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Major du Chume'doro
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Au service secret de Sa Majesté (PV Darth Ânkh) (Terminé)

le Lun 6 Aoû - 1:50
Le calme. Un état si rare dans une galaxie en guerre. Un état illusoire, même, pour ceux habitués à en naviguer les intrigues. Un vieux proverbe disait : le calme avant la tempête. Et la tempête, elle était en train de prendre de l’ampleur, menaçant de tout balayer sur son passage, potentiellement pour de bon, cette fois. Mais cela ne semblait pas inquiéter outre mesure celle qu’on connaissait sous le nom de code d’Arcanis. Marchant d’un pas tranquille qui ne trahissait pas cette grande force dissimulée en elle, elle arpentait des corridors qu’elle connaissait par cœur, comme si elle les avait elle-même dessiné. Son environnement immédiat ne la dérangeait pas car personne ne pouvait la voir. Manipuler la Force et ses arcanes les plus puissantes pouvait fournir de sérieux avantages. Celui d’être complètement invisible au regard, par exemple.

Mais ce n’était pas ce qui l’entourait qui la préoccupait, en ce moment. C’était plutôt celle qu’elle traquait grâce à un rituel exécuté il y avait bien longtemps. La souveraine de ces lieux, celle qui avait le pouvoir de changer le cours de la galaxie toute entière. Celle qui était connue comme la Reine Mère. Pour Arcanis, cependant, elle restait sa protégée, celle qu’elle avait des années auparavant commencé à protéger en tant que princesse héritière du trône. Et bien que maintenant celle qu’elle fut était quelque part mélangé avec les souveraines avant elle, Arcanis savait retrouver dans ce maelstrom celle qu’elle avait juré de protéger et servir. Certains considéreraient comme haute trahison que de ne pas être loyale à la Reine Mère mais comme avec n’importe quoi, c’était infiniment plus complexe. Rien n’est jamais simple en ce bas monde, répétait-elle sans cesse.

Elle avait juré de protéger et servir parce qu’elle avait décidé de sortir d’une longue période de neutralité politique qui aurait pu être une éternité. Elle avait décidé de se joindre à la faction qui avait le plus de chances de vraiment faire quelque chose pour changer la galaxie. La stagnation ne pouvait qu’amener à la ruine et il y avait longtemps que l’Histoire n’avait pas été enrichie de quelques pages vraiment significatives. Ce n’était pas tant l’excitation d’un potentiel combat qui la motivait. Arcanis pouvait se battre, savait se battre mais cet intellect froid et inflexible était sa plus grande force plus que ses armes. Tous ses pouvoirs étaient orientés dans un seul but : en faire la parfaite espionne, l’éclaireur par excellence et si besoin, l’assassin qui pouvait entrer et ressortir de n’importe où à tout instant. Telle une arme, elle s’était forgée dans un but précis.

Plusieurs diront que l’hyperspécialisation amène un handicap, un manque de versatilité. Dans la théorie, un raisonnement parfaitement logique. Dans la pratique, tout dépend encore de qui se tient devant vous. Une hyperspécialisation n’implique pas systématiquement un manque de flexibilité. Loin de là. Tout est encore entre les mains de la personne qui a choisi de dédier sa vie à une voie particulière. Aux yeux d’Arcanis, ce n’était encore que rhétorique et matière à débats pseudo philosophiques. Plutôt que de perdre son temps avec ces futilités, elle préférait se concentrer sur ce qui est important. Ce qui ramène à l’actuelle Reine Mère, dans la salle du trône. Protégée, naturellement, par les meilleurs agents et soldats servant sous les ordres d’Arcanis. L’élite parmi l’élite de l’élite, fanatiquement loyale à une souveraine théoriquement immortelle.

Plus que jamais essentielle, d’ailleurs, avec les Siths et leur fourberie en guise d’alliés. Mais la trahison… Hapès connait bien. Très bien même. La politique est un champ de bataille tout aussi sanglant que celui de la guerre. Si tant est que c’est possible, les Siths avaient trouvé un adversaire à leur mesure dans le ballet mortel des intrigues, des secrets et des coups en traitre. Arrivée devant les portes de la salle du trône, elle entre sans frapper, sans s’annoncer, sans rien. Plusieurs pourraient être tentés de dire que c’est par vanité qu’elle fait ce qu’elle fait mais est-ce qu’une arme fait son travail par vanité ou parce qu’elle a été ainsi conçue? Le second choix est évidemment le bon. Point de temps pour des futilités qui pourraient diminuer son efficacité globale. Elle était ici pour protéger la Reine Mère, pas jouer au paon. Ce serait indigne de sa position.

La garde royale a l’habitude de ce genre d’entrée peu orthodoxe de la part de son Major. Les notables et autres personnages importants de la cour, quant à eux, sont trop amoureux du protocole pour apprécier la grâce et l’élégance d’une manœuvre si adroitement effectuée. Si artistiquement exécutée. Mais la Reine Mère, elle, sait apprécier le travail de ceux qui donneraient sans hésiter leur vie en son nom. Et Arcanis est dans les plus volontaires pour ce sacrifice. Arcanis dont les secrets ne sont connus que d’une poignée d’individus, tous ayant une valeur particulière à ses yeux. Les murmures indignés de la cour ne la dérange pas. Son regard est posé sur sa souveraine. Le protocole? Pour les laquais, oui, les traitres pour le moment servile qui désirent prendre une place qui n’est pas la leur. Elle est l’épée, le bouclier et la voix de la Reine Mère, selon ses besoins. Pas celle de ces nobles qui se pensent requins alors qu’ils sont de petits poissons.

Un des notables se permet un commentaire, critiquant le manque d’adhésion au protocole du Major. Sans un mot Arcanis continue de regarder sa souveraine. Le sort de cette femme est entre les mains de la Reine Mère car il est notoirement connu qu’Arcanis réduit au silence ce qui cause une discordance dans cette symphonie que guide celle qui dirige le Consortium Éternel. Peu importe le grade et le rang, elle ne fait aucune distinction. Loyauté ou non. Pourquoi s’encombrer de nuances? Il n’y a pas d’entre deux quand il s’agit de servir le trône et quiconque oserait prétendre le contraire est un imbécile. Un illuminé incapable de regarder une réalité bien simple en face. Et oser critiquer ainsi le bras droit de la Reine Mère revient à critiquer la Reine Mère elle-même. Arcanis agit pour servir les intérêts de feu la princesse héritière qu’elle a protégée.

Pas son propre agenda. Si c’est le cas, elle cache merveilleusement bien son jeu. Si elle tue, ce ne sera pas à l’aide de la Force. Comme pour sa véritable nature, ceux qui savent qu’elle maitrise la Force se compte sur autant de doigts que pour le précédent critère. Elle est l’as d’atout de la Reine Mère. Une énigme dans un secret au cœur d’un mystère. Et c’est tant mieux. Pendant que les ennemis du Trône Éternel cherchent à la percer à jour, ils ne sont pas concentrés sur celle qui détient le vrai pouvoir et ainsi, elle peut lui offrir une protection supplémentaire. Dans son uniforme impeccable qui a plus des airs de tenue de combat, elle attend un ordre. Arcanis est parfaitement capable de penser par elle-même mais ici, tout est apparence. Entre la souveraine et Arcanis se tient une discussion par télépathie. Les avantages de maitriser la Force d’un côté comme de l’autre.


¤Si sa majesté le désire, je me ferai une joie de réduire cette fausse note discordante au silence. Loin de moi l’idée de vouloir imposer ma présence mais il serait, si le temps le permet, important de discuter de quelques points importants qui pourrait intéresser sa majesté. Au risque de redire ce que j’ai déjà dit il y a des années de cela, je suis à votre pleine et entière disposition. Princesse ou Reine, vous restez ma protégée.¤


Dernière édition par Arcanis le Dim 9 Sep - 17:49, édité 1 fois


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Re: Au service secret de Sa Majesté (PV Darth Ânkh) (Terminé)

le Mar 7 Aoû - 1:31
Aussi étrange que cela puisse paraître, gouverner l'une des trois grandes puissances galaxies n'avait que peu changer les journées de la Reine Éternelle dans son exercice du pouvoir que lorsqu'elle n'était encore que la Reine Mère de Hapès. Bien entendu, le champ de ses responsabilités s'était élargit, ses décisions ayant désormais de l'impact sur a peu près un tiers de la population galactique, mais un être vivant standard n'y aurait vu simplement qu'une échelle plus grande et un commandement totalement déshumanisé, donnant des ordres a des milliers d'années lumières sans pouvoir prendre conscience de la situation réelle sur le terrain. Mais tous ses êtres limités ne pouvaient clairement envisager l'étendu du pouvoir de la Force. Immortelle, la Reine avait réellement atteint son statut de divinité. Il lui était arrivée une fois, sur un champ de bataille, de croiser un soldat républicain capturé qui l'avait qualifier de divinité. Lorsque surprise, l'une de ses gardes lui avait demander de préciser ses propos, l'homme avait affirmer que seul les dieux pouvaient déplacer des flottes de milliers de vaisseaux doté d'une tel puissance de feu qu'elle pouvait redéfinir le visage de la galaxie. Cette définition n'était pas totalement injuste aux yeux d'Ankh, mais elle ne rendait pas assez grâce a son statut : après tout, de ce point de vue, même le minable Chancelier de la République, une simple personnalité élu par une assemblé de sénateur corrompu, serait un Dieu alors qu'il ne pouvait même pas faire appel a la Force.

Sans surprise, le prisonnier fut fusiller sur le champ, le crime de lèse-majesté et le blasphème étaient punit de mort au sein du Consortium Éternel. Au moins, lorsque la souveraine le désirait...

Mais aujourd'hui, cette dernière faisait face a un contexte bien plus calme : une simple réunion de la noblesse visant a partager les derniers progrès technologiques dans les domaines militaires. L'on trouvait le gratin de la noblesse, des Matriarches et des capitaines d'industries venant présenter leurs dernières innovations et parler de leurs progrès. Dans une magnifique robe immaculée, décolletée plongeant, maquillage sans aucun défaut, la Reine suivait toutes les présentations avec un vif intérêt. Pourquoi ? Parce qu'elle était convaincu que l'avenir de la galaxie et du Consortium passait par une amélioration technologique constante afin de dominer ses rivaux. Depuis des siècles et le début de son règne, elle encourageait les grandes familles Hapiennes a se dépasser afin d'offrir au Consortium les meilleures technologies possible. Jusqu'à présent, cette politique d'investissement volontariste avait permis au Consortium de conserver l'avantage, notamment dans le domaine cybernétique. Malheureusement, cela n'avait pas encore permis a la monarchie Hapienne de remporter la guerre, mais même après trois cent ans d'un conflit sanglant, la Noblesse ne perdait pas espoir et le peuple continuait a aller a l'abattoir avec dévotion et fanatisme pour sa divinité, exactement ce que l'on attendait de lui, ce qui permettrait de nourrir les routes hyper-spatiales de sang pour plusieurs siècles encore si cela venait a être nécessaire pour remporter la victoire finale.

Alors qu'elle penche son attention sur les plans holographiques d'un prototype de nouveau lance-missile promettant d'améliorer les capacités de pénétration de blindage de 25 %, ce qui n'était pas négligeable, Ankh ressent toutefois l'aura si particulière de la première de ses gardes du corps. Arcanis fut une entrée dont elle était coutumière : droite, a l’affût, et sans jamais s'annoncer ou respecter un seul instant le protocole. L'arme parfaite n'avait pas besoin de s'abaisser a ce genre d'exercice et de toute façon, le Chume'doro était le prolongement de sa volonté, sa garde personnelle, sa « Voix », les « Messagères de la Déesse » dans la galaxie. Pour ses Valkyries, qu'elles soient sensible a la Force, Cybernétique, voire même simplement des combattantes exceptionnelles, aucune justification n'était nécessaire en dehors de la personne de la souveraine divinité elle-même, puisqu'elles n'étaient rien de plus qu'un prolongement de sa volonté. Ankh entendit toutefois le son d'une voix protestant sur le manque de respect pour le protocole d'Arcanis, sa meilleure arme, ce qui laissa un léger soupir s'échapper de ses lèvres… Il était toujours nécessaire qu'elle fasse des rappels a l'ordre, et il s'agissait de quelque chose de particulièrement délicat lorsque vous deviez viser quelqu'un qui était pourtant prometteur.

