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Allana Fern
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le Lun 17 Déc - 22:19
Près d'une demi-décennie s'est écoulée depuis mon retour à Coronet-city, sans que je ne vois le temps s'écouler. Cela fait désormais quelques mois que j'ai fini la formation de Dalek aux arts des Jedi Verts, et que ce dernier a été adoubé Chevalier Jedi corellien après un notoire succès à ses Épreuves. Me voici désormais élevée au rang de Maître Jedi Vert, la troisième Maître Fern depuis deux ou trois générations au sein de ma famille. C'est assez beau, quand on y pense. Ce n'est pas tous les jours que ma famille a pu s'enorgueillir d'avoir pu élever trois Maître Jedi Verts sur deux générations successives, dont deux encore en vie.

Gilad aurait été ravi de l'apprendre je pense, s'il avait pu être des nôtres en ce jour.

Il est assez glaçant de se dire que près de quinze ans se sont écoulés depuis l'opération Lord_Over. Quinze ans que mon frère aîné Corran s'était retrouvé chef de famille, quinze ans que Hal était orphelin de père, sans l'avoir connu. Cela va faire un peu moins de dix ans que j'ai fait la connaissance de celui qui a d'abord été mon mentor avant de devenir mon élève, dont j'ai été l'apprentie avant d'être l'enseignante. L'expérience a été plutôt enrichissante, bien que parsemée de dangers et d'épreuves.

Intéressante interversion des positions, n'est-ce pas ? Sans mauvais jeu de mots, bien sûr !

L'exercice m'aide à rester concentrée et à me détourner des distractions et des mauvais souvenirs. Généralement, quand je n'arrive pas m'endormir parce que j'ai le blues ou des pensées trop noires à l'esprit, je vais m'entraîner, à pas d'heure s'il le faut ! J'avoue que quand je suis en mission ou en compagnie de proches ou de connaissances, je n'y pense pas trop. Il n'y a pas vraiment le temps de se morfondre sur le terrain, si on tient un tant soit peu à sa peau et, plus simplement, à sa vie. Mais ça revient au galop, ces saletés de pensées.

Le souffle chaud d'un tir qui frôle ma cheville me rappelle à l'ordre et m'oblige à esquiver d'un bond, avant de repartir dans une danse folle.

Les lames d'un vert légèrement plus clair illuminent en courts faisceaux lumineux la pénombre de la pièce, à peine éclairée par la lueur des écrans de la salle d'entraînement que j'utilise. Leur éclat blafard souligne la clarté de mon teint, bien que rougi par l'effort consacré à se battre contre près de cinq sphères d'entraînement à l'un des niveaux les plus difficiles, même pour des bretteurs éprouvés, et dessine les perles de sueurs qui serpentent depuis mon front et sur mes bras. Mes cheveux auburns sont rassemblés en un court chignon élaboré à la hâte, quelques rares mèches rebelles encadrant mon visage et ondulant comme des serpentins pourpres au rythme de mes mouvements.

Á peine mes pieds touchent-ils terre que je dois repartir de nouveau, me plongeant tantôt dans les arts du Djem So, quand je me porte à l'attaque, tantôt dans les bras du Soresu, quand je me replie plus sur la défensive et la contre-attaque, tentant de prendre de court les sphères et de surprendre leur intelligence artificielle qui s'adapte et apprend de mes mouvements. Je dois être imprévisible, rapide, implacable !

Je dois faire honneur au surnom que l'on m'a prêté. Je dois être l'Éclair Vert, qui s'abat sans prévenir.

Comme la lame verte qui renvoie d'un geste sec et précis le tir de l'une des sphères en plein dans l'une de ses zones sensibles et la désactive, la faisant choir à la terre dans un son métallique qui résonne dans le silence de la pièce, percé par les sifflements de mes lames et des tirs des sphères d'entraînement. Cela étant dit, j'ai perdu de la synchronisation que j'avais au début entre mon esprit et mon corps, je sens des décalages fâcheux qui me mettent en difficulté. Une distraction de plus, et les sphères infernales me dameront la victoire.

Je ne peux pas perdre cependant. Pas alors que la course à l'armement reprend, pas alors que je commence à trouver ma place dans tout ce bordel galactique et que Jaylen compte me confier encore des missions impossibles et autres casses-pipe dont je raffole tant.

La cadence s'accélère tout à coup, les sphères ont du se hisser au niveau maximal de difficulté. Les choses sérieuses commencent !

Et pourtant mon esprit vagabonde une fois de plus. Je tente de me ressaisir, sans pour autant écouter ma frustration par rapport à mon incapacité à me concentrer autant que je ne le souhaiterai, à écouter la Force et suivre mon instinct autant que je ne le devrais.

Plusieurs longues minutes plus tard, je perds la notion du temps, essayant de chasser les souvenirs de Lord_Over et les horreurs que j'ai pu y voir, qui me hantent encore quinze ans plus tard, de même que la sensation de perte terrible que j'ai ressenti à la disparition de mon père Gilad. La première fois que mon Don d'Empathie de Force s'est fait ressentir, intensément et douloureusement.

Je me souviens.

Je me souviens des bâtiments effondrés, et des corps que l'on croisait, au sol ou ailleurs. Je me souviens de la puanteur, de l'humidité, du froid et de la moiteur, de la pestilence de la putréfaction. Des tirs qui jaillissaient dans tous les sens, des ombres qui fondaient sur nous, certaines arborant fièrement des sabres-laser rouges. Du sang, des brûlures, du sifflement des tirs et des grenades, où l'instinct parlait plus que la raison. Je me souviens de complexes obscurs, où des expériences obscènes et innommables avaient dû être menées sur des civils.

Je me souviens !

Pas du tir qui vient me rappeler à l'ordre, me brûlant légèrement au poignet et me surprenant, me retirant mon sabre-laser qui s'éteint aussitôt et choit contre le sol. Paniquée et rappelée un peu brutalement à la réalité, je m'abaisse aussitôt pour éviter une autre salve de tirs, avant de prendre appui sur ma main et de m'écarter sur le côté, contrainte à esquiver en une folle danse. Pourquoi n'ai-je pas été attentive aux enseignements communs et n'ai-je pas appris la Déflexion de Force ? Oh si. La réponse est simple : j'étais stupide, et orgueilleuse. Puisant dans la Vitesse de Force et l'Esprit de Bataille, je parviens à me rétablir et à saisir mon sabre-laser pour reprendre la bataille. Je finis par vaincre les sphères, mais je suis éreintée. Bien plus épuisée que je n'aurais dû l'être, si j'avais été plus attentive.

Je mets paresseusement fin à la simulation de combat d'un geste de la main à la console, avant de m'effondrer sur la première chaise venue. Mon regard se perd un instant vers la fenêtre, qui laissait voir le velours sombre de la nuit, éclairé par le clair de lune.

Je déteste être insomniaque.

Cependant, je ressens bientôt vaguement une présence en approche dans ma direction. Sans doute un Maitre ou un Chevalier à cette heure, mais je m'en moque. J'ai le droit d'être ici, même à une heure impossible. Je ne pourrais me plaindre qu'à moi-même de la fatigue.


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le Mer 19 Déc - 21:49
- …et c’est comme ça que Maître Fern et moi nous sommes tirés de ce nid de gundark avec l’ambassadeur. Il s’était pissé dessus… pardon, il avait quelque peu défailli mais il était relativement indemne. Le sommet a pu reprendre le lendemain et la crise s’en est finie comme ça.

Les initiés étaient complètement pendus à ses lèvres tandis qu’il finissait son histoire. En théorie, chaque chevalier Jedi devait partager son expérience du terrain au moins une fois par permission, voire davantage si la permission durait plus d’une semaine. Techniquement, Dalek partageait effectivement ses expériences mais il le faisait davantage à la façon d’un conteur plutôt que d’un drone monotone, comme d’autres Jedi le faisaient de manière absolument soporifique… Etonnement, il faisait toujours le plein d’initiés pour ses séances.

Tandis qu’il les renvoyait dans leurs quartiers pour se brosser les dents et se coucher, le Jedi Vert se mit à déambuler dans les couloirs du temple. Cela faisait plusieurs années qu’il vivait au temple corellien mais il ne pouvait s’empêcher de continuer à le comparer avec Korriban encore aujourd’hui. Là où le temple Sith avait manifesté une atmosphère oppressante et électrique, poussant à l’affrontement et à l’action en permanence, le temple des Jedi Verts respirait une certaine quiétude et de façon assez surprenante de prime abord, une grande gaieté. Contrairement aux apprentis Sith, les initiés ne passaient pas leur temps à constamment se combattre pour asseoir leur supériorité mais apprenaient au contraire à agir de concert, comme une équipe. Il leur arrivait de s’amuser aussi et de jouer comme des enfants. Avant Corellia, Dalek n’avait plus vu d’enfants vraiment innocents depuis les nobles de Hapès dans sa propre enfance…

Le Hapien avait conscience de ne pas rentrer dans le même moule que la plupart des autres Jedi, même si les Corelliens étaient plus flexibles que leurs cousins traditionalistes. Son parcours était cependant considéré comme beaucoup plus… chaotique et il voyait bien les regards désapprobateurs de certains maîtres, en présence de qui il s’arrangeait toujours pour lâcher des vents aussi silencieux et létaux que des assassins. Au moins, il leur donnait une bonne raison de froncer le nez et les sourcils dans ces moments-là et ces coincés auraient été bien en peine de dire quoi que ce soit !

