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Marcus Scipio
Grand Moff
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Ceux qui vivent sont ceux qui luttent. [En Cours] Empty Ceux qui vivent sont ceux qui luttent. [En Cours]

le Sam 10 Nov - 21:04



Equipement :



- Un simple blaster
- Une vibro-lame d'apparât à la garde ouvragée.
- Un droïde protocolaire type HK-55 modifié (module de combat retiré) nommé "Tchéka"

             

Description physique :




Le Grand-Moff n'est pas un homme de très grande taille et ce n'est pas par son physique qu'il impressionne même s'il possède des épaules assez larges. Le reste de son corps est assez élancé et fin. Il n'a jamais été un grand sportif et le combat physique et direct ne l'a jamais intéressé depuis qu'il a quitté son quartier natal de Kuat. En somme, sa physiologie est assez commune et sans réel intérêt. En revanche, son visage est beaucoup plus marqué : malgré son jeune âge (pour un homme de ce statut), ses traits sont assez émaciés et marqués par quelques rides mais encore peu profondes. Ses yeux sont bleus avec quelques touches de jaune pâle autour des pupilles mais elles ne sont visibles qu'en étant très proche du personnage. Son regard est d'ailleurs ce qui frappe le plus lorsque l'on se trouve en face de Marcus Scipio, il lui donne un air chaleureux et compréhensif. Bien sûr, là n'est pas l'état d'esprit perpétuel du Grand-Moff mais cela dissipe quelque peu l'impression de froideur que peut donner l'uniforme impérial. Les cheveux de Marcus sont coupés assez courts comme il est de tradition chez les officiers de l'Empire. Cette chevelure grisonnante vieillit le personnage de quelques années mais peut aussi donner la sensation d'une sagesse précoce. Il n'a d'ailleurs jamais pensé à se faire colorer les cheveux, croyant à une certaine "pureté du corps". Ainsi l'aspect général n'est point rebutant, et l'on serait bien malaisé de porter un jugement d'ordre esthétique sur cet homme : il n'est pas d'une beauté fulgurante mais on ne peut le taxer non plus de laideur absolue. Là n'est d'ailleurs pas sa valeur.
La démarche du Grand-Moff est, notons-le, assez décontractée, héritage de son enfance au cœur de la misère de Kuat. Mais il a pu, en côtoyant les couches plus aisées de la société, rectifier certains points dans sa gestuelle ou sa démarche qui paraîtraient vulgaires pour un homme de son rang. La capacité exceptionnelle qu'il a à maîtriser son corps lui permet de donner plus de poids encore à son éloquence et à son charisme. Mais rien de tout cela n'est un don : cela s'apprend, au prix d'efforts constants. Le résultat est que le Grand-Moff dégage une aura de sagesse mais aussi de grande volonté qui lui donnent du poids et du respect au moins durant les premiers temps de la discussion. Il sait comment mettre son interlocuteur à l'aise seulement par sa manière de se mouvoir et ses expressions de visage. Son visage est le meilleur indicateur de son interlocuteur pour savoir ce qu'il ressent (ou ce qu'il veut qu'on pense qu'il ressent).

Enfin, il faut aborder la manière dont se vêt Marcus. Il est le plus souvent en uniforme militaire blanc, celui qu'il possédait lorsqu'il était Moff du Corps DIplomatique Impérial. Il a ajouté à cet ensemble blanc une longue cape tombant jusque sur ses talons, dans un but purement esthétique. En effet, Scipio accorde beaucoup d'importance à sa garde-robe, sachant pertinemment qu'elle peut représenter un facteur dans l'image qu'il donne de sa personne. Ses vêtements sont donc toujours très soignés et propres, peut-être métaphore du personnage qu'il est (ou qu'il voudrait être ?). En outre, il porte toujours à la ceinture un blaster ou une vibro-lame d'apparât pour les occasions plus officielles ou protocolaires. Dans un cadre, plus privé, il préfère généralement porter une simple tunique impériale sans insignes impériaux mais tout aussi soignée, de couleur océane ou encore bordeaux.


             

Description mentale :




L'âme est le fruit d'une savante alchimie, faisant de chaque individu un être à part entière, de sorte qu'il est impossible de rentrer précisément et complètement dans la nature profonde d'un individu. Mais il existe toutefois une structure générale du caractère qui peut, elle, être décrite, comme un stéréotype ou l'ébauche d'une toile dessinée hâtivement sur un papier froissé. De fait, Marcus n'est ni un homme profondément bon ni foncièrement mauvais, car le jugement moral est une chose que nous laisserons aux philosophes et aux religieux. Attachons-nous à l'Homme. Certes, Marcus est avant-tout calculateur, ambitieux, ayant fait sienne la maxime "La fin justifie les moyens." Il n'hésite pas à user de la violence ou de moyens déloyaux pour atteindre ses objectifs. Mais il est aussi capable d'une grande empathie pour ceux qui souffrent : les pauvres, les malades, les délaissés. Le but profond de son accession au pouvoir a été celui de venir en aide à tous ceux-là, qu'il avait connu durant sa prime jeunesse. Après son élection au poste de Grand-Moff en 1499, il a d'ailleurs engagé plusieurs réformes sociales de petite ampleur en direction des classes populaires de l'Empire ce qui lui a valu l'opinion positive de la majorité des citoyens de l'Empire - mais la méfiance des strates plus aisées de la société.
Là encore héritage de ses années passées au milieu des masses prolétariennes de Kuat, Marcus est un personnage dont la franchise (parfois excessive) est partout reconnue. Il n'hésite pas à faire clairement état de ses pensées, du moins aux personnages d'un rang inférieur ou égal au sien. Il garde généralement un mode légèrement réservé avec les dignitaires étrangers ainsi qu'avec l'Impératrice. Il est aussi doté d'un grand sens de l'humour et d'une bonne humeur à toute épreuve, même dans les moments les plus difficiles sur le plan personnel comme sur le plan politique. Cette bonhomie naturelle le fait paraître comme un individu détaché de sa personne, proche de ses interlocuteurs et sans condescendance. En vérité, il subsiste beaucoup de fierté voire d'orgueil en Scipio, sûr de ses capacités ce qui peut parfois le pousser à l'erreur. Il peut aussi se montrer particulièrement méprisant envers ceux ne partageant pas ses préoccupations pour le peuple de l'Empire.

