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Allana Fern
Maître des Jedi Verts
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[1495 ABY] Confidences au clair de lune (PV Dalek)

le Lun 17 Déc - 22:19
Près d'une demi-décennie s'est écoulée depuis mon retour à Coronet-city, sans que je ne vois le temps s'écouler. Cela fait désormais quelques mois que j'ai fini la formation de Dalek aux arts des Jedi Verts, et que ce dernier a été adoubé Chevalier Jedi corellien après un notoire succès à ses Épreuves. Me voici désormais élevée au rang de Maître Jedi Vert, la troisième Maître Fern depuis deux ou trois générations au sein de ma famille. C'est assez beau, quand on y pense. Ce n'est pas tous les jours que ma famille a pu s'enorgueillir d'avoir pu élever trois Maître Jedi Verts sur deux générations successives, dont deux encore en vie.

Gilad aurait été ravi de l'apprendre je pense, s'il avait pu être des nôtres en ce jour.

Il est assez glaçant de se dire que près de quinze ans se sont écoulés depuis l'opération Lord_Over. Quinze ans que mon frère aîné Corran s'était retrouvé chef de famille, quinze ans que Hal était orphelin de père, sans l'avoir connu. Cela va faire un peu moins de dix ans que j'ai fait la connaissance de celui qui a d'abord été mon mentor avant de devenir mon élève, dont j'ai été l'apprentie avant d'être l'enseignante. L'expérience a été plutôt enrichissante, bien que parsemée de dangers et d'épreuves.

Intéressante interversion des positions, n'est-ce pas ? Sans mauvais jeu de mots, bien sûr !

L'exercice m'aide à rester concentrée et à me détourner des distractions et des mauvais souvenirs. Généralement, quand je n'arrive pas m'endormir parce que j'ai le blues ou des pensées trop noires à l'esprit, je vais m'entraîner, à pas d'heure s'il le faut ! J'avoue que quand je suis en mission ou en compagnie de proches ou de connaissances, je n'y pense pas trop. Il n'y a pas vraiment le temps de se morfondre sur le terrain, si on tient un tant soit peu à sa peau et, plus simplement, à sa vie. Mais ça revient au galop, ces saletés de pensées.

Le souffle chaud d'un tir qui frôle ma cheville me rappelle à l'ordre et m'oblige à esquiver d'un bond, avant de repartir dans une danse folle.

Les lames d'un vert légèrement plus clair illuminent en courts faisceaux lumineux la pénombre de la pièce, à peine éclairée par la lueur des écrans de la salle d'entraînement que j'utilise. Leur éclat blafard souligne la clarté de mon teint, bien que rougi par l'effort consacré à se battre contre près de cinq sphères d'entraînement à l'un des niveaux les plus difficiles, même pour des bretteurs éprouvés, et dessine les perles de sueurs qui serpentent depuis mon front et sur mes bras. Mes cheveux auburns sont rassemblés en un court chignon élaboré à la hâte, quelques rares mèches rebelles encadrant mon visage et ondulant comme des serpentins pourpres au rythme de mes mouvements.

Á peine mes pieds touchent-ils terre que je dois repartir de nouveau, me plongeant tantôt dans les arts du Djem So, quand je me porte à l'attaque, tantôt dans les bras du Soresu, quand je me replie plus sur la défensive et la contre-attaque, tentant de prendre de court les sphères et de surprendre leur intelligence artificielle qui s'adapte et apprend de mes mouvements. Je dois être imprévisible, rapide, implacable !

Je dois faire honneur au surnom que l'on m'a prêté. Je dois être l'Éclair Vert, qui s'abat sans prévenir.

Comme la lame verte qui renvoie d'un geste sec et précis le tir de l'une des sphères en plein dans l'une de ses zones sensibles et la désactive, la faisant choir à la terre dans un son métallique qui résonne dans le silence de la pièce, percé par les sifflements de mes lames et des tirs des sphères d'entraînement. Cela étant dit, j'ai perdu de la synchronisation que j'avais au début entre mon esprit et mon corps, je sens des décalages fâcheux qui me mettent en difficulté. Une distraction de plus, et les sphères infernales me dameront la victoire.

Je ne peux pas perdre cependant. Pas alors que la course à l'armement reprend, pas alors que je commence à trouver ma place dans tout ce bordel galactique et que Jaylen compte me confier encore des missions impossibles et autres casses-pipe dont je raffole tant.

La cadence s'accélère tout à coup, les sphères ont du se hisser au niveau maximal de difficulté. Les choses sérieuses commencent !

Et pourtant mon esprit vagabonde une fois de plus. Je tente de me ressaisir, sans pour autant écouter ma frustration par rapport à mon incapacité à me concentrer autant que je ne le souhaiterai, à écouter la Force et suivre mon instinct autant que je ne le devrais.

Plusieurs longues minutes plus tard, je perds la notion du temps, essayant de chasser les souvenirs de Lord_Over et les horreurs que j'ai pu y voir, qui me hantent encore quinze ans plus tard, de même que la sensation de perte terrible que j'ai ressenti à la disparition de mon père Gilad. La première fois que mon Don d'Empathie de Force s'est fait ressentir, intensément et douloureusement.