Ses déambulations l’amenèrent jusque dans les salles d’entraînement au sabre laser. Allana s’y exerçait avec abandon mais il ressentit assez vite que son esprit s’était bien éloigné de l’instant présent qu’elle fit quelques erreurs, qu’elle rattrapa vite. Dalek attendit qu’elle ait désactivé la simulation de combat pour sortir de l’ombre, tapant mollement et lentement dans ses mains avec un sourire amusé aux lèvres.

- Eh bien, tu arrives à donner des rebondissements à un entraînement solitaire...

Il se rapprocha de la chaise où elle s'était assise et lui tendit une gourde d’eau pleine avant de passer derrière elle. Faisant d’abord craquer ses doigts, il posa ensuite ses mains sur ses épaules et entreprit de les masser avec lenteur et fermeté.

- Tu veux me dire ce contre quoi tu te battais vraiment ? Cela avait l’air assez intense pour te faire perdre jusqu’à tes réflexes pourtant bien conditionnés.
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le Dim 23 Déc - 18:10
Si j'aime la compagnie d'autrui et plus encore être bien accompagnée, je peux apprécier des moments plus calme, comme présentement. Je me suis toujours sentie à mon aise dans les salles d'entraînement, bien plus qu'en salle du Conseil. Je m'y sens plus à ma place, plus sereine paradoxalement, qu'assise à écouter et contribuer à d'interminables débats qui ne me passionnent pas toujours, surtout quand ils sont interminables.

Je ne dis pas que ces réunions sont dépourvues de toute utilité, attention ! Ne déformez pas mes propos. Souvent elles sont précieuses pour s'informer et se coordonner, mais je n'ai jamais été une grande diplomate dans le sens le plus répandu du terme et la politique ne me botte pas trop. Là dessus, je laisse bien volontiers Jaylen gérer ces points-là envers Tython, la République et le gouvernement républicain. Gérer les fortes têtes de l'armée me convient tout à fait.

Me vider la tête par l'exercice me fait un bien fou. Tout en percevant la fatigue de mon corps échauffé, je ressens aussi le calme intérieur qu'il m'a apporté… aussi incomplet soit-il.

Un claquement de mains derrière moi me fait pivoter vivement la chaise pour faire face à sa provenance, avant de distinguer une silhouette qui se détache rapidement des ombres avec un sourire amusé tissé sur ses lèvres. Avant même de bien voir ses traits, je sais déjà de qui il s'agit en percevant sa présence dans la Force, qui m'est désormais plus que familière.


- Eh bien, tu arrives à donner des rebondissements à un entraînement solitaire...


Un sourire échappe à mes lèvres alors qu'il s'approche, amusée de le voir revêtu des vêtements traditionnels des Jedi corelliens. Ainsi donc, il n'avait pas encore eu le temps de se changer depuis sa séance d'histoire avec les Novices, qui raffolent ses récits de retour de missions.


- Il le faut bien, rien de plus néfaste que la routine ! Enfin libéré des Novices ? Tu as sacrément la cote avec eux ! Je suis sûre que tu feras un bon mentor un jour. Ce n'est pas toi qui m'avait dit vouloir former une nouvelle génération de Jedi, « plus flexibles » ?


Autant ne pas l'inquiéter plus que de raison. Ce cher hapien désormais bien intégré dans la culture corellienne est souvent plus perspicace que de raison. Je m'amuse et me sens assez fière de le voir ainsi revêtu de la tenue traditionnelle des Jedi Verts, sachant l'occasion fort rare. Il est en effet plus habituel de le voir habillé de ses habituels ensembles noirs, dont la coupe était aussi plus civile.

Je ne me sens pas menacée alors qu'il glisse dans mon dos, après m'avoir lancé une gourde d'eau pleine, et lui sourit avec reconnaissance pour le remercier. Toute à mes préoccupations, je n'ai pas songé à prendre de quoi me réhydrater dans les appartements. Je ne m'inquiète pas alors qu'il craque ses doigts et profite volontiers de l'interlude pour boire avec délice l'eau fraîche.


- Tu veux me dire ce contre quoi tu te battais vraiment ? Cela avait l’air assez intense pour te faire perdre jusqu’à tes réflexes pourtant bien conditionnés.


Je me détends tout de suite un peu plus alors que ses mains se posent sur mes épaules et ne commencent à les masser avec un art certain. Fermant un instant les yeux pour savourer la plaisante sensation de décontraction que ses gestes m'apportent, je prends le temps de considérer sa réponse quelques secondes. Contre quoi me battais-je bien exactement ? Les horreurs de la guerre ? Les contrecoups désagréables de mon Don de Force ? Les regrets autour de mon père et de sa disparition au cours de Lord_Over ? La question est encore plus bonne que je ne le pensais.


- Des squelettes dissimulés dans mes placards ! Plus sérieusement, rien de bien grave Dalek. Quelques distractions, des souvenirs pas toujours très glamours. Tout le monde en a, je ne déroge pas à la règle.


Je n'ai jamais parlé de mon Don de Force autour de l'Empathie, tant par pudeur que par désir de réduire autant que possible les fuites éventuelles et risquer ainsi de donner une faille qui pourrait être exploitée par mes ennemis. Seuls quelques rares membres de mon entourage proche – à savoir, Jaylen, un ancien instructeur doté du même don et Corran – sont au courant de son existence, à l'époque où je n'ai guère pu le dissimulé lorsqu'il m'a frappée de plein fouet suite à Lord_Over.

J'aime assez ces moments où nous pouvons être nous-mêmes, dans un espace calme et déserté, et retrouver cette intime complicité. C'est l'une des nombreuses raisons pour lesquelles je suis contente d'être une Jedi Verte plutôt que l'une de nos cousins plus traditionnels de Tython. Je peux vivre comme bon me semble, avec qui j'ai envie, sans être jugée de quelque manière que ce soit. Dans les règles, ce n'est plus interdit depuis des lustres, mais les mentalités des gens évoluent lentement…


- Et plutôt que de tourner en rond comme un rancor en cage à ruminer tout cela, je préfère aller me défouler un bon coup. Rien de tel que l'exercice pour se recentrer.


Je lui souris d'un air rassurant, Je n'ai pour ainsi dire aucun secret pour lui, nous avions basé notre relation renouée sur ce principe... à l'exception de mon empathie, ne sachant pas trop comment lui en parler ni comment il le prendrait. Et au vu de l'importance notoire que Dalek a pris dans mon existence, je ne suis pas sûre de vouloir mettre en péril notre relation par cet aspect qui échappe en partie à mon contrôle, en dépit de mes entraînements et de mes efforts. Là, je veux juste profiter de l'instant présent, pour m'éloigner du passé.


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le Mer 2 Jan - 21:23
Dalek préférait la voir sourire ainsi plutôt que perdue dans ses pensées face à des adversaires que malheureusement, l’ancien Sith n’était pas en mesure d’occire d’un bon coup de sabre laser ou d’une double décharge de ses fusils blasters. Il se doutait que son amusement devait aussi être dû à sa tenue, passage « obligé » pour fouler les lieux sans se prendre une avalanche de critiques, qui l’auraient amené à dégainer son arme et donc à dérouiller des Corelliens pointilleux… et donc à faire face à une montagne de problèmes lorsqu’un de ces empêcheurs de tourner en rond finirait invariablement par s’empaler par accident sur sa lame. Ces Corelliens pouvaient être tellement maladroits parfois…

Le Jedi Vert haussa les épaules avant de répondre :

- Il faut bien que je fasse quelque chose pour eux avant qu’il ne soit trop tard. Si je n’essaie pas de sauver leurs jeunes esprits de la médiocrité obtuse de certains maîtres d’ici, ils sont condamnés à la répéter à leur tour et ainsi de suite… n’est-ce d’ailleurs pas un des enfers d’une des vieilles théogonies ? Enfin, disons juste qu’ils apprécient un bon orateur quand ils en voient un, ce qui n’arrive hélas pas souvent à mon avis, s’amusa-t-il à la taquiner avec un sourire aux lèvres.