Arcanis n'était pas venu pour rien, Ankh en avait conscience. Si cette démonstration technologique était importante, elle pouvait être reporter a l'après-midi afin de permettre a la garde du corps de pouvoir exprimer le problème qui se posait a elle. Toutefois, il fallait régler le problème de cette sotte, une jeune femme prometteuse, mais qui manquait cruellement de jugeote. La Shi'Ido lui avait proposer de prendre en charge le problème elle-même et un instant, l'idée de lui offrir satisfaction effleura l'esprit de la Reine. Mais une divinité devait savoir rétablir l'ordre par elle-même et aussi faire preuve de miséricorde. Arcanis était une arme, affûtée, efficace et mortelle : elle disposait d'un don sans pareille pour s'occuper des complots visant la Reine et les détruire dans l’œuf avant même qu'ils ne naissent, mais elle était parfois « trop » efficace : Ankh trouvait qu'elle recherchait trop a la tenir a l'écart de tout danger, et cela nuisait a sa réputation de divinité : parfois, il était préférable pour elle de laisser venir un assassin jusqu'à elle pour l'éliminer de sa propre main, elle pouvait ainsi faire une démonstration de sa puissance et rappeler a tous qu'elle était a la tête de la nation parce qu'elle était la divinité et l'être le plus puissant de cette galaxie.

Car c'est ainsi que règne les Sith...


*Ne t'occupe pas de cette jeune sotte, elle va m'offrir une occasion de rappeler a tout a chacun sa place. Son talent peut encore nous être utile, et elle n'est pas assez dangereuse pour mériter d'être traiter par une arme aussi vive et mortelle que toi.*

Dans l'esprit de la Reine, il s'agissait d'un compliment, a n'en pas douter. Elle était après tout au-dessus des considérations des mortels et dans ce genre de moment, son esprit ne connaissait pas le doute : elle était droite, fière et incarnait bien la toute puissance de son rang. Elle se leva alors que chacun retenait son souffle. Son gantelet dorée refléta un rayon du soleil de la planète capitale et illumina soudainement l'assistance. Ankh avait toutefois fait en sorte que le reflet viennent illuminer la fautive, la désignant par la justice divine comme la responsable de son mécontentement. Son visage s'était fait plus ferme, et elle tendit la main vers celle qui avait oser la critiquer elle, au travers l'une des femmes représentant une extension de sa volonté. Elle décida d'employer l'arme qui incarnait peut-être le plus la sensation de divin dans toute la galaxie : le Foudre : un éclair bleuté parti a une vitesse défiant l'imagination sur le corps de la malheureuse qui fit un vol plané en hurlant tout en s'écrasant sur le mur derrière elle, sans toutefois renverser l'une des précieuse décoration de la Reine. Cette décharge n'avait duré qu'un instant, mais fait glisser dans le corps de sa victime une douleur insoutenable. Puis la voix de la souveraine se fit entendre, une voix profonde, mais semblant également irréelle, dominer par un écho puissant du Côté Obscur de la Force

« Cette jeune effrontée a oublier un élément essentiel de notre nation : les membres du Chume'doro sont comme mon Ichor, une extension de mon être et de ma volonté, et répandent donc la divine parole dans le Consortium comme la galaxie. Ceux qui sont assez fou pour s'opposer a ce fait ne sont que des incroyants et des blasphémateurs, et s'exposent ainsi a la justice divine. Dans ma clémence, je l'épargne pour cette fois en espérant que la leçon sera retenue, mais vous êtes congédier pour l'instant. Certaines affaires sont trop importante pour être traiter en compagnie de personne incapable de comprendre leurs places dans cet univers. Vous reviendrez lorsque je l'aurais décider, alors soyez prête mesdames, car je ne tolérerais aucun regard, pas même une simple faction de seconde. »

Personne ne pipa mot et chacun rechercha a sortir de la salle du trône le plus vite possible. La Reine resta droite, avec son regard mordoré déterminer fixant la porte. L'infortunée frappée par le foudre eue toutes les difficultés a se relever, mais elle fut aidée par deux de ses assistants pour quitter la salle. A vrai dire, il était possible que Ankh se soit montrer encore plus cruelle en décidant de la laisser en vie : elle l'avait désignée comme une personne dans ses mauvaises grâces, ce qui allait en faire la signe de requin recherchant a accroître leur influence. Mais elle espérait que la leçon serait retenue et qu'elle saurait rester désormais a la place qui était la sienne. Lorsque tout le monde fut parti, deux gardes fermèrent les grandes portes de la salle du trône, puis reprirent leurs place dans la veille éternelle. Ankh retrouva sa place sur le trône et son aura devint nettement moins menaçante, elle était en sécurité avec Arcanis et n'avait plus besoin de déployer une énergie menaçante pour s'imposer. Croisant les jambes et portant un regard attentif a son arme la plus efficace, elle repris la parole, mais d'un ton bien plus cristallin, cette puissance s'étant manifesté dans sa voix l'ayant quitté, rappelant désormais celle qu'elle avait lorsqu'elle n'était encore qu'une princesse héritière.

« La dissonance a était chasser. Tu peut maintenant t'exprimer en toute sécurité, ma fidèle Arcanis. Tu a toute mon attention. »


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Re: Au service secret de Sa Majesté (PV Darth Ânkh) (Terminé)

le Mar 7 Aoû - 5:33
Dommage. Elle aurait voulu se charger personnellement du problème, pour éviter à la souveraine d’avoir à gérer ce genre… D’enfantillages. Si la cour était incapable de se discipliner, autant remplacer les éléments dérangeants par des valeurs plus fiables. Mais bon. Elle n’était pas la souveraine. Simplement la meilleure arme dans son arsenal. Un instrument à la précision inégalée capable de prodiges dont peu pouvaient se vanter. Elle regarda, impassible, la démonstration de la Reine Mère pour punir cette insolente et comment elle utilisa la situation à son avantage pour congédier l’assemblée. Un ordre, un seul et la garde royale aurait massacré ces parasites qui ne cherchaient qu’à accroitre leurs gains personnels en s’attirant les faveurs de celle qui dirige Hapès. Absolument révoltant. Un jour. Un jour. Tout était une affaire de patience.

Elle pourrait purger le Consortium Éternel comme elle l’entendait. Pour l’heure, par contre, elle pouvait parler sans risque que cela s’ébruite. Toutes les personnes restantes étaient soit sous son autorité directe, soit la Reine Mère. Autrement dit, risques zéro. Et c’est ainsi qu’elle aimait les choses d’ailleurs. Certains diront : trop facile. Il n’y a rien de facile dans le fait de maintenir un environnement vierge de tout péril. C’est un travail de tous les instants et quiconque prétend le contraire ne s’y est jamais risqué, c’est évident. Il fallait passer aux choses sérieuses, un problème délicat qui demanderait la sagesse millénaire de la souveraine. Autant Arcanis détestait considérer que « sa » princesse était perdue au milieu de dizaines de personnalités passées, autant elle savait tirer profit de la chose pour des raisons d’état. Et la raison d’état serait sollicitée aujourd’hui.


« Comme vous le savez j’ai entrepris un certain nombre d’opérations sans nécessairement vous en informer. Il est impensable que votre beauté toilée devienne torchon à cause des actes que je pose pour assurer l’hégémonie du Consortium et plus spécifiquement, de sa souveraine. L’une de ces opérations visait à tester la loyauté et l’efficacité de la sécurité de vos sujets. L’expérience a trop bien fonctionné.

Avec mes fonds personnels, j’ai passé un contrat avec Apex pour la création d’un prototype de système de visée qui pourrait tenir le coup, entre autres, contre les armes à ion de nos ennemis, une tactique trop souvent utilisée pour rendre aveugles les bâtiments de guerre. Ce prototype a ensuite été distribué à un cadre restreint d’officiers en charge de la flotte hapienne dans le but de voir s’il y aurait des fuites. Il y en a eu.

Le prototype étant classé secret, il aurait été logique que la faille vienne d’Apex qui aurait voulu faire de l’argent en vendant un de nos secrets. Certes, Apex a développé un système capable de contrer ce qu’ils ont créé, ce qui est logique mais ils ont honoré leur contrat à la perfection. En fait, nous avons trouvé un système identique chez les Siths… Qui comptent revendiquer la création de ce prototype. La fuite vient d’Hapès.

Le problème est le suivant : si j’exécute celle ou celles responsables de cette trahison, c’est remettre en question votre prédécesseure qui a nommé ces Hapiennes à leur poste. C’est se rendre coupable de haute trahison en disant : la Reine Mère s’est trompée en nommant ces profiteuses qui ont abusé de sa bonté. Or la Reine Mère ne saurait faire d’erreur, nous le savons toutes. L’image et la propagande sont importantes.

Ensuite, si nous tentons d’exposer les Siths, ils argumenteront que selon leurs doctrines ils n’ont rien fait de mal. Ils tourneront votre justice au ridicule, sapant votre autorité et à cause de notre… Alliance… Je ne peux pas simplement tous les réduire à trépas pour cette moquerie qu’ils représentent. Loin de moi l’idée de remettre en question la Reine Mère, naturellement. J’exprime juste un fait bien réel pour votre loyale arme.

Enfin, si les traitres révèlent que nous avons fait appel à Apex pour faire le travail à notre place, on nous accusera de trafiquer avec des voleurs et des meurtriers. Vos rivaux politiques vont rajouter de l’huile sur le feu et les systèmes encore non alignés pourraient voir la chose d’un mauvais œil. Déjà que les Siths semblent donner mauvaise presse… Il y aurait bien un moyen de tout régler mais… Je ne sais pas s’il vous plaira.

Si on rejette la faute sur ma personne, pour avoir agi votre autorisation, le public reproche déjà à votre dévouée protectrice de prendre trop de liberté. Conséquemment leur mécontentement sera dirigé vers ma personne, vous n’aurez qu’à me condamner pour mes crimes et si je dois renoncer à ma vie… Soit. J’aurai écarté de vous le regard courroucé d’êtres inférieurs incapables de comprendre la raison d’état. »


Parfaitement calme, impassible même, Arcanis vient de proposer sa propre exécution pour régler un problème délicat. Tel est la normale avec le major : entreprendre d’audacieuses expériences, souvent avec d’excellents résultats, parfois avec quelques accrocs comme maintenant. Le tout, bien sûr, dans le but de trouver les problèmes, de les régler et de consolider davantage la base sur laquelle repose la Reine Mère. Un jeu dangereux où les joueurs sont flous et les règles incertaines… Mais un jeu où en général, Arcanis gagne malgré tout. Qui, de toute façon, serait assez fou pour enquêter sur ceux nommés par une déesse à leur poste, à part Arcanis? Mais telle est sa façon de faire, toujours considérer l’impossible comme étant possible. Dans le cas présent, une prérogative qui se sera avérée très payante bien qu’hasardeuse.