Je me souviens.

Je me souviens des bâtiments effondrés, et des corps que l'on croisait, au sol ou ailleurs. Je me souviens de la puanteur, de l'humidité, du froid et de la moiteur, de la pestilence de la putréfaction. Des tirs qui jaillissaient dans tous les sens, des ombres qui fondaient sur nous, certaines arborant fièrement des sabres-laser rouges. Du sang, des brûlures, du sifflement des tirs et des grenades, où l'instinct parlait plus que la raison. Je me souviens de complexes obscurs, où des expériences obscènes et innommables avaient dû être menées sur des civils.

Je me souviens !

Pas du tir qui vient me rappeler à l'ordre, me brûlant légèrement au poignet et me surprenant, me retirant mon sabre-laser qui s'éteint aussitôt et choit contre le sol. Paniquée et rappelée un peu brutalement à la réalité, je m'abaisse aussitôt pour éviter une autre salve de tirs, avant de prendre appui sur ma main et de m'écarter sur le côté, contrainte à esquiver en une folle danse. Pourquoi n'ai-je pas été attentive aux enseignements communs et n'ai-je pas appris la Déflexion de Force ? Oh si. La réponse est simple : j'étais stupide, et orgueilleuse. Puisant dans la Vitesse de Force et l'Esprit de Bataille, je parviens à me rétablir et à saisir mon sabre-laser pour reprendre la bataille. Je finis par vaincre les sphères, mais je suis éreintée. Bien plus épuisée que je n'aurais dû l'être, si j'avais été plus attentive.

Je mets paresseusement fin à la simulation de combat d'un geste de la main à la console, avant de m'effondrer sur la première chaise venue. Mon regard se perd un instant vers la fenêtre, qui laissait voir le velours sombre de la nuit, éclairé par le clair de lune.

Je déteste être insomniaque.

Cependant, je ressens bientôt vaguement une présence en approche dans ma direction. Sans doute un Maitre ou un Chevalier à cette heure, mais je m'en moque. J'ai le droit d'être ici, même à une heure impossible. Je ne pourrais me plaindre qu'à moi-même de la fatigue.



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Dalek Zar
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Re: [1495 ABY] Confidences au clair de lune (PV Dalek)

le Mer 19 Déc - 21:49
- …et c’est comme ça que Maître Fern et moi nous sommes tirés de ce nid de gundark avec l’ambassadeur. Il s’était pissé dessus… pardon, il avait quelque peu défailli mais il était relativement indemne. Le sommet a pu reprendre le lendemain et la crise s’en est finie comme ça.

Les initiés étaient complètement pendus à ses lèvres tandis qu’il finissait son histoire. En théorie, chaque chevalier Jedi devait partager son expérience du terrain au moins une fois par permission, voire davantage si la permission durait plus d’une semaine. Techniquement, Dalek partageait effectivement ses expériences mais il le faisait davantage à la façon d’un conteur plutôt que d’un drone monotone, comme d’autres Jedi le faisaient de manière absolument soporifique… Etonnement, il faisait toujours le plein d’initiés pour ses séances.

Tandis qu’il les renvoyait dans leurs quartiers pour se brosser les dents et se coucher, le Jedi Vert se mit à déambuler dans les couloirs du temple. Cela faisait plusieurs années qu’il vivait au temple corellien mais il ne pouvait s’empêcher de continuer à le comparer avec Korriban encore aujourd’hui. Là où le temple Sith avait manifesté une atmosphère oppressante et électrique, poussant à l’affrontement et à l’action en permanence, le temple des Jedi Verts respirait une certaine quiétude et de façon assez surprenante de prime abord, une grande gaieté. Contrairement aux apprentis Sith, les initiés ne passaient pas leur temps à constamment se combattre pour asseoir leur supériorité mais apprenaient au contraire à agir de concert, comme une équipe. Il leur arrivait de s’amuser aussi et de jouer comme des enfants. Avant Corellia, Dalek n’avait plus vu d’enfants vraiment innocents depuis les nobles de Hapès dans sa propre enfance…

Le Hapien avait conscience de ne pas rentrer dans le même moule que la plupart des autres Jedi, même si les Corelliens étaient plus flexibles que leurs cousins traditionalistes. Son parcours était cependant considéré comme beaucoup plus… chaotique et il voyait bien les regards désapprobateurs de certains maîtres, en présence de qui il s’arrangeait toujours pour lâcher des vents aussi silencieux et létaux que des assassins. Au moins, il leur donnait une bonne raison de froncer le nez et les sourcils dans ces moments-là et ces coincés auraient été bien en peine de dire quoi que ce soit !

Ses déambulations l’amenèrent jusque dans les salles d’entraînement au sabre laser. Allana s’y exerçait avec abandon mais il ressentit assez vite que son esprit s’était bien éloigné de l’instant présent qu’elle fit quelques erreurs, qu’elle rattrapa vite. Dalek attendit qu’elle ait désactivé la simulation de combat pour sortir de l’ombre, tapant mollement et lentement dans ses mains avec un sourire amusé aux lèvres.