Il était cependant à moitié sérieux. La moitié des Jedi de ce temple étaient plus soporifiques qu’un cachet de Metasomnyx. Avec un peu de chance, certains de ces gamins retiendraient ses leçons et feraient de meilleurs conteurs quand ils atteindraient l’âge adulte, enfin pour ceux qui atteindraient l’âge adulte. Là aussi, ils avaient sérieusement besoin de s’entraîner s’ils ne voulaient pas finir décapités à quinze ans parce qu’ils ne feront pas le poids contre les Adeptes assoiffés de sang qu’ils trouveraient en face… Ce message là aussi, il essayait de le faire passer – et pour sa défense, le maître des Jedi Verts était plutôt réceptif – mais dès qu’il parlait d’un entraînement un peu drastique, il se prenait des lancers de fions sur la tronche sur son ancienne affiliation Sith… quelles couilles molles ils faisaient parfois…

Tandis qu’il massait ses épaules, le jeune Zar prêtait autant attention à la tension de ses nerfs qu’aux paroles qu’elle prononçait. Voilà comment il sentait bien qu’elle ne lui disait pas tout mais probablement davantage pour lui épargner ses maux que par duplicité, il connaissait bien l’animal après tout.

- Il y a pourtant plein de règles auxquelles tu déroges, vu que le cornu t’a à la bonne… mais je suppose qu’il en existe où même toi, tu ne peux pas tricher. Je serais curieux de voir ces squelettes cela dit, on a toujours besoin de renouveler la décoration dans nos quartiers. Lui glissa-t-il avec un humour qu’il ne prenait même pas la peine de dissimuler.

Ah ça, pour tourner comme un rancor en cage, elle en avait eu l’air ! C’était d’ailleurs une cage dans laquelle il n’aurait pas voulu se retrouver, surtout sans sabre laser. Le Hapien ne put retenir un rire à moitié étouffé quand elle poursuivit quant au fait de se défouler et prit le temps de reprendre sa respiration avant de répondre.

- Si tu avais besoin d’un bon coup, je n’étais pourtant pas loin… et tu sais que je n’ai jamais eu peur de chevaucher un rancor déchaîné après la mission avec le syndicat du crime pro-animalier… Rappelle-moi d’ailleurs de ne plus jamais accepter une mission où il y a autant de créatures dangereuses qui ont été entraînées à chasser des humains, d’accord ?
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le Jeu 3 Jan - 17:53
Je dois avoir piètre allure ainsi, avec mes cheveux en désordre à peine retenus en un chignon réalisé à l'arrache, quelques mèches lui échappant, ma tenue de Jedi froissée par l'exercice, les joues rougies par l'effort et la sueur perlant de temps à autres sur mon front et en minces gouttes sur ma peau. Dans le fond, je ne suis pas aussi rigoureuse que Maître Korr ou mes pairs sur le port des habits traditionnels au sein du Temple. Je me suis déjà prise des réprimandes à quelques reprises pour être débarquée dans l'enclave Jedi de Coronet-city en tout empressement et m'être présentée en réunion du Conseil Vert.... avec des habits de pilote.

Comme je vous disais, on n'a pas toujours le luxe du temps de se changer entre deux missions et des réunions !


- Il faut bien que je fasse quelque chose pour eux avant qu’il ne soit trop tard. Si je n’essaie pas de sauver leurs jeunes esprits de la médiocrité obtuse de certains maîtres d’ici, ils sont condamnés à la répéter à leur tour et ainsi de suite… n’est-ce d’ailleurs pas un des enfers d’une des vieilles théogonies ? Enfin, disons juste qu’ils apprécient un bon orateur quand ils en voient un, ce qui n’arrive hélas pas souvent à mon avis,

- Ah, tu te souviens des points philosophiques quand ça t'arrange on dirait. Après, je ne peux pas te blâmer. La Maître des Archivistes me détromperait vigoureusement, très certainement, mais chacun ses préférences je suppose. Tant mieux s'ils ont apprécié la leçon, l'essentiel est qu'ils en tirent les enseignements qui les aideront lorsqu'ils devront se frotter au terrain et aux dangers de la galaxie. Je comprends ton point, ce n'est pas faute de l'avoir soulevé au Conseil mais les anciens ont la tête dure !


Tiens, ne se montrerait-il pas taquin à l'instant ? Un léger sourire amusé demeure sur mes lèvres, alors que je me détends un peu plus à chaque minute avec ces massages dont il avait le secret. Cela effectivement peut me rendre un peu plus vulnérable en termes de transparence, mais je sais que je n'ai rien à craindre en sa compagnie, je peux baisser un petit peu ma garde. Ses propos ne m'étonnent guère, le connaissant, et ce n'est pas la première fois dont nous discutons, de manière plus ou moins détournée, de ce sujet.

"Médiocrité obtuse"... en voilà un qui ne mâche pas ses mots ! Cela ne me surprend pas d'entendre de telles critiques de sa part, surtout que je ne peux pas toutes les réfuter. En dépit de ma présence au Conseil Vert, je demeure encore l'une des plus jeunes de l'assemblée et je ne dispose pas encore assez de "respectabilité" pour me faire entendre sans appui. C'est comme le vin d'Alderande, ça se bonifiera avec le temps.


- Il y a pourtant plein de règles auxquelles tu déroges, vu que le cornu t’a à la bonne… mais je suppose qu’il en existe où même toi, tu ne peux pas tricher. Je serais curieux de voir ces squelettes cela dit, on a toujours besoin de renouveler la décoration dans nos quartiers.


Sa remarque et son trait d'humour m'arrachent un éclat de rire franc. Je ne peux nier aucune de ses affirmations, ayant gardé une très bonne relation avec Jaylen même si nous avons aussi nos points de désaccord. Peut-être qu'un jour Dalek lui fera d'ailleurs le plaisir de cesser de l'appeler avec ce sobriquet, tout aussi affectueux soit-il, mais étonnement je n'y crois pas trop. Je ferais mon possible, cependant, ça fera peut-être économiser de la salive à certains confrères et consœurs qui me tympanisent avec le manque de respect de mon ancien élève.

Et puis, je ne serais pas corellienne si je respectais à la lettre toutes les règles, n'est-ce pas ? Ce serait contraire à mes principes.


- Si tu avais besoin d’un bon coup, je n’étais pourtant pas loin… et tu sais que je n’ai jamais eu peur de chevaucher un rancor déchaîné après la mission avec le syndicat du crime pro-animalier… Rappelle-moi d’ailleurs de ne plus jamais accepter une mission où il y a autant de créatures dangereuses qui ont été entraînées à chasser des humains, d’accord ?


Un sourire amusé se tisse plus franchement sur mes lèvres en l'entendant rire, au point qu'il ait besoin de s'interrompre un bref instant pour reprendre son souffle. Je sens moins les tiraillements musculaires avec ses bons soins, et la fatigue s'estomper quelque peu même si cela ne chasse pas complètement les idées noires qui me hantent dernièrement... mais c'est en bonne voie, un très bon début !


- Les Novices auraient été déçus que je leur arrache l'un de leurs conteurs préférés en pleine audience, voyons ! Je sais que je peux être cruelle parfois, mais quand même pas à ce point. Ah, cette épique chevauchée endiablée à dos de Rancor peu coopératif, je m'en souviens très bien oui ! Sacré bonne assiette en tout cas, tu as tenu un bon moment lors de ce rodéo.


Ca avait été assez amusant, cette mission contre un syndicat du crime pro-animalier. Beaucoup de rebondissements et de sensations fortes, même s'ils n'ont pas été très coopératifs et que cela s'est achevé en "négociation musclée". En même temps, au vu de mes talents de diplomate - ou plutôt de leur absence - on m'envoie souvent sur des planètes où l'option diplomatique n'est déjà plus une option en son sens conventionnel. Après, je feins de ne pas lire le second sens de ses propos, mais l'espièglerie dans mon regard et la facétie errant dans mes pensées doivent me trahir quelque peu auprès de lui. Je reprends la parole, mi-amusée mi-sérieuse :


- Je tâcherai de te le rappeler, la prochaine fois. Cela dit si tu n'as pas de plans ce soir, je ne suis pas fermée à "un bon coup". Cela fait un moment que nous n'avons pas pu nous exercer, après tout.


J'aurai pu être beaucoup moins politiquement correcte, mais je me méfie toujours des Novices qui errent et des insomniaques plus conservateurs qui pourraient encore ronchonner de mon mode de vie peu orthodoxe. Je ne compte cependant pas changer mes habitudes et mes pratiques de sitôt, donc va falloir qu'ils s'y fassent les vieux jeux. Je ne masque aucunement dans notre Lien de Force l'émotion associée à mon invitation, que je sais être en écho avec ce que lui-même insinuait juste avant.


- Pour revenir à nos ossements, on pourra pas les utiliser pour orner nos quartiers. Ces squelettes-là, ils sont dans ma tête et ils s'y sentent tellement bien que je n'ai pas encore réussi à les déloger. Je ne désespère pas d'y parvenir un jour, cependant.


Une manière qui se veut détachée et débonnaire d'évoquer les mauvais souvenirs, et surtout, les échos de sensations très désagréables que j'avais ressenti il y a près de quinze ans au cours de ce qui fut considéré comme l'une des plus grandes opérations militaires de la République. Je reste quelques instants silencieuse, sondant nos environs pour vérifier que nous soyons bien seuls, avant de compléter.


