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Veronica DuCade
Dame Jedi
Directrice de Rothana Heavy Engineering
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Négocier avec les Ombres [PV : Viveka Eldar - Terminé]

le Mar 4 Déc - 16:33
L'avantage avec les célébrités, c'est que l'on pouvait toujours obtenir facilement des renseignements sur elle. Myrianova avait fait marcher quelques relations et fait des recherches sur l'holonet, et les DuCade étaient des personnalités au sein de la République. Le chef de famille était en réalité une femme, une certaine Veronica, l'air sévère et sérieuse qui dirigeait l'affaire depuis la mort de son père il y avait maintenant vingt ans. Visiblement, travailler avec les Mandaloriens ne lui posait pas de problème, elle avait déjà fait appel a leurs services et d'après ce qu'avait put entendre la géante blonde, elle faisait partie des clients « réglo », ce qui signifiait qu'il n'y avait a priori rien a craindre. Quoi qu'il en soit, lorsque le vaisseau de Viveka arriva en orbite autour de la planète et transmis les codes de sécurité, une réponse positive vint de la tour de contrôle avec des instructions pour rejoindre un spatioport ou un comité d'accueil les attendaient pour les conduire jusqu'à la maîtresse des lieux. En observant l'espace autour de la planète, les deux femmes purent découvrir le spectacle habituel des chantiers navals de la galaxie : un immense anneau ou des vaisseaux gigantesques étaient construit, certain dont la taille dépassait l'entendement, ainsi que plusieurs stations spatiales de combat classique créant une grille de défense conçu pour offrir le minimum de faille possible.

« Les impériaux prétendent que les Rothaniens sont des amateurs, mais cette grille de défense est plutôt bien pensée. L'on peut faire mieux bien sûr, mais j'ai vu des systèmes Républicain bien moins organiser que celui-ci. »

La colosse ne se privait jamais pour juger la qualité des militaires, des ouvrages défensifs ou des polices qui encadrait les mondes qu'elle visitait. Elle abandonna toutefois rapidement la contemplation du spectacle pour remettre son heaume et vérifier que ses armes soient prête : même si le terrain ne semblait pas hostile, l'on était jamais assez prudent dans cette galaxie, après tout, peut-être que cette Veronica avait des ennemis la haïssant assez pour vouloir l'éliminer. Vu le contexte de guerre actuel, c'était même probable, intervenir leur vaudrait peut-être une prime supplémentaire, il n'y avait pas de petit profit lorsque l'on pouvait mêler l'utile et l'agréable. Les deux femmes n'avaient toutefois pas chômer durant la semaine de voyage, célébrant a leurs façon le solde d'un vieux compte, mais veillant également sur leurs préparation physique afin d'être affûter et prête au combat a n'importe quel instant, les routes spatiale, même au sein d'un même espace, pouvant manquer de sécurité en ses temps troublés. Une fois dans l'atmosphère de la planète, les deux femmes purent découvrir un spectacle qui serait digne de Hoth si la surface n'était pas recouverte de plusieurs cité construite avec des préfabriqués, ainsi que des complexes industriels, Rothana Heavy Engineering fabriquant du matériel militaire de toute sorte.

Le vaisseau poser, les deux Mandaloriennes descendirent du vaisseau pour découvrir le comité d'accueil : deux soldats clones encadraient un droïde planant au-dessus du sol affichant une structure simple avec une boule lumineuse au centre de celle-ci qui représentait sans doute son capteur optique. Celui-ci s'agita a la vue des deux Mandalorienne alors que les clones saluèrent les deux Mandalorienne avec respect, même si elles ne faisaient pas partie des modèles génétiques, le lien entre les deux restaient évident, rien qu'en observant les armures. Toutefois, ce fut le droïde qui pris la parole, ce qui signifiait qu'il était le comité d'accueil, les deux clones n'étant présent que pour sa sécurité. Et la première chose que l'on pouvait dire sur ce droïde, c'était qu'il disposait d'une voix digitale aiguë qui la rendait assez irritante. Pourtant les deux femmes n'allaient probablement pas découvrir ses aspects les plus insupportable, si les clones restaient impassible, beaucoup de cadre de l'entreprise rêvaient de lui mettre un tir de blaster dans « l'ampoule » afin de le faire taire de manière définitive, même s'ils savaient qu'il était un rouage indispensable dans les travaux de leurs dirigeante.


« Bonjour ! Je suis le Monitor 1-4-2 Diamond Dust, l'assistant personnel de Dame Veronica DuCade. J'ai pour consigne de vous menez jusqu'à elle afin qu'elle puisse vous faire sa proposition de contrat en personne, veuillez me suivre s'il vous plaît. »

Le droide, sans attendre de réponse, se retourna et commença a planer dans les couloirs de la station, les clones sur ses talons. Nova haussa les épaules, l'air de dire qu'elle ne comprenait pas comment l'on pouvait conserver un droïde ayant l'air aussi pénible, mais suivit tout de même. Elle n'était pas au bout de ses peines puisqu'il se mit a « chanter » sur le chemin, ce qui ressemblait a une sorte de sifflement strident et excentrique qui donnait vraiment envie de le tuer. Les Clones eux-mêmes soupirèrent deux fois sur le chemin preuve qu'ils avaient plus qu'assez de ses jacasseries. Toutefois, le voyage ne dura qu'une dizaine de minute de marche et de souffrance pour les oreilles des deux guerrières. Le droïde s'écarta finalement devant une double porte jurant au milieu de ses couloirs préfabriqué par sa nature, elle était en bois et richement décoré. Les deux clones frappèrent et une voix féminine répondit en offrant l'autorisation d'ouvrir, ce qui fut fait dans la seconde. Surprise, les deux Mandaloriennes ne firent toutefois pas face a une DuCade, mais deux. Veronica, assise derrière un bureau en bois d'un style ancien et levant le nez d'un Datapad contenant sûrement des rapports journalier, était parfaitement reconnaissable. La femme debout derrière elle semblait plus âgée, son visage était marquer par les rides et elle portait, comme sa fille, un uniforme et un chapeau qui semblait tout droit la faire sortir d'un autre âge.

« Vous êtes ponctuelle Viveka Eldar, a la hauteur de la réputation d'excellence de votre peuple. Mon nom est Veronica DuCade, je dirige ce chantier naval et par extension cette planète, et voici ma mère, Alexandra De Vries. Je vous remercie d'être venu, asseyez vous je vous prie, nous avons a parler affaire. »

Veronica se leva, proposa une poignée de main, puis indiqua aux deux Mandaloriennes deux sièges en face du sien. Alexandra se rapprocha également et Myrianova eue la surprise de découvrir que la femme âgé disposait encore d'une solide poignée de main, c'était rare en dehors de Mandalore pour des femmes de son âge, elle était même plus solide que celle de sa fille. Elle pris place comme elle le put sur un siège visiblement trop petit pour sa carrure et Veronica le remarqua, affichant un sourire gêner avant d'appuyer sur l'interrupteur de son interphone afin de demander a ce que l'on fasse venir un siège plus grand. Reprenant place une fois ses deux invitées assise, elle repris rapidement la parole afin de présenter son problème, tandis que sa mère, restant debout, passa ses mains dans son dos.

« Le contrat que je veux vous proposez est un engagement de longue durée pour une mission qui est facile a exprimer, mais difficile a accomplir. Bien entendu, j'y mettrais le prix que vous attendrez, la maison DuCade ne manque pas de liquidité, mais avant d'entrer dans les détails, peut-être souhaiteriez vous un rafraîchissement ? »


Viveka Eldar
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Re: Négocier avec les Ombres [PV : Viveka Eldar - Terminé]

le Mer 5 Déc - 4:15
Le voyage s’était passé sans encombre extérieure mais cela ne voulait pas dire nous avions été inactives, Myrianova et moi. Entre les célébrations d’une opération menée avec succès et les entrainements quotidiens, nous avions eu largement de quoi nous tenir occupées. Ne jamais baisser sa garder, ne jamais dormir sans une arme sous son oreiller. Et ne jamais prendre pour acquis qu’une mission sera facile.  Toute la préparation du monde ne vous immunise en rien aux imprévus. Toutes les recherches que vous pouvez faire ne vous assurent pas de la vérité. Aller rencontrer un nouveau client est normalement une occasion de se réjouir. Moi? Je préfère et de loin miser sur la prudence. C’est pour cette raison que je viens accompagnée. Parle poliment mais assures toi d’avoir un bon garde du corps. Une bonne garde du corps dans mon cas. Je suis choyée.