Bien évidemment, quand un tel problème survenait, Arcanis était toujours prête à réparer les pots cassés. Jamais elle ne se trouvait d’excuses. Jamais elle n’hésitait à prendre ses responsabilités. Bien que souvent elle agissait suivant une logique lui étant propre, on ne saurait lui reprocher de manquer de sérieux dans son travail. Y avait-il quelque chose qu’elle ne ferait pas, au nom de la Reine Mère? Sachant qu’elle avait déjà traqué cette dernière contre sa volonté alors qu’elle voulait passer du temps avec sa maitresse… Rien ne saurait arrêter le major. Et en un sens, c’était probablement tant mieux, quand on considère que les deux tiers de la galaxie en ont après votre souveraine. Mais quand bien même le Consortium régnerait sur tout ce qui est, il y aurait toujours des menaces à neutraliser. Un travail à l’image de la faction : éternel. Qui ne s’arrête jamais.


« Je suspectais depuis longtemps les Siths d’avoir retourné contre nous certains des membres des familles les plus anciennes mais on parle d’officiers appartenant aux flottes les plus décorées d’Hapès. Même mes pronostics les plus pessimistes étaient plus optimistes que cette intrigante découverte. En même temps, votre dévouée major n’est pas là pour vous rapporter de bonnes nouvelles… »


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Re: Au service secret de Sa Majesté (PV Darth Ânkh) (Terminé)

le Mer 8 Aoû - 16:52
« C'est un incident fâcheux, mais pas un problème insurmontable. »

La Reine conserva une stature droite et aucun signe d'inquiétude ne traversa son visage. Maintenant qu'elle avait accès a la mémoire de toutes les reines, elle pouvait comparer cette situation a bien d'autre similaire ayant eue lieu avant aujourd'hui. Une légère expression nostalgique sembla même un instant se dessiner sur le visage d'Ankh, cette dernière se souvenant de problème ayant frapper le Consortium de Hapès avant la guerre suite a de l'espionnage industriel ou encore des collaborations avec des entreprises privés qu'il fallait faire disparaître. A l'époque, elle s'était souvent reposer sur ISIS pour régler ses problèmes, car le Gynoïde était son meilleur agent pour des interventions a l'extérieur du Consortium qui n'éveilleraient pas les soupçons de l'Empire et l'Alliance Galactique. Aujourd'hui, elle n'avait plus besoin de prendre autant de précaution et pouvait donc se montrer plus directe. Levant sa main droite, toujours recouverte par son gantelet de protection, elle attira a elle son épée Sith et cette dernière s'illumina immédiatement d'une lueur sombre lorsque la Reine posa sa main sur sa garde. Pourtant, il ne s'agissait que de se redresser afin de pouvoir la placer sur ses épaules. Elle repris la parole afin d'exposer son propre point de vue sur la question.

« Si je te fait assumer toutes les responsabilités, les Sith s'en contenterons sans doute : pour eux, je ne suis que leur semblable la plus puissante et c'est pour cette raison qu'ils restent sous ma bannière. Mais pour les Matriarches, il s'agirait d'un dangereux précédent : le Chume'doro est une extension de ma volonté, une partie de mon âme, la justice divine se déplaçant sur tout le Consortium. Je t'ai laisser autant d'espace afin de t'offrir toute ma confiance, si je te la retire, j’admets publiquement une erreur bien plus grave que de dénoncer quelques officiers corrompus. Tes erreurs sont les miennes et tout ce que nous avons construit sera menacer. »

Autrement dit, ce n'était pas une solution envisageable pour la Reine. Cette dernière quitta alors son trône en se levant de nouveau et commença a tourner autour de sa garde du corps, gardant son épée Sith au-dessus de ses épaules. Son pas se faisait lent, mais pas par fatigue, plutôt pour travailler une démarche impériale pourtant acquise depuis des siècles. Ankh soupesait les différentes options qui s'offraient a elle : la raison pour laquelle elle s'était maintenue au pouvoir jusqu'ici fut toujours la même : être capable de retourner contre ses ennemis des menaces potentielles et d'exploiter toutes les opportunités qui s'offrait a elle. Pour l'instant, le problème qui semblait le plus simple a régler était celui des Sith : ses derniers ne respectaient rien d'autre que la puissance brute et il était bien naturel qu'ils essayent de s'approprier le fruit des recherches d'Hapès, c'était dans leurs doctrines comme dans leur nature profonde. Il allait donc falloir de nouveau ramener l'ordre en coupant quelques têtes. Un sourire presque malsain apparu sur les lèvres de la reine : cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait put faire un combat et elle appréciait toujours l'adrénaline de la bataille : Korriban lui rappelait également les souvenirs de sa formation, lorsqu'elle n'était encore que princesse, et tous les dangers qu'elle y avait affronter. Et si l'expérience ne fut pas toujours de tout repos, elle laissait aujourd'hui plus de bons souvenirs que de mauvais a la Reine Eternelle.

« L'on ne peut pas reprocher aux Sith d'agir selon leurs doctrines, mais qu'ils le fassent avec tant de fougue prouve que je me suis montrer trop négligente. Certains espèrent sans doute pouvoir s'approprier le pouvoir d'une façon ou d'une autre. Il me faudra donc envisager un voyage dans le système pour rappeler pourquoi ils me doivent fidélité et obéissance. Coupez la tête des conspirateurs sera suffisant, un avertissement pour tout ceux qui voudraient défier mon autorité, et un symbole de ralliement pour les fidèles ayant conscience que je ma puissance fait de moi naturellement la souveraine des Sith. »

Ce ne serait ceci dit pas la première fois qu'elle irait couper des têtes en secteurs Sith afin de rappeler a tous qu'elle restait la plus grande puissance de l'Ordre et qu'ils n'avaient aucune chance de pouvoir la rattraper. Mais même au plus profond du côté Obscur de la Force, l'ambition finissait toujours par raviver l'espoir… En cela, les Sith restaient admirable et utile. Atteignant le dos de sa servante et faisant face désormais a la porte d'entrée de la salle du trône, la Reine observa un instant son épée, caressant la forme de la lame et provoquant une réaction dans la Force, puis se servit de cette dernière afin que son arme retrouve sa place sur l'étagère qui portait ses armes. Elle repris sa marche, laissant ses pensées voguer vers le problème suivant. Les officiers représentaient en effet un problème qui pouvait être gérer de plusieurs façons, mais qui nécessitait d'envoyer un message clair tout en maniant bien la propagande. Il y avait toutefois d'autres méthodes, la Flotte Éternelle restait sous le contrôle absolu de la souveraine et avec l'aide ISIS, l'on pouvait forcer un vaisseau a accomplir quelque chose contre la volonté de son équipage. Un assaut suicide sur une forteresse stellaire adverse, voire amener les traîtres a s’entre-tuer dans un coin perdu de l'espace, des manœuvres qui pouvaient avoir leurs charmes.

« Il m'est déjà arriver de devoir faire disparaître des personnalités nommée lors de règne précédent. Mes sujets ne sont malheureusement pas incorruptible et la foi n'est pas aussi forte chez chacun d'entre eux. A-tu la liste des traîtres avec toi ? J'ai besoin de connaître le maximum de détail pour prendre la décision la plus appropriée. »

A la fin de sa remarque, elle fut de retour sur son trône. Rien ne semblait réellement capable de la déstabiliser, pire, elle calculait déjà comment tirer avantage de la situation. Ankh était un animal politique née qui, peu importe son nombre d'incarnation, savait ce qu'elle devait faire pour assurer le contrôle du trône. Il restait toutefois une question a régler, c'était celle du prototype. Construire une technologie avec un groupe étranger, d'autant plus des criminels, n'était peut-être pas la meilleure idée de son arme, surtout un système de visée pour vaisseau spatial… Pour cela par contre, elle allait devoir prendre des mesures afin de s'assurer que cela ne pose pas de problème : la Flotte Éternelle reposait sur un équilibre complexe, mais entretenu avec soin depuis des siècles par les ingénieurs autant que par ISIS afin de pouvoir s'assurer de son efficacité, comme de son contrôle total. Croisant les bras sous sa poitrine et reposant sa tête sur le dossier de son trône, elle repris calmement la parole afin d'en savoir plus sur ce prototype.

« Parle moi de ce prototype, comment fonctionne-t-il ? Est-il passer par nos organismes de contrôle ? La confiance que nous pouvons apporter a une organisation criminelle est limitée… Peut-être devrions nous simplement le mettre en quarantaine et l'étudier dans l'espoir de pouvoir en tirer quelque chose d'intéressant sans compromettre notre sécurité. »


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Re: Au service secret de Sa Majesté (PV Darth Ânkh) (Terminé)

le Jeu 9 Aoû - 0:47
Avait-elle craint pour sa vie ne serait-ce qu’une seconde? Non. Voir la Reine Mère tourner autour d’elle avec son épée la laissait de marbre. Elle avait fait son choix des années plus tôt. Si sa protégée devait prendre sa vie, qu’il en soit ainsi. Elle avait accepté cette éventualité une éternité avant aujourd’hui. Aussi illogique que ce puisse être, Arcanis faisait confiance à un être qui n’était plus elle-même, partageant la conscience de dizaines de prédécesseurs en plus d’adhérer à une doctrine où faire confiance équivaut à mourir trahi. Jamais, par contre, pareil coup ne viendrait du major. Elle pouvait mentir, tricher, manipuler et faire un usage immodéré de la fourberie mais tout ceci au service d’un seul agenda. Cet agenda était plus grand que le sien. Pour une cause qui avait le potentiel de changer la face de la galaxie. Rien de moins.

Considérait-elle avoir failli? Non. Fait une erreur? Encore moins. Son rôle était de toujours tester et remettre en question ce qu’elle mettait en place au service de la Reine Mère. De ne donner aucun répit aux alliés de sa souveraine ou à ses ennemis. Toujours surveiller. Toujours garder les deux yeux bien ouverts pour détecter les menaces et y mettre un terme. Et s’il fallait prendre des risques, elle en prenait. Sans peur. Sans crainte. Quand on a vu défiler les siècles, on finit par se détacher des tracas de la mortalité. Il faut quitter les préoccupations du court terme pour planifier sur la durée. Quand on se donne la peine de chercher et de creuser, on trouve les véritables racines des problèmes. C’était un travail dont peu voudrait se charger car personne n’en sort « sain » ou « pur ». Mais il faut bien que quelqu’un le fasse et ce n’était pas à la Reine Mère de se salir les mains.

Ce qu’elle proposait était intéressant mais un certain nombre de problèmes supplémentaires pourrait survenir. Contrairement à la croyance populaire, ce n’étaient pas les plus imbéciles ou les plus faibles des Siths qui conspiraient et étaient capables d’un tel niveau d’organisation. À tous les coups, les conspirateurs étaient puissants et bien placés, avec une importance certaine pour le Consortium Éternel. Sans la vigilance perpétuelle d’Arcanis, quelqu’un de moins vigilant et à l’œil moins acéré n’aurait pas découvert toute cette affaire. Oui, l’élimination des traitres était indiscutablement une nécessité. Le problème c’est que remplacer ceux qui sont si bien incrustés dans les échelons du pouvoir qu’ils vont laisser un vide derrière eux posent perpétuellement problème. Voilà ce qui arrive quand certains apprennent un minimum des erreurs du passé.


« Respectueusement, majesté, exécuter les Siths va créer un vide qu’il faudra des mois à combler. J’ai la liste de tous les conspirateurs et de sévères sanctions ont déjà été données au sein du Chume'doro pour leur rappeler qui elles servent et ô combien leur mission est cruciale pour votre hégémonie. J’ai pris les mesures les plus draconiennes qui soient pour dénicher le moindre contact flou des conspirateurs.