- Je suppose qu'on t'a déjà parlé de Lord_Over, d'une manière ou d'une autre. Je me trompe ?


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[1495 ABY] Confidences au clair de lune (PV Dalek) Empty Re: [1495 ABY] Confidences au clair de lune (PV Dalek)

le Mar 8 Jan - 23:01
Était-ce vraiment l’essentiel ? Quand Dalek regardait ces enfants, il ne pouvait s’empêcher de voir le reflet d’un garçon qu’il avait été dans une autre vie, avant l’assassinat de sa mère, avant l’exécution de sa mère, avant la perte de ce qui restait de son innocence… Il y avait des choses bien pires que la mort mais n’était-ce justement pas de perdre toutes ces petites parties de son âme qui permettait de survivre ? Il l’avait cru autrefois, cru en la force des mutilations de son âme, cru que la haine des femmes et la solitude étaient ses meilleures alliées pour survivre.

Elles l’avaient été pendant un temps, jusqu’à ce que cette fichue femme ne s’insinue dans son cœur avec l’agilité d’une anguille et lui apprenne que survivre n’était pas vraiment vivre. Elle lui avait montré qu’il y avait des choses qui valaient la peine d’être vécues, la peine de risquer sa vie en laissant délibérément quelques failles dans son armure. D’un certain point de vue, il s’agissait indéniablement d’une faiblesse mais de l’autre, c’était aussi une raison de se battre plus fort, plus longtemps, plus désespérément aussi, pour vivre. Avoir quelque chose à perdre, surtout lorsque cela s’apparentait à du bonheur, était peut-être la plus grande motivation qu’il avait trouvée jusqu’ici.

Allana n’avait cependant pas besoin d’entendre ses propres pensées sombres en cet instant, ce pourquoi il esquissa un sourire sarcastique.

- A quoi cela me servirait-il d’avoir une bonne mémoire si elle n’est pas sélective ? Et puis, s’ils ont la tête si dure, tu devrais utiliser ta tête, littéralement. Je suis sûr que leurs crânes craqueraient les premiers, commenta-t-il avec amusement.

Il préférait la voir sourire ainsi et surtout sentir que ses muscles se décontractaient petit à petit sous ses doigts. Tout comme lui, c’était un risque qu’elle prenait mais un risque bien volontiers assumé pour la joie de partager des moments comme celui-ci avec quelqu’un à qui on tient.

Dalek ne put se retenir de rire ouvertement lorsqu’elle parla de sa bonne « assiette ». Force qu’il avait eu du mal à rester sur le dos de cette bestiole ! Peut-être qu’il en ferait une épreuve pour les plus jeunes : tenir le plus longtemps possible sur une machine qui essayait de les éjecter. Oh que les maîtres allaient adorer ! Songea-t-il avec une joie emplie de malice.

Visiblement, ses paroles à double-sens avaient fait mouche même si elle avait vainement essayé de lui faire croire le contraire. Ses yeux la trahissaient toujours, avant même que ses paroles ne suivent.

- Des plans ? Mm voyons voir, oh oui mon agenda indique un dîner avec le Chancelier suprême, une séance de golf avec un sénateur… dans ton imagination fertile. Mes plans sont tes plans voyons et puis, je m’en voudrais que tu te mettes à rouiller par ma faute, déclara-t-il avec un amusement mêlé de malice.

L’instant de légèreté passa aussi vite qu’il était arrivé, tandis qu’elle entrouvrait légèrement la porte de ses secrets et en particulier des ombres qui la taraudaient. Difficile effectivement de pourfendre des choses immatérielles, sans existence sinon dans la mémoire ce celle qui les avait vécus. Il patienta jusqu’à ce qu’elle soit prête à poursuivre et acquiesça simplement lorsqu’elle évoqua l’opération Lord_Over. Il avait douze ou treize ans lorsqu’elle avait eu lieu, si sa mémoire ne lui faisait pas défaut.

- J’en ai entendu parler en effet, j’étudiais encore comme novice à l’Académie de Korriban à l’époque. C’était une très grosse opération républicaine de mémoire et sa plus grande percée dans l’espace du Consortium. Les dirigeants de l’académie s’étaient demandés d’ailleurs jusqu’où ils iraient… Tu y as participé ?


Dernière édition par Dalek Zar le Mar 29 Jan - 22:14, édité 1 fois
Allana Fern
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[1495 ABY] Confidences au clair de lune (PV Dalek) Empty Re: [1495 ABY] Confidences au clair de lune (PV Dalek)

le Sam 12 Jan - 19:13
Je me fige quelques instants en percevant quelque chose émaner de la présence de Dalek. C'est un peu comme une fausse note dans un air jusque lors irréprochable, une portée brutale et rapide dans une ballade lyrique. Ou plus simplement, c'est comme une bourrasque soudaine sous un temps dégagé, une fraîcheur humide qui fait pressentir la pluie au loin. Je tourne légèrement ma tête pour l'observer du coin de l'œil, préoccupée par la mélancolie qui se dégageait de mon compagnon. Je la ressent de temps à autres bien sûr, sans qu'il ne le sache vraiment, mais cela faisait un moment que je ne l'avais pas perçue ainsi. Je me tends un petit peu plus inconsciemment alors que sa souffrance sourde m'affecte sans qu'il ne s'en rende compte. Je tâche de me ressaisir et redresse légèrement mes boucliers mentaux, autant que je le puisse sans me couper de lui et sans qu'il ne s'en aperçoive, enfin je l'espère.

Cela étant dit, je n'en ai finalement pas besoin comme il se ressaisit rapidement. Je les abaisse alors avec précaution quand je perçois un sentiment plus positif, que je crois être de l'espoir, éclairer sa présence comme une éclaircie perce la grisaille des cumulus.


- A quoi cela me servirait-il d’avoir une bonne mémoire si elle n’est pas sélective ? Et puis, s’ils ont la tête si dure, tu devrais utiliser ta tête, littéralement. Je suis sûr que leurs crânes craqueraient les premiers,


Son humour et son sarcasme vibrent dans la Force autant que le timbre amusé de sa voix alors emplie de sarcasme. Sarcasme et amusement, deux de ses moyens habituels pour dissimuler des pensées plus sombres, mais je n'insiste pas. Il s'ouvrira à moi dessus quand il le souhaitera, je souhaite toujours respecter sa sphère privée autant que je le puisse avec mon Don.


- C'est qu'il en est fier en plus, le bougre ! En même temps, je fais un peu pareil aussi. Moi, la tête dure ? Pas tant que cela, quand même. Tu exagères. Je tiens juste mes positions quand je l'estime nécessaire, c'est tout.


Je m'esclaffe de rire cela étant dit, mon sérieux ne dure pas plus que quelques secondes. Je feins d'être contrariée, mais ça m'amuse plus qu'autre chose et surtout, j'assume parfaitement ma force de caractère, qui me vient de mes racines corelliennes et du sang des Fern qui coule dans mes veines. S'il y a bien quelque chose qui nous réunit, mes parents, mes deux frères et moi, c'est l'entêtement, le fait d'être butés.

L'atmosphère se détend de nouveau, reprenant cette ambiance bon enfant et relaxée qui nous caractérise quand aucune urgence ni sujet d'importance ne viennent occuper nos pensées. La sensation de ses doigts parcourant le haut de mon dos et de mes épaules pour détendre mes muscles est apaisante et très agréable, ce pourquoi je ferme les yeux quelques instants pour la savourer davantage tout en appréciant son éclat de rire. Rien de tel qu'un brin d'humour pour détendre une atmosphère chargée ou une discussion trop sombre.

L'anecdote avec les rancors fonctionne toujours. On a eu un beau rush d'adrénaline et de sacrés sueurs froides pendant la mission, mais ça fait partie des histoires qu'on aime bien raconter et se rappeler de temps à autres, des aventures moins fameuses mais spectaculaires en soit. Je n'arrive pas à dissimuler ma curiosité grandissante quand je sens la chaleur de sa joie et de sa pétillante malice dans la Force. Je pourrais presque entrevoir les rouages de son cerveau se mettre en route, tant je le connais. Un sourire amusé fleurit sur mes lèvres.


- Je sens que tu as une idée derrière la tête. Allez, dis-moi de quoi il retourne. Ca te brûle les lèvres, hein.


La malice et l'amusement reviennent orner ses paroles alors que nous nous amusons à tourner autour de cet attrait mutuel pleinement assumé par nous deux. Le politiquement correct nous a toujours fait marrer, et c'est assez amusant de jouer avec lui comme un chat jouerait avec une souris ou un oiseau. Le caresser, le relâcher, le chasser, lui tourner autour... pour mieux le pourfendre quand il ne s'y attend pas.


- Des plans ? Mm voyons voir, oh oui mon agenda indique un dîner avec le Chancelier suprême, une séance de golf avec un sénateur… dans ton imagination fertile. Mes plans sont tes plans voyons et puis, je m’en voudrais que tu te mettes à rouiller par ma faute.