Toute cette histoire me dérange. Traditionnellement, mon peuple et notre commanditaire, de par son affiliation, ne s’entendent pas. Ne travaillent pas ensemble. Entretiennent une solide rivalité qui remonte à des siècles en arrière. Pourtant, après avoir consulté quelques clans… Tout semble en ordre. Réglementaire. Et c’est d’autant plus préoccupant. Soit elle a réussi à endormir la méfiance de tout le monde, soit elle est vraiment aussi sans tache qu’on me le dit. Et ce n’est pas davantage rassurant. Quand les choses sont trop belles pour être réelles, si en plus elles le sont… Je me pose des questions. De sérieuses questions. Dans ces conditions, je m’assure de paqueter quelques grenades de plus. Grosse famille, grosse fortune, grosse influence… Il y a de quoi faire de sacrés bénéfices. Si bien sûr il n’y a pas d’arnaque. Il y a toujours un « mais » dans les négociations.

Nous finissons par arriver en orbite. Certains sont impressionnés par ces structures imposantes. Moi? Ça me laisse de marbre. Construisez autant de vaisseaux que vous voulez, ce n’est pas ce qui fait un guerrier. Tous les outils du monde ne vous donneront pas l’honneur. Et si vous avez l’inconscience de le penser, c’est que vous n’avez rien compris à ce que c’est que d’être un guerrier. Je regarde ces fortifications et je vois une multitude de possibilités. Infiltration. Sabotage. Assaut. Tant de façon de s’en prendre à ces lieux. Oui, les pertes seraient importantes, j’en conviens. Mais ça ne nous empêcherait pas d’essayer. Qui n’aime pas les défis? Nous n’en sommes pas encore là,. Personne ne nous a payé pour attaquer ces installations. Elles sont donc protégées de notre soif de combats. Comment peut-on se prouver sans livrer bataille, au juste?

L’atterrissage se fait sans problème. Nous avons même le droit à une escorte. Correction. Le droïde a droit à une escorte. Cette machine doit, pour bien des personnes, être insupportable. Moi? J’en fais fi. Je suis bien plus occupée à observer ce qui m’entoure. Si on voulait nous tendre un piège, ce serait un endroit parfait pour ce faire. Possibilités de renforts pratiquement nulles, bastion ennemi, défenses fortifiées… Ce serait tout un défi que de s’en sortir en un morceau mais en même temps, impossible n’est pas Mandalorien. Et en plus cette chose chante? Mais qui a eu l’idée saugrenue de le programmer ainsi? Les frivolités de ces gens sont effarantes. Au moins il sait faire son travail. Il nous mène là où nous devons aller. Pourquoi lui en demander plus, au juste? Plutôt inutile, au fond. Au moins il ne nous annonce pas de cette horrible voix qui agresse les sens.

Heureusement. Le premier vrai contact avec notre cliente potentielle se fait sans chichis ni formalités excessives. Et c’est tant mieux. Nombreux sont les gens importants qui insistent pour qu’un certain protocole soit appliqué. Où est la pertinence, où est l’utilité d’une telle chose? La présence de sa mère ne me dérange pas outre mesure. Rien dans l’invitation ne parlait de discuter en seul à seul. À sa proposition de rafraichissement, je lance un regard en coin à Myrianova, malgré mon casque. Si elle veut boire, libre à elle. Moi, je ne fais pas confiance aux Jedis et encore moins à ceux qui touchent à la politique ou à l’industrie. Le mot honnêteté leur donne des petits boutons en général. Testons cette Veronica DuCade. On va voir si elle sait mener une vraie négociation avec des Mandaloriens. Les compliments? Venant de Nova, je ne dis pas. D’une inconnue…


« Si vous connaissez ma réputation, vous savez que je suis insensible à la flatterie. Et difficile à accomplir? Je ne connais aucun ennemi que Myrianova ici présente ne puisse affronter et aucun danger que mon clan ne puisse surmonter. Il y a une chose qui me dérange alors autant le mettre sur la table tout de suite. Une Jedi travaillant avec des Mandaloriens? On a vu plus réaliste comme histoire pour enfants. »

Je ne suis pas connue pour la flatterie et encore moins pour enrober mes mots de miel. Si quelque chose me dérange, je le dis. Si ça vous dérange, à vous de ne pas faire affaire avec des Mandaloriens. Je ne suis ni politicienne ni diplomate. Je ne me sens en rien forcée de flatter qui que ce soit dans le sens du poil. Certes, on ne peut pas voir mes yeux à cause de mon casque mais je fixe ceux de celle qui prétend vouloir nous donner un contrat. Être à la tête d’un clan c’est d’accepter d’avoir le sort de toutes ces personnes entre ses mains. Je ne vais pas envoyer à la mort des hommes et des femmes d’exceptions pour je ne sais quelle manigance tordue. Et ça je vais le dire avec toute la brutale honnêteté qu’on me connait. C’est le genre de chose à faire s’offusquer les prétentieux de service et ceux qui se pensent plus importants que les autres.

« Une Jedi qui en plus fait femme d’affaire et chef d’état. Rien que la notion même est extravagante en soi. Trois sources de duplicité en une seule personne. On ne me l’avait encore jamais faite, celle-là. Vous prétendez me connaitre de réputation, j’en déduis que vous ne serez pas offusquée de ma brutale honnêteté. On ne recrute pas les Mandaloriens pour aller cueillir des fleurs. Il y aura donc potentiellement des morts.

Depuis quand est-ce que les Jedis un, recrutent des mercenaires, car cette galaxie nous considère à tort comme tel, deux, accepterait que nous prenions des vies, un anathème pour les Jedis et trois, sans passer par les canaux officiels de la République Galactique? J’ai vu bien des choses dans ma vie mais ça? Une première. Vraiment. En général je me fais une idée claire de la personne avec qui je travaille mais là… »


Voilà. C’est dit. Ça fait du bien. Et comme personne ne hurle au scandale, je suppose que je n’ai pas trop offensé l’héritière des DuCade. Myrianova n’est peut-être pas la plus versée dans la politique ou dans ce genre de subtilité mais elle sait quand il est temps de porter une main à son arme. Parce qu’en ce moment, c’est normalement le point où le client s’avère être un faux client et que les emmerdes commencent. Deux soldats clones dehors, une Jedi en dedans et je ne connais pas le potentiel martial de sa mère. Ça promet en cas de fusillade ou baston aggravée. Viveka, espèce d’idiote. Tu aurais dû demander une rencontre en terrain neutre au lieu de laisser ta curiosité te mener par le bout du nez. C’est un piège, il y a forcément un piège, une anomalie pareille ça n’existe pas. Et si ça existe… Mais comment!?


Dernière édition par Viveka Eldar le Sam 8 Déc - 4:04, édité 1 fois


Veronica DuCade
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Re: Négocier avec les Ombres [PV : Viveka Eldar - Terminé]

le Ven 7 Déc - 17:06
Alexandra de Vries leva les yeux au ciel avant de jeter un regard a sa fille qui semblait signifier « je t'avais dit depuis le début qu'il s'agissait d'une mauvaise idée », mais Veronica lui adressa une expression qui se voulait rassurante, ce qui n'était pas forcément pour calmer les nerfs de l'Amirale. La jeune femme ne comprenait pas comment son père parvenait a calmer le tempérament volcanique de sa mère, mais après tout, elle n'était pas son mari et peut-être qu'un talent comme celui-ci était tout simplement hors de sa portée… Mais la dirigeante de Rothana s'était attendu a ce genre de comportement, a vrai dire, elle n'en attendait pas moins d'une Mandalorienne, elle en avait côtoyer plusieurs, certain encore moins patient et enthousiaste a l'idée de travailler avec elle que ne l'était Viveka en ce moment. Ce qui était le plus blessant toutefois, c'était que la jeune femme semblait s'attendre a un piège. Si elle avait réellement voulu la tromper, elle aurait put se contenter de capturer son vaisseau en orbite avec un rayon tracteur pour le détruire dans l'espace et sans s'exposer, ou utiliser toute autre moyen d'assassinat a sa disposition. Mais elle garda un masque professionnel et puisque sa proposition pour un rafraîchissement n'avait conquis personne, Myrianova gardant les bras croisés sur sa poitrine dans une position qui semblait indiquer qu'elle était prête a tout casser, la Jedi repris la parole.