Sur le plan politique, il n'a nulle haine envers la République, la voyant seulement comme un ennemi temporaire et respectant son système politique soucieux de la représentation des gens. Toutefois, il désapprouve ses tendances oligarchiques notamment au sein du Sénat. Sa vision d'Hapès et des Sith est toute autre : il méprise l'autocratie, la voyant comme un pouvoir usurpé au peuple, sans symboles. Quant à Apex, il ne les considère même pas comme un Etat, les voyant comme une société anarchique, des animaux sans foi ni lois se battant entre eux pour le pouvoir. Les ennemis du Grand-Moff sont donc à l'extérieur mais aussi à l'intérieur de l'Empire. Mais la question qui se pose est celle du rapport qu'entretient Marcus avec sa propre patrie, l'Empire. Il est évident que Marcus ne s'intègre pas bien dans ce schéma politique donnant le pouvoir à une élite aristocratique misant tout sur la richesse et la domination des citoyens les plus exposés. Mais c'est là précisément la raison qui a poussé Scipio à briguer les plus hautes fonctions politiques de l'Empire : il est persuadé qu'il a les capacités de faire émerger dans l'Empire ce qu'il y a de mieux pour le peuple. Il croit profondément que sous son mandat, les fonctionnaires de l'Etat représenteront vraiment le peuple impérial qui pourra lui-même, après des réformes sociales d'ampleur, accéder à des postes importants s'il le mérite. Cependant, il n'envisage pas le Conseil des Moffs comme un obstacle mais comme une institution à réformer. Le Conseil est le seul rempart à un pouvoir absolutiste et autocratique de l'Empereur et guidé par des leaders charismatiques, soucieux du bien commun et de tous les horizons, il peut offrir à l'Empire une ère de prospérité sans équivalent.




         
         

Histoire :




"Un homme peut tout avoir, s'il a assez de volonté pour se sacrifier." J'ai trouvé ces mots dans un vieil holo-enregistrement datant de bien avant notre ère, bien avant même la Bataille de Yavin qui constitue l'origine de notre calendrier. Je ne sais par qui ils ont pu être prononcés ni comment par le hasard de l'Histoire ils ont bien pu traverser les âges et subsister dans les archives pour ainsi se dévoiler à moi. Mais ils ont éveillé quelque chose en moi. J'étais jeune alors, bien que je crois l'être toujours. Mon enfance ainsi que mon adolescence ont été bercés par l'idée que nous naissions et mourrons sans jamais décider de rien, que nous n'étions que des morceaux d'argile attendant de recevoir le motif appliqué par le sceau du destin. Mon père m'avait élevé dans la pure tradition stoïcienne et j'y avais cru longtemps, comme tous les enfants, influencés volontairement ou non par les paroles de leurs géniteurs. Et finalement ces mots avaient tout changé. Ils n'étaient ni très complexes ni très lyriques, mais ils avaient marqué mon âme jeune s'éveillant au monde. Mais je n'écris pas pour exposer aux citoyens de l'Empire mes divagations émotionnelles. Ces écrits ont un but purement pratique : je ne veux ni être un héros ni être un martyr lorsque la mort me prendra. Je vais donc narrer ma vie et ce que je suis, dans mes erreurs, dans mes doutes mais aussi dans ce que j'ai pu accomplir. Pour des raisons politiques évidentes, ceci ne sera disponible qu'après ma mort. Mais disponible pour tous. Voilà ce qui serait ma dernière volonté.

Chapitre Premier : les bas-fonds de Kuat

J'ai des souvenirs particulièrement vifs de mon enfance du fait du monde sur lequel j'ouvris les yeux. Ma famille, c'est-à-dire mon père, ma mère et ma sœur aînée, ont toujours vécu dans la misère des ruelles étroites et mal-famées des quartiers résidentiels dédiés aux ouvriers des Chantiers Navals de Kuat et leurs familles. Tous ici vivent dans la misère, sans espoir d'accéder un jour à un mode de vie décent. Les enfants meurent à peine sortis du sein de leurs mères, les jeunes qui parviennent à un âge plus avancé tombent rapidement dans la criminalité pour survivre, sans accès à l'instruction la plus basique, tandis que les parents peinent à nourrir leur propre progéniture, sans parler d'eux-mêmes. C'est dans la fumée grise des usines sidérurgiques et la boue des ruelles sans pavement que je suis né. Dans l'air flottait cet étrange sentiment de joie et de peur qui suivait chaque naissance dans ces quartiers nauséabonds : le bonheur de pouvoir observer les mouvements grossiers et patauds du fruit de ses entrailles et, planant au-dessus tel le vautour au-dessus de l'animal qui se meurt, la peur de voir partir cet être aussi vite qu'il est venu. Pire : de le voire grandir dans cet enfer où aucun avenir ne lui était promis. Mais je grandis malgré tout, certains diront choisis par la Providence, d'autres grâce au pur hasard de la résistance des corps.
Ce que je vous dis-là, je le tiens de ce que l'on m'as raconté et de ce que je peux en déduire aujourd'hui que les années ont passées. Mes premiers réels souvenirs remontent à l'âge de cinq ans, comme la plupart des enfants. Je me rappelle certes la souffrance provoquée par la faim et la maladie, les cris et le désespoir de chacun dans ce monde abandonné de tous. Mais me reviennent aussi par éclair ces instants de joie fugaces ; un jeu entre enfants dans les rues mal-famées, le sourire sur le visage de mon père me parlant de comment était le ciel, là-haut, derrière la chape de pollution qui couvrait les bas-quartiers. L'amour de ma mère, aussi, que ma sœur et moi partagions également. Je n'allai pas à l'école puisqu'il n'en existait pas ici. Les pouvoirs publics n'existaient nulle part, seule la loi du plus fort prévalait. Mon enfance n'était donc pas heureuse, mais je mentirai en disant qu'elle ne fut que souffrance. Ma vie était comme celle des autres êtres : en nuances de gris, oscillant entre la peur du quotidien et la joie de ces quelques instants, les lumières qui rappellent au navire dans la tourmente que la terre ferme existe.

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Les Bas-fonds de Kuat, gangrénés par la violence et la misère.