- Eh bien, tu arrives à donner des rebondissements à un entraînement solitaire...

Il se rapprocha de la chaise où elle s'était assise et lui tendit une gourde d’eau pleine avant de passer derrière elle. Faisant d’abord craquer ses doigts, il posa ensuite ses mains sur ses épaules et entreprit de les masser avec lenteur et fermeté.

- Tu veux me dire ce contre quoi tu te battais vraiment ? Cela avait l’air assez intense pour te faire perdre jusqu’à tes réflexes pourtant bien conditionnés.
Allana Fern
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Re: [1495 ABY] Confidences au clair de lune (PV Dalek)

le Dim 23 Déc - 18:10
Si j'aime la compagnie d'autrui et plus encore être bien accompagnée, je peux apprécier des moments plus calme, comme présentement. Je me suis toujours sentie à mon aise dans les salles d'entraînement, bien plus qu'en salle du Conseil. Je m'y sens plus à ma place, plus sereine paradoxalement, qu'assise à écouter et contribuer à d'interminables débats qui ne me passionnent pas toujours, surtout quand ils sont interminables.

Je ne dis pas que ces réunions sont dépourvues de toute utilité, attention ! Ne déformez pas mes propos. Souvent elles sont précieuses pour s'informer et se coordonner, mais je n'ai jamais été une grande diplomate dans le sens le plus répandu du terme et la politique ne me botte pas trop. Là dessus, je laisse bien volontiers Jaylen gérer ces points-là envers Tython, la République et le gouvernement républicain. Gérer les fortes têtes de l'armée me convient tout à fait.

Me vider la tête par l'exercice me fait un bien fou. Tout en percevant la fatigue de mon corps échauffé, je ressens aussi le calme intérieur qu'il m'a apporté… aussi incomplet soit-il.

Un claquement de mains derrière moi me fait pivoter vivement la chaise pour faire face à sa provenance, avant de distinguer une silhouette qui se détache rapidement des ombres avec un sourire amusé tissé sur ses lèvres. Avant même de bien voir ses traits, je sais déjà de qui il s'agit en percevant sa présence dans la Force, qui m'est désormais plus que familière.


- Eh bien, tu arrives à donner des rebondissements à un entraînement solitaire...


Un sourire échappe à mes lèvres alors qu'il s'approche, amusée de le voir revêtu des vêtements traditionnels des Jedi corelliens. Ainsi donc, il n'avait pas encore eu le temps de se changer depuis sa séance d'histoire avec les Novices, qui raffolent ses récits de retour de missions.


- Il le faut bien, rien de plus néfaste que la routine ! Enfin libéré des Novices ? Tu as sacrément la cote avec eux ! Je suis sûre que tu feras un bon mentor un jour. Ce n'est pas toi qui m'avait dit vouloir former une nouvelle génération de Jedi, « plus flexibles » ?


Autant ne pas l'inquiéter plus que de raison. Ce cher hapien désormais bien intégré dans la culture corellienne est souvent plus perspicace que de raison. Je m'amuse et me sens assez fière de le voir ainsi revêtu de la tenue traditionnelle des Jedi Verts, sachant l'occasion fort rare. Il est en effet plus habituel de le voir habillé de ses habituels ensembles noirs, dont la coupe était aussi plus civile.

Je ne me sens pas menacée alors qu'il glisse dans mon dos, après m'avoir lancé une gourde d'eau pleine, et lui sourit avec reconnaissance pour le remercier. Toute à mes préoccupations, je n'ai pas songé à prendre de quoi me réhydrater dans les appartements. Je ne m'inquiète pas alors qu'il craque ses doigts et profite volontiers de l'interlude pour boire avec délice l'eau fraîche.


- Tu veux me dire ce contre quoi tu te battais vraiment ? Cela avait l’air assez intense pour te faire perdre jusqu’à tes réflexes pourtant bien conditionnés.


Je me détends tout de suite un peu plus alors que ses mains se posent sur mes épaules et ne commencent à les masser avec un art certain. Fermant un instant les yeux pour savourer la plaisante sensation de décontraction que ses gestes m'apportent, je prends le temps de considérer sa réponse quelques secondes. Contre quoi me battais-je bien exactement ? Les horreurs de la guerre ? Les contrecoups désagréables de mon Don de Force ? Les regrets autour de mon père et de sa disparition au cours de Lord_Over ? La question est encore plus bonne que je ne le pensais.


- Des squelettes dissimulés dans mes placards ! Plus sérieusement, rien de bien grave Dalek. Quelques distractions, des souvenirs pas toujours très glamours. Tout le monde en a, je ne déroge pas à la règle.


Je n'ai jamais parlé de mon Don de Force autour de l'Empathie, tant par pudeur que par désir de réduire autant que possible les fuites éventuelles et risquer ainsi de donner une faille qui pourrait être exploitée par mes ennemis. Seuls quelques rares membres de mon entourage proche – à savoir, Jaylen, un ancien instructeur doté du même don et Corran – sont au courant de son existence, à l'époque où je n'ai guère pu le dissimulé lorsqu'il m'a frappée de plein fouet suite à Lord_Over.