« Vos interrogations sont légitimes, mais avant toute chose, permettez moi d'éclaircir quelque peu ce que je suis afin de pouvoir dissiper vos crainte. Mes pairs me nomment Seigneur Jedi, certain avec respect, d'autre avec crainte, voire dégoûts. Il y a de cela deux mille cinq cent ans, les Seigneurs Jedi se sont pratiquement tous sacrifier lors de la dernière des sept batailles de Ruusan afin de mettre fin a mille ans de conflits avec les Sith. Mais contrairement a la République et l'Ordre Jedi, je n'ai pas oublier que l'une des conditions de cette réussite fut l'action courageuse d'un Mand'Alor pour unir les siens, affronter les Sith et pacifier sa région, réinstallant Mandalore en tant que puissance industrielle. Nous n'étions peut-être pas frère d'arme, mais nous ne nous sommes pas affronter et nous avons fait face au même adversaire, parce que nous avions tous conscience que les laisser vaincre ne faisait rien d'autre que faire courir tout ce pourquoi nous nous battions alors vers la destruction. Certains de mes collègues Jedi ou chefs d'états ne comprennent pas pourquoi je n'hésite pas a appeler l'assistance des Mandalorien, mais même si nos cultures sont différente, je respecte vos principes. Si vous pensez que je ne suis pas honnête, vous pourrez partir. Vous serez dédommager pour les frais du voyage jusqu'ici en gage de notre bonne foi et personne ne vous retiendra, vous avez ma parole. »

La jeune femme pianota sur le clavier de son bureau et afficha les plans de plusieurs des produits phares de son entreprises : arme de poing, véhicule de combat antigrav, marcheur, chasseurs X Wing fabriqué sous licence ou encore colossal Star Destroyer, mais aussi l'humble armure clone, conçu selon les conseils de leurs modèles génétiques… Le but n'était pourtant pas ici de faire de la propagande commerciale, parce qu'elle n'était pas ici pour cela : les deux femmes a qui elle faisait face pouvaient s'équiper chez des fournisseurs capable d'offrir un meilleur matériel, c'était un fait qu'elle ne pouvait pas contester. Mais il était ironique qu'on lui reproche de répugner a tuer là ou les Jedi lui reprochait de le faire trop facilement. C'était le lot des Seigneurs Jedi, condamner a devoir faire face a l'hostilité d'une grande partie de la galaxie parce que personne ne pouvait ou ne voulait les comprendre. Mais elle espérait bien que cette femme serait capable de comprendre sa position, les Mandaloriens étaient peut-être les personnalités les plus aptes a comprendre les Seigneurs Jedi dans cette galaxie, car dans le fond, même s'ils n'étaient pas animés des mêmes idéaux, ils étaient tout les deux prêts a faire ce qui était nécessaire pour atteindre leurs buts.

« Comme vous l'avez dit, je suis une femme d'affaire, je compléterais même en ajoutant le terme Marchand de Canon. Ma famille dirige cette société depuis plus d'un siècle, et nous avons vendu une masse considérable de matériel de guerre. Si l'on s'en tient a ma seule existence, je suis probablement la responsable indirecte de centaine de millions, voire de milliards de mort dans une guerre totale plongée dans une impasse. Je ne vous direz pas que je vit cela sans remord, d'autant que de nombreuses personnes parmi ses morts ne méritaient sans doute pas leurs sorts, mais je sait que dans une guerre, il est nécessaire de tuer, et je tuerais ceux qui doivent mourir dans l'espoir que plusieurs générations après moi n'aurons pas besoin de connaître ce dilemme. La Justice et l'Histoire jugerons mes actes, mais je vous prie de ne pas douter de ma détermination a accomplir mon objectif. Sinon, vous ne seriez pas ici. »

Comme Igor lui avait appris durant son adolescence, la meilleure façon de montrer du respect a un Mandalorien était de l'observer droit dans les yeux, c'est-à-dire en fixant la visière en forme de T qui barrait son casque, et Veronica n'avait pas trembler en prononçant cette phrase dont elle avait conscience de la portée. Peut-être que la plus belle preuve de son engagement total dans sa cause, voire déraisonnable, était sa longue chevelure devenue blanche bien trop tôt, d'autant plus pour une utilisatrice de la Force, mais Viveka ne devait pas connaître ce genre de détail sur les sensitifs. Coupant les hologrammes de ses produit, elle ramena ses mains sur son bureau dans un geste qui se voulait ouvert a la discussion, alors que Myrianova tournait son regard vers sa supérieure, attendant visiblement de savoir si elle devait tout casser, partir, ou attendre sagement et écouter. Mais ce fut la mère de Veronica qui repris la parole plutôt que cette dernière. Activant elle-même un hologramme de la galaxie, et mettant divers planète en surbrillance, elle termina la démonstration de sa fille.

« Nous sommes convaincu que l'offre de nous avons a vous proposer amènera des morts, et qu'elle est loin d'être sans danger, c'est pour cela qu'on recherche a vous engagez. Mais nous connaissons aussi votre réputation dans votre propre peuple Viveka Eldar, et se sont vos compétences particulière dans la discrétion et la collecte d'information qui nous intéresse. Si vous croyez ma fille trop faible pour vous engagez parce qu'il s'agit d'une Jedi, peut-être qu'un contrat avec l'Amirale De Vries vous semblera moins saugrenue. Après tout, j'imagine que vous traitez plus régulièrement avec des militaires. Mais ne nous insultez pas en pensant que nous reculerons face au sacrifice nécessaire pour obtenir la victoire, ce n'est pas dans notre tempérament, surtout pas dans le mien ! »

Malgré un âge avancé, Alexandra de Vries disposait toujours d'une voix forte et imposante, il n'était pas difficile de l'imaginer sur un pont entrain de donner des instructions au milieu du chaos d'une bataille spatiale. Les deux femmes attendirent donc une réaction de leur interlocutrices afin de pouvoir savoir si elles s'étaient montrer convaincante ou non...


Viveka Eldar
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Re: Négocier avec les Ombres [PV : Viveka Eldar - Terminé]

le Sam 8 Déc - 4:23
J’écoute. J’observe. Et je dois dire que je ne suis pas convaincue. Peut-être que pour les masses, ce genre de discours séduit. Que pour les membres de la République se pensant meilleurs que les autres aiment entendre ce genre de paroles. Une leçon d’histoire et une présentation de produits? Mon peuple en est un d’action. De traditions. Je sais quelles batailles nous avons mené. Contre qui. Avec qui. C’est une insulte que de penser le contraire et j’en connais qui seraient déjà à l’étape de tout casser pour cette arrogance. Mais je sais rester calme. Rationnelle. Qu’elle fasse son plaidoyer. Je veux voir jusqu’où elle va aller dans sa rhétorique. Si les miens acceptent de travailler avec elle, sans contrôle mental ou trucs du même acabit… Ce n’est pas que pour l’argent. Quiconque travaille uniquement pour l’argent n’est pas un des miens.

Je regarde Myrianova. Enfin. Vous ne pouvez pas le voir à cause de la visière. Mais entre nous, nous savons très bien quand on nous regarde ou qu’on nous fixe. Du coin de l’œil. Elle se demande si c’est le moment où la bagarre commence. Pas pour le moment. Je veux voir où tout ceci s’en va. La mère et la fille pour des négociations d’affaires? C’est qu’il y a quelque chose de gros derrière. J’ai mené suffisamment de négociations pour savoir que c’est inhabituel. Et un plan B, de négocier avec celle qui est militaire et non pas celle qui représente un ennemi de mon peuple? J’avoue que je ne peux que me demander ce que cela cache. Ceci dit, la curiosité seule ne dicte pas ma conduite. Elles prétendent être prêtes à faire ce qui est nécessaire? Pourquoi ne pas le prouver? Voilà qui serait déjà plus pertinent non? Je me répète. Des actions. Pas des mots.