Les années passaient, et l'adolescence me révéla. Je ne fus jamais un garçon mélancolique, replié sur lui-même. Je finis par aimer la vie qui m'était donné, aidé en cela par la philosophie très stoïcienne de mon père. Je devins rapidement un chef de bande, celui qui savait parler aux autres pour qu'ils accomplissent des choses qu'ils n'avaient jamais imaginés. Du moins c'est comme cela que cela se représentait dans mon esprit. Je ne savais pas d'où venait me venait ce talent pour parler à mes congénères et leur faire comprendre sinon adopter mon point de vue. Cela me fut fort utile, car celui qui réunissait une bande et gagnait sa soumission survivait. Mes parents comme beaucoup d'autres n'avaient pas de quoi me nourrir, et cette vie en-dehors des lois me fournit ce dont j'avais besoin : de l'argent, de la nourriture, quelques babioles... Bien sûr, nous volions à aussi pauvres que nous, mais de jeunes adolescents en perdition n'ont plus ce genre de considérations. Le choix est vite fait entre mourir d'inanition et subtiliser à un ouvrier désargenté ses dernières économies. La guerre ne se faisait plus entre riches et pauvres : elle se faisait entre rebuts de la société.

Ma vie jusque là banale fut changée à jamais par un événement à première vue assez anodin, du moins pour le lieu où je vivais. J'avais alors atteint ma seizième année. Récemment, les Forces de Sécurité avaient opéré un raid sur un quartier de trafiquants de bâtons de la mort et avaient subtilisé la marchandise. Or, les groupes de jeunes garçons et filles qui traînaient dans les rues comme le mien dépendaient beaucoup de ces trafiquants car en effectuant leurs basses besognes, nous récoltions des sommes assez importantes pour que nous subsistions. Je rassemblai donc mes "troupes" et appelait à moi d'autres chefs de gang. D'abord réticents à se révolter, ma harangue finit par les convaincre. Nous allions récupérer notre dû. Tout d'un coup, des flots d'enfants de tout âge convergèrent en courant vers le poste de sécurité de la zone. J'étais en tête, avec quelques autres. Bien sûr, les Forces de Sécurité nous attendaient, prévenus par quelque mouchard. La foule de jeunes stoppa net. Afin de ne pas perdre leur enthousiasme, je m'élançais sans réfléchir sur les lignes de policiers et de droïdes. Je sentis immédiatement une immense douleur sur tout mon corps, frappé par les balles en caoutchouc. Mais alors que me sentais saisi par des mains froides comme le métal, j'entendis mes camarades s’élancer à leur tour dans la mêlée. Je sombrais alors dans un profond comas.

Quand j'ouvrais les yeux, j'avais la bouche pâteuse et le crâne qui me lançait. Combien de temps était passé ? Des heures ? Des jours ? Je sentais que mes sens étaient troublés par mon évanouissement. J'entendis de vagues voix non-loin de moi. Là, derrière ces lourds barreaux, deux individus conversaient. Non, un homme et un droïde. Je me concentrais alors pour percevoir le sens de leurs paroles, persuadé que j'étais le sujet de leur échange.

- Pourquoi celui-là en particulier, HK-75 ?
- L'individu interpellé présentait des signes assez inhabituels d'absence de peur face à l'adversité. J'ai aussi détecté une grande influence de l'individu interpellé sur ses congénères. Mon algorithme m'a commandé de vous prévenir sans attendre.
- Oui, oui, j'ai vu les holo-enregistrements de tes capteurs visuels. Je vais faire quelque chose.

Mais le droïde détecta que je m'étais réveillé. Il ouvrit alors la cellule, une aiguille sortit de son index gauche et je me rendormais rapidement, profondément.

Chapitre Deuxième : Comme un autre

L'Empire avait construit sa propagande sur le mythe de l'ascension sociale, assurant à tous ses citoyens qu'ils pouvaient tous accéder aux plus hautes sphères de l'Etat s'ils avaient le talent nécessaire. Mais en vérité, la méritocratie ne prévalait que pour les jeunes hommes et les jeunes femmes venant des classes aisées. Les individus de la classe populaire n'avaient pas même l'occasion de mesurer leurs talents. Leur place était faite bien avant leur naissance. Cette vérité a guidé ma vie et ma manière de concevoir le pouvoir. Je n'étais pas destiné à être ici et seule une chance exceptionnelle m'a permis de faire ma place parmi les étoiles. Je serai certes éternellement reconnaissant envers cet officier dont je n'ai jamais connu le nom, mais je n'oublierai pas que d'autres qui avaient peut-être autant voire plus de capacités que moi pourrissent encore dans les tréfonds misérables de Kuat. Certes, mon attention envers les problèmes des plus faibles me différencie de la plupart des hommes de pouvoir de l'Empire, bien que je ne sois pas le seul. Le chemin sera encore long avant que l'Empire ne soit réellement synonyme de chance offerte à tous ses citoyens.
Par la bienveillance et l'intérêt de cet homme donc, je me retrouvai incorporé dans l'Académie Impériale de Coruscant. Mes parents n'avaient eu aucune voix au chapitre et moi non plus d'ailleurs. Mais bien évidemment, je ne me plaignais pas de mon sort. L'officier devait être un homme important ou qui avait des amis bien placés, car l'on me donna le statut de "Pupille de l'Empire". Mes parents n'auraient jamais pu financer mes études. De plus, on m'interdit de les contacter durant les deux premières années de ma scolarité. J'allais devoir me lier à mes camarades et à eux-seuls.

Comme je m'y attendais, la première année à l'Académie fut assez difficile à supporter. J'étais sans attache, sans famille, sans nouvelles. Mon origine sociale m'avait très vite exclu du groupe d'élèves de ma promotion. Je ne les blâmais pas cependant, car j'éprouvai le même rejet envers eux, déconsidérant leurs manières pompeuses et leur langage qui tranchait clairement avec ma franchise de jeune homme du peuple. Deux cultures s'affrontaient clairement. Mais je réussis peu à peu à gagner la considération de mes formateurs qui voyaient effectivement en moi le potentiel qu'avait vu cet officier inconnu dans la cellule froide et humide de Kuat. Le respect de mes supérieurs se transmis finalement à mes camarades qui m'acceptèrent. Ma réticence disparue elle-aussi, sachant que je ne pourrai réussir seul dans la voie que l'on m'avait donné. Alors que la première année était dévolue à un enseignement général en géopolitique, en Histoire mais aussi en Sciences Physiques, la deuxième année était l'occasion pour les jeunes élèves-officiers de choisir une spécialisation. Les plus prisées étaient évidemment la Flotte ainsi que les Services de Renseignement. Les spécialités les moins fréquentées étaient le Service de Récupération ainsi que la Mission Impériale. Grâce à mes résultats plutôt brillants bien que ne fus jamais le Major de ma promotion, j'obtins in extremis une place au sein de la Flotte. Nous étions en temps de guerre, et la formation des officiers avaient été réduite de deux ans afin de renouveler constamment les effectifs et remplacer les morts au combat. J'allais passer encore trois ans à l'Académie.