Je ronronnerais presque de contentement tant ses massages me font un bien fou, après toute la tension accumulée ces derniers temps et celle rassemblée par l'intensité de l'entraînement auquel je viens de me livrer. Je dors assez mal en plus en ce moment, ce qui me rends d'autant grognonne et impatiente de temps à autres. Je ne retiens pas un léger ricanement à la mention d'un dîner avec le Chancelier Suprême et de la séance de golf avec un sénateur. Dalek Zar avec des politiciens ? C'est encore plus improbable que moi en politique ! C'est dire.

Il n'empêche que ce serait assez cocasse, et je m'amuse à essayer de m'imaginer les deux scènes. Cocasse et absurde, ce sont les mots.


- Mm... le reste de la nuit, dans nos quartiers, après une bonne douche chaude et un bon repas, en la meilleure des compagnies. Voilà qui est une perspective des plus... plaisantes, et une très bonne idée.


Hélas, ce petit moment des plus sympathiques se retrouve assombri par des images moins plaisantes. D'un autre côté, je ne sais pas si la situation se présentera de nouveau, et vu comment tourne la galaxie en ce moment, c'est peut-être le bon moment d'en parler. Je ne sais pas ce qui peut m'advenir, et j'aimerai éviter des situations inconfortables qui pourraient tous deux nous causer beaucoup de torts. Je commence donc à lancer le délicat sujet de la "plus grande opération jamais organisée par la République", et il ne tarde pas à me répondre.


- J’en ai entendu parler en effet, j’étudiais encore comme novice à l’Académie de Korriban à l’époque. C’était une très grosse opération républicaine de mémoire et sa plus grande percée dans l’espace du Consortium. Les dirigeants de l’académie s’étaient demandés d’ailleurs jusqu’où ils iraient… Tu y as participé ?

- Yep, j'avais 19 piges et j'étais encore Padawan de Jaylen. Ah ça, ça a fait du bruit. Un sacré bordel, des pétarades partout, des rixes à qui veut qui voilà... et une sacré boucherie aussi. C'était vraiment pas joli à voir, tu peux me croire. Je suis rodée aux batailles, et pourtant j'ai jamais vu un charnier pareil. Je pèse mes mots. Corran était de la partie aussi, ainsi que mon vieux, Gilad.


Gilad... un mot que je n'avais pas mentionné depuis une éternité. Un mot qui est tantôt tabou, tantôt difficile entre Corran et moi, un mot qui assombrit Hal et qui rend ma mère maussade. Un mot qui me permet de mettre de la distance informelle avec lui, pour me préserver. Mon expression se fait plus sombre et mon regard plus peiné alors que je me redresse et observe la pénombre du plafond, haussant les épaules.


- Personne n'en est revenu indemne, je pense. Il y avait des horreurs, des souffrances semées sur les mondes annexés par le Consortium telles que tu ne peux pas te représenter, Dalek. Tu ne peux pas les imaginer, à moins de les avoir vues de tes propres yeux. Les mœurs sur Dromund Kaas souffrent de la comparaison, aussi ignobles et sombres puissent-elles être.


D'une voix en apparence tout à fait calme et posée, je finis par reprendre après quelques minutes de silence pavé de douloureux souvenirs tandis que l'une de mes mains effleure distraitement le haut de ma chemise Jedi au niveau du sternum.


- L'Ordre y a laissé, comme tout le monde, pas mal de morts... dont Gilad. C'était une sensation très.... désagréable, douloureuse, voire insupportable de sentir ces gens que je connaissais, plus ou moins bien, crever plus ou moins vite. Insupportable.


Des uns, ignares de ma condition, appelleraient ça le syndrome du survivant. Maintenant, je sais que ce fut le premier contre-coup très douloureux du talent inné que je n'avais pas demandé. La souffrance ressentie, je la perçois encore parfois jusque dans mes os et les tréfonds de mon esprit et de ma mémoire, tantôt sourde tantôt vive. Et ces squelettes là, je ne peux pas les trancher avec mon sabre-laser. Je me ferme quelques instants, baissant ma tête, le regard perdu dans le vide et les muscles très tendus par ces réminiscences déplaisantes.


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le Mar 29 Jan - 22:17
Dalek ne chercha même pas à se retenir de s’esclaffer lorsqu’Allana contesta avoir la tête dure. La Corellienne était têtue comme une mule ! Et encore, eut-il été doté de la parole, le pauvre animal aurait sûrement protesté en disant que la Jedi était beaucoup plus têtue qu’il ne pourrait jamais l’être…

- Étrange comme les fois où tu l’estimes nécessaire sont légion… remarque, je ne m’en plains pas, ça nous donne des sujets de conversation, de dispute… et de réconciliation. Ce sont surtout les grabataires du Conseil Vert que ça fait râler. Commenta-t-il avec humour.

Ses doigts continuaient de malaxer ses épaules, œuvrant avec la dextérité d’un homme qui savait appliquer juste ce qu’il fallait de pression exactement au bon endroit. C’était un talent utile autant pour les massages que pour briser les genoux… ou les nuques.

Une idée derrière la nuit ? Lui ? Que nenni ! Comme si c’était son genre… Enfin, bien sûr que c’était son genre mais il n’allait quand même pas le reconnaître à voix haute. Dalek ne se lassait pas de leurs petits jeux et de ce qui venait généralement en conclusion. Les suggestions que sa chère et tendre venait de mettre sur la table étaient tout à fait appétissantes, il devait en convenir.

- En effet, la perspective est certainement des plus attrayantes, je le concède volontiers… Confirma-t-il d’une voix basse et sensuelle à son oreille. Je suis sûr que l’eau chaude aidera à détendre davantage tes muscles et qu’elle te mettra dans de bonnes dispositions pour te restaurer, de différentes manières…

Ses gestes s’étaient faits plus lents tandis que ses mains malaxaient fermement ses trapèzes. Toutefois, il n’y avait pas que le plaisir dans la vie. Certains sujets étaient parfois éludés pendant des années, enfouis au plus profond de soi et revenaient vous hanter par la suite. Cette opération devait être le spectre qui hantait Allana ou en tout cas, son spectre devait y être intimement lié.

Dalek l’écouta avec attention tandis qu’elle lui racontait comment elle avait vécu ces événements. Il imagina une Allana de dix-neuf ans, avec sa petite couette de Padawan – ou s’agissait-il d’une natte ? Il oubliait toujours – aux côtés d’un plus jeune Cornu.

Le Jedi Vert nota la mention de Corran mais aussi et surtout celle faite de « Gilad ». Très rares étaient les mentions de son père qui sortaient de la bouche d’Allana. Il en avait appris plus à son sujet auprès de Hal et de sa mère - et même auprès de ce rabajoie de Corran, c’était dire ! – que l’intéressée elle-même.

En dépit de sa voix calme, Il ressentait sa peine dans la Force ainsi que dans la tension ts de ses muscles. L’ancien Sith n’avait pas eu l’occasion d’aller sur ces théâtres opérationnels à l’époque et il n’en avait jamais éprouvé de regret. Zar avait vu un certain nombre de choses assez peu ragoutantes sur Dromund Kaas mais les Sith aimaient cultiver un certain ordre là-bas et celui qui avait le malheur de vouloir faire partir les choses un peu trop en vrille risquait généralement la plus complète annihilation. Il imaginait volontiers que les forces conjointes mais aussi concurrentes de Hapès et des Sith avaient dû rivaliser d’imagination pour asseoir leur domination sur ces mondes occupés.

L’ancien Sith ne brisa pas le silence, se contentant de passer ses mains autour d’elle pour l’enlacer quelque peu sans l’oppresser pour autant. Elle avait besoin d’être soutenue mais il sentait qu’elle avait tout autant besoin de laisser sortir ce qui la hantait. Il resta ainsi un certain temps à l’enlacer ainsi dans le silence, sachant qu’elle ne voudrait pas qu’il puisse la regarder de face lorsqu’elle était ainsi.

Que pouvait-il lui dire dans ce genre de situation ? Il avait beau avoir une répartie à toute épreuve, les mots lui manquaient pour apporter quelque réconfort à la femme qu’il aimait en cet instant. C’était horriblement frustrant de penser qu’un mot de sympathie prenait considérablement plus de temps à trouver qu’une centaine d’insultes et de remarques bien senties. Pourtant, il devait bien essayer.

- Cette souffrance fait partie de toi. Les Sith te diraient de l’embrasser et de la canaliser en rage… les Jedi te diraient de simplement faire comme si elle n’existait pas jusqu’à ce qu’elle disparaisse. Le problème, c’est qu’elle ne disparaîtra pas et que la laisser te consumer n’apaiserait pas ta peine non plus. Je suis bien placé pour le savoir…

Il fit une pause à son tour, se remémorant le jour où tout avait basculé dans sa jeune existence. Il se rappelait du massacre des domestiques par les agents du Chume’doro, leurs cris avaient longtemps hanté ses nuits lorsqu’il était enfant. Il revoyait sa mère, vaillante avec son sabre laser à la main, puis affalée sur le sol avec les traces d’impact fumantes là où les tirs de disrupteurs l’avaient touchée mortellement.