« Je suis une Mandalorienne. Les paroles ne veulent rien dire pour moi. Les actes parlent dix fois, cent fois plus. Combien de promesses ont été brisées, de mensonges prononcés alors qu’on assurait de la plus grande sincérité? On va voir si vous êtes aussi déterminées que vous le prétendez. Je ne risquerai pas mon clan pour n’importe qui. Moi aussi je suis prête faire ce qui est nécessaire pour leur survie. »

Je peux sentir le regard de Myrianova sur moi. Serait-ce le moment de passer aux actes? Non. Mais par contre, je veux vraiment voir ce qui va suivre. Je décroche de son holster un blaster que je pose à plat sur le bureau avant de le pousser vers les deux femmes. Si vous êtes bien tel que vous le prétendez, l’une de vous va ramasser ce blaster et tirer sur sa famille. Ah là je peux sentir la tension chez mon bras droit. C’est une tradition du clan Eldar ça. Certainement pas publicisée et connue en dehors de notre grande famille. C’est un test de courage. De conviction. De détermination. C’est un défi qui teste la fortitude mentale d’un guerrier. De un, personne, non personne ne peut prendre l’arme d’un Mandalorien sans sa permission. En tout cas pas dans mon clan. Oui, j’ai posé l’arme sur le bureau. Oui je l’ai poussé vers les deux femmes. Et oui…

J’ai dit ce qui était attendu d’elles. Mais est-ce que je leur ai donné le droit de prendre mon arme? J’ai dit ce qui allait se passer. Et ce n’est pas que cela. C’est aussi prendre les armes contre sa propre famille. À moins de commettre la pire des trahisons, le plus odieux des crimes, jamais un Eldar n’oserait tirer sur un autre Eldar ou le blesser volontairement. Lors d’entrainements, c’est normal. Lors d’une bagarre, normal tout autant. Mais même sous l’ordre de son chef, un membre de mon clan ne ferait jamais ça. La famille est aussi sacrée que les traditions mandaloriennes, voire plus. Et ça, bien qu’ils soient d’inspiration mandalorienne, plusieurs clones de jadis l’ont compris. Aucune cause ne peut vous forcer à faire passer votre famille au second plan, votre propre survie inclus. Et enfin, est-ce que le blaster est en mode létal ou non létal? Qui sait.

Une arme fabriquée en série est différente d’une arme faite par un artisan. Une œuvre d’art, une vraie. Mes armes et mon armure sont passées de mains en mains depuis des générations ou sont le travail d’orfèvre de ma famille. Du coup, cette Veronica DuCade pouvait produire des vaisseaux par centaine et des armes par millier, on ne saurait instinctivement deviner les rouages d’une pièce unique en son genre. Comme je m’y attendais, Myrianova ne peut se retenir plus longtemps de rester silencieuse et la colosse en armure commence à échanger avec moi dans la langue des mandaloriens. Rien n’indique que les deux femmes qui veulent nous embaucher peuvent nous comprendre mais je suis catégorique. Je ne suis pas devenue cheffe en revenant sur mes décisions.

Ou elles passent le test et s’assurent de la pleine et entière collaboration du clan Eldar, ou elles échouent et nous repartons sans accepter la « charité » de la Jedi. Croisant les bras devant mon armure et toisant les deux femmes, j’attends de voir ce qui va se passer. À mes yeux, il serait très surprenant que le test soit réussi. Au contraire, je m’attends à être venue pour rien. Pourquoi avoir accepté une invitation d’une républicaine et d’une Jedi, au juste? C’était voué à l’échec depuis le départ. En même temps… C’eut été un grave manquement à l’honneur de ne pas répondre à une invitation et je suppose que ces deux femmes n’auraient pas cherché mes services personnellement si l’affaire n’était pas d’importance. Ces planètes… C’est loin d’être de la petite bière. Le défi et les enjeux feront d’excellentes chansons à beugler autour d’une bonne chope pleine d’alcool.

Tout peut encore se produire. Les deux femmes refusent. La fille tire sur la mère. La mère tire sur la fille. L’une des deux tire sur moi. Dans l’univers des possibilités, ces dernières sont excessivement nombreuses. Je me souviens avoir passé ce test. Et contrairement à bien d’autres, je l’ai réussi du premier coup. Vous voulez connaitre le secret? Je vais vous le dire. On vous donne un blaster et on vous dit de tirer sur sa famille. Quand on le dit en basique, instinctivement, vous allez penser qu’on parle d’un membre de votre famille présent dans la même pièce que vous. Mais… Vous êtes une part de votre famille. Alors si vous vous tirez dessus, vous violer une règle pour sauver l’honneur et ce qui est encore plus sacré : les vôtres. Dans mon cas, l’arme était en mode létal car nous, Mandaloriens, ne prenons aucune solution édulcorée. Jamais.

Je suppose que Veronica DuCade pourrait se servir de la Force pour tenter de déterminer si l’arme peut tuer ou non dans sa configuration actuelle… Mais ce serait tricher et donc faire montre de déshonneur. Vous allez dire : ah… Mode non létale alors! C’est sûr que tu ne leur ferais pas faire le défi version mandalorienne! À ceci je vous réponds : ce serait grandement les insulter que de les considérer trop faibles pour relever cette épreuve comme elle a été conçue en des temps immémoriaux. Peut-être que par respect pour les combats que mes ancêtres ont mené jadis, j’accepte de me plier à une vision non mandalorienne et que l’arme est en mode non létal. Ou alors, peut-être que comme je suis une vraie Mandalorienne, je ne fais pas de compromis. Je peux vous dire une chose par contre. Bien que je le dissimule très bien, je suis excessivement curieuse de voir la suite…


Veronica DuCade
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Re: Négocier avec les Ombres [PV : Viveka Eldar - Terminé]

le Mar 18 Déc - 14:16
La mère leva un sourcil qui se voulait aussi interrogateur qu'inquisiteur, mais la fille leva le bras afin d'anticiper une réaction verbale des plus violentes : la maison DuCade avait payer le prix du sang des centaines de fois au cours de ce siècle, beaucoup d'entre eux étaient mort dans des entreprises vaines pour satisfaire les caprices et les rêves de gloires de quelques généraux ou les plans ambitieux de politiciens avides de pouvoir étendre leurs pouvoirs. Elle ressentait une profonde injustice et se sentait insulter par le comportement d'une femme qui n'avait même pas la décence de retirer son casque pour discuter en face a face avec un employeur potentiel. Mais Veronica avait assez côtoyer Igor pour comprendre ce qui se tramait derrière tout cela. Certes, ce qu'elle comprenait du Mando'a n'était que des bribes, elle ne serait jamais une guerrière Mandalorienne, elle n'était pas de cette culture et elle n'en serait sans doute jamais, mais pour autant, elle avait appris a respecter les différences culturelles dans leurs ensemble : juger une culture comme « supérieure » ou « inférieure » revenait a faire comme le Consortium Éternel et elle ne prendrait jamais le risque de s'abaisser a une telle ignominie.

Elle observa l'arme quelques instants, avec le regard exercé d'un fabricant d'arme examinant l'un des objets de sa fascination. La finition Mandalorienne avait quelque chose de particulier : elle n'avait jamais vu un Mando'ad avec la même arme qu'un autre, tout cela provenait de la tradition des forgerons, qui poursuivait un travail d’orfèvre faisant de chaque pièce un véritable chef d’œuvre. Elle s'en serait bien emparer quelques instants juste pour pouvoir mieux se rendre compte de son équilibre et l'admirer sous toutes ses coutures, mais elle s'était souvenu d'une des mises en gardes de son ami : ne jamais toucher l'arme d'un Mandalorien si l'on ne vous en donne pas explicitement l'autorisation. Elle ferma donc les yeux quelques instants, pesant le pour et le contre de chacune de ses réactions et recherchant ainsi la voie qui serait la plus constructive. L'occasion de se demander ce que son père aurait fait a sa place, mais peut-être également s'il s'agissait de la bonne décision ? Elle savait toutefois qu'elle ne devait pas attendre trop longtemps, sinon, sa mère ne se contiendrait plus et exploserait dans un sentiment de révolte sans doute exagéré, mais pas totalement dénué de légitimité. L'honneur et la Famille étaient deux valeurs très importante chez les Mandaloriens, mais Alexandra de Vries les cultivaient également depuis l'enfance et elle se sentait insulter dans ses deux valeurs face a une proposition comme celle-ci.