J'aime assez ces moments où nous pouvons être nous-mêmes, dans un espace calme et déserté, et retrouver cette intime complicité. C'est l'une des nombreuses raisons pour lesquelles je suis contente d'être une Jedi Verte plutôt que l'une de nos cousins plus traditionnels de Tython. Je peux vivre comme bon me semble, avec qui j'ai envie, sans être jugée de quelque manière que ce soit. Dans les règles, ce n'est plus interdit depuis des lustres, mais les mentalités des gens évoluent lentement…


- Et plutôt que de tourner en rond comme un rancor en cage à ruminer tout cela, je préfère aller me défouler un bon coup. Rien de tel que l'exercice pour se recentrer.


Je lui souris d'un air rassurant, Je n'ai pour ainsi dire aucun secret pour lui, nous avions basé notre relation renouée sur ce principe... à l'exception de mon empathie, ne sachant pas trop comment lui en parler ni comment il le prendrait. Et au vu de l'importance notoire que Dalek a pris dans mon existence, je ne suis pas sûre de vouloir mettre en péril notre relation par cet aspect qui échappe en partie à mon contrôle, en dépit de mes entraînements et de mes efforts. Là, je veux juste profiter de l'instant présent, pour m'éloigner du passé.



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Dalek Zar
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Re: [1495 ABY] Confidences au clair de lune (PV Dalek)

le Mer 2 Jan - 21:23
Dalek préférait la voir sourire ainsi plutôt que perdue dans ses pensées face à des adversaires que malheureusement, l’ancien Sith n’était pas en mesure d’occire d’un bon coup de sabre laser ou d’une double décharge de ses fusils blasters. Il se doutait que son amusement devait aussi être dû à sa tenue, passage « obligé » pour fouler les lieux sans se prendre une avalanche de critiques, qui l’auraient amené à dégainer son arme et donc à dérouiller des Corelliens pointilleux… et donc à faire face à une montagne de problèmes lorsqu’un de ces empêcheurs de tourner en rond finirait invariablement par s’empaler par accident sur sa lame. Ces Corelliens pouvaient être tellement maladroits parfois…

Le Jedi Vert haussa les épaules avant de répondre :

- Il faut bien que je fasse quelque chose pour eux avant qu’il ne soit trop tard. Si je n’essaie pas de sauver leurs jeunes esprits de la médiocrité obtuse de certains maîtres d’ici, ils sont condamnés à la répéter à leur tour et ainsi de suite… n’est-ce d’ailleurs pas un des enfers d’une des vieilles théogonies ? Enfin, disons juste qu’ils apprécient un bon orateur quand ils en voient un, ce qui n’arrive hélas pas souvent à mon avis, s’amusa-t-il à la taquiner avec un sourire aux lèvres.

Il était cependant à moitié sérieux. La moitié des Jedi de ce temple étaient plus soporifiques qu’un cachet de Metasomnyx. Avec un peu de chance, certains de ces gamins retiendraient ses leçons et feraient de meilleurs conteurs quand ils atteindraient l’âge adulte, enfin pour ceux qui atteindraient l’âge adulte. Là aussi, ils avaient sérieusement besoin de s’entraîner s’ils ne voulaient pas finir décapités à quinze ans parce qu’ils ne feront pas le poids contre les Adeptes assoiffés de sang qu’ils trouveraient en face… Ce message là aussi, il essayait de le faire passer – et pour sa défense, le maître des Jedi Verts était plutôt réceptif – mais dès qu’il parlait d’un entraînement un peu drastique, il se prenait des lancers de fions sur la tronche sur son ancienne affiliation Sith… quelles couilles molles ils faisaient parfois…

Tandis qu’il massait ses épaules, le jeune Zar prêtait autant attention à la tension de ses nerfs qu’aux paroles qu’elle prononçait. Voilà comment il sentait bien qu’elle ne lui disait pas tout mais probablement davantage pour lui épargner ses maux que par duplicité, il connaissait bien l’animal après tout.

- Il y a pourtant plein de règles auxquelles tu déroges, vu que le cornu t’a à la bonne… mais je suppose qu’il en existe où même toi, tu ne peux pas tricher. Je serais curieux de voir ces squelettes cela dit, on a toujours besoin de renouveler la décoration dans nos quartiers. Lui glissa-t-il avec un humour qu’il ne prenait même pas la peine de dissimuler.

Ah ça, pour tourner comme un rancor en cage, elle en avait eu l’air ! C’était d’ailleurs une cage dans laquelle il n’aurait pas voulu se retrouver, surtout sans sabre laser. Le Hapien ne put retenir un rire à moitié étouffé quand elle poursuivit quant au fait de se défouler et prit le temps de reprendre sa respiration avant de répondre.