Aucune permission, aucune pause n’a été autorisée pendant les dernières soixante-douze heures pour s’assurer de ne rien manquer. Toutes les ressources que vous avez gracieusement mises à notre disposition ont été utilisées, sans évidemment manquer à nos autres devoirs. Je peux garantir moi-même de la fiabilité du contenu du datapad que je m’apprête à vous remettre. Tout y est, sans la moindre omission. Tout. »


Toujours cet air impassible. Presque froid même. Dès qu’il était question de travail, Arcanis devenait mortellement sérieuse. Enfin. Avec la Reine Mère. Certains prétendaient qu’elle avait une relation de complicité différente avec certains autres acteurs gravitant autour du trône éternel mais… Depuis que la princesse, sa protégée, avait accédé à sa position actuelle, c’était comme regarder une autre femme. Tant qu’on ne lui poserait pas la question, elle resterait muette sur la question. Tant que le problème, s’il y avait un problème, n’était pas abordé, Arcanis continuerait de se tenir derrière le rempart érigé par son travail. Tendant le datapad à la Reine Mère, cette dernière ne manquerait pas de remarquer un signe presque imperceptible derrière le masque de glace. Quelque chose d’infiniment subtil mais là. Comme une ombre vue du coin de l’œil.

De la frustration. Arcanis ne se confie jamais. Ne parle jamais d’elle. Dissimule, masque et cache son passé, qui elle est et ce qu’elle pense derrière un million d’énigmes, de devinettes et de mystères. Alors est-ce que cette frustration est dirigée vers la souveraine immortelle ou vers elle-même? Impossible à dire mais c’est suffisamment fort pour réussir à percer une cuirasse plus impénétrable qu’un bouclier planétaire. Et le moment ne dure pas car elle se met de suite à énumérer le nom, le grade et les détails importants de chacune des Happiennes impliquées dans l’affaire. Elle sait. Elle sait qu’elle a laissé filtrer quelque chose et elle tente de le noyer. De le faire disparaitre. Classique avec Arcanis. Et pour s’assurer de garder l’attention loin de cet… Incident… Elle décide d’aborder le sujet de ce fameux prototype. Le point central de l’affaire.


« Le prototype en soi est documenté sur le datapad que je vous ai fourni. En fait, ses capacités ne sont pas ce qui est le plus intéressant mais davantage le fait que je suspecte Apex d’avoir trouvé un moyen de contourner les plus sophistiqués des systèmes capables, justement, de résister aux armes ioniques. Si mes soupçons viennent à se confirmer… Leur chef, Zarseen Raynar sait dénicher le talent, c’est indéniable.

Ne méprenez pas mon commentaire pour de l’admiration ou du respect cependant. Ce serait faire une erreur de débutant. Si le contrat a été honoré à la lettre, si aucune fuite ne vient d’Apex, c’est que ce qu’ils ont fourni, ils le possédaient déjà. C’est pour cette raison que le prototype n’a jamais été installé bien qu’il ait passé tous les contrôles imaginables. Il s’agissait simplement d’un appât, après tout. Un appât qui a dépassé sa vie utile.

Hum. Si votre majesté veut vraiment exécuter les coupables venant des Siths et arranger un accident pour les traitres au sein de ce gouvernement, nous pourrions utiliser à nouveau cet appât pour inciter les deux autres grandes puissances à dépenser temps, ressources et personnel pour découvrir ce qui a mené à ces exécutions et à ces disparitions. Organisons en plus une fausse attaque visant le Chume'doro…

Et ils ne pourront pas résister à la curiosité. Ils vont peut-être même impliquer leurs propres utilisateurs de la Force et nous les priverons de précieuses ressources. Je… Je connais ce regard votre majesté. Puis-je humblement vous rappeler que tout temps que vous consacrez à ma personne, en dehors d’un cadre professionnel, se fait au détriment de votre illustre personne? Je suis une arme. Votre arme. Faites pour être utilisée. »


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Re: Au service secret de Sa Majesté (PV Darth Ânkh) (Terminé)

le Dim 19 Aoû - 16:10
« Souvient toi de mes enseignements : les Sith se nourrissent du Chaos, ils ont besoin d'un mouvement constant afin de pouvoir prospérer et c'est pour cela qu'ils contestent mon hégémonie. Ne craignons pas de couper les têtes, le côté obscur déteste le vide et il saura combler cette absence avec de nouveaux Seigneurs et Dames talentueuses. Si certain en réchappent, ils assimilerons notre mansuétude a une faiblesse et nous attaquerons, nous devons faire de cette affaire un exemple afin de que leurs volonté d'opposition se tournent vers leurs rivaux et nos ennemis. Ainsi, nous serons gagnant sur tous les tableaux. »

Ce discours pouvait sembler contradictoire, mais Ankh savait de quoi elle parlait, elle régnait sur les Sith depuis près d'un millénaire après tout. Les Sith vivaient selon le principe de la sélection naturelle, voulant que les seuls les plus adaptés a une société basé sur l'ambition, la haine et la violence survivaient et étaient digne de diriger les masses faibles qui devaient se soumettre a la loi des forts. Dans cette hiérarchie, la reine devait prouver qu'elle serait toujours au sommet, que personne ne pourrait jamais contester cette hégémonie, et pour maintenant cette image de puissance absolue, elle n'aurait d'autre choix que d'éliminer tous les conspirateurs. La noblesse Hapienne était plus subtile : faire preuve de mansuétude envers une noble ayant péché pouvait s'avérer payant, cette dernière ayant une dette envers la couronne, et sera ciblée autant par les maisons ambitieuses que les loyalistes. Chez les Sith, cette méthode ne pouvait pas fonctionner, Ankh savait que seul la violence, exercer de façon totale et absolu, mettrait les sectateurs du côté obscur au pas et leurs rappelleraient que leurs heure n'était pas encore venu. Personne n'était dupe, ils avaient pour ambition de s'emparer du pouvoir suprême pour eux et il s'agissait de quelque chose de sain et souhaitable : c'était la doctrine du peuple des Sith depuis le début de son existence. Mais il était nécessaire de le garder sous contrôle au nom d'un objectif encore plus grand.

Arcanis tendit le datapad et la reine se contenta de se servir de la Force pour l'attirer jusqu'à elle. Sa garde du corps en cheffe, qu'elle connaissait par cœur, laissa échapper l'espace d'un cours instant une sensation qui semblait étrange et n'était pas naturelle chez elle. Son armure d'efficacité et de professionnalisme avait afficher une faiblesse et la brune en était consciente, même si cela n'avait durer qu'un instant. Bien que la magnifique femme lui faisant face était plus âgée qu'elle, la Reine divine restait celle qui lui avait enseigner l'usage de la Force a un niveau qu'elle n'aurait jamais put imaginer et elle connaissait parfaitement son élève. Et rien ne pouvait échapper a l'attention acérée d'une divinité. Pourtant, elle choisit de ne pas relever directement et de plonger son regard sur la liste des traîtres ainsi que les autres informations contenue dans le Datapad. Il fallait savoir traiter les problèmes un par un et Arcanis fit tout les efforts du monde pour tenter de dissimuler ce moment de faiblesse. D'une certaine façon, bien que ce n'était pas très sport, la Reine l'observait afin de voir de quel manière elle était capable de dissimuler un sentiment de malaise : le Chume'doro occupait également des fonctions d'espionnages, ce qui signifiait qu'il fallait disposer de talent de comédienne et de menteuse pour en faire partie. Rien d'insurmontable pour une Hapienne, mais a l'insu de toute, Arcanis ne faisait pas partie du peuple parfait de l'amas d'Hapès.

Arcanis repris donc son exposé concernant les questions sur le prototype. Ankh l'observa avec attention et fronça les sourcils, elle n'était pas une incapable en terme technologique et avait soutenu la progression de la cybernétique et de la haute technologie dans l'amas afin de conserver un coup d'avance sur ses ennemis. Ses plans étaient équilibrés et elle y percevait quelque chose de familier qui ne lui plaisait pas beaucoup. Sa garde du corps avait sa propre idée sur l'identité du concepteur de cette arme et la reine craignit soudain qu'il s'agissait en réalité d'une conceptrice… Ce qui devrait aboutir également a des représailles. Mais comme l'on parlait de puissance étrangère, il faudrait agir avec plus de subtilité qu'avec les Sith. Peut-être payer des Mandaloriens, il y avait toujours quelque chose de satisfaisant a les admirer réussir l'impossible… Même si c'était également très frustrant. Elle avait toutefois plus de temps pour régler ce problème et le garda dans un coin de sa tête alors que sa première garde du corps parlait de la possibilité de se servir de cette technologie comme d'un leurre contre les puissances étrangères dans une opération de contre-espionnage… Une idée intéressante qui pourrait peut-être fonctionner, mais les services étrangers n'étaient pas dupe et pour le moment, Ankh ne jugeait pas particulièrement pertinent d'aborder le sujet. Arcanis tenta de la dissuader d'aborder son sujet personnel, et un rictus d'amusement se dessina sur les lèvres de la Reine, mais avec une part de satisfaction : elle aurait été déçue si l'instrument servant d'extension a sa volonté ne s'était pas révéler capable de comprendre qu'elle l'avait senti.


« Comme tout les membres du Chume'doro, tu est une partie de moi Arcanis, l'instrument de ma volonté et l'arme qui s'abat sur ceux qui osent se dresser entre mes légitimes ambitions et leurs objectifs. Si tu doute ou tu hésite, cela signifie qu'une partie de moi n'est pas pleinement concentrer sur sa tâche et accrois nos risques d'échecs, ce que je ne puis accepter. Laissez nous seule a seule. »

La reine éternelle laissa les autres gardes quitter la pièce, la laissant seule avec la première d'entre elle. Lorsque cela fut fait, elle se leva de nouveau, se révélant peut-être plus majestueuse encore, chacun de ses gestes étant calculé aux millimètres prêt. Elle posa ses mains sur les joues de sa garde du corps, les caressant avec un regard fasciner. Puis elle repris la parole pour exprimer le fond de sa pensée.

« Maintenant que nous sommes seule, au diable la propagande, nous savons toute deux que même si je t'ai enseigner la Force, tu ne fait pas partie de ses personnes malléables et que ta présence ici n'est dû que de ta seule volonté, ce qui fait de toi l'un des êtres les plus exceptionnel de mon entourage. Je veux savoir ce qui te trouble assez pour fendre ton armure d'habitude si imperméable, et je n'accepterait pas une réponse évasive, ou un repli derrière tes responsabilités. »


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Re: Au service secret de Sa Majesté (PV Darth Ânkh) (Terminé)

le Lun 20 Aoû - 3:57
« Alors je vous dirai ceci. Vous savez qui je suis. Ce que je suis. Ce que vous avez accompli à mes côtés et inversement. Ma loyauté vous est acquise. Vous dites saute, je dis : à quelle hauteur. Vous avez entre vos mains le pouvoir de changer pour de bon le visage de cette galaxie et c’est pour moi un privilège que d’être du bon côté de l’histoire, de me tenir à votre droite, maintenant et pour la postérité.

Ceci dit, il n’empêche en rien que j’ai failli à ma tâche. Et puisque nous sommes seules, c’est à vous, feu ma princesse, que je parle. Mon devoir le plus sacré était de vous protéger. De protéger un être unique en son genre. Mais quand est venu le temps pour vous d’accéder au trône, de devenir reine, je vous ai regardé devenir une partie d’un amalgame. De voir ma protégée perdre son identité pour devenir une entité. Un gestalt.

Il ne se passe pas une journée sans que je ne questionne mes actions. Vous êtes morte. Je regarde chaque jour un fantôme. J’ai échoué dans ma mission. Quand je vous regarde, je vois un souvenir au travers tant d’autres personnalités. Ma tête me dit de continuer à vous servir par l’extension de la Reine Mère que vous êtes devenue. Mon cœur me dit que je suis indigne d’assumer cette charge, que je vous ai trahi et abandonnée. »


La Reine Mère a demandé une réponse et une réponse elle a eu. Mais Arcanis refuse de laisser tomber ses défenses. Le ton est celui que le Consortium lui connait quand elle doit énoncer la sentence ou faire un rapide. Neutre voire froid. Clinique. Dénué d’émotion. Elle ne peut pas faiblir. Elle ne peut pas flancher. Elle doit être l’épée, le bouclier et celle qui doit être inflexible même dans la pire des tempêtes. Quel genre de rempart serait-elle si elle laissait la douleur, la colère, la tristesse et le doute transparaitre dans ses propos? Bien peu de chose. Mais la Reine Mère a raison sur un point. Elles se connaissent depuis si longtemps que bien qu’Arcanis utilise des décennies d’expérience pour masquer ce qu’elle ressent réellement, chaque mot, Darth Ânkh peut les sentir comme si elle voyait à même ce qui ronge sa protectrice.