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Un cours de stratégie de chasse à l'Académie Impériale de Coruscant...



Ces trois années furent l'occasion pour moi de comprendre comment les individus des classes plus aisées pensaient et vivaient. Je vécus alors une véritable expérience sociale, apprenant à parler à ces gens qui me semblaient si loin de moi, me comportant avec eux comme l'aurait fait n'importe quel enfant de politicien ou de grand commerçant. Insidieusement, je devenais comme eux. Je finis par agir comme eux, perdant ma gouaille naturelle et ma manière assez directe de m'adresser à mes interlocuteurs. Après trois ans, j'étais devenu l'un de ses enfants nés avec une cuillère d'argent dans la bouche. Sans m'en rendre compte, j'avais oublié la crasse et la misère des quartiers ouvriers de Kuat et je ne rêvai plus que des immenses immeubles luxueux du centre de Coruscant. Finalement, après ces trois années d'études qui furent encore plus brillantes que ma Première Année, j'obtenais ma première incorporation au sein de la Flotte : le grade de Capitaine de Vaisseau et le commandement de la frégate de classe Vindicator Murmure.
Je profitais de cette nomination pour rendre visite à mes parents. Je ne les avaient pas revus ni contactés depuis mon arrivée à l'Académie, obnubilé par ma réussite et le succès de ma formation. Aujourd'hui encore, je suis rongé par le regret. J'arrivais donc dans cette maison où j'étais né, vêtu de mon uniforme le plus beau, mes insignes de Capitaine brillant au-milieu de la misère ambiante. Je laissai les deux Stormtroopers qui assuraient ma sécurité à la porte et entrait dans le logis, tout sourire, fier de ce que j'avais accompli. Mais la maison était vide. En fait, elle ne l'était pas totalement. Un corps était là, allongé, des bâtons de la mort consommés gisants près de lui. Je m'approchai, m'assurant que la personne qui se trouvait là était en vie. Elle l'était. Derrière la chevelure ébouriffée et sale, je reconnus les traits de ma sœur. Son visage était tuméfié, ses yeux voilées par une trop forte consommation de produits toxiques. Ma gorge se serra, je ne pouvais parler, pétrifié d'horreur. Je crus voir dans les yeux de ma sœur comme une étincelle de haine qui ne me glaça le sang que plus encore. J'essayai de parler, mais aucun son ne sortit de ma bouche. Je reculai maladroitement tandis que je sentais des larmes rouler sur mes joues. Je les avais abandonné. Mes parents avaient quitté cette vie de souffrance, et voilà tout ce qui restait de ma sœur. Je m'enfuis alors, la laissant dépérir sur le sol de notre maison.

Chapitre Troisième : Ascension

Je vécus cette événement comme un profond bouleversement. Quelle infamie, quelle ingratitude m'avait poussée à laisser ma famille mourir dans cet endroit putride ? L'orgueil m'avait saisi et j'en avais oublié ce que j'avais traversé durant toute mon enfance. L'âme à vif, je me promettais alors de ne jamais rejeter cet héritage, dans ses malheurs et ses leçons. Tout en faisant cette promesse à moi-même, je savais que je vivrais avec la culpabilité pour le restant de ma vie. Car le pardon de soi n'existe pas. Le corps est une enveloppe, un voile dissimulant la véritable nature des êtres qui s'y sont réfugiés. Ceux qui avaient le contrôle de leur vie étaient ceux qui parvenaient à être les véritables maîtres de leurs corps. On dit parfois d'un homme qu'il est sans cœur, sans émotions. Mais cela n'est pas vrai. Il est seulement plus talentueux que le reste de ses congénères pour les garder cachés dans l'écrin d'un visage qui peut certes afficher la joie ou la colère, mais toujours dans la plus parfaite maîtrise, donnant volontairement à son interlocuteur une vision de soi formatée.

J'étais donc finalement devenu ce jeune officier de la Flotte Impériale que tous mes instructeurs attendaient que je sois. Bien sûr, je ne racontais à personne mon voyage sur Kuat. J'avais décidé de garder cet épisode de ma vie au fond de moi. Un fardeau que je porterai mais que seul moi verrai. Je ne pouvais supporter en plus de la honte le regard dégoûté ou même faussement compatissant de mes semblables.
Mes premières missions furent de simples missions de patrouilles frontalières. Même au cœur de la guerre, l'Empire ne pouvait se permettre de risquer ses vaisseaux dirigés par de jeunes recrues dans des batailles et des opérations à grande échelle. Cette période de préparation me permit de comprendre les réalités du terrain et d'apprendre que l'officier n'est pas seul. Mon second, le lieutenant Metel Jarus, un Duros à la personnalité assez exubérante mais au professionnalisme irréprochable, m'avait tout de suite mis à l'épreuve, me croyant un de ces jeunes blancs-becs de la haute sortant à peine de l'Académie. De fait, je venais de finir mes études, mais la mort de mes parents et la vue de ma soeur m'avait comme dégoûté de celui que j'étais devenu. J'étais redevenu ce garçon franc et quelque peu "populaire" que j'étais lors de ma première année à l'Académie. Mes origines modestes m'avaient acquis la sympathie de mes hommes et c'était généralement le plus difficile à apprendre.

Au bout de quelques mois, nous reçûmes notre première affectation. La Flotte dans laquelle nous faisions notre entrée était rodée au combat. Nous n’attendirent d'ailleurs pas longtemps avant de connaître les premiers feux de la guerre. Du moins étaient-ce les premiers pour moi, car mes hommes étaient tous des soldats endurcis. Nous affrontions une flotte de la République, légèrement supérieure en nombre. Mais notre Amiral était légendaire, et les hommes confiants. Alors que j'étais placé sur le flanc droit, le chaos dispersa rapidement notre ordre de bataille. Alors que je voyais des dizaines de vaisseaux partir en flammes, je comprenais que la situation se dégradait. L'holocommunicateur du vaisseau ne tarda pas à signaler l'arrivée d'un message du commandement.