- Si tu avais besoin d’un bon coup, je n’étais pourtant pas loin… et tu sais que je n’ai jamais eu peur de chevaucher un rancor déchaîné après la mission avec le syndicat du crime pro-animalier… Rappelle-moi d’ailleurs de ne plus jamais accepter une mission où il y a autant de créatures dangereuses qui ont été entraînées à chasser des humains, d’accord ?
Allana Fern
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Re: [1495 ABY] Confidences au clair de lune (PV Dalek)

le Jeu 3 Jan - 17:53
Je dois avoir piètre allure ainsi, avec mes cheveux en désordre à peine retenus en un chignon réalisé à l'arrache, quelques mèches lui échappant, ma tenue de Jedi froissée par l'exercice, les joues rougies par l'effort et la sueur perlant de temps à autres sur mon front et en minces gouttes sur ma peau. Dans le fond, je ne suis pas aussi rigoureuse que Maître Korr ou mes pairs sur le port des habits traditionnels au sein du Temple. Je me suis déjà prise des réprimandes à quelques reprises pour être débarquée dans l'enclave Jedi de Coronet-city en tout empressement et m'être présentée en réunion du Conseil Vert.... avec des habits de pilote.

Comme je vous disais, on n'a pas toujours le luxe du temps de se changer entre deux missions et des réunions !


- Il faut bien que je fasse quelque chose pour eux avant qu’il ne soit trop tard. Si je n’essaie pas de sauver leurs jeunes esprits de la médiocrité obtuse de certains maîtres d’ici, ils sont condamnés à la répéter à leur tour et ainsi de suite… n’est-ce d’ailleurs pas un des enfers d’une des vieilles théogonies ? Enfin, disons juste qu’ils apprécient un bon orateur quand ils en voient un, ce qui n’arrive hélas pas souvent à mon avis,

- Ah, tu te souviens des points philosophiques quand ça t'arrange on dirait. Après, je ne peux pas te blâmer. La Maître des Archivistes me détromperait vigoureusement, très certainement, mais chacun ses préférences je suppose. Tant mieux s'ils ont apprécié la leçon, l'essentiel est qu'ils en tirent les enseignements qui les aideront lorsqu'ils devront se frotter au terrain et aux dangers de la galaxie. Je comprends ton point, ce n'est pas faute de l'avoir soulevé au Conseil mais les anciens ont la tête dure !


Tiens, ne se montrerait-il pas taquin à l'instant ? Un léger sourire amusé demeure sur mes lèvres, alors que je me détends un peu plus à chaque minute avec ces massages dont il avait le secret. Cela effectivement peut me rendre un peu plus vulnérable en termes de transparence, mais je sais que je n'ai rien à craindre en sa compagnie, je peux baisser un petit peu ma garde. Ses propos ne m'étonnent guère, le connaissant, et ce n'est pas la première fois dont nous discutons, de manière plus ou moins détournée, de ce sujet.

"Médiocrité obtuse"... en voilà un qui ne mâche pas ses mots ! Cela ne me surprend pas d'entendre de telles critiques de sa part, surtout que je ne peux pas toutes les réfuter. En dépit de ma présence au Conseil Vert, je demeure encore l'une des plus jeunes de l'assemblée et je ne dispose pas encore assez de "respectabilité" pour me faire entendre sans appui. C'est comme le vin d'Alderande, ça se bonifiera avec le temps.


- Il y a pourtant plein de règles auxquelles tu déroges, vu que le cornu t’a à la bonne… mais je suppose qu’il en existe où même toi, tu ne peux pas tricher. Je serais curieux de voir ces squelettes cela dit, on a toujours besoin de renouveler la décoration dans nos quartiers.


Sa remarque et son trait d'humour m'arrachent un éclat de rire franc. Je ne peux nier aucune de ses affirmations, ayant gardé une très bonne relation avec Jaylen même si nous avons aussi nos points de désaccord. Peut-être qu'un jour Dalek lui fera d'ailleurs le plaisir de cesser de l'appeler avec ce sobriquet, tout aussi affectueux soit-il, mais étonnement je n'y crois pas trop. Je ferais mon possible, cependant, ça fera peut-être économiser de la salive à certains confrères et consœurs qui me tympanisent avec le manque de respect de mon ancien élève.

Et puis, je ne serais pas corellienne si je respectais à la lettre toutes les règles, n'est-ce pas ? Ce serait contraire à mes principes.


- Si tu avais besoin d’un bon coup, je n’étais pourtant pas loin… et tu sais que je n’ai jamais eu peur de chevaucher un rancor déchaîné après la mission avec le syndicat du crime pro-animalier… Rappelle-moi d’ailleurs de ne plus jamais accepter une mission où il y a autant de créatures dangereuses qui ont été entraînées à chasser des humains, d’accord ?


Un sourire amusé se tisse plus franchement sur mes lèvres en l'entendant rire, au point qu'il ait besoin de s'interrompre un bref instant pour reprendre son souffle. Je sens moins les tiraillements musculaires avec ses bons soins, et la fatigue s'estomper quelque peu même si cela ne chasse pas complètement les idées noires qui me hantent dernièrement... mais c'est en bonne voie, un très bon début !


- Les Novices auraient été déçus que je leur arrache l'un de leurs conteurs préférés en pleine audience, voyons ! Je sais que je peux être cruelle parfois, mais quand même pas à ce point. Ah, cette épique chevauchée endiablée à dos de Rancor peu coopératif, je m'en souviens très bien oui ! Sacré bonne assiette en tout cas, tu as tenu un bon moment lors de ce rodéo.