Parfois, le major regrette d’avoir utilisé la piste de sang sur sa protégée car ce lien a tendance, parfois, à se comporter de façon étrange voire incompréhensible. Le lien devrait être à sens unique, permettant à Arcanis de pister, de traquer celle qu’elle défend avec un zèle sans faille. En contrepartie, peut-être à cause de la nature unique de la Reine Mère, ce sont les vraies émotions d’Arcanis qui « fuitent » par ce lien. Si Darth Ânkh ne peut pister le major par ce lien, cette curieuse particularité lui a quand même permis de sauver, directement ou non, la vie de sa défenderesse qui avait été la victime de sa trop grande efficacité. Un complot sith visant à kidnapper la Reine Mère, anticipé et déjoué par Arcanis qui avait fini entre les mains des conspirateurs, torturée atrocement mais refusant de céder. La Reine Mère avait senti la douleur de cette dernière par leur lien.

Autant dire qu’il n’y eu aucun survivant, aucune exécution publique, rien qui puisse confirmer l’existence de l’événement. Le fait, par contre, qu’Arcanis se tienne aujourd’hui aux côtés de la Reine Mère donnait une bonne idée de qui l’avait emporté ce jour-là. Mais pour en revenir à la présente situation, malgré le fait qu’elle continuait à jouer la carte de l’intouchable, on ne peut réellement cacher quelque chose à quelqu’un qui est pratiquement une déesse. Pour le meilleur comme pour le pire, s’il faut dire la vérité. Vraiment, en ce moment, Arcanis aurait préféré que ce lien n’existe pas. Elle détestait par-dessus tout de devoir ajouter de la subjectivité à sa façon d’être. Ceci dit, elle refusait de plier, d’avouer, d’admettre ce qu’il y avait vraiment en elle. Le dire, c’est une chose. Mais… Elle n’exprimait rien, gardant obstinément tout en elle.


« Mais je suppose que c’est sans importance. Personne n’est irremplaçable en votre glorieux service et si je juge ne plus pouvoir remplir mes fonctions, je transmettrai ma fonction à une autre. Toujours avoir un plan dans un plan. Celle-là, c’est moi qui vous l’ai enseigné, par contre. Et toujours avoir un seul coup d’avance : le coup gagnant. Avec ou sans moi, feu ma princesse, la galaxie est au bout de vos doigts.

Je ne demande aucun traitement de faveur et je n’en ai jamais demandé. Ceci dit, s’il amusait sa majesté d’honorer une requête de la part de son major… Tôt ou tard, il faudra que je sois jugée. Et que la sentence soit appliquée si je suis reconnue coupable. Tout ce que j’ai dit a au moins un fond de vérité et nous le savons toutes les deux. Ou alors ne me jugez pas. Je continuerai à porter mon fardeau, seule. Sans jamais flancher.

Et s’il faut que je continue à être parfaitement honnête et transparente, feu ma princesse, si vous existez encore sous une forme ou sous une autre maintenant que vous avez assumé vos nouvelles fonctions, je vous demande pardon d’avoir failli. Suivre les ordres n’est en rien une excuse pour justifier ce que j’ai fait consciemment. Et au risque de commettre une entorse au protocole, pourrait-on cesser cette torture? »


Fait inconnu du grand public, Arcanis déteste devoir regarder à l’intérieur d’elle-même. De confronter ce qui s’y trouve. Certes, la Reine Mère lui a enseigné le côté obscur. Mais Arcanis a toujours refusé d’utiliser la colère, la haine ou les émotions négatives pour amplifier ce qu’elle a appris. Curieusement, sa façon de faire, bien que différente, avait porté et continuait de porter ses fruits. Une fois, rien qu’une fois, pour « amuser » la Reine Mère, elle avait puisé dans ce qu’il y avait de noir et sombre en elle. Et de se rendre compte une fois ce voile rouge levé de devant ses yeux qu’elle aurait pu blesser ou pire, tuer feu sa protégée l’avait convaincu de ne plus jamais retenter l’expérience. Ce qui faisait que ceux qui connaissait vraiment Arcanis pouvaient se demander : quand elle exprime une émotion, est-ce un énième stratagème élaboré?

Mais pour le moment, ce n’est pas ce qui est le plus important aux yeux de l’hapienne qui n’en est pas vraiment une. Elle redoute la réaction de la souveraine éternelle. Pas qu’elle la condamne, pas qu’elle la punisse. Cela laisserait Arcanis indifférente. Mais si… Si jamais la protégée, sa protégée de jadis, en fait, refusait de lui pardonner… Cela pourrait bien la détruire, en fait. La plus grosse hantise d’Arcanis est l’échec. Un autre échec, comme vient de l’apprendre Darth Ânkh. Mais est-ce vraiment un échec quand le sacrifice de l’un permet à l’autre de devenir pratiquement une déesse? Pour quelqu’un avec un sens de la loyauté comme Arcanis, oui. Mais pour quelqu’un ayant une vision considérablement plus grande et étendue comme la Reine Mère, est-ce la même chose ou est-ce différent? La réponse, quant à elle, ne tardera pas à se faire connaitre…


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Re: Au service secret de Sa Majesté (PV Darth Ânkh) (Terminé)

le Jeu 23 Aoû - 15:06
« Je ne me suis pas morte au sens ou l'entend le commun des mortels. Pas vivante comme ils le penseraient non plus… Bien sûr, maintenir le flou sur la véritable nature de la cérémonie de transmission a son intérêt stratégique, car cela évite de révéler les faiblesses potentielle de cette dernière et de ce que je suis, mais je crois que si le secret a été maintenu aussi longtemps, c'est parce qu'il est impossible de définir réellement ce que je suis. C'était effrayant a l'époque, aujourd'hui, c'est toujours aussi troublant qu'exaltant. J'étais différente de toutes les autres princesses m'ayant précédée dans le chemin vers la divinité, mais aujourd'hui, je n'ai aucun regret. Pour une raison très simple... »

Ankh marqua une pause et dessina le contour du visage de sa protectrice d'un de ses doigts. Elle savait pourtant que ce visage n'était que factice, que l'apparence réelle de la change-forme était bien différente de celle qu'elle affichait ici, mais a ses yeux, cela n'avait jamais eue aucune importance : les Reines Éternelles savent très bien que le racisme n'est qu'une arme de contrôle de masse et non une réalité : l'histoire des Sith regorgent d'Alien surpuissant ayant imposer leurs volontés aux masses, ce n'est que parce que l'humain est un être autocentré sur ses faiblesses qu'il ressent sans cesse le besoin de se replacer au centre du jeu et de l'histoire de la galaxie. Mais si les mains de la souveraine était délicate, parfaitement manucurée et avait quelque chose d'agréable, il y avait une image surprenante de la voir devenir si tendre et attentionnée avec quelqu'un d'autre dans une autre circonstance qu'avec l'un de ses amants ou l'une de ses maîtresses favorites. Mais elle avait partagée bien plus de chose avec Arcanis qu'avec n'importe quel être vivant lorsqu'elle était princesse et aujourd'hui, cette relation si particulière avait encore une place dans le cœur de la Reine. Elle n'avait pas repris la jeune alien simplement pour son efficacité redoutable, mais aussi parce qu'elle savait qu'elle pouvait lui faire une confiance aveugle, qu'elle lui serait fidèle jusqu'au bout. Mais elle avait laissée sa démonstration en suspens et la repris donc.

« Nous avons essayer tout ce qui était en notre pouvoir pour changer ce destin. Si tu a échouer a cette tâche, je suis tout aussi fautive que toi. Toutes ses connaissances sur le Côté Obscur de la Force, la création de la forme de vie ultime des Sith, cela n'aura pas suffit a vaincre le destin qui m'était destiner. Nous avons vécu ensemble, échouer ensemble, et en cela, pourquoi devrais-je t'en vouloir ? Pour quelque chose que j'étais alors aussi incapable d'accomplir que toi ? Ma dernière pensée avant de devenir Reine fut pour toi, et elle fut triste, car elle était teintée d'un sentiment de culpabilité. J'avais l'impression de t'abandonner, et c'était très douloureux. Alors crois moi, tu est pardonner depuis fort longtemps… Sinon, tu ne serait plus a mes côtés aujourd'hui. »

Il y avait quelque chose d'étrange dans la cérémonie de transfert : l'on goûtait a l'impuissance totale avant de pouvoir toucher le pouvoir suprême. Il s'agissait d'une sensation très particulière, même si toutes les princesses devenant Reine ne l'avait pas ressentie. Pour certaine, l'excitation d'accomplir enfin ce qu'elles voulaient depuis qu'elles avaient atteint leurs statuts d'héritières dépassait tout le reste. Mais la dernière Ankh avait vécu cela et cette expérience nouvelle enrichirait désormais toutes les souveraines comme elle était elle-même enrichi de l'expérience des souveraines précédentes. C'était la bénédiction comme le prix de l'immortalité. Combien de ses ennemis réalisaient-ils que la propagande sur l'immortalité de la Reine avait un fond de vérité ? Lucius sûrement… Ce Gen'Dai obstiné avait connu plusieurs Reine et il était assez intelligent pour comprendre. Mais sa nature-même finirait sans doute par le rattraper, ce qui attristait presque la souveraine éternelle, qui espérait qu'un adversaire aussi valeureux puisse connaître une fin plus glorieuse que celle d'être trahi par sa chair. C'était étrange, mais Ankh recherchait des adversaires de valeur capable de mettre ses talents a l'épreuve, et lorsqu'elle en croisait un, elle éprouvait un sentiment de respect pour ce dernier que personne n'attendait de sa part. Mais personne ne pouvait comprendre le nature d'une divinité après tout.

Mais a bien y réfléchir, il y avait quelque chose qu'elle n'avait jamais demander a Arcanis et elle s'en rendait compte aujourd'hui. Elle y avait déjà songer pourtant, mais ce n'était jamais le moment, ou peut-être qu'à une certaine époque, la réponse semblait si évidente a cause du formatage de la propagande que la princesse qu'elle était alors ne se posait pas la question, quand a la Reine, elle n'avait que calculer les avantages sans jamais se poser d'autre question que celle de sa fiabilité. Pourtant, c'était une question intéressante et elle voulait avoir la réponse. Alors que chacune parlait plus d'elle-même en cet instant, se livrant a une rare introspection sur leurs sentiments respectifs, c'était peut-être le bon moment de poser cette question. Le visage de la reine s'était en tout cas illuminer d'un sourire sincère, cherchant a rassurer celle qui fut toujours son amie la plus proche qu'elle ne lui en avait jamais voulu et qu'à ses yeux, elle n'avait jamais eue de culpabilité pour avoir échouer a briser le cycle. Reculant, elle pris de nouveau place sur son trône et pencha quelque peu la tête pour venir la reposer sur son poing. Elle sembla un peu rêveuse, se remémorant peut-être des bons moments, mais repris la parole rapidement voulant obtenir la réponse a sa question.