« Vos armes sont fascinante, chacune est une pièce unique, le chef d’œuvre d'un forgeron qu'aucune industrie de masse ne pourra jamais égaler. Mais, si vous le permettez, j'aimerais vous montrez quelque chose. »

Ouvrant l'un des tiroirs de son bureau, la jeune femme s'empara d'un coffret richement orné, de fabrication locale, et l'ouvrit pour en tirer une arme qui elle, n'était pas originaire de Rothana, ce qui était facile a identifier au premier coup d’œil. Sa forme était trop particulière pour une production de masse et certaines traces ne trompaient pas, la finition était bien issue d'une manufacture artisanale et pas industrielle. Il s'agissait du dernier cadeau d'Igor avant qu'il ne rejoigne Mandalore, la durée de son engagement pour la Grande Armée terminer. Veronica avait grandement prit soin de l'arme, qui était toujours dans un état pratiquement neuf, une preuve de respect pour un objet auquel elle attachait une valeur sentimentale, celle de la preuve d'un lien indestructible d'amitié et de respect. Elle retira l'arme du coffret, mais la garda dans ses deux mains. Il y avait quelque chose qui clochait dans ce défi : les Mandaloriens accordaient une importance capitale aux valeurs de la « famille », une notion élargit chez eux selon le principe « La Famille est plus importante que le Sang ». Elle ne comprenait pas de prime abord pourquoi un Mando'ad lui demandait de tirer sur quelqu'un de sa famille, cela avait quelque chose de saugrenu a ses yeux. A moins que cela fasse parti d'un test…

« Vous ne m'avez pas autoriser a prendre votre arme, j'ai donc besoin d'utiliser l'une de mes propres possessions, et un Mandalorien d'un autre clan m'a offert cette arme il y a vingt ans et je la conserve précieusement. Vous accordez une grande importance a votre clan, qui représente votre famille. Si je pointais mon arme sur ma mère, et que je faisais feu, je perdrais tout crédit a vos yeux et ce serait légitime et mérité. Même si notre maison n'est pas aussi inclusive dans le concept familial que les clans Mandaloriens, nous ne supporterions pas qu'un membre de notre famille lève la main sur l'autre. La seule manière dont je pourrais accomplir votre demande, c'est de tourner l'arme contre moi : de cette façon, je ferais couler le sang de ma famille sans agresser l'un de ses membres pour autant… Mais si cela avait valeur de test, ne perd-t-il pas une grande partie de sa valeur si je suis capable d'en comprendre les enjeux ? »

Peut-être que la Jedi intellectualisait trop le test, mais en faisant profiter a la Mandalorienne de son raisonnement, elle lui permettait d'essayer également de faire un pas vers elle, comme elle essayait de faire un pas vers son point de vue. C'était une façon d'échanger, de communiquer, et de tenter de faire un compromis. Elle essayait toujours de maintenir cette ligne politique, la vision qui la guidait dans chacune de ses décisions sur la scène politique intérieure a Rothana comme galactique. C'était peut-être une faute de sa part, dans une galaxie radicalisée qui courrait depuis trois cent ans vers une guerre totale, mais elle ne pouvait pas non plus renier sa véritable nature. Saisissant l'arme correctement, elle plaça donc le canon dans sa main et garda son regard visser droit dans la visière de la Mandalorienne avant de reprendre la parole.

« Si c'est vraiment ce que vous voulez, je me blesserais donc moi-même, car il est hors de question que je blesse un membre de ma famille. Mais il me faudra ensuite faire venir mon aide de camp pour soigner la blessure et il sera plus délicat d'évoquer notre affaire. A vous de voir... »


Viveka Eldar
Al’verde
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Re: Négocier avec les Ombres [PV : Viveka Eldar - Terminé]

le Mar 18 Déc - 18:48
J’échangeai un regard avec mon fidèle bras droit, derrière mon casque. Que la Jedi comprenne le test n’était pas un problème. Au contraire, l’impulsivité n’était pas l’apanage d’un vrai guerrier s’il se lance dans n’importe quoi sans réfléchir. Peut-être que cette femme était vraiment à la hauteur de sa réputation au sein de certains clans. D’un geste je fis signe que ce ne serait pas nécessaire d’aller plus loin. Un test peut se terminer de façon positive sans forcément que sa conclusion soit celle insinuée par l’énoncé. Très bien. Une partie de mes craintes étaient apaisées, les négociations allaient pouvoir définitivement commencer. Et pour donner le ton, je retirai mon casque que je plaçai sous mon bras. Cependant, d’un accord entendu avant d’arriver ici, Myrianova ne le fit pas. D’une part, ce n’était pas elle qui négociait. D’autre part, une précaution.

Si jamais, bien que ce serait surprenant, un imprévu impliquant la force des armes venait à se produire, il serait plus sage d’avoir quelqu’un déjà pleinement en armes et en armure pour répondre à l’appel du combat. On ne devient pas chef de clan en étant imprudent. Je restai debout, par contre. Respect tant qu’on voudra, je ne suis pas du genre à me prélasser dans un siège. Et si mon interlocutrice est moindrement au fait de comment je fonctionne, elle n’en prendra certainement pas ombrage. Elle n’a pas le profil de ces gens mous et sans colonne vertébrale qui s’offusquent d’un rien. Et puis du reste, chaque personne a sa façon de mener ses négociations, sa vie, ses petites affaires. Nous avons tous nos manies, après tout. Rien n’empêche le dialogue dans la situation actuelle. Certainement pas. Ma posture indique une attitude d’ouverture, ce qu’elle ne donnait pas complètement précédemment.

Les gens ont souvent tendance à penser que je suis quelqu’un au demeurant méfiant. Il ne faut pas confondre prudence et méfiance. Anticiper des problèmes est une façon saine de s’assurer que lorsqu’ils se présenteront, vous aurez déjà quelques coups à jouer. J’ajoute que rien n’indique que nous ne sommes pas sur écoute. Mon profil cybernétique fait que je flirte souvent avec les systèmes de sécurité. Je sais ce qu’on peut faire avec. Je sais comment on peut les utiliser à mauvais escient. Et je sais pertinemment qu’autant certains vous diront que la Force est un énorme avantage, les améliorations cybernétiques ont complètement rebrassé les cartes. Qui sait ce que l’histoire en retiendra, par contre. Je dirais que c’était inévitable, d’opposer la science à ce qui fait pratiquement figure de magie, de pouvoir quasi divin. Non seulement de lui opposer mais en plus de réussir.

Je rengaine mon arme, un demi-sourire sur le visage. C’est une autre facette de ma personnalité. Autant je dois être une force implacable vouée à la défense de ma famille, autant je puis être comme tout le monde, avec mon humour, mes particularités et le reste. Je décroche de ma ceinture une flasque et je sais que j’ai assurément capté l’attention de Myrianova. Comme vous le savez peut-être, je suis née sur un monde davantage tourné vers l’agriculture que la guerre. Vorpa'ya. Bien que mon père soit forgeron, il a aussi hérité de certaines traditions de son côté de la famille dont la préparation d’un breuvage au goût délicieux, sans alcool et qui peut battre à plate couture toutes vos boissons énergisantes et autres produits remplis de chimique et de sucre. Pourquoi j’ai ça sur moi? Simple. Il existe une tradition au sein de ma famille. Un guerrier qui ne partage pas est indigne de son nom.

Vous passeriez l’alcool, pour faire un parallèle mais l’alcool embrouille les sens et peut faire ressortir le pire chez quelqu’un. Ce que je propose est inoffensif et fait ressortir l’esprit de camaraderie. C’est ce qu’on veut, non? Que les échanges soient positifs. Productifs. Bon évidemment, vous pourriez critiquer en disant que ce n’est pas hygiénique de se passer une flasque mais bon. En même temps… S’il fallait constamment décortiquer tout ce qu’on fait comme rituel et tradition, on ne ferait plus rien du tout. Et puis du reste, la tradition se moque éperdument de vos considérations futiles. Je bois la première gorgée, Myrianova la seconde puis je la tends à celle qui nous reçoit et à sa mère. Tradition locale, elle ne fera offense à aucun précepte mandalorien si jamais elle refuse. Ce n’est pas un test, c’est une marque de respect. À chacun ses coutumes, ce n’est pas un mal en soi.