Ca avait été assez amusant, cette mission contre un syndicat du crime pro-animalier. Beaucoup de rebondissements et de sensations fortes, même s'ils n'ont pas été très coopératifs et que cela s'est achevé en "négociation musclée". En même temps, au vu de mes talents de diplomate - ou plutôt de leur absence - on m'envoie souvent sur des planètes où l'option diplomatique n'est déjà plus une option en son sens conventionnel. Après, je feins de ne pas lire le second sens de ses propos, mais l'espièglerie dans mon regard et la facétie errant dans mes pensées doivent me trahir quelque peu auprès de lui. Je reprends la parole, mi-amusée mi-sérieuse :


- Je tâcherai de te le rappeler, la prochaine fois. Cela dit si tu n'as pas de plans ce soir, je ne suis pas fermée à "un bon coup". Cela fait un moment que nous n'avons pas pu nous exercer, après tout.


J'aurai pu être beaucoup moins politiquement correcte, mais je me méfie toujours des Novices qui errent et des insomniaques plus conservateurs qui pourraient encore ronchonner de mon mode de vie peu orthodoxe. Je ne compte cependant pas changer mes habitudes et mes pratiques de sitôt, donc va falloir qu'ils s'y fassent les vieux jeux. Je ne masque aucunement dans notre Lien de Force l'émotion associée à mon invitation, que je sais être en écho avec ce que lui-même insinuait juste avant.


- Pour revenir à nos ossements, on pourra pas les utiliser pour orner nos quartiers. Ces squelettes-là, ils sont dans ma tête et ils s'y sentent tellement bien que je n'ai pas encore réussi à les déloger. Je ne désespère pas d'y parvenir un jour, cependant.


Une manière qui se veut détachée et débonnaire d'évoquer les mauvais souvenirs, et surtout, les échos de sensations très désagréables que j'avais ressenti il y a près de quinze ans au cours de ce qui fut considéré comme l'une des plus grandes opérations militaires de la République. Je reste quelques instants silencieuse, sondant nos environs pour vérifier que nous soyons bien seuls, avant de compléter.


- Je suppose qu'on t'a déjà parlé de Lord_Over, d'une manière ou d'une autre. Je me trompe ?



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Re: [1495 ABY] Confidences au clair de lune (PV Dalek)

le Mar 8 Jan - 23:01
Était-ce vraiment l’essentiel ? Quand Dalek regardait ces enfants, il ne pouvait s’empêcher de voir le reflet d’un garçon qu’il avait été dans une autre vie, avant l’assassinat de sa mère, avant l’exécution de sa mère, avant la perte de ce qui restait de son innocence… Il y avait des choses bien pires que la mort mais n’était-ce justement pas de perdre toutes ces petites parties de son âme qui permettait de survivre ? Il l’avait cru autrefois, cru en la force des mutilations de son âme, cru que la haine des femmes et la solitude étaient ses meilleures alliées pour survivre.

Elles l’avaient été pendant un temps, jusqu’à ce que cette fichue femme ne s’insinue dans son cœur avec l’agilité d’une anguille et lui apprenne que survivre n’était pas vraiment vivre. Elle lui avait montré qu’il y avait des choses qui valaient la peine d’être vécues, la peine de risquer sa vie en laissant délibérément quelques failles dans son armure. D’un certain point de vue, il s’agissait indéniablement d’une faiblesse mais de l’autre, c’était aussi une raison de se battre plus fort, plus longtemps, plus désespérément aussi, pour vivre. Avoir quelque chose à perdre, surtout lorsque cela s’apparentait à du bonheur, était peut-être la plus grande motivation qu’il avait trouvée jusqu’ici.

Allana n’avait cependant pas besoin d’entendre ses propres pensées sombres en cet instant, ce pourquoi il esquissa un sourire sarcastique.

- A quoi cela me servirait-il d’avoir une bonne mémoire si elle n’est pas sélective ? Et puis, s’ils ont la tête si dure, tu devrais utiliser ta tête, littéralement. Je suis sûr que leurs crânes craqueraient les premiers, commenta-t-il avec amusement.

Il préférait la voir sourire ainsi et surtout sentir que ses muscles se décontractaient petit à petit sous ses doigts. Tout comme lui, c’était un risque qu’elle prenait mais un risque bien volontiers assumé pour la joie de partager des moments comme celui-ci avec quelqu’un à qui on tient.

Dalek ne put se retenir de rire ouvertement lorsqu’elle parla de sa bonne « assiette ». Force qu’il avait eu du mal à rester sur le dos de cette bestiole ! Peut-être qu’il en ferait une épreuve pour les plus jeunes : tenir le plus longtemps possible sur une machine qui essayait de les éjecter. Oh que les maîtres allaient adorer ![/color] Songea-t-il avec une joie emplie de malice.

Visiblement, ses paroles à double-sens avaient fait mouche même si elle avait vainement essayé de lui faire croire le contraire. Ses yeux la trahissaient toujours, avant même que ses paroles ne suivent.