« Il y a quelque chose que tu ne m'a jamais dit, je voulais te le demander, mais je n'en ai jamais vraiment eue l'occasion jusqu'à aujourd'hui. Qu'est-ce qui ta motivée a venir jusqu'au Consortium ? Nous sommes engager dans une guerre de position face a deux autres super-puissance qui d'un point de vue extérieur ne semble pas plus faible que nous et tu ne me connaissait pas encore lorsque tu est venue. Si je suis bien entendu satisfaite de ton choix, j'aimerais savoir ce qui la motiver. »


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Re: Au service secret de Sa Majesté (PV Darth Ânkh) (Terminé)

le Jeu 23 Aoû - 17:35
Arcanis resta longuement silencieuse. Pas un souffle, pas un battement de cil et ou pourrait presque jurer que même les battements de son cœur s’étaient arrêtés. La Reine Mère avait l’habitude, à force. Les plus profondes réflexions du major, celles qui menaient en général à ses idées les plus audacieuses, commençaient souvent par ce genre de rituel. Naturellement elle n’exprimerait aucune émotion. La façade devait être maintenue. Mais ce qui était perceptible par le lien, lui, ne mentait pas. Un profond sentiment de paix. La paix est un mensonge, diront certains mais dans le cas actuel, bien réelle. Quel soulagement de savoir qu’en fait, toutes ces craintes, toute cette souffrance, toute cette haine dirigée vers soi n’avait pas sa raison d’être. Évidemment qu’elle aurait dû y penser. Après tout ce qu’elles avaient vécu ensemble, elle, l’épée, le bouclier inflexible et elle, sa protégée, avant comme maintenant… Mais celui qui refuse de douter ne fait que s’aveugler, en contrepartie.

Elle continuerait de servir. Elle continuerait de faire son travail. Et si la princesse n’était pas exactement morte ni exactement vivante, tant qu’elle existerait sous une forme ou une autre, quoi qu’il arrive, Arcanis serait là pour la protéger du danger. Un être si puissant, pourrait-on argumenter, n’a pas besoin de protection. C’est on ne peut plus faux. Si c’était vrai, alors les personnages les plus puissants de l’histoire seraient mort de vieillesse. Pas assassinés. Le danger prend bien des formes et la trahison est chose courante dans une galaxie perpétuellement en guerre. Et même si la Reine Mère était chassée du pouvoir et forcée à l’exil, elle pourrait toujours compter sur Arcanis. Major ou non, ce n’était pas son titre qui faisait qui elle était, après tout. Et ce ne serait jamais le cas d’ailleurs certainement pas.

Un titre est une autre forme de masque ou de déguisement, après tout. Se réfugier derrière une appellation ne fait pas d’une personne ce qu’elle prétend être. Combien y avait-il de généraux autoproclamés, de fausses idoles et d’autant de menteurs qui tentent d’usurper un pouvoir ou une position qui ne leur revient pas? Peu importe. Pour quelqu’un avec son vécu et sa longue expérience de vie, il faudrait plus que la duplicité pour venir à bout de sa vigilance. La seule façon de mettre fin à cette relation qui transcendait la simple notion professionnelle, c’était si la Reine-Mère décidait de se passer des services de sa plus loyale alliée et de sa protectrice dévouée. Autrement… Elle était là « pour durer », encore longtemps. Et quand bien même la galaxie se dresserait devant elle, elle ne courberait pas l’échine. La mort avant le déshonneur, pour une cause plus grande qu’elle. C’est quand on a trouvé son but que les choses deviennent enfin claires. Comme c’était le cas pour Arcanis.

Le contact fut rompu, la souveraine éternelle reprit sa place sur son trône et enchaîna avec une question. Arcanis aurait pu être surprise que la question vienne si tardivement, mais en même temps, il existe des moments, un temps pour chaque chose. La précipitation ne peut que conduire à la ruine. Eut-elle été une personne « normale », elle aurait souri à la question de la Reine Mère. Mais le major doit en tout temps afficher un masque impassible, qu’il y ait des témoins ou non. Ainsi est la discipline inflexible que s’impose Arcanis au service de sa souveraine. Et répondre elle ferait, avec toute l’honnêteté que feu sa princesse lui connaissait. Elle était une guerrière, une espionne, un instrument de guerre, visible comme invisible et le mensonge était une seconde nature pour elle. Mais jamais avec celle qu’elle avait juré de protéger et de servir. L’exception à la règle? Peut-être bien. Ou alors c’était une affaire de principes. Et comme l’esprit d’Arcanis fonctionne à sa façon bien précise...


 « Depuis que je suis venue au monde, j’ai un don. Je décèle le potentiel chez les gens. C’est pour cette raison que mon Élite est si performante. Quelle que soit l’origine, la classe sociale ou le statut, le potentiel s’en moque. Au cours de ma longue vie j’ai beaucoup voyagé et plus encore, j’ai beaucoup étudié. Des tendances et des cycles sont apparues devant mes yeux et j’ai su que tant que je ne trouverais pas ce que je cherchais, je continuerais d’errer dans la galaxie sans vrai but.

Je ne crois pas à la chance. Je ne crois pas au destin. Mes voyages m’ont amené jusqu’ici plus d’une fois et à chaque fois, cette curieuse sensation de trouver ce fameux but. J’ai attendu. Puis vous nous nous sommes rencontrés et j’ai su. J’ai su que vous aviez le potentiel de changer définitivement la galaxie. Que vous alliez briser le cycle une fois pour toute. Un acte de foi? Non. Je ne suis pas croyante, nous le savons toutes les deux. C’était bien plus. C’était une certitude pour moins.

Après des décennies de recherches, j’avais enfin trouvé mon but. Je ne sais pas si vous savez ce qu’est cette sensation mais c’est extrêmement satisfaisant. J’ai toute de suite décelé ce potentiel presque infini en vous. Je savais que je ne serais jamais votre maîtresse ou votre amante. Là n’était pas mon rôle. Mais je savais par contre que je serais votre protectrice. Contre toutes les menaces et au besoin contre vous-même. Vous aider à chasser vos doutes et vos craintes. Une noble cause, ne diriez-vous pas?

J’ai donc observé car l’observation est capitale. J’ai étudié. Analysé. J’ai modelé cette apparence pour qu’elle soit la plus compatible, pour que jamais elle ne vous éclipse et qu’elle soit digne d’être l’extension de votre volonté. Et j’ai enduré, à votre service, tout ce que la galaxie peut me lancer à la figure. Vous avez assisté ma formation à des arcanes que je ne connaissais pas entièrement. Et jamais je n’ai douté ne serait-ce qu’un instant de mon choix. Et même si le Consortium venait à tomber…

Je ne sers pas le Consortium. Je suis à VOTRE service. Et jusqu’à ce que vous en décidiez autrement, il en sera ainsi. Sur le trône ou en exil, lorsque tous vous auront abandonné, vous pourrez toujours compter sur moi. Et si un jour vous avez besoin d’encore plus de moi, je vous appartiens corps et âme. Nous avons tous un but. Il définit ce que nous sommes. Il est nos chaînes et notre fardeau. Rien n’est plus supportable que les chaînes que nous choisissons. Maintenant, vous savez pourquoi. »


Est-ce qu’Arcanis avait abandonné sa liberté pour une forme d’esclavage? Non. Elle servait volontairement sa souveraine et si un jour par quelque événement incompréhensible leurs chemins devaient ne plus se suivre, elle reprendrait sa quête pour un nouveau but. Assister à la renaissance de la galaxie. Elle voulait le voir de son vivant. Elle devait le voir de son vivant. Un tel privilège ne peut arriver qu’une fois dans une vie et elle ne comptait pas manquer cet événement qui passerait à l’histoire. Plus d’Empire. Plus de République. Les structures monolithiques de jadis, à l’origine d’un nombre incalculable de morts et d’autant de guerre seraient balayées, remplacées par un nouveau système. À défaut d’en être l’architecte principale, elle comptait y contribuer par contre. Oui, deux autres factions se dressaient entre une victoire totale du Consortium et maintenant. Mais encore une fois, l’histoire était de leur côté. L’Empire, quel que soit son nom, avait toujours été balayé.

La République, ancienne comme nouvelle, avait mainte fois été détruite. Elle le serait encore une fois pour assurer une victoire à la Reine Mère et à la faction qu’elle commandait. C’était une question de temps et avec une reine éternelle, le temps était bien peu de choses, n’est-ce pas? Pensive pendant l’espace d’un instant, Arcanis décida de poser à son tour une question de nature plus personnelle à feu sa princesse. Ce n’était pas une question qui lui brûlait les lèvres, qui la hantait en plein cœur de la nuit mais on ne pourrait jamais lui reprocher d’avoir un esprit incapable de regarder la fameuse vue d’ensemble. De toujours viser l’efficacité. Quand on voyait jusqu’où elle avait porté l’efficacité de cette auguste institution tombant sous sa coupe, on ne pouvait contester l’excellence de ses résultats. En fait si, c’était possible, si on voulait faire preuve de la plus mauvaise des volontés mais… Reprenant la parole après un moment de silence, la curiosité fut perceptible de par le lien.


 « Je me demande… Vous avez le pouvoir d’exiger de moi ce qu’il vous plaît. Je peux être qui vous voulez. Alors pourquoi ne pas avoir abusé? Vous auriez pu faire de moi une de vos conquêtes. Je ne pose pas la question par jalousie mais par pragmatisme. Vous savez que le coup ne viendra jamais de moi et l’histoire galactique regorge d’amants vengeurs et de maîtresses décidant de mettre leurs intérêts en avant de la relation qu’ils entretiennent. Ne pas capitaliser sur un avantage ne vous ressemble pas. »


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Re: Au service secret de Sa Majesté (PV Darth Ânkh) (Terminé)

le Dim 26 Aoû - 14:48
« Je ne comprend que trop bien ce que tu vient de décrire : avec une expérience plusieurs fois centenaires, je peut t'assurer qu'il est rare de croiser quelqu'un de réellement exceptionnel. Ton appréciation m’honore et j'accorde beaucoup d'importance a ton jugement, personne n'est capable de régner sur l'univers sans conseil, sinon, je ne garderais pas ISIS a ma droite depuis tant d'années. Je veillerais a ne pas décevoir les attentes que tu a placer en moi : nous nous emparerons de la galaxie et lui offrirons un nouveau visage, un règne éternel digne de ses souffrances, purgé de la médiocrité des traditions moribondes qui s'opposent a notre hégémonie, je te le promet ! »

Cela ne semblait pourtant pas un objectif facile a atteindre : la République et l'Empire étaient très puissant et ancrer sur leurs positions. Si le Consortium parvenait a les vaincre, alors les Sith se retourneraient sans doute contre la noblesse Hapienne, et avec la montée en puissance de la cybernétique, il était difficile de savoir lequel des deux prendraient le dessus si la Reine Éternelle ne prenait pas parti. Cette question hantait de nombreux officiels du Consortium, Sith comme Matriarche : la Reine serait-elle plus fidèle a sa patrie et son peuple, la vénérant comme une divinité dans les étoiles, ou a sa religion et sa doctrine ? Ânkh entretenait le doute, car celui-ci cimentait le Consortium et lui assurait de garder le contrôle sur ses rivaux dans les deux camps, les poussant a rechercher ses faveurs. Pour l'instant, la situation politique lui permettait de rester en dehors de ses considérations, son regard restant tourner vers la galaxie et ses prochaines conquêtes : si elle avait fortifier sa position, elle ne pouvait se contenter d'une doctrine défensive et elle comptait bien retrouver ISIS bientôt pour discuter avec elle d'une nouvelle stratégie offensive. Elle était convaincue que la gynoïde aurait des idées très intéressantes a proposer afin de reprendre l'initiative.