- Capitaine Scipio, ici l'Amiral de Vallaert. Je peux redresser la situation, mais le flanc droit doit tenir à tous prix. Le Capitaine Doorra étant mort, vous avez la charge des opérations. Faites vite.

L'erreur ne m'était pas permise, où je resterais à patrouiller dans les Régions Inconnues pour le restant de mes jours. Si je réussissais en revanche, la récompense serait à la mesure de l'exploit. Je me concentrais. La chance n'existait pas, il fallait se créer les occasions. J'avais sous mon commandement trois frégates de même calibre. En face, deux destroyers républicains tentaient une percée. Je savais que je devais miser sur l'agilité de mes vaisseaux.
Je commandai à mes forces de focaliser les boucliers de nos bâtiments sur la partie supérieure de la coque. Je fis manœuvrer les trois frégates afin qu'elles plongent sous le ventre immense des vaisseaux capitaux ennemis, là où leurs défenses étaient moindres. Ils n'eurent pas le temps de réagir et une fois dissimulés sous leurs propres masses, nous ouvrirent le feu. Les boucliers nous protégeaient efficacement contre les quelques turbolasers capables de nous atteindre. Tactiquement, les destroyers ne pouvaient rien faire pour se sortir de cette situation. Notre puissance de feu ne pouvait suffire à les détruire, mais rapidement leurs pertes les poussèrent à se replier. Une heure plus tard, le flanc droit avait tenu, l'Empire avait remporté la bataille. Au prix de lourdes pertes certes, mais pas pour moi. Moi, j'avais gagné le droit de m'élever.

Chapitre Quatrième : c'est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source.

Avec ce coup d'éclat, non seulement j'étais presque sûr de ne jamais finir dans un bureau de la capitale, mais en plus j'avais attiré l'attention de mes supérieurs grâce à la recommandation de l'Amiral de Vallaert. On me confia des responsabilités de plus en plus importantes. En vérité, je n'étais peut-être pas un immense connaisseur de la théorie stratégique, mais mon imagination foisonnante me permettait de toujours concevoir de nouvelles tactiques qui surprenaient systématiquement mes adversaires... et aussi mes alliés. J'allais voir plus tard dans ma vie que cet esprit créatif allait m'ouvrir de nombreuses portes. Je remportai donc quelques succès éclatants, bien que ma carrière militaire fut aussi marqué par quelques échecs face à des hommes qui n'étaient peut-être pas aussi inventifs mais se battaient déjà alors que commençais à peine à parler. L'expérience est mère de toute les victoires. Mais globalement, mon dossier était très bon. Les années passèrent et lorsque j'eus atteint mes trente-cinq ans, j'obtins le grade d'Amiral. J'étais un des plus jeunes de la Flotte Impériale. Encore une fois, je n'étais pas connu pour mon génie stratégique comme l'avait été le mythique Amiral Thrawn ou encore le fier Ardus Kaine, mais j'avais acquis une popularité certaine auprès des officiers subalternes comme des hommes du rang : je savais leur parler et je les comprenais. L'uniforme ne conférait que plus de poids à mes paroles. Mais peu à peu, mon intérêt pour l'esthétique chaos de la guerre s'estompa. Je questionnai ma place au sein de la Flotte, et le Haut-Commandement commença à me considérer plus pour un excellent communicant que comme un officier de confiance. Je devais me tracer une nouvelle voie.

Je demandais alors mon transfert auprès du Corps Diplomatique, avec un poste et une rémunération équivalente à ce que je possédais dans la Flotte. Les négociations furent âpres mais tout le monde finit par se rendre à l'évidence que j'étais un homme de politique. J'entrai donc au Corps Diplomatique et obtenait le poste très intéressant de Conseiller spécial auprès du Moff. Ce dernier était un vieux politicien, roublard, mais d'une intelligence hors-du-commun. J'étais son capital charisme et communication. J'appris les ficelles de la diplomatie auprès de lui, développant le sens des négociations et de la gestion politique que l'Académie n'avait pas pu me donner. Mes missions diplomatiques me forgèrent : je voyais que ce que j'avais vécu sur Kuat s'étendait à toutes les planètes de l'Empire, et plus généralement tous les mondes des Espaces Connus. En même temps que mon savoir s'étendait, je commençais à éprouver une compassion profonde pour ces milliards d'individus qui souffraient comme j'avais vécu. Je pense que l'importance que j'accorde aux plus délaissés de l'Empire date de cette période.
Et pourtant la présence du vieux Moff, homme froid et efficace, me préserva d'un militantisme fervent. Je ne puis dire si cela est bien, mais je sais qu'il m'influença énormément dans ce que je suis aujourd'hui. Peu à peu, je me plus à mes nouvelles fonctions. Je compris que là était le chemin tracé pour Marcus Scipio.

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Namian Ashkiss, ancien Moff du Corps Diplomatique et mentor de Marcus Scipio...

Mes succès furent plus importants encore que ceux que j'avais obtenus lors de ma carrière dans la Flotte. Et pourtant, je fus confronté à un monde bien différent de celui que m'avait fait voir mes années sous les drapeaux. J'observais cette fois non pas le travail des militaires mais celui des politiciens. Et il était bien plus brutal. Je me rappelle de ce choc lors d'une mission de négociations qui devait se passer très simplement, sur un monde neutre et apparemment sans intérêt. La population était décimée par un virus bien connu du Service de Santé Impérial mais contre lequel ces populations ne pouvaient lutter. J'étais donc envoyé afin de négocier l'acheminement des médicaments. En échange d'une contrepartie bien sûr. La planète possédait des mines, d'un métal très résistant qui intéressait grandement les industries de construction navale. Mais la chaleur des sols, supportable pour l'espèce primitive qui vivait là (des insectoïdes ressemblant quelque peu aux Killiks aldéraniens) mais pas pour les humains, aurait coûté bien trop en matériel à l'Empire pour adapter ses ouvriers aux conditions. La solution était donc de faire travailler ces êtres pour l'Empire. Le procédé me révoltait mais j'espérais au fond de moi que l'Empire ne faisait que brandir un épouvantail, que les soins arriveraient quoi qu'il arrive. Mais il n'en fût rien. Guidés par l'honneur, les natifs refusèrent et je fus aussitôt rappelé. Nul doute que cette population est aujourd'hui disparue, décimée par le virus.
Cette affaire avait largement remis en question mes croyances. Ne pouvait-on sauver et l'Empire et le peuple ? La politique exigeait-elle de n'avoir aucune considération pour ceux qui ne possédaient pas le pouvoir ? L'officier idéaliste allait bientôt disparaître derrière le politicien déterminé et prêt à tout. Finalement, après le tourment intérieur qui me déstabilisa durant quelques mois, je compris que l'Empire n'était pas en faute. Seuls les hommes l'étaient. Et ceux-là seraient mes ennemis. Et ma guerre serait impitoyable.