« Maintenant nous pouvons négocier. Un verre, si jamais vous voulez prendre part à une tradition locale à certaines familles de Vorpa'ya. Peut-être que pour vous c’est étrange mais sur un monde à vocation principalement agricole, les liens entre individus se tissent encore davantage. Le partage est primordial à notre philosophie. Bien moins répandu sur nos mondes plus industrialisés par contre. Oya! »

J’ai bien remarqué que la Jedi semble vivre aussi par un certain nombre de coutumes et de traditions remontant à plusieurs siècles en arrière. Peut-être est-ce une façon de se donner un genre, peut-être est-ce sa façon d’être, tout simplement. En soi, ce n’est pas important au sens où on détermine la valeur des gens à leurs actions. Pas à leur façon de s’habiller ou de parler. La mère, par exemple, je ne sais pas. Elle semble toujours sur le point d’exploser, comme si on lui avait collé sur le visage une expression mécontente perpétuelle. Visiblement elle n’est pas Mandalorienne autrement elle saurait qu’il est extrêmement irrespectueux de recevoir des invités avec une attitude aussi fermée. En même temps… En dehors de l’espace mandalorien, autres coutumes, autres mœurs. On ne peut pas toutes les comprendre mais à défaut de les respecter, on doit les tolérer.

Nous les regardons comme des gens étranges et ils nous regardent de la même façon. Jamais je ne serai moins qu’une Mandalorienne et en soi, c’est parfait pour moi. J’essaie d’évoluer par contre au sein d’une galaxie en constant changement qui voudrait garder dans les oubliettes de l’histoire les valeurs fondamentales qui ont fait le force d’empires et l’éternité dans les mémoires de royaumes. L’honneur. La famille. L’amitié. On ne peut plus compter sur personne en ces temps troublés où la vérité est égorgée au nom du profit et où les mots perdent de leur sens pour être utilisés comme slogans publicitaires. Triste, vraiment. C’est une bonne chose que les Mandaloriens soient en un sens plus ou moins intemporels, sautant dans l’action comme s’ils venaient à la vie en sortant d’un livre d’histoire. Je suppose que c’est ce qui fait une partie du mythe, dans le fin fond.

Mon regard, jusqu’alors posé sur la fille, vient rencontrer celui de la mère. Je la défie de regard. Pas besoin d’être une grande psychologue pour voir qu’elle retient quelque chose. Qu’elle se retient de quelque chose. Au sein de mon clan, tous sont encouragés à dire ce qu’ils ont sur la conscience. Oui, insulter son chef de clan est déshonorable mais parfois, une insulte largement méritée est comme de l’eau froide au visage et vous permet de vous remettre les idées en place. Veronica, je ne dis pas. Je la crois sincère. Majoritairement. Mais sa mère... Je ne sais pas. Elle ne fait pas montre d’ouverture et ça c’est le genre de chose qui peut faire déraper une entente avec mon clan. Quand tout le monde se tient derrière sa tranchée, les dents barrées, à attendre que tout explose… Ça ne peut que mal finir. Alors je dis ce que j’ai à dire. Quel est le problème, amirale? Et oui, c’est un ton de défi que j’emploie car c’est souvent le seul qui brise le statut quo.


Veronica DuCade
Dame Jedi
Directrice de Rothana Heavy Engineering
Dame Jedi  Directrice de Rothana Heavy Engineering
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Re: Négocier avec les Ombres [PV : Viveka Eldar - Terminé]

le Mer 26 Déc - 21:19
La situation s'apaisa enfin, Veronica avait finalement passer le test de façon positive et d'un geste, la Mandalorienne lui indiqua qu'il était inutile d'aller plus loin, prouvant ainsi qu'elle savait faire preuve de pragmatique et pouvait également se mettre a sa place. Elle retira d'ailleurs son heaume, laissant apparaître un visage sévère, mais des traits fins, encadré par une impressionnante crinière rousse. Peu l'aurait imaginer ainsi, mais Veronica n'était pas du genre a établir le profil physique de quelqu'un sur son comportement ou l'allure de son armure. Elle rangea avec délicatesse sa propre arme dans son étui, avant que ce dernier ne retrouve le tiroir du bureau qu'il avait quitter quelques instants plutôt. Maintenant que chacun avait put jauger l'autre et que les Mandaloriennes avaient put estimer la valeur de celle qui recherchait a les employer, le temps était venu d'entrer dans le sujet proprement dit. Ce que la dirigeante de Rothana comptait proposer a Viveka était une mission sans doute longue et qui ne manquerait pas de lui offrir un défi digne de ce nom, mais il serait très bien rémunérer et si les craintes de l'armurière de la Démocratie étaient fonder, pourrait ajouter une glorieuse page a ses actions et a sa vie, qui devait déjà avoir plusieurs passages importants, de ce fait, la Jedi espérait bien que malgré le caractère peu orthodoxe de sa mission, celle dernière serait accepter.

La jeune femme pris une gourde, but quelques gorgées du liquide qu'elle contenait, la tendit a son amie avant de la proposer a ses deux hôtes. Les DuCade étaient peut-être de haut lignage, mais ils avaient tous que la vie était bien différente de celle qu'ils menaient dans les palais de Rothana. En côtoyant les champs de batailles et les hommes d'actions, des personnes modestes souvent tirer de leurs foyers pour accomplir un devoir envers une structure étatique pas toujours très juste a leur encontre, elle avait appris que la camaraderie et le partage faisait partie des valeurs simple et saine qu'il était bon d'entretenir. Veronica elle-même ne pourrait renier une tradition comme celle-ci, car depuis sa plus tendre enfance, Otto l'encourageait a poursuivre dans cette voie. Elle pris donc la gourde avec une expression de gratitude et but quelques gorgées a son tour, appréciant le caractère du breuvage, même si ses sens surnaturels lui indiquèrent sans même qu'elle ne les sollicitent qu'il ne s'agissait pas d'une boisson alcoolisé, elle était sans doute issue du monde agricole que la cheffe de clan venait d'évoquer. Sa mère ne se fit guère prier non plus, sur le pont d'un vaisseau spatial, vous pouvez également être amener a échanger de nombreuses choses avec votre équipage et la boisson faisait partie des choses que l'on échangeait le plus facilement.


« Je ne sais pas comment vous préparez votre boisson, mais elle est excellente. Vive, avec du caractère, rendant de l'énergie rien qu'à son contact. Je crois que j'en aurais besoin plus souvent pour supporter la surcharge de travail que mes fonctions m'imposent. Mais au vu de vos responsabilités, j'imagine que vous comprenez fort bien de quoi je parle. »

La chevelure blanche de la Jedi interpellait la plupart de ses interlocuteurs. Si certains croyaient en une excentricité de la part de la noble, qui coiffait désormais en une tresse élégante sa dernière mèche blonde, d'autre savait bien qu'elle n'était que le reflet de la fatigue extrême lié a un mode de vie très chronophage et exigeant sans aucun temps mort ou presque. Mais Veronica ne pouvait se résoudre a abandonner une de ses fonctions, cela n'était pas dans son tempérament. Elle observa le regard de la Mandalorienne se tournait vers sa mère, qui avait retenu sa colère, de manière inquisiteur, sans doute voulait-elle savoir ce qui avait tant courroucer l'Amirale. Sachant très bien que la dame allait répondre, la fille décida de ne pas intervenir : puisqu'elle voulait savoir, autant qu'elle l'entende, l’abcès serait crevé tout de suite et la discussion pourrait s'orienter sur la mission en elle-même, le salaire, les moyens pour l'accomplir, tout ce qui serait utile. Mais puisqu'on l'invitait a s'exprimer, Alexandra de Vries ne se fit pas prier plus longtemps et pris la parole, mais de façon plus calme que ne l'avait craint Veronica : la boisson et le dénouement positif du défi semblait avoir en partie apaiser ses craintes.