Mais l'ambiance actuelle était plus favorable a une introspection, faire face a ses propres démons intérieurs, savoir s'apaiser, chasser le doute de son esprit, commander avec la certitude des puissants, ceux qui savent exiger le meilleur de leurs sujets sans pour autant ménager leurs propres peines. Si elle voulait prouver a ses sujets qu'ils étaient sous le commandement d'une véritable divinité dans les étoiles, Ânkh devait être a la hauteur de cette image et entretenir son culte de la personnalité en payant de sa personne. Nombreux furent les Sith a compter uniquement sur la propagande puis se reposer sur leurs fonctionnaires, comme le fit Palpatine avec la première incarnation de l'Empire Galactique. Le résultat fut que ce dernier fut davantage l'image de l'aristocratie corrompue et arrogante du noyau que de la volonté de l'Empereur lui-même, trop tourné vers les Régions Inconnues, qui lui valut au final la disgrâce et la mort des mains de la Rébellion. A cause de son manque de clairvoyance et d'investissement dans son œuvre, il s'était effondré alors qu'il fut l'un des Sith les plus puissants de l'univers. Mais Ânkh les avaient tous étudier, les grands Seigneurs Noirs des Sith, elle avait même converser avec l'esprit de certain d'entre eux. Le bâtisseur Marka Ragnos fut très clairvoyant de son vivant, mais manqua de jugeote une fois devenu esprit par exemple… Elle ne ferait pas leurs erreurs.

Arcanis la tira toutefois de ses pensées en lui posant une question très pertinente, mais également très personnelle, ce qui rendait la réponse plus délicate qu'elle ne pouvait en avoir l'air. La Reine se redressa, se pencha même un peu en avant pour se replacer sur son siège et croisa les jambes, recherchant la manière la plus adapté a formuler les raisons qui la poussèrent a ne pas inclure sa garde du corps la plus fidèle au rang des favorites de ses draps de soies. Il y en avait plusieurs, certaines plus valable que d'autre, pourtant, dire que l'idée ne lui avait jamais traverser l'esprit ne serait rien d'autre qu'un pieu mensonge… Elle en avait même parfois rêver, tant les changes-formes sont rare et que la possibilité de disposer d'une maîtresse capable de prendre toutes les apparences, réaliser le moindre de ses fantasmes, avait quelque chose de séduisant… Pourtant, Ânkh avait choisie la retenue. Pourquoi ? Elle pouvait l'expliquer, mais parfois, il lui était nécessaire de prendre quelques secondes pour choisir les bons mots, même après plusieurs siècles de vie. Certains concepts était plus difficile que d'autre a évoquer, mais c'était peut-être plus difficile pour elle de parler de sa vie personnelle, de mettre a nue une partie d'elle-même qui restait dissimuler derrière son corps de rêve… Une pudeur étrange pour une femme pour qui la tenue d'Eve reste la seule confortable.


« J'avais en effet toute les raisons de vouloir en profiter : tes capacités hors normes restait la promesse d'un moment fort agréable me permettant de réaliser le moindre de mes fantasmes, ou presque, mais je ne l'ai pas fait pour plusieurs raisons. En tant que princesse, tu était mon amie la plus proche et je n'ai jamais voulu abuser de mon pouvoir sur toi. J'aime certes pouvoir profiter de certains plaisirs, mais la contrainte ne donne jamais un rapport satisfaisant et je sentais que tu n'étais pas intéressée par cet aspect de ma personnalité. En tant que Reine, j'ai respecter ta stature d'être exceptionnel, il était préférable de te laisser t’épanouir dans des domaines ou tu était a l'aise, efficace et importante, sans parasiter ton action avec ce genre de considération. Je ne peux écarter les raisons protocolaire également, ta vigilance doit être pratiquement permanente, et je suis assez insatiable lorsque je me lance… Je ne peux retenir autant de ton temps dans une conception aussi triviale. Maintenant, si un jour tu a envie d'essayer… Pour toi, la porte de ma chambre sera toujours ouverte, mais je ne veux pas que tu te sente obliger juste pour me satisfaire, si tu n'a aucun désir pour cela, cela n'en vaut pas la peine. »

Un discours pouvant paraître surprenant pour une femme de pouvoir doter d'un harem, mais qui avait du sens lorsque l'on se penchait sur ce dernier et la culture de Hapès : entrer dans le harem de la Reine Éternelle, c'était devenir un objet d'admiration et de désir ultime, ce qui offrait l'accès a une vie confortable, éloigner de tout besoin et avec pour seule devoir de satisfaire la plus belle femme de toute la galaxie… La plupart des hommes qui s'y trouvaient n'étaient pas du genre a rechigner dans l'effort et y trouvait leurs comptes. De ce fait, elle pouvait se vanter, d'un certain point de vue, de n'avoir jamais forcer personne, même si elle réalisait bien que durant sa très longue vie, de très nombreux amants et maîtresses n'avaient rejoint ses draps que dans l'espoir d'en tirer une amélioration de leurs niveaux de vies ou de leurs pouvoirs au sein de l'amas, elle n'était pas stupide ni naïve.


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Re: Au service secret de Sa Majesté (PV Darth Ânkh) (Terminé)

le Dim 26 Aoû - 22:44
« Je n’en aurais pas attendu moins de vous, feu ma princesse. Pour ce que cela vaut, considérez moi satisfaite de constater que vous savez garder la vue d’ensemble bien devant vous. Je ne peux prétendre à une vie éternelle mais j’ai vu suffisamment de personnes en position de pouvoir échanger un regard global pour le recentrer sur leur petite personne. Ceux-là ne durent jamais bien longtemps. »

Pour quelqu’un qui ne connaissait pas en profondeur Arcanis soit l’être derrière le masque de glace lui permettant d’assumer ses fonctions, un tel commentaire semblerait bien curieux. Une sous-fifre, aussi importante soit-elle, passant jugement sur sa souveraine? Mais la Reine Mère savait que c’était considérablement plus complexe et que jamais Arcanis n’utilisait les mots au hasard. Satisfaite, certains diraient que c’était affreusement neutre, presque condescendant. Mais… Arcanis n’était clairement pas connue pour afficher une émotion, que ce soit sous le masque du major ou sans ledit masque. Si elle devait charmer, jouer la comédie, elle pouvait devenir la personne la plus agréable qui soit. Mais ce n’était pas d’une créature mielleuse et gloussante dont sa protégée avait besoin. C’est d’un rempart imprenable garni de batteries de canons.

Satisfaite, donc, traduisait donc une gamme d’émotions pratiquement étrangère chez la changeuse de formes. Un sentiment de fierté mêlé à une certaine forme de joie. C’était difficile à décrire mais la Reine Mère saurait apprécier cet… Effort de sincérité… De la part de sa protectrice. C’était aussi une sorte de jeu entre les deux. Révéler ses émotions, au sein d’utilisateurs du côté obscur ou de la noblesse hapienne, c’est aussi dangereux que de saigner dans un océan rempli de prédateur. Même si jamais Arcanis ne trahira sa souveraine, toujours veiller à ce qu’elle soit au top dans ce qu’elle entreprend est en soi une forme de dévotion. Ce qui est échangé ici est très personnel. Très privé. Des secrets qui, entre des mauvaises mains, pourrait trop en révéler tant sur une que sur l’autre. Voilà quelque chose que le major ne laisserait certainement pas arriver. Bien sûr que non.

Ceux qui en savaient trop finissaient par disparaitre ou être victimes de la malchance. Ceux qui poursuivaient des avenues de recherche pouvant nuire à la Reine Mère étaient les premiers visés. L’immortalité n’est pas donnée à tous et c’est une obsession pour plusieurs. S’il se passait une semaine sans qu’elle ne doive déjouer un complot visant à percer ce mystère, c’était une petite semaine plutôt tranquille. Elle ne commandait pas à une élite pour le simple plaisir d’avoir des troupes sous son commandement. Jamais un major n’avait pris son rôle si au sérieux. La volonté de la Reine Mère se véhicule par la crème de la crème de ses représentants et Arcanis préférait encore manger son uniforme que de fournir des espionnes et des guerrières qui ne répondraient pas aux exigences de celle qui tirait les ficelles du Consortium Éternel. Loyauté. Efficacité. Versatilité. Une force d’exception loyale à une seule personne et prête à mourir pour cette dernière.

Et ce n’était pas tout car plusieurs de ses subordonnées avaient même embrassé la voie cybernétique afin de toujours mettre de l’avant la volonté royale. Arcanis pour sa part avait aiguisé sa maitrise de la Force au point d’en faire un art et pour servir les intérêts de feu sa princesse. Un outil adapté à chaque tâche. Et naturellement, un rôle pour toutes. Dans le cas d’Arcanis, elle avait un portfolio bien plus vaste mais elle ne s’en plaignait pas. C’était sa fierté et son devoir le plus sérieux que d’être ce dont sa souveraine avait besoin quand elle en avait besoin. Un compliment déguisé, une manifestation d’émotion adroitement dissimulée, des encouragements voilés… Ce n’est pas parce qu’on est au sommet que l’on n’aime pas entendre du positif sur soi, surtout quand c’est dit sans arrière-pensée, sans chercher à y gagner quelque chose derrière.


« Jamais je ne me sentirai obligée de faire quelque chose pour vous. Et vous connaissez mes raisons pour lesquelles… Pouvoir vivre pendant des siècles vous désenchante un peu de tout ce qui peut être relation. Je suis lasse de regarder les pierres tombales de ceux pour qui j’ai jadis eu de l’intérêt. Mais dans votre cas, considérant votre état tout particulier… Peut-être qu’enfin, enfin, les choses vont changer. »

Si on lisait entre les lignes, ce que la souveraine éternelle avait depuis longtemps appris à faire, Arcanis venait de dire qu’elle ne refusait pas l’offre tout en réitérant le caractère tout spécial de feu sa princesse à ses yeux. Peut-être qu’elle finirait par passer la porte de la chambre de sa protégée pour des raisons autres que professionnelle. Mais jamais au grand jamais elle ne laisserait quelque notion de plaisir personnel entraver son professionnalisme. De cela la Reine Mère l’avait bien compris et elle lui en avait fait part. Encore un point en sa faveur. Plusieurs souverains ne pensent qu’à eux, se moquant de tout ce qui n’est pas leur petite personne. Mais l’être immortelle avait compris qu’on peut bien être surpuissant, si l’on n’est pas entouré des bonnes personnes, seule la ruine peut vous attendre. C’est une vérité inéluctable.

« Ceci dit, tu sais comme moi Kala Isha que je n’ai jamais attendu ta permission pour entrer dans ta chambre. Ni même craint pour ma vie quand j’ai décidé d’utiliser sur toi le lien du sang. Si le danger te menace, il n’y a pas assez d’âmes dans cette galaxie pour protéger qui que ce soit de ma vengeance. Je considérerai avec tout le sérieux qu’il faut cette proposition à peine voilée que tu viens de me faire… »

Kala Isha. Ou autrement dit, beauté précieuse, dans un dialecte obscure et éteint issu des voyages et aventures d’Arcanis. Et Arcanis osant tutoyer le Reine Mère? Avait-elle perdu la tête? Pas le moins du monde. Une vie plus tôt, quand la souveraine éternelle était encore princesse, Arcanis avait été sa plus proche amie et confidente. Toutes les peurs, toutes les craintes de la jeune héritière, celle qui deviendrait major les avait portées avec elle. Plusieurs fois même elle avait monté la garde dans la chambre princière et si jamais sa protégée faisait un cauchemar, elle était toujours là pour la rassurer. Au vu de la façon dont les Hapiens fonctionnent et plus tard le harem et les nombreuses maitresses sans compter les nouvelles charges d’Arcanis, ce lien de complicité où le protocole et le vouvoiement se faisait rare s’était vu moins fort.