Je réussissais même, au bout de plusieurs mois de négociations, à rallier à l'Empire la capitale Coruscant qui avait failli, dans les années 1490 ABY, déclarer son indépendance sous l'impulsion d'un gouverneur nostalgique de la République et quelque peu autocratique. Bien sûr, l'Empire aurait pu aisément réprimer la rébellion dans le sang, mais mon habileté diplomatique permit d'épargner de nombreuses vies et une animosité encore plus grande des Coruscantii envers l'Empire. Cette planète avait longtemps été attachée à la République de sorte que s'y était trouvé autrefois toutes les plus grandes institutions de la vieille démocratie républicaine qui avait cédé devant l'Ancien Empire Galactique avant de renaître de ses cendres. J'organisai un vaste projet de développement de la culture et des valeurs impériales afin de rallier la population au pouvoir de l'Empereur. Sans doute les effets s'en feront ressentir dans quelques années, car les idées se diffusent plus lentement que les armées.

C'est presque naturellement qu'à la mort de Namian Ashkiss, je fus choisi par l'Empereur Fel pour devenir le Moff du Corps Diplomatique, en 1497 ABY, il y a trois ans.

Chapitre Cinquième : l'horizon des événements

La politique est ce qui régit la Cité et les Hommes. Hors de la Cité, nous ne sommes que des loups solitaires cherchant à tous prix notre salvation, n'ayant d'yeux que pour les possessions de nos semblables. Certes, certains de mes congénères sont des loups dans la Cité, mais là est l'importance de la loi, de l'ordre : de punir ceux qui refusent l'institution en société. Car chacun a droit à sa place dans la Cité et nul ne mérite la violence et la solitude de notre état de nature. Je m'étais donné un but dès l'instant où j'accédais à cette distinction suprême qu'est le titre de Moff du Conseil : travailler à l'égalité des citoyens de l'Empire, au bonheur de chacun. Peut-être la liberté en pâtirait, mais qu'importe. On ne peut avoir le lion et le loup dans la même cage car l'un finit fatalement par terrasser l'autre. J'avais fait mon choix. Mais il me fallait plus de responsabilités et de pouvoir pour construire cet Empire visionnaire. Le pouvoir n'a de valeur en lui-même que s'il est destiné à servir un véritable idéal. J'avais cet idéal, tandis que mes collègues ne rêvaient pour la plupart que de promotions et de richesses. Il n'aimaient pas les "idéalistes" comme ils disaient et je devrais devenir comme eux avant de pouvoir les supplanter. Ou tout du moins en apparence. Je l'avais déjà fait, je pouvais recommencer. Je devins le Moff du Corps Diplomatique Marcus Scipio, homme froid et distant des préoccupations du peuple, intéressé que par la place qu'il pourrait un jour acquérir. J'alliais donc mon éloquence et mon charisme acquis au prix de longs efforts durant toute ma vie à une personnalité qui plaisait sans nul doute.
Mes premières mesures furent de fluidifier largement l'échelle d'ascension au sein du Corps Diplomatique. Je fis pression sur le Directeur de l'Académie Impériale de Coruscant afin d'ouvrir un parcours spécial lié au Corps Diplomatique et ouvert aux jeunes enfants les moins favorisés de l'Empire, leurs études financées par l'Empire. En réalité, je fus obligé de prélever dans le budget de mon ministère mais je suis persuadé que le jeu en vaudra la chandelle dans les années à venir. Des talents insoupçonnés surgiraient inévitablement. Malheureusement, mon poste m'offrait peu d'influence sur la politique intérieure de l'Empire et je devais trouver des voies détournées afin de donner une réalité à la vision qui me portait depuis mon arrivée dans le Corps Diplomatique. J'entrepris aussi, en partenariat avec la Mission Impériale, de redonner à la grande politique d'aide aux populations les moyens qu'elle possédait aux prémices de l'Empire Fel. Nous la déployâmes sur des territoires frontaliers de l'Empire : non seulement cela fournirait les moyens aux plus vulnérables de survivre, mais en plus, l'influence impériale et sa popularité n'en sortiraient que grandies. Bien sûr, je me dissimulai uniquement derrière la seconde facette. Si les deux avaient leur importance pour moi, seule la seconde intéressait la Mission Impériale et le Grand-Moff. Je participai aussi, en 1498, à un sommet organisé entre l'Empire et la République mais qui se révéla un échec. Malgré mes efforts de diplomatie incroyables, les racines de la dissension étaient trop profondes pour être arrachées avec aisances.

Je fis toutefois le choix de ne jamais briguer ouvertement le poste de Grand Moff ce qui attirait souvent l'animosité du reste du Conseil. Je fis au contraire le choix de développer mes relations en dehors du Conseil. J'avais encore de nombreux contacts au sein de la Flotte et des amis et camarades de promotion qui étaient devenus des Amiraux de la Flotte pour les plus talentueux. Mon passé de militaire me rapprocha du Moff Grand Amiral de la Flotte avec qui je développai un semblant de relation amicale. Il était jeune lui aussi pour son poste et je n'avais que deux ans de moins que lui. Notre alliance paraissait presque naturel face au reste du Conseil qui était surtout composé de vieillards en fin de carrière. Je savais qu'il me fallait le soutien d'au moins trois Moffs du Conseil. Je me tournais vers le Moff de la Mission Impériale. J'avais travaillé avec lui sur l'affaire d'Anaxes, mais nous n'étions pas particulièrement proches à l'époque. Je fis des recherches très approfondies sur son compte dans l'espoir de gagner son soutien. Cela me pris presque deux mois à soudoyer les personnes qui possédaient les capacités de trouver ses informations, à engager des hommes de main. Finalement, une imperfection apparut sur la toile blanche de la vie du Moff : une sombre affaire de pot-de-vin dans ses jeunes années en tant que Missionnaire. Fort de cette information et des preuves adéquates, il se soumit sans rechigner.