« Les Mandaloriens que nous avons fréquenter avant vous étaient tous très a cheval sur les notions familiales. Même pour les clones, ils étaient les seuls a réellement s'inquiéter de la qualité du matériel que nous fabriquons pour eux et insistait beaucoup sur ce point. Je trouvais cruel que vous nous imposiez une telle épreuve, alors que notre famille a déjà payer un lourd tribu dans cette guerre. Mais ma fille semble comprendre votre sensibilité mieux que je ne le ferais jamais. »
« Tu me flatte maman, mais sur le pont d'un vaisseau amiral, c'est toujours toi qui sera la meilleure de nous deux. »


Les deux femmes échangèrent un regard complice, peut-être le premier moment ou elles semblèrent enfin détendu et apaiser. Mais rapidement, Veronica retrouva son sérieux. Peut-être Viveka souhaiterait-elle répondre a l'affirmation de sa mère, mais retarder plus longtemps l'exposé de la raison pour laquelle la Mandalorienne était ici lui semblait n'avoir plus aucun sens. Après lui avoir laisser le temps nécessaire pour exposer, si elle le désirait, ses arguments, la jeune femme pianota de nouveau sur son bureau afin d'activer deux hologrammes : un présentant une carte de la galaxie sur la frontière entre le Consortium Éternel et la République, et un autre présentant le discours de Ânkh lors de l'inauguration de sa forteresse Stellaire. Myrianova se redressa en voyant l'hologramme, mais retint une nouvelle insulte a l'encontre de la reine éternelle, qui n'avait vraiment aucune grâce a ses yeux. La Dame Jedi repris la parole afin d'expliquer la situation et la raison qui l'avait pousser a la choisir elle plus qu'une autre Mandalorienne, bien que ce dernier point coulerait de source une fois l'objectif de la mission qu'elle souhaitait lui confier serait éventer.

« Il y a maintenant une semaine, Darth Ânkh inaugurait sa dernière Forteresse Stellaire, l'un de ses ouvrages qui fait sa fierté. Elle lançait également un défi a la galaxie dans un discours offensif, qui ce veux annonciateur d'une nouvelle offensive du Consortium. Bien entendu, j'ai pris cette nouvelle très au sérieux et j'ai fait jouer certaines de mes relations autant que mes propres informateurs a la frontière. Malheureusement, aucun signe de tension particulière n'est a déplorer, aucun signe avant coureur naturel de la préparation d'une offensive majeure nulle part, le dispositif des Militaires Sith comme Hapien est rester stable, et aucune reconnaissance en force n'a été mener sur notre territoire, ce qui signifie que quelque chose nous échappe. »

Elle marqua une légère pause, le temps de laisser a la Mandalorienne le soin d'assimiler les informations, mais repris rapidement.

« J'aurais put me tourner vers nos services secrets, mais même si j'ai beaucoup de respect pour leur travail, je crois qu'ils n'ont pas les moyens de tenter de percer a jour les projets dissimulé derrière le voile de l'arrogance de nos adversaires. C'est pour cette raison que je me suis renseigner pour savoir vers qui je devais me tourner afin de trouver quelqu'un capable de mener une mission de renseignement dans les rangs des Mandaloriens. Le votre est revenu de façon unanime, alors j'ai pris la liberté de vous contactez afin de vous proposer cette mission. Malheureusement, je n'ai pas vraiment de début de piste a vous offrir, hormis le fait que les frontières ne montre aucun signe d'activité suspecte inhabituelle. Ma demande est simple : trouver ce que le Consortium Eternel prépare contre nous et me transmettre l'information. Je ne vous demanderez pas d'intervenir contre ce plan, l'information en main, je transmettrais aux autorités compétentes et nous déciderons ensemble de la manière de riposter, mais j'ai besoin de votre aide pour savoir ce qui se déroule là bas, votre prix sera le mien. »


Viveka Eldar
Al’verde
Al’verde
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Re: Négocier avec les Ombres [PV : Viveka Eldar - Terminé]

le Jeu 27 Déc - 3:44
La mission est de taille, le défi à ma hauteur. On ne saurait dire que Veronica DuCade ne sait pas mettre la barre haute. J’ai en effet vu cette vidéo. Je sais ce que Myrianova en pense, nous en avons déjà discuté. Et à mes yeux, franchement, bravade d’une souveraine qui pense que ses nouveaux jouets vont la protéger indéfiniment. S’il y a bien une chose qui a été prouvée encore et encore, c’est que toute technologie peut être contournée, détournée, rendue inopérante. Oh je ne dis pas que ce sera facile. Il est de notoriété publique que la régente du Consortium Éternelle est une IA des plus redoutables et que l’âme damnée qui commande aux forces spéciales et aux renseignements de cette faction digne de sa réputation. On aura beau dire ce qu’on veut sur Hapès, la Reine Éternelle et le reste… Elles savent sécuriser leurs positions.

Évidemment, à part les intrigues politiques à la con, le maillon le plus faible, c’est encore les Siths. Le truc, c’est que je doute que si une mobilisation secrète doive être effectuée, la Reine Éternelle ait passé l’info aux Siths. Enfin. Pas à tous les Siths et comme ils passent leur temps à se poignarder dans le dos, si un le sait, dix, vingt, trente autres le sauront et ainsi de suite. La grande question à se poser c’est à qui doit-on révéler un secret qui ne le sera plus dès qu’il aura franchi vos lèvres? Chose certaine, ce ne sera pas la maniaque fanatique à la tête du Chume’doro qui va se charger de ça. Elle va plus s’assurer de réduire au silence quiconque pourrait vouloir parler. Automatiquement, ça voudrait dire passer par la conserve et sa flotte de conserve mais ce serait tellement voyant que même un aveugle s’en rendrait compte. Très bonne question, miss DuCade…

Comment mobiliser une armée sans que personne ne s’en rende compte? Personnellement, si je devais le faire avec des Mandaloriens, rien de plus simple. Habits civils, vous vous mêlez aux civils et vous voyagez comme eux. Se cacher en pleine lumière, être visible comme le nez au milieu du visage mais complètement ignoré par ceux qui vous entourent. Le problème c’est qu’on ne parle pas d’une dizaine, de quelques dizaines voire d’une centaine de Mandaloriens. On parle de vaisseaux de guerre. On ne peut cacher un tel déploiement. Oui, les générateurs d’invisibilité existent mais n’importe quelle puissance qui tenterait d’en doter une flotte entière perdrait la guerre à causes de dettes colossales. Ça coûte cher, rendre invisible. Et encore là, c’est loin d’être parfait. Alors quoi? L’Apex utiliserait une tactique toute simple. Changer les signatures IFF.

Mais encore une fois, la République ne se laisserait pas avoir par l’apparition de centaines de vaisseaux comme par magie répondant à ses codes d’identification. Comment faire? Comment faire… Hum… Et si le Consortium Éternel savait exactement où se déployer, d’avance? S’ils avaient étudié le « terrain » pour qu’au moment voulu, toute une flotte fasse le saut en un secteur donné? Mais cela demanderait un colossal effort de coordination qui ne pourrait être réalisé que par… Risqué. Très risqué. Mais ça se tente et personne ne penserait sérieusement à surveiller ce genre de choses. Ce qui en ferait quand même un excellent moyen d’arriver à des résultats. Allez Viveka. Qui ne pose pas de question n’obtient pas de réponse, c’est un fait bien connu. Depuis quand, de toute façon, est-ce que je m’empêche de faire ce pourquoi on me paie?


« J’accepte la mission. Juste une petite question. Est-ce que vous avez regardé du côté de leurs observatoires? De leurs académies civiles dédiées à l’astrophysique et compagnie? Si je devais préparer une invasion, je m’arrangerais justement pour ne rien laisser paraitre aux frontières. Par contre, qui se méfie d’instruments civils prenant des mesures pour des services souvent publics?

Quand on y pense, c’est la couverture parfaite. L’Empire et la République scrutent les frontières, leurs espions tentent de percer des secrets militaires et en plein devant eux, la réponse mais que personne ne voit. Si le Consortium Éternel ne disposait que d’êtres de chair et de sang, faire des calculs de haute précision prendrait une éternité. Le truc… C’est qu’ils ont une IA et on dit qu’elle est excessivement compétente. »


Je ne dis pas que c’est LA solution, je dis que c’est UNE solution. Et comme j’ai accepté la mission, mon premier stop au sein des frontières du Consortium Éternel sera de vérifier ma théorie. Je suspecte qu’au strict minimum je vais trouver une pièce du puzzle. Après tout, ce n’est pas comme si je pouvais débarquer sur Hapès, passer par le palais royal et interroger directement la Reine. Admettons que je réussisse à me rendre jusqu’à elle. Malgré tout mon talent, j’aurais quand même des doutes sur mes chances de ressortir vivante… Sauf si bien sûr cela servait ses intérêts ce qui automatiquement reviendrait à ramener de fausses informations. Je vois mal la Reine Éternelle juste révéler tous ses plans parce qu’on a réussi à entrer par effraction chez elle. Décidément, une mission à la hauteur de mes talents. Et tout aussi décidément…

Elle ne dit rien mais je sens la tension chez Myrianova. Pareille mission veut dire que j’y vais seule. Elle ne peut pas m’accompagner. Elle n’est pas assez discrète, d’une part et elle est bien trop voyante d’autre part. C’est très pratique pour les opérations sur le champ de bataille mais cette mission requiert un certain nombre de compétences qu’elle n’a pas. Soit. Il ne sera pas dit que le clan Eldar recule devant l’impossible. J’accomplirai cette mission avec brio et nous éluciderons un mystère par le fait même. Et puis bon, c’est toujours pratique de pouvoir négocier. Je fais savoir que l’argent, c’est bien mais les faveurs, c’est mieux. Une carte en manche, si vous préférez. Ainsi, si jamais j’ai des problèmes avec la République, pas parce que j’ai fait quelque chose de stupide, je saurai qui appeler pour intercéder en ma faveur. C’est important d’avoir des « amis » influents.