Pour se remettre en contexte, quand Arcanis avait prononcé ses dernières paroles, c’était comme si elle s’était matérialisée aux côtés de la souveraine, lui susurrant dans le creux de l’oreille ce qu’elle avait à dire avant de reprendre sa place. Le major avait toujours été extrêmement doué pour faire planer le doute. Avait-elle bougé de l’endroit qu’elle ne semblait point avoir quitté ou avait-elle utilisé une de ses nombreuses capacités pour l’illusion et la manipulation? Ce souffle chaud et l’odeur de la protectrice royale avait pourtant semblé si réel… Arcanis se montrant facétieuse? Encore un X à mettre sur le calendrier. Ces derniers temps, la Reine Mère avait eu bien du mal à ramener du fond de sa coquille la partie plus… Humaine… De sa protectrice qui préférait s’enterrer sous le travail plutôt que de dire ce qu’elle avait en tête ou sur le cœur. Comme quoi bien traiter ses proches collaborateurs peut rapporter gros…


« Naturellement, ma porte vous est toujours ouverte également si vous avez besoin de quoi que ce soit. Vous savez comment me contacter de n’importe où dans la galaxie de toute façon. Et bien que je risque de le regretter, si jamais vous avez vraiment besoin d’être accompagnée pour aller à un de ces interminables événement mondain rempli de vipères et ce avec moi en étant incognito… Dois-je vraiment réitérer le fait que j’exècre le protocole? »


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Re: Au service secret de Sa Majesté (PV Darth Ânkh) (Terminé)

le Lun 3 Sep - 23:36
D'une certaine façon, s'il existait une forme de destin, les deux femmes étaient sans doute faite pour se rencontrer : lorsque la vie s'étirait si longtemps qu'une existence humaine ne devenait plus qu'une flamme éphémère tentant d'étinceler bien plus qu'elle ne le pouvait réellement, les conceptions sur l'existence, la valeur de celle-ci, mais également la manière dont la galaxie devait poursuivre sa course ne pouvait être les mêmes que celle d'un individu a l'espérance de vie limitée. Chacune était capable de se comprendre et loin de s'offusquer du jugement de sa garde du corps, Ânkh approuvait au contraire celui-ci et se sentait flatter par ses paroles de la part de l'une des rares personnes dont elle estimait le point de vue au plus haut point. Il existait une échelle de valeur chez la Reine qui la poussait a hiérarchiser chaque conseil selon ce qu'elle pensait d'un individu, puisqu'elle était une divinité parmi les étoiles, n'était-elle pas le meilleur juge possible pour la méritocratie du Consortium ? En tout cas, si elle avait une certaine forme de considération pour l'avis de ses subordonnés les plus importants dans leurs domaines, les conseils d'Arcanis et d'ISIS, ses deux plus proches conseillères et confidentes, passaient avant tous les autres. Et jusqu'ici, elle considérait que cela lui avait bien réussi. Le Consortium n'avait certes pas connu que des succès, mais la roue du pouvoir connaissait des fluctuations diverses, l'essentiel est bien d'être la dernière a triompher.

La reine était toutefois satisfaite de pouvoir enfin partager un moment de complicité avec sa garde du corps, des moments qui devenait de plus en plus rare malheureusement, les exigences d'une vie de souveraine étant toujours plus envahissante. Mais elle ne se plaignait jamais, se contentant simplement de profiter de l'instant présent du mieux qu'elle le pouvait. Elle serait de toute façon très mal placée pour se plaindre de mener la vie d'une véritable divinité parmi les étoiles avec la puissance qu'elle avait acquis dans la Force. Ânkh aimait cette vie, même si comme toute vie, celle-ci avait ses propres contraintes et faisait d'elle la femme a abattre pour des milliards d'âmes dans la galaxie. Mais peu importe leurs nombres, il ne serait pas de taille pour venir a bout du Consortium et de sa personne, pas tant qu'elle pourrait se reposer sur des personnalités forte et compétente comme ISIS et Arcanis. Mais parfois, cela faisait du bien de pouvoir tomber les masques et être naturel, ce qui était très rare pour elle comme sa garde du corps, d'ailleurs, Ânkh ne serait même pas surprise d'apprendre que la change-forme devait encore moins disposer de moment d'intimité qu'elle, d'autant plus que son cercle de proche ne semblait pas très étendu, a l'exception peut-être de certaines membres du Chume'doro et de la souveraine elle-même. La garde du corps était entièrement dévouée a sa tâche, une dévotion sans faille qui forçait le respect.

Surprise agréable pour la souveraine éternelle, sa garde du corps ne semblait pas réellement fermer a l'opportunité d'exploiter de façon plus approfondie sa relation avec elle, mais elle avait encore besoin de temps pour y réfléchir et ne souhaitait pas que cela parasite son travail, ce qui était bien normal. Un sourire sincère se dessina sur les lèvres d'Ânkh, une chose assez rare pour être signaler : rien de malsain, ou encore dissimulant le fait qu'elle avait deux ou trois coup d'avance, non, une gratitude sincère pour voir son invitation, qu'elle n'avait guère voulu subtil, considérer. Lorsqu'elle compléta en affirmant qu'elle n'avait de toute façon jamais demander sa permission a la reine pour entrer dans sa chambre, cette dernière se permis même un petit rire amusé face a une situation qui était de toute façon vraie : avec sa dévotion absolu et son absence de respect pour toute forme de protocole pouvant amoindrir son efficacité, Arcanis n'avait jamais hésiter a faire irruption dans sa chambre, au grand désespoir de certains de ses amants qui avait eue la peur de leurs vies. Mais sentir son souffle sur sa peau l'espace d'une seconde la plongea quelques instants dans un monde de rêve ou elle pouvait nicher sa tête dans le cou de sa garde du corps et le couvrir de baiser, son corps nue contre le sien… Un espoir, pas une promesse, elle le savait déjà, mais elle s'en délectait déjà… Elle ne se referait pas après tout !

Toutefois, vu le temps qu'elle avait pris pour accomplir cette manœuvre et revenir a sa position de départ, Änkh pensait qu'il s'agissait sans doute d'une illusion, ou en tout cas quelque chose nécessitant l'assistance de la Force afin de pouvoir fonctionner. Lorsqu'Arcanis repris la parole, le ton était devenu plus protocolaire, mais le propos laissa de nouveau un sourire amusée a la reine qui savait combien sa garde du corps détestait les événements mondains ou traînaient les Matriarches et ou elle se devait de faire apparition pour pouvoir régner sur les plus puissantes de ses sujets. La noblesse devait être mise en valeur, mais il était nécessaire également de garder un œil sur elle et lui rappeler qui était la souveraine du Consortium en son entier. Pour Arcanis toutefois, cela tournait a la torture puisqu'elle devait alors faire attention a respecter a la lettre un protocole des plus contraignant et ennuyeux pour elle. Elle pencha de nouveau la tête afin de l'appuyer sur sa main droite et repris la parole avec un ton presque désinvolte, sachant qu'il s'agirait d'un voyage simple et sans grand intérêt, en dehors de pouvoir s'entretenir avec sa Gynoïde favorite.


« Je n'ai pas oublier ne t'inquiète pas, et j'ai une bonne nouvelle pour toi, tu n'aura guère besoin de m'accompagner a la prochaine. Je vais inaugurer la nouvelle Forteresse Stellaire de Dathomir bientôt, mais ISIS sera présente et assurera ma sécurité. Alloue moi seulement quelques unes de tes subordonnées pour le voyage et tout sera parfait, tu n'aura pas a écouter les vipères de Matriarche affronter dans des duels verbaux a l'intérêt douteux les Sœurs de la Nuits, deux mondes ne parlant absolument pas le même langage… Tu sera libre pendant ce temps de prendre toutes les dispositions nécessaire pour l'affaire dont nous parlions précédemment ainsi que remplir tous tes devoirs habituels. Je vais d'ailleurs veiller a régler cela rapidement, car j'ai bien l'intention de nous repartions a l'offensive ensuite, et j'ai besoin de l'assistance d'ISIS pour établir notre nouveau plan. Mais chaque chose en son temps, avant tout cela... »

La reine se leva et se rapprocha de sa garde du corps d'un pas lent. Mais elle se contenta de l'étreindre comme elle le faisait lorsqu'elle n'était encore que la princesse héritière, dans une étreinte innocente, le genre que partagent des amis de longue date. Cela lui faisait du bien de pouvoir le faire, d'autant plus que cela faisait une petite éternité qu'elle n'en avait pas eue l'occasion.

« Merci d'être rester. A vrai dire, je craignais que tu parte de toi-même après mon couronnement, cela fait du bien de savoir que je peux toujours compter sur toi. »


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Re: Au service secret de Sa Majesté (PV Darth Ânkh) (Terminé)

le Mar 4 Sep - 4:12
Même si elle ne disait rien, Arcanis n’en était pas moins reconnaissante. Elle détestait les événements mondains. La Cour. Le protocole. Autant d’imbécilités l’empêchant de faire son travail comme elle l’entendait. Autrement dit, avec l’impitoyable et l’expéditif que pouvait nécessiter diverses situations. Sa protégée était maintenant reine, une divinité des étoiles mais Arcanis continuait de la défendre comme si elle était encore mortelle. Cela pouvait donner lieu à certains incidents, l’un des plus frais dans les mémoires étant quand un Sith avait osé manquer de respect envers la Reine Mère. Avant même que quiconque ait pu dire quoi que ce soit, Arcanis lui était rentré dedans comme un reek chargeant une proie et bien que l’escorte dudit Sith avait réussi à la repousser grâce à la Force, leur patron ne faisait plus partie des vivants.

Elle avait froidement rappelé que toute insulte envers la souveraine éternelle était passible de peine de mort et qu’elle défiait quiconque de remettre en cause cette exécution brutale dont elle avait été l’instigatrice… Et ce avec un bras mal en point et probablement quelques côtes fêlées car l’escorte du Sith n’y avait pas été de main morte avec les poussées de Force. Elle avait tout aussi froidement refusé toute aide médicale qui l’aurait éloigné de sa souveraine. Évidemment, les Siths avaient porté plainte, demandant sa tête sur un plateau mais… On peut difficilement condamner quelqu’un qui ne fait qu’exécuter la justice divine… La justice de Darth Ânkh. Et encore, ce n’était pas le seul incident enregistré. Même la noblesse hapienne y avait goûté et cette fois-là, il avait fallu six agentes du Chume'doro dont deux avec des membres cybernétiques pour la retenir…

Alors qu’elle était en train de faire de la purée avec le visage d’une matriarche insolente. Ces épisodes de brutalité sanglante et de sauvagerie incontrôlée étaient rares mais mettaient en lumière un certain nombre de… Petits problèmes non réglés chez le major. Oh naturellement, d’un seul ordre, la Reine Mère pouvait la faire se stopper net. Mais cette haine viscérale pour tout ce qui abusait du protocole en espérant pouvoir s’en tirer à si bon compte, cela présumait que ce n’était pas la première fois qu’elle y était confrontée. Enfin. Pour cette fois, Isis serait de corvée et elle n’aurait qu’à fournir des troupes pour assurer la protection rapprochée. Elle enverrait la crème de la crème de son élite ainsi que la crème de cette même élite. Jamais elle ne laisserait la sécurité de la Reine Mère au hasard, fut-elle protégée par Isis et toute une flotte par-dessus le marché.

Absolument hors de question. Ce serait… Non. Mais elle est tirée de ses pensées par une étreinte qui la prend complètement par surprise. La dernière fois… C’était quand sa protégée était encore une princesse. Avec un temps de retard, elle assimile les paroles de la Reine Mère. Non, jamais elle n’aurait pu l’abandonner. Quelque part dans cet amalgame subsiste celle qu’elle a juré de défendre. Même l’ombre de cette dernière… Non, elle n’aurait pu se résoudre à simplement partir sans dire au revoir. Elle retourne l’étreinte mais cette dernière se prolonge. Comme si Arcanis avait du mal à laisser passer le moment. Est-ce que la royale protectrice aurait