Ceux qui vivent sont ceux qui luttent. [En Cours] JerjerrodOffice2
Denys Jerjerrod, Moff de la Flotte Impériale devenu l'ami proche et confident de Marcus Scipio.


Je finis par informer le Moff Jerjerrod de mon intention de me présenter pour le poste de Grand Moff, vacant depuis quelques jours après le décès de son ancien occupant. Il m'apporta son soutien, certes par amitié mais surtout parce qu'il savait qu'il n'avait pas les talents d'orateur ni le charisme pour être choisi par les autres Moffs. En revanche, il avait compris que son soutien lui apporterait un poids plus conséquent lorsque je serai devenu Grand Moff.
Je me rappelle encore de cette séance du Conseil où Jerjerrod surprit tout le monde en proposant ma candidature pour l'élection du Grand-Moff. D'abord, les autres Moffs semblèrent révoltés : comment un homme si jeune pouvait-il devenir le second personnage de l'Empire ? En effet, je n'avais alors que 41 ans tandis que les autres Moffs hormis Jerjerrod avaient tous plus de 55 ans. Cependant, le soutien que m'apporta la voix hésitante du Moff de la Mission Impériale calma les esprits. L'un de ces vieillards me faisait confiance (du moins le croyaient-ils). Mon discours aux belles formes mais au contenu creux promettant de défendre à tous prix les pouvoirs du Conseil des Moffs finit d'emporter leur adhésion, plus par résignation que par réelle ferveur cependant. Une élection comme il y en avait tant eu parmi le Conseil.

Le lendemain, j'étais appointé par l'Impératrice Aerys Fel Grand-Moff de l'Empire. Le masque allait tomber.



         

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Prénom/pseudo : J'aimerais bien qu'on m'appelle Julien l'Apostat. Sinon juste Marcus. Razz

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le Mar 20 Nov - 17:36
Fiche terminée, à vous m'sieurs dames ! Smile
Lucius
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le Mar 20 Nov - 17:55
Et bien je m'en vais de ce pas remonter cela en zone administrative ! L'on revient vers toi le plus rapidement possible Very Happy


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Lucius
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le Mer 21 Nov - 22:03
Et me voici de retour pour le commentaire:

Une fiche sympathique qui se laisse lire sans problème, la fluidité étant certainement le point fort de celle-ci. Le début d’histoire de Marcus fut particulièrement intéressant. Un personnage atypique et pour le moins prometteur nous attends néanmoins nous avons quelques ajustements à demander.

1° Si Marcus semble ne pas porter dans son coeur l’autocratie, l’Empire Fel tel qu’il est actuellement est pourtant bel est bien une autocratie. La question que nous nous posons est la suivante: est-ce délibéré ou non? Se refuse-t-il à regarder la réalité en face (pour des idéaux) ou bien au contraire souhaite-t-il se placer dans une posture réformatrice? Ce problème en amène un second

2° L’influence de son idéal sur sa vie. Jusqu’à quel point est-il fort ? (voilage de réalité évoqué pour le point 1) ou bien son pragmatisme finit-il par l’emporter. Globalement le conflit ces deux éléments est cruellement absent dans la fiche que ce soit tant dans la description mentale que dans l’histoire. On ne trouve cet élément qu’à la fin dans la fiche ce qui donne une conclusion sans développement. Jusqu’où est-il capable d’aller pour ses idées ? Comment ces dernières se confrontent-elles à la réalité et évoluent ? On souhaiterait voir plus mis en avant les claques et les triomphes de l'idéologie de ton personnage.

3° Point problématique dans l’Histoire: Annaxes est l’une des places fortes de l’Empire. Jamais ces derniers ne se serait révolté contre ce dernier. Toutefois il est tout à fait envisageable qu’une guérilla entre deux factions de noblesses (pro-impériales) nécessite une intervention militaire pour endiguer la crise (on pourrait voir cela comme la crise avec la faction Showa au Japon en plus violent). Sinon il faudra déplacer la révolte vers un monde du Noyau plus à même de vouloir son indépendance (coucou Coruscant ).

4° La nomination au corps diplomatique ne peut venir d’Aerys mais de l’Empereur précédent. Cette dernière n’était pas encore Impératrice.

5° Un développement autours de son au action en tant que Moff serait le bienvenue en particulier concernant le corps diplomatique afin de voir comment agit le personnage en fonction de la réalité et de ses idéaux. Quelques lignes sur 2-3 missions phares nous permettrait de mieux saisir le comportement de ton personnage.

Si tu as des questions n’hésite surtout pas, l’on reste à ta disposition. La validation n’est pas loin ! Very Happy


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Marcus Scipio
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le Jeu 22 Nov - 22:20
Encore merci pour le retour et voilà les corrections demandées ! Vous me direz si cela vous convient.

1° Ajouté dans la description mentale :

Spoiler:
Mais la question qui se pose est celle du rapport qu'entretient Marcus avec sa propre patrie, l'Empire. Il est évident que Marcus ne s'intègre pas bien dans ce schéma politique donnant le pouvoir à une élite aristocratique misant tout sur la richesse et la domination des citoyens les plus exposés. Mais c'est là précisément la raison qui a poussé Scipio à briguer les plus hautes fonctions politiques de l'Empire : il est persuadé qu'il a les capacités de faire émerger dans l'Empire ce qu'il y a de mieux pour le peuple. Il croit profondément que sous son mandat, les fonctionnaires de l'Etat représenteront vraiment le peuple impérial qui pourra lui-même, après des réformes sociales d'ampleur, accéder à des postes importants s'il le mérite. Cependant, il n'envisage pas le Conseil des Moffs comme un obstacle mais comme une institution à réformer. Le Conseil est le seul rempart à un pouvoir absolutiste et autocratique de l'Empereur et guidé par des leaders charismatiques, soucieux du bien commun et de tous les horizons, il peut offrir à l'Empire une ère de prospérité sans équivalent.