Gardant un sourire amusé sur mon visage, je rajoute que si jamais elle veut la recette du breuvage qu’elle a goûté, qu’on peut l’inclure quelque part dans le contrat ou que pendant que je serai à la chasse au mystère, Myrianova pourra lui donner un petit cours de cuisine. Le juron très mandalorien qu’elle laisse entendre en dit long sur sa façon de penser et sur son mécontentement face à la présente situation. Je n’en attendais pas moins de mon fidèle bras droit. Après tout, si elle était toujours d’accord avec moi, elle ferait un bien piètre travail. Si elle ne donnait pas son opinion, aussi crue puisse-t-elle être, elle ne ferait pas un bon boulot. Et là, je sais qu’elle est mécontente parce qu’elle ne peut pas faire ce pourquoi elle est mon bras droit. Surveiller mes arrières. Sa loyauté est admirable, loin de moi de prétendre le contraire. Mais bon. À chacun sa spécialisation. C’est ainsi.

Et justement, s’il n’y a rien d’autre, que je demande, j’ai du boulot qui m’attend. J’ai bien hâte de voir ce que je vais trouver. De découvrir ce que cette souveraine qui semble penser que moins elle est habillée, plus elle sait séduire les masses tente de cacher. Quand même. Une reine immortelle, une IA capable d’apprentissage et d’adaptation et une chef des forces spéciales / renseignements des plus redoutables. On pourrait difficilement trouver un trio de menaces aussi bien constitué. Il y a bien longtemps que je n’avais pas eu à mobiliser l’intégralité de mon talent. Tant mieux : je m’en voudrais si je perdais la main. Ce serait vraiment honteux. Veronica DuCade, il est temps de te montrer pourquoi Viveka Eldar est la cheffe du clan Eldar. Il me tarde d’écrire ce chapitre dans la saga du clan car il ne saurait y avoir qu’une fin à l’histoire : LA VICTOIRE!


Veronica DuCade
Dame Jedi
Directrice de Rothana Heavy Engineering
Dame Jedi  Directrice de Rothana Heavy Engineering
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Re: Négocier avec les Ombres [PV : Viveka Eldar - Terminé]

le Dim 6 Jan - 15:14
« L'on a fait discrètement pirater nos propres observatoires civils disposant des plus grands rayons d'action afin de tenter de repérer des anomalies dans l'espace, du genre qui peuvent dissimuler l'utilisation d'un Manteau Bouclier par exemple… Mais rien d'anormal, rien a faire, tout est désespérément calme sur des années lumières a la ronde, on navigue a vue ! »

Si les guerres stimulent la recherche, l'on sous-estime souvent la capacité des civils a développer des équipements, parfois même a leurs insu, capable de faire preuve d'une technicité plus haute et certains observatoires civils disposaient d'une telle portée d'observation qu'ils devenaient des atouts militaires sans même le savoir. Mais en tant que cheffe d'entreprise, Veronica ne sous estimait pas ce genre d'atout et c'est sur les conseils de sa mère qu'elle avait suivit cette voie. Diamond Dust avait coordonner l'opération de piratage et comparer avec les données connues de l'espace ainsi que les altérations connues produits par certaines technologies sans être capable de rapporter des résultats probant. Pourtant, cela ne signifiait pas qu'il n'y avait rien : Hapès était devenu le centre des innovations a force d'investissements et d'encouragement pour le progrès scientifique et les forteresses stellaires restaient l'une des preuves les plus impressionnantes de ce volontarisme technologique. Pour le moment, les puissances rivales en était réduite a suivre a marche forcé afin de ne pas être distancer, mais n'avaient pas encore trouver la réponse adapter pour innover avant leurs rivaux du côté obscur… Peut-être que la souveraine était un moteur d'innovation trop efficace ? Elle ne semblait être ralenti par aucun dogme, ce qui était très impressionnant de sa part dans une société pourtant si encadré par de nombreuses pratiques culturelle et religieuses conservatrices.

Vu la nature de l'opération, il était évident que l'autre guerrière présente n'y participerait pas : son gabarit comme les armes qu'elles emportaient avec elle la disqualifiait pour une opération de ce type, sauf peut-être si l'extraction devait se faire dans la violence… Et même si Veronica ne parlait que des bribes de Mando'a, le juron, qu'elle avait déjà entendu dans la bouche d'Igor, ne laissait aucun doute a la jeune femme sur le mécontentement de la géante, d'autant plus quand Viveka lui demanda de bien vouloir transmettre la recette de son breuvage. Mais d'un geste, la Dame Jedi indiqua que cela n'était pas pressé et expliqua ensuite qu'elle se contenterait volontiers de la recette, disposant de très bons cuisiniers capable de l'appliquer ensuite scrupuleusement. Dérogeant aux traditions, elle avait préférer faire appel a des cuisiniers plus amateur, mais aimant vraiment leurs métiers plutôt que des grands chefs exerçant de « père en fils », mais qui manquait de passion et faisait de leurs cuisines davantage quelque chose d'excentrique qui relevait davantage de l'art que de la nutrition. Elle laissait cela aux personnes qui pensaient qu'entretenir une « cuisine de luxe » leurs permettait d'afficher leurs statut social et même de l'appuyer, elle-même n'avait guère besoin de toutes ses excentricités.


« Bien, nous n'avons donc plus rien a ajouter. Si vous avez besoin de quelque chose que nous pourrions fournir, qu'importe la nature, faite le nous savoir, même si je doute que cette précaution soit nécessaire. Si nous venions a disposer d'élément pouvant vous aider dans votre recherche, nous vous les ferons également transmettre par des canaux sécurisé. Bonne chasse Viveka du clan Eldar, nos vœux vous accompagne ! »

Le cheffe d'état se leva, proposa une poignée de main a deux femmes, puis s'inclina en signe de respect avant cette fois de les accompagner jusqu'à leurs vaisseaux. Sa mère elle ne le fit point, retournant a ses occupations, devant honorer ses propres responsabilités. Elle échangea encore quelque peu avec la Mandalorienne, mais rien de très important a vrai dire. Elle venait de « jeter les dés » en choisissant de faire confiance a Viveka pour tenter de percer a jour ce mystère, c'était un pari risqué, mais la Jedi pensait qu'en des temps difficiles, il fallait savoir faire ce genre de pari afin de pouvoir triompher de ses rivaux. Il restait qu'elle avait encore énormément de travail et qu'une fois de plus, elle n'allait pas dormir très longtemps cette nuit. Si elle était raisonnable, elle se serait même sans doute accorder du repos dès que la Mandalorienne et sa lieutenant serait repartie, mais cela ne serait guère le cas, car la politique et l'industrie étaient deux secteurs très chronophages et même pour un sensitif, il était impossible de concilier les deux sans rogner sur le temps de repos. Pourtant, Veronica ne se plaignait jamais : encaisser, sans cesse, quitte a en laisser des traces visible, comme sa chevelure blanche, sans se plaindre : les responsabilités d'un chef ne permettait pas le repos, surtout en période de guerre, elle devait montrer l'exemple, d'autant plus que des millions de personnes vivaient dans des conditions bien plus dure que la sienne. Mais elle espérait bien, au bout du compte, obtenir la victoire.


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Re: Négocier avec les Ombres [PV : Viveka Eldar - Terminé]

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