Puis il avait connu un autre genre d’horreur, plus insidieux, plus désespéramment lent, une horreur qui vous détruit de l’intérieur mais c’était une autre histoire.

- Tu as l’air d’avoir une sensibilité très forte pour ce genre de choses, ça peut être un avantage mais c’est surtout un sacré fardeau. Dis-toi que ça pourrait être pire, un vrai don d’empathie par exemple… je ne souhaiterais ça à personne. C’est déjà assez dur de vivre avec sa propre souffrance mais alors en plus ressentir celle des autres ? Je préfère mes lignes de fracture, c’est sans doute plus difficile à manier mais ça doit peser beaucoup moins.

Dalek savait que les Jedi ressentaient la mort d’autres Jedi qu’ils connaissaient ou aussi les morts en très grand nombre. Il n’avait pas encore eu le déplaisir d’expérimenter ce genre de chose – et il espérait que ça ne viendrait pas de sitôt – sinon de vagues sensations, comme une lumière qu’on éteignait mais ce n’était généralement que des gens qu’il connaissait peu.

- On m’a parlé un peu de ton père, le Cornu notamment. Il serait fier de toi, me disait-il, comme Jedi et comme sa fille. Je sais que ça doit être dur de penser à lui mais essaie de ne pas oublier les bons moments… Crois-moi, à tout enterrer, on finit par ne plus arriver à se souvenir des moments qui devraient compter le plus.
Allana Fern
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le Mer 6 Fév - 15:58
Un sourire satisfait s'enracine sur mes lèvres alors que je parviens à le faire s'esclaffer devant ma mauvaise foi apparente. J'hausse les épaules avec bonhomie face à son commentaire suivant, partageant son humour. Bah, ça ne fera pas de mal de s'entêter un peu. Les petits vieux et petites vieilles des Jedi - Verts et cousins inclus - se dérideront un petit peu avec le temps, j'espère. De toute façon, c'est pas comme si je serais Maître des Jedi Verts un de ces jours. J'y compte pas, qui plus est. Jaylen est encore bien en forme, et je ne doute pas qu'il ait encore de très belles années devant lui avant de rejoindre la Force. Puis bon, les candidats remplaçants potentiels sont légions s'il prend un jour sa retraite, et je suis très loin d'être carriériste, ma vie actuelle me convient fort bien.

Ses gestes me donnent des frissons tout en décontractant mes muscles, l'un après l'autre, avec une langueur délicieuse. Je suis parfaitement consciente de ce qu'il serait en mesure de faire en altérant la pression de ses massages, il pourrait me blesser grièvement en froissant les mauvais muscles, en endommageant mes tendons ou en pressant un point sensitif particulièrement douloureux. Son propre Don de Force, les Lignes de Fracture, peut grandement l'aider en ce sens et je l'ai déjà vu à l'œuvre sur le terrain... sous la lumière ou dans l'ombre. Je sais qu'il ne donne pas facilement sa confiance, tout comme je ne le fais pas aisément non plus, Mais bon, cela fait des années que je courtise le danger.


- En effet, la perspective est certainement des plus attrayantes, je le concède volontiers… Je suis sûr que l’eau chaude aidera à détendre davantage tes muscles et qu’elle te mettra dans de bonnes dispositions pour te restaurer, de différentes manières…


Sa voix basse et sensuelle accroît quelque peu mon excitation, alors que j'entends les murmurer à mon oreille d'un timbre tentateur, tout comme la lenteur tout à fait consciente du mouvement de ses mains sur mon dos. Il a évité ma question, mais il ne l'a pas nié, il tourne à côté de la réponse pour mieux y revenir de manière dérobée... cela donne une petite valse assez amusante, et courante entre nous. La provocation plus ou moins subtile fait partie de nos caractères respectifs et de nos habitudes, depuis même les débuts de notre coopération.

J'ai une imagination assez fertile pour imaginer la scène que, même sans le don de prophétie, je sais qu'elle adviendra dans un futur proche,

Il est très rare que j'abaisse suffisamment mes barrières pour montrer cette facette plus "fragile" de mon être, ayant appris avec mon Don inné et les années à la barricader afin de me protéger. Je dissimule parfois bien des choses derrière un sourire, voire même parfois de l'humour ou un éclat de rire. La "Pocker Face" est une excellente alliée dans ses moments, et pas uniquement au cours d'une partie de Sabbac.

Je n'attendais pas spécifiquement de commentaire, pas à ce point de ce que j'étais résolue à lui dire, à partager avec lui.

Je ne repousse pas ses bras alors qu'il vient enlacer ses mains délicatement, afin de m'étreindre sans pour autant m'oppresser, sachant sans nul doute à quel point je n'aime pas, mais alors pas du tout, qu'on s'apitoie sur mon sort. Je ne demande pas sa compassion, je ne demande pas sa pitié, simplement sa compréhension et le respect de ma dignité et de ma personne. Il respecte d'ailleurs ma fierté puisqu'il ne cherche pas à croiser mon regard et ainsi observer mon expression dans ces moments là. Il commence à connaître l'animal, le bougre de hapien !

C'est étonnant parfois de constater qu'un ancien Sith peut faire preuve de plus de compréhension que des Jedi.


- Cette souffrance fait partie de toi. Les Sith te diraient de l’embrasser et de la canaliser en rage… les Jedi te diraient de simplement faire comme si elle n’existait pas jusqu’à ce qu’elle disparaisse. Le problème, c’est qu’elle ne disparaîtra pas et que la laisser te consumer n’apaiserait pas ta peine non plus. Je suis bien placé pour le savoir…


J'en suis bien consciente, le Code Jedi ne m'est guère utile dans ce cas-ci... pas plus que le Code Sith, d'ailleurs. Après tout, j'ai eu l'opportunité d'étudier presque intimement les codes respectifs des deux ordres de la Force. J'ai toujours trouvé idiote cette croyance de certains esprits très conservateurs que l'on puisse totalement canaliser et contrôler ses émotions en tout temps, en tout lieu. Nous ne sommes pas des êtres robotiques, nous sommes des êtres de chair et de sang, qui respirons, qui pensons, qui ressentons. La concentrer pour alimenter ma colère serait totalement idiot également, ça serait tout aussi contre-productif. De cela, nous sommes tous deux conscients. Je ne relève pas ses derniers mots, mais je pense savoir à quel chapitre de son passé Dalek fait référence, des pages bien sombres. Sachant que le sujet est très sensible pour lui, je ne cherche pas à le forcer à développer son allusion. Nous nous comprenons.


- Tu as l’air d’avoir une sensibilité très forte pour ce genre de choses, ça peut être un avantage mais c’est surtout un sacré fardeau. Dis-toi que ça pourrait être pire, un vrai don d’empathie par exemple… je ne souhaiterais ça à personne. C’est déjà assez dur de vivre avec sa propre souffrance mais alors en plus ressentir celle des autres ? Je préfère mes lignes de fracture, c’est sans doute plus difficile à manier mais ça doit peser beaucoup moins.


Il n'est clairement pas habitué, mais il fait de son mieux. Presque parfois il fait preuve de maladresse, mais c'est touchant de sincérité. Je ne peux pas retenir un éclat de rire quelque peu amer quand il me sort que cela pourrait être pire si j'avais été dotée de l'Empathie de Force innée. Pendant une paire de minutes, je m'esclaffe ouvertement, transportée par cette plaisanterie qu'il ne peut probablement pas comprendre. Le pauvre, il essaye d'être sérieux et moi je n'arrive pas à taire ce rire nerveux pendant plusieurs minutes, avant de reprendre ma respiration, puis de frotter mes yeux brillants de larmes malgré eux. Je reprends cela dit toute ma gravité, mon hilarité s'estompe aussitôt dans ma morosité.


- Peu de gens souhaiteraient ça à quelqu'un, en effet. Tu imagines ? Quelque chose qui te fasse ressentir les émotions d'autrui en plus de devoir gérer les tiennes, et capable de te tuer sans même te toucher quand la mauvaise personne trépasse. Ca pèse, oui.


Et pourtant... l'Empathie n'a pas que des désavantages. Cela permet d'être informé du bien être ou du mal être de son entourage proche, de tisser des Liens de Force plus rapidement et plus profondément. En revanche, je ne vois guère comme avantage le fait de susciter naturellement plus aisément la confiance d'autrui en soi-même. Évidemment, tu noues des amitiés plus rapidement, mais tu peux également douiller si ça se complique et te rendre particulièrement vulnérable, en les rendant d'ailleurs aussi plus vulnérables; C'est très insidieux, même pour une Jedi, d'être conscient et consciente de l'influence inconsciente que tu peux avoir sur tes interlocuteurs. Tu dois renforcer ton esprit et tes barrières afin de pouvoir dresser des protections mentales suffisamment puissantes pour que cela reste gérable en temps normal, mais jamais tu ne pourras retirer complètement le sabre-laser invisible pointé sur ta tête dans un cas bien précis... et bien délicat à aborder.