2° Voilà ce que j'ai ajouté dans l'Histoire :

Chapitre IV:
Mes succès furent plus importants encore que ceux que j'avais obtenus lors de ma carrière dans la Flotte. Et pourtant, je fus confronté à un monde bien différent de celui que m'avait fait voir mes années sous les drapeaux. J'observais cette fois non pas le travail des militaires mais celui des politiciens. Et il était bien plus brutal. Je me rappelle de ce choc lors d'une mission de négociations qui devait se passer très simplement, sur un monde neutre et apparemment sans intérêt. La population était décimée par un virus bien connu du Service de Santé Impérial mais contre lequel ces populations ne pouvaient lutter. J'étais donc envoyé afin de négocier l'acheminement des médicaments. En échange d'une contrepartie bien sûr. La planète possédait des mines, d'un métal très résistant qui intéressait grandement les industries de construction navale. Mais la chaleur des sols, supportable pour l'espèce primitive qui vivait là (des insectoïdes ressemblant quelque peu aux Killiks aldéraniens) mais pas pour les humains, aurait coûté bien trop en matériel à l'Empire pour adapter ses ouvriers aux conditions. La solution était donc de faire travailler ces êtres pour l'Empire. Le procédé me révoltait mais j'espérais au fond de moi que l'Empire ne faisait que brandir un épouvantail, que les soins arriveraient quoi qu'il arrive. Mais il n'en fût rien. Guidés par l'honneur, les natifs refusèrent et je fus aussitôt rappelé. Nul doute que cette population est aujourd'hui disparue, décimée par le virus.
Cette affaire avait largement remis en question mes croyances. Ne pouvait-on sauver et l'Empire et le peuple ? La politique exigeait-elle de n'avoir aucune considération pour ceux qui ne possédaient pas le pouvoir ? L'officier idéaliste allait bientôt disparaître derrière le politicien déterminé et prêt à tout. Finalement, après le tourment intérieur qui me déstabilisa durant quelques mois, je compris que l'Empire n'était pas en faute. Seuls les hommes l'étaient. Et ceux-là seraient mes ennemis. Et ma guerre serait impitoyable.

3° Corrigé avec Coruscant !

4° Corrigé également.

5° et 2° Voilà ce que j'ai ajouté dans l'Histoire :

Chapitre V:
Mes premières mesures furent de fluidifier largement l'échelle d'ascension au sein du Corps Diplomatique. Je fis pression sur le Directeur de l'Académie Impériale de Coruscant afin d'ouvrir un parcours spécial lié au Corps Diplomatique et ouvert aux jeunes enfants les moins favorisés de l'Empire, leurs études financées par l'Empire. En réalité, je fus obligé de prélever dans le budget de mon ministère mais je suis persuadé que le jeu en vaudra la chandelle dans les années à venir. Des talents insoupçonnés surgiraient inévitablement. Malheureusement, mon poste m'offrait peu d'influence sur la politique intérieure de l'Empire et je devais trouver des voies détournées afin de donner une réalité à la vision qui me portait depuis mon arrivée dans le Corps Diplomatique. J'entrepris aussi, en partenariat avec la Mission Impériale, une grande politique d'aide aux populations des territoires neutres : non seulement cela fournirait les moyens aux plus vulnérables de survivre, mais en plus, l'influence impériale et sa popularité n'en sortiraient que grandies. Bien sûr, je me dissimulai uniquement derrière la seconde facette. Si les deux avaient leur importance pour moi, seule la seconde intéressait la Mission Impériale et le Grand-Moff. Je participai aussi, en 498, à un sommet organisé entre l'Empire et la République mais qui se révéla un échec. Malgré mes efforts de diplomatie incroyables, les racines de la dissension étaient trop profondes pour être arrachées avec aisances.
Aerys H. Fel
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le Jeu 22 Nov - 23:25
Je remonte tout ceci en zone staff, tu auras une réponse très rapidement ! Wink


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Aerys H. Fel
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le Sam 24 Nov - 22:18
Bonsoir !

Avant de pouvoir te valider, il te reste encore deux points à modifier dans ta fiche ! Je te rassure, elles concernent, toutes les deux, les corrections que tu as apporté au chapitre V !

1/ "J'entrepris aussi, en partenariat avec la Mission Impériale, une grande politique d'aide aux populations des territoires neutres : non seulement cela fournirait les moyens aux plus vulnérables de survivre, mais en plus, l'influence impériale et sa popularité n'en sortiraient que grandies"

--> Cette partie que je viens de citer, mériterait d'être éditée. En effet, le système, que tu dépeins, existe depuis l'apparition de la dynastie Fel sur le trône Impériale. Il s'agit clairement du programme "La Victoire sans la Guerre" de la Mission Impériale. Aussi, il serait plus pertinent d'éditer cela et de parler de revitalisation de ce système qui a du subir, au bout de 300 ans de conflits, des coupes budgétaires notamment ! Qui plus est, vu le peu de système neutres qui existe encore, il serait plus pertinent pour cette partie là de parler de zone frontalières (le Soft power serait un moyen de les convertir à la cause impériale !).

2/ Je suis au regret de te dire que tu devras abattre un travail titanesque pour corriger ce second point... Il faudrait que tu corriges 498 par... 1498 !


Une fois tout ceci corrigé, la validation ne sera plus très loin !Wink


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Marcus Scipio
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le Dim 25 Nov - 12:13
Bonjour !

1/ Voilà la correction que j'ai apportée pour ce passage : "J'entrepris aussi, en partenariat avec la Mission Impériale, de redonner à la grande politique d'aide aux populations les moyens qu'elle possédait aux prémices de l'Empire Fel. Nous la déployâmes sur des territoires frontaliers de l'Empire : non seulement cela fournirait les moyens aux plus vulnérables de survivre, mais en plus, l'influence impériale et sa popularité n'en sortiraient que grandies."

2/ Effectivement, devant l'ampleur de la tâche j'ai hésité à abandonner ma fiche tout de go. Mais après des efforts d'une intensité inouïe, je suis parvenu à rajouter le 1 qui avait disparu du fait d'un manque d'attention. Ouf. Smile
Darth Ânkh
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Ceux qui vivent sont ceux qui luttent. [En Cours] Empty Re: Ceux qui vivent sont ceux qui luttent. [En Cours]

le Dim 25 Nov - 12:33
On a eu chaud !

Mais cette fois, c'est la bonne, te voilà validé !

Bon courage pour supporter ton impératrice capricieuse !


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