- Des plans ? Mm voyons voir, oh oui mon agenda indique un dîner avec le Chancelier suprême, une séance de golf avec un sénateur… dans ton imagination fertile. Mes plans sont tes plans voyons et puis, je m’en voudrais que tu te mettes à rouiller par ma faute, déclara-t-il avec un amusement mêlé de malice.

L’instant de légèreté passa aussi vite qu’il était arrivé, tandis qu’elle entrouvrait légèrement la porte de ses secrets et en particulier des ombres qui la taraudaient. Difficile effectivement de pourfendre des choses immatérielles, sans existence sinon dans la mémoire ce celle qui les avait vécus. Il patienta jusqu’à ce qu’elle soit prête à poursuivre et acquiesça simplement lorsqu’elle évoqua l’opération Lord_Over. Il avait douze ou treize ans lorsqu’elle avait eu lieu, si sa mémoire ne lui faisait pas défaut.

- J’en ai entendu parler en effet, j’étudiais encore comme novice à l’Académie de Korriban à l’époque. C’était une très grosse opération républicaine de mémoire et sa plus grande percée dans l’espace du Consortium. Les dirigeants de l’académie s’étaient demandés d’ailleurs jusqu’où ils iraient… Tu y as participé ?
Allana Fern
Maître des Jedi Verts
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Re: [1495 ABY] Confidences au clair de lune (PV Dalek)

le Sam 12 Jan - 19:13
Je me fige quelques instants en percevant quelque chose émaner de la présence de Dalek. C'est un peu comme une fausse note dans un air jusque lors irréprochable, une portée brutale et rapide dans une ballade lyrique. Ou plus simplement, c'est comme une bourrasque soudaine sous un temps dégagé, une fraîcheur humide qui fait pressentir la pluie au loin. Je tourne légèrement ma tête pour l'observer du coin de l'œil, préoccupée par la mélancolie qui se dégageait de mon compagnon. Je la ressent de temps à autres bien sûr, sans qu'il ne le sache vraiment, mais cela faisait un moment que je ne l'avais pas perçue ainsi. Je me tends un petit peu plus inconsciemment alors que sa souffrance sourde m'affecte sans qu'il ne s'en rende compte. Je tâche de me ressaisir et redresse légèrement mes boucliers mentaux, autant que je le puisse sans me couper de lui et sans qu'il ne s'en aperçoive, enfin je l'espère.

Cela étant dit, je n'en ai finalement pas besoin comme il se ressaisit rapidement. Je les abaisse alors avec précaution quand je perçois un sentiment plus positif, que je crois être de l'espoir, éclairer sa présence comme une éclaircie perce la grisaille des cumulus.


- A quoi cela me servirait-il d’avoir une bonne mémoire si elle n’est pas sélective ? Et puis, s’ils ont la tête si dure, tu devrais utiliser ta tête, littéralement. Je suis sûr que leurs crânes craqueraient les premiers,


Son humour et son sarcasme vibrent dans la Force autant que le timbre amusé de sa voix alors emplie de sarcasme. Sarcasme et amusement, deux de ses moyens habituels pour dissimuler des pensées plus sombres, mais je n'insiste pas. Il s'ouvrira à moi dessus quand il le souhaitera, je souhaite toujours respecter sa sphère privée autant que je le puisse avec mon Don.


- C'est qu'il en est fier en plus, le bougre ! En même temps, je fais un peu pareil aussi. Moi, la tête dure ? Pas tant que cela, quand même. Tu exagères. Je tiens juste mes positions quand je l'estime nécessaire, c'est tout.


Je m'esclaffe de rire cela étant dit, mon sérieux ne dure pas plus que quelques secondes. Je feins d'être contrariée, mais ça m'amuse plus qu'autre chose et surtout, j'assume parfaitement ma force de caractère, qui me vient de mes racines corelliennes et du sang des Fern qui coule dans mes veines. S'il y a bien quelque chose qui nous réunit, mes parents, mes deux frères et moi, c'est l'entêtement, le fait d'être butés.

L'atmosphère se détend de nouveau, reprenant cette ambiance bon enfant et relaxée qui nous caractérise quand aucune urgence ni sujet d'importance ne viennent occuper nos pensées. La sensation de ses doigts parcourant le haut de mon dos et de mes épaules pour détendre mes muscles est apaisante et très agréable, ce pourquoi je ferme les yeux quelques instants pour la savourer davantage tout en appréciant son éclat de rire. Rien de tel qu'un brin d'humour pour détendre une atmosphère chargée ou une discussion trop sombre.

L'anecdote avec les rancors fonctionne toujours. On a eu un beau rush d'adrénaline et de sacrés sueurs froides pendant la mission, mais ça fait partie des histoires qu'on aime bien raconter et se rappeler de temps à autres, des aventures moins fameuses mais spectaculaires en soit. Je n'arrive pas à dissimuler ma curiosité grandissante quand je sens la chaleur de sa joie et de sa pétillante malice dans la Force. Je pourrais presque entrevoir les rouages de son cerveau se mettre en route, tant je le connais. Un sourire amusé fleurit sur mes lèvres.