- Je suis bien placée pour en parler, ça fait un bail qu'on se connait, l'Empathie de Force et moi. On est un peu comme deux vieux potes pris dans une amitié absolument vache mais que tu ne peux pas rompre. Ton pire ami, et ton meilleur ennemi, en fait.


Mon regard s'abîme à nouveau dans mes réflexions, empreintes de souvenirs mélancoliques et de préoccupations réelles. Je tente de garder une voix légère et détendue, en dépit des ressentis et des souvenirs maussades que réveille ce sujet. Je ne vois pas que le côté sombre de mon Don, il a ses bons côtés aussi, mais c'est assez frustrant de ne pas savoir parfois où se trouve la limite entre l'influence de ce talent inné et mes propres mérites dans les liens que je tisse autour de moi, bien souvent malgré moi. C'est pas plus mal en fait que je n'aie pas sombré du côté obscur. J'imagine même pas le sadomasochisme dans lequel j'aurais très bien pu sombrer, en alimentant ma colère et ma rage de cette souffrance que je ne peux pas totalement endiguer, et en utilisant l'influence naturelle du Don pour manipuler mon entourage. Tuer Corran m'aurait fait affreusement mal, il y a près de quinze ans. Ca a été la ligne rouge que je n'ai pas voulu franchir.


- Je ne te souhaite pas de perdre tes proches prématurément, un jour. C'est pas la plus agréable sensation qu'il soit, dans la Force. Aussi, je te prierais de faire gaffe à toi en mission, Dalek. Te perdre m'affecterait à plus d'un égard... voire de manière irréversible.


Si mon ton se veut plus léger et amusé, mon regard gris-bleu est des plus sérieux sur mes derniers mots. Je ne plaisante pas là dessus, et il n'imagine probablement pas à quel point encore. Normal en même temps, j'ai jamais abordé le sujet avec lui au préalable. Etait-ce par manque de confiance en lui ? Non, je voulais juste être certaine de la pérennité de notre relation avant de lui révéler cette grande faille des miennes. Cette faiblesse, qui pourrait me trahir voire même me tuer. Malin comme il est, je ne doute pas qu'il saisisse le non-dit de mes derniers propos sur le côté "irréversible". Ou du moins qu'il s'en interroge. S'il ne le fait pas, je resterai volontiers sur cette simple recommandation.

Je reste silencieuse sur ses derniers propos, me contentant d'approuver de la tête. Je sais ce que Jaylen en pense, il n'a pas manqué de me le rappeler de temps à autres. Oh, en tant que Jedi je n'en doute pas, même s'il n'aurait probablement pas apprécié mon écart de parcours ni que je me mettes sciemment en danger, que je courtise le péril alors que j'aurais du courtiser des hommes. Mais je n'ai plus besoin de faire de cour désormais, je suis parfaitement satisfaite de ma relation actuelle avec Dalek, qui peut tant me supporter que comprendre mes paradoxes. Comme sa fille en revanche... je ne sais pas, je ne saurai jamais. Je dois moins le connaître que mon mentor, sans doute, mais pour moi il demeure presque comme cette figure de légende dont on m'a tant parlé, mais dont je ne me souviens guère. Je ne dois pas faire d'efforts, cependant, et je devrais en faire, ne serait-ce que par respect envers Hal qui, lui, n'a jamais pu le connaître. Le sujet reste, cependant, sensible. Je pense que seul le temps pourra porter remède, lentement mais sûrement, à cette blessure qui nous déchire, Corran, Hal, ma mère et moi.

Je ne sais pas s'il serait fier de moi, comme Jedi et comme fille, mais au final je m'en moque. Il peut penser ce qu'il veut, je deviendrai la Jedi que j'ai envie d'être, j'ai choisi de quitter son ombrage rassurant et oppressant à la fois, pour voler de mes propres ailes et faire mes propres pas. C'est la même chose pour mon Empathie de Force. Je ne cherche plus à la renier et à la brider, mais à la comprendre et à la canaliser.


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[1495 ABY] Confidences au clair de lune (PV Dalek) Empty Re: [1495 ABY] Confidences au clair de lune (PV Dalek)

le Dim 10 Mar - 23:47
Son rire amer ne fit rien pour le rassurer, bien au contraire. Il connaissait assez bien Allana maintenant pour savoir que sa réaction représentait le symptôme d’un mal peut-être plus profond encore qu’il ne l’avait imaginé. La façon dont elle lui décrivit ce que représentait l’Empathie de Force lui sembla bien trop intime pour avoir simplement été lue dans un livre ou apprise auprès d’un maître. Il y avait du vécu dans son ton morose, et c’est peut-être ça qui le frappa le plus.

Oui, les paroles qui suivirent ne firent que confirmer l’intuition qui le rongeait de l’intérieur depuis plusieurs minutes maintenant. Deux vieux potes… il voyait ça plutôt comme un mynock qui se serait greffé sur elle et qui ne voulait plus la lâcher. Malheureusement, ce n’était pas comme s’il était capable de lui ôter. Le seul moyen de la dissocier de son don c’était de la dissocier de son lien même avec la Force, pour toujours. Autant dire que c’était quelque chose qu’il ne souhaitait à personne, à part peut-être à certains de ses pires ennemis comme torture préalable à une fin longue et douloureuse… mais ça n’était pas le sujet ici.

Le sang de Dalek se glaça dans ses veines lorsqu’il réalisa ce à quoi elle faisait référence. S’il venait à mourir, cela l’affecterait… au point de la tuer. Le ton avait beau être léger, les mots étaient comme autant de vibrolames qui s’abattaient sur une nuque sans défense. Par toutes les putains de matriarches misandres de Hapès, il n’y avait jamais de temps mort avec cette femme !

C’était peut-être une des raisons pour lesquelles il l’aimait autant d’ailleurs.

Le Jedi Vert laissa échapper un profond soupir avant de prendre la parole d’un ton quelque peu ironique.


- Ok, si c’est le moment du script où je suis censé jouer le dernier de ces enfoirés de pleutres et dire « Oh, c’est horrible ! Nous ne pouvons pas rester ensemble, cela pourrait te tuer ! Oh Force, que vais-je faire ? », je suis au regret de te décevoir.

Il garda ses mains sur elle et continua de la serrer contre lui. Il avait la rage au ventre mais pas contre elle. Dalek était en train de se résoudre à devoir démembrer, tuer ou écharper toutes les petites – et moins petites – raclures qui essayeraient d’avoir sa peau. Oh, il l’aurait déjà fait avant ça, par pur principe de ne pas se laisser tuer sans infliger la plus belle raclée possible à ses ennemis mais désormais, les enjeux étaient d’une toute autre nature. La vie d’Allana était une mise qu’il ne risquerait pour rien au monde, dusse-t-il « tricher » à toutes les prochaines parties de vie ou de mort auxquelles il devrait participer.

- J’aurais dû mal à l’imaginer. J’ai pas mal de choses qui me collent à la peau comme des sangsues mais aucune qui soit aussi dangereuse et dure à porter. Si je pouvais soumettre ton Empathie de Force à coups de sabres lasers, de télékinésie et de réparties cinglantes pour qu’elle ne te fasse plus de soucis, je n’hésiterais pas un seul instant. Malheureusement, ce n’est pas du domaine du possible.

Il posa un baiser sur sa joue avant de lui asséner une légère tape derrière la tête, à peine plus qu’une caresse.

- Ne compte pas être débarrassée de moi de sitôt, Eri ! Je te préviens que je suis pire qu’un cygnat, une peste dont on ne vient pas à bout à moins de raser une planète entière ! Je compte bien être dans le coin encore un bail, pour te rappeler de ne pas finir sous la table quand tu picoles avec ton frère, pour te border quand tu es tellement épuisée que tu ne trouves plus le chemin de notre chambre… et pour t’aimer quand toutes les émotions qui polluent ton esprit te font oublier que t’es pas seule dans cette galaxie de merde, ma belle !
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le Ven 15 Mar - 22:40
Et voilà, la bombe est amorcée et lâchée ! Je ne peux plus reculer désormais. Ca va faire mal à l'impact, assurément, mais mieux que ça pète maintenant que dans le feu de l'action. Vous imaginez ? Qu'il le découvre sur le terrain, c'eut été pire encore ! Et comme j'aime pas le crier sur tous les toits - j'y compte pas - autant le faire dans un moment calme et propice, comme celui-là. Je n'avais pas vraiment prévu de lui en parler là, ici et maintenant, mais les circonstances s'y prêtaient et j'ai suivi mon instinct, comme toujours. On ne sait jamais de quoi demain sera fait, et je préfère qu'il soit informé pour savoir les risques et... apports de ce maudit don de Force.

Il est vrai que j'ai gardé sous silence ce point pendant près de vingt ans qu'on se connaît, mais je lui révèle désormais ma plus grande faiblesse.

