur des choses plus légères. Des anecdotes de mission, par exemple. Autant en général nous sommes « inséparables », autant des fois, les circonstances nous obligent à opérer en solo. C’est toujours bien d’échanger.

Mais la discussion est interrompue par des voix familières. Les imbéciles de tout à l’heure, de la première cantina, qui nous ont cherché des embrouilles. Quoi, ne me dites pas qu’ils sont assez stupides pour vouloir se lancer dans un round deux? Apparemment… Oui. Tant pis pour eux. Tant mieux pour nous. Un peu d’exercice ne fait jamais de tort et ils sont beaucoup plus imbibés d’alcool que nous. Et déjà qu’à la base, ce n’était pas glorieux… Ce sera encore moins problématique cette fois. Nos gains, leurs pertes. Mon seul regret, si tant est que c’est un regret? Que Talus ne soit pas là pour s’amuser avec nous. J’aurais voulu voir comment il se bat avant de partir en mission avec lui. Entre regarder un holo ou écouter un récit et le voir, c’est une toute autre affaire. Enfin bon. Ce n’est pas forcément un problème en soi. Le plus important? On va finir la soirée en beauté…


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