- Je sens que tu as une idée derrière la tête. Allez, dis-moi de quoi il retourne. Ca te brûle les lèvres, hein.


La malice et l'amusement reviennent orner ses paroles alors que nous nous amusons à tourner autour de cet attrait mutuel pleinement assumé par nous deux. Le politiquement correct nous a toujours fait marrer, et c'est assez amusant de jouer avec lui comme un chat jouerait avec une souris ou un oiseau. Le caresser, le relâcher, le chasser, lui tourner autour... pour mieux le pourfendre quand il ne s'y attend pas.


- Des plans ? Mm voyons voir, oh oui mon agenda indique un dîner avec le Chancelier suprême, une séance de golf avec un sénateur… dans ton imagination fertile. Mes plans sont tes plans voyons et puis, je m’en voudrais que tu te mettes à rouiller par ma faute.


Je ronronnerais presque de contentement tant ses massages me font un bien fou, après toute la tension accumulée ces derniers temps et celle rassemblée par l'intensité de l'entraînement auquel je viens de me livrer. Je dors assez mal en plus en ce moment, ce qui me rends d'autant grognonne et impatiente de temps à autres. Je ne retiens pas un léger ricanement à la mention d'un dîner avec le Chancelier Suprême et de la séance de golf avec un sénateur. Dalek Zar avec des politiciens ? C'est encore plus improbable que moi en politique ! C'est dire.

Il n'empêche que ce serait assez cocasse, et je m'amuse à essayer de m'imaginer les deux scènes. Cocasse et absurde, ce sont les mots.


- Mm... le reste de la nuit, dans nos quartiers, après une bonne douche chaude et un bon repas, en la meilleure des compagnies. Voilà qui est une perspective des plus... plaisantes, et une très bonne idée.


Hélas, ce petit moment des plus sympathiques se retrouve assombri par des images moins plaisantes. D'un autre côté, je ne sais pas si la situation se présentera de nouveau, et vu comment tourne la galaxie en ce moment, c'est peut-être le bon moment d'en parler. Je ne sais pas ce qui peut m'advenir, et j'aimerai éviter des situations inconfortables qui pourraient tous deux nous causer beaucoup de torts. Je commence donc à lancer le délicat sujet de la "plus grande opération jamais organisée par la République", et il ne tarde pas à me répondre.


- J’en ai entendu parler en effet, j’étudiais encore comme novice à l’Académie de Korriban à l’époque. C’était une très grosse opération républicaine de mémoire et sa plus grande percée dans l’espace du Consortium. Les dirigeants de l’académie s’étaient demandés d’ailleurs jusqu’où ils iraient… Tu y as participé ?

- Yep, j'avais 19 piges et j'étais encore Padawan de Jaylen. Ah ça, ça a fait du bruit. Un sacré bordel, des pétarades partout, des rixes à qui veut qui voilà... et une sacré boucherie aussi. C'était vraiment pas joli à voir, tu peux me croire. Je suis rodée aux batailles, et pourtant j'ai jamais vu un charnier pareil. Je pèse mes mots. Corran était de la partie aussi, ainsi que mon vieux, Gilad.


Gilad... un mot que je n'avais pas mentionné depuis une éternité. Un mot qui est tantôt tabou, tantôt difficile entre Corran et moi, un mot qui assombrit Hal et qui rend ma mère maussade. Un mot qui me permet de mettre de la distance informelle avec lui, pour me préserver. Mon expression se fait plus sombre et mon regard plus peiné alors que je me redresse et observe la pénombre du plafond, haussant les épaules.


- Personne n'en est revenu indemne, je pense. Il y avait des horreurs, des souffrances semées sur les mondes annexés par le Consortium telles que tu ne peux pas te représenter, Dalek. Tu ne peux pas les imaginer, à moins de les avoir vues de tes propres yeux. Les mœurs sur Dromund Kaas souffrent de la comparaison, aussi ignobles et sombres puissent-elles être.


D'une voix en apparence tout à fait calme et posée, je finis par reprendre après quelques minutes de silence pavé de douloureux souvenirs tandis que l'une de mes mains effleure distraitement le haut de ma chemise Jedi au niveau du sternum.


- L'Ordre y a laissé, comme tout le monde, pas mal de morts... dont Gilad. C'était une sensation très.... désagréable, douloureuse, voire insupportable de sentir ces gens que je connaissais, plus ou moins bien, crever plus ou moins vite. Insupportable.


Des uns, ignares de ma condition, appelleraient ça le syndrome du survivant. Maintenant, je sais que ce fut le premier contre-coup très douloureux du talent inné que je n'avais pas demandé. La souffrance ressentie, je la perçois encore parfois jusque dans mes os et les tréfonds de mon esprit et de ma mémoire, tantôt sourde tantôt vive. Et ces squelettes là, je ne peux pas les trancher avec mon sabre-laser. Je me ferme quelques instants, baissant ma tête, le regard perdu dans le vide et les muscles très tendus par ces réminiscences déplaisantes.



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Re: [1495 ABY] Confidences au clair de lune (PV Dalek)

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