Ce n'est pas du tout mon genre. La métaphore du rancor, que Dalek et d'autres se plaisent à m'affubler pour décrire certains traits de ma responsabilité, est adéquate sur ce point. Je n'aime pas montrer mes failles, mes blessures, je préfère les voiler autant que possible derrière une attitude parfois bravache, insouciante et une confiance en moi inébranlable, que certains ont pu parfois approcher de l'orgueil. Bon... j'admets, c'est pas le seul point qui puisse concorder avec la comparaison, peu flatteuse. Il y en a peut-être deux ou trois autres... bref !

J'avoue que je ne suis pas sereine sur le moment, et ce n'est pas uniquement dû aux mauvais souvenirs qui me sont revenus dans la journée. Non, ce n'est pas qu'à cause de Lord_Over, de ses champs de bataille, de ses charniers et de la disparition violente de l'ombre qu'est mon père. J'attends avec une certaine inquiétude sa réaction, que je redoute sans même voir son expression, alors qu'il se tient près de moi, dans mon dos. Je ne peux, ou veux pas interpréter le silence qui pèse pendant plusieurs minutes, qui me semblent bien longues. Je m'efforce de dresser des boucliers mentaux autour de notre lien, non pas pour l'occulter pleinement, mais pour filtrer les émotions qui pourraient m'échapper. Bon, le message est passé visiblement, si la tension reste, on pourra passer à un autre sujet. J'ai pas envie de davantage plomber l'ambiance. J'attends avec une patience somme toute pragmatique sa réaction, tâchant de museler mon impatience naturelle avec discipline.


- Ok, si c’est le moment du script où je suis censé jouer le dernier de ces enfoirés de pleutres et dire « Oh, c’est horrible ! Nous ne pouvons pas rester ensemble, cela pourrait te tuer ! Oh Force, que vais-je faire ? », je suis au regret de te décevoir.


Je suis un peu prise à contre-pied, je m'attendais à quelque chose de plus froid, de plus mordant ou de plus brûlant. Je connais bien son ironie, mais je suis étonnée de ne pas le sentir plus contrarié. Son attitude ne semble pas changer de ce que je perçois dans notre contact, alors qu'il m'enlace par derrière, son torse contre mon dos et ses mains autour de ma taille, me gardant serrée contre lui. Intriguée et perplexe, je me concentre un peu plus sur le flux d'émotions qui me parvient, avec distance. Je sens la rage qui l'emplit, mais elle ne semble pas tournée contre moi, ce qui est assez étonnant quand on voit ce que je lui ai balancé. Bien que je m'efforce de rester assez loin de son esprit pour ne pas surprendre malgré moi ses pensées, je peux ressentir aisément les sombres intentions qu'il ourdit envers je-ne-sais-quelles menaces. Piquée par ses propos, je réplique avec fermeté en tâchant de voiler mon embarras par rapport au sens de mes propos.


- Ce n'est pas du tout ce que j'entendais par là, idiot. Par la Force, je ne verse pas dans le mélodrame quand même ! Sérieusement.... tu ne me déçois pas pour le coup, c'est le contraire qui m'aurait déçue !


Je ne sais même pas s'il le prend au sérieux, le bougre... les implications ont certes une importance pour notre relation, mais elles vont au delà de cela. Je suis tout à fait sereine et contentée par notre relation actuelle, je ne voudrais la changer pour rien dans la galaxie. Je sens bien son ironie, mais je me sens quand même piquée de l'insouciance et la dérision légère avec lesquelles il semble le prendre. Heureusement, je perçois bientôt qu'il le prend avec plus de sérieux qu'il n'en donne l'air et je m'apaise à nouveau, l'écoutant sans changer notre posture actuelle.


- J’aurais dû mal à l’imaginer. J’ai pas mal de choses qui me collent à la peau comme des sangsues mais aucune qui soit aussi dangereuse et dure à porter. Si je pouvais soumettre ton Empathie de Force à coups de sabres lasers, de télékinésie et de réparties cinglantes pour qu’elle ne te fasse plus de soucis, je n’hésiterais pas un seul instant. Malheureusement, ce n’est pas du domaine du possible.

- Ne t'en fais pas. Comme je te disais, ça fait des années que je vis avec, je m'y suis habituée et je me suis adaptée. Je ne peux pas la résorber pleinement, mais je peux la canaliser en partie avec des "filtres", des boucliers mentaux s'il y a besoin. Il le faut bien, tu sais à quel point j'aime rouler ma bosse et me retrouver dans des situations impossibles sans même le demander !


J'essaye de le détendre aussi un peu par cette petite pique d'auto-dérision pleinement assumée, cherchant à lui arracher au moins une ombre de sourire amusé. Je suis touchée par ses propos, même si je ne me considère pas comme une dame en détresse. Je ne cherche pas sa pitié, ni son aide, juste sa compréhension et l'informer de cette condition des miennes, en tant que partenaire. Ma voix n'est nullement défaitiste. Je ne considère pas cette impossibilité comme un échec, je ne le considère plus depuis près de quinze ans quand j'ai appris à vivre avec ce don inné, avec certes ses inconvénients et ses failles, mais aussi avec sa richesse et les atouts qu'il peut, de temps à autres, à m'apporter. On peut songer par exemple à l'aiguisage de mon intuition, par une meilleure compréhension de mes interlocuteurs ou interlocutrices. Je le subis, je l'utilise.


- Ne compte pas être débarrassée de moi de sitôt, Eri ! Je te préviens que je suis pire qu’un cygnat, une peste dont on ne vient pas à bout à moins de raser une planète entière ! Je compte bien être dans le coin encore un bail, pour te rappeler de ne pas finir sous la table quand tu picoles avec ton frère, pour te border quand tu es tellement épuisée que tu ne trouves plus le chemin de notre chambre… et pour t’aimer quand toutes les émotions qui polluent ton esprit te font oublier que t’es pas seule dans cette galaxie de merde, ma belle !


Je me fais un devoir de protester légèrement quand il m'assène une tape presque aussi légère qu'une caresse sur l'arrière du crâne, ma grogne légère s'adoucissant alors qu'il dépose un baiser sur ma joue. Je grommelle pour la forme, avant que l'amusement ne vienne éclaircir un peu plus mon humeur face à son trait d'esprit. Les situations qu'il énonce vibrent hélas avec le rythme du vécu, je ne peux pas les nier mais je les assume parfaitement. Ses propos me touchent beaucoup, je le connais assez pour comprendre ce qu'il entend par là, je pense. Son affection est clairement tangible, tant par ses mots, son timbre que par les émotions qui se dégagent de sa présence dans la Force, par notre Lien. Je pose mes mains sur les siennes, les caressant sans le déloger pour autant. Je me sens assez bien ici, dans un lieu calme, avec sa seule présence.


- Je connais bien tes capacités depuis le temps, je ne me fais donc pas de bile pour cela. Désolée de ne pas m'en être ouverte plus tôt, c'est un sujet que je n'aime pas ramener sur la table. Personne ne peut m'aider à le gérer, sinon moi-même.


Je serre avec douce fermeté ses mains dans les miennes, enfin autant que je le puisse avec mes doigts plus fins que les siens. J'observe un silence de plusieurs longues minutes, inspirant et expirant tranquillement en tâchant de recentrer mon esprit sur l'instant présent, sur les émotions et les sensations qui émanent en ce moment précis, dans cette pièce précise. Ma voix n'est pas défaitiste, juste réaliste. Je me permets de me détendre un peu plus contre le dossier du siège, plus près de lui, à tâcher de simplement "être". Si ma voix, quand je finis par reprendre la parole, est plus sérieuse, elle est cependant plus assurée et plus posée que les précédentes minutes.


- De toute façon, on ne va pas se voiler la face : on ne s'y tiendrait pas, en tout cas pas sur le long terme. Tu sais comme moi ce que le Jedi lambda en penserait... tout comme tu sais très bien que j'en ai rien à battre de cet avis quand ça me concerne moi, ma personne. Je ne te ferais donc pas cette requête aussi stupide qu'irréalisable. Mourir, ça me perturbe pas plus que ça mais je ne cours pas après non plus ! Donc, je ferais gaffe à moi en mission et tu feras gaffe à tes arrières sur le terrain. Si tu sens que tu vas sur un terrain glissant ou miné par des menaces diverses et variées, tu n'y vas pas seul et tu m'embarques dans l'aventure. On a un deal ?  


Bien naturellement, s'il faut choisir entre sa vie et la mienne, mon choix sera aussi irrationnel que très pragmatique. S"il trépasse, on meurt tout les deux et franchement, ça serait très con. Si je péris... on a au moins une chance que l'un d'entre nous s'en tire et puisse vivre pour raconter ce qu'il s'est passé à notre entourage. On n'est pas particulièrement friand du martyr, Dalek et moi, c'est pas trop notre style. Mais si la situation venait à se présenter, mon choix serait rapidement fait, sans l'ombre d'une hésitation ou d'un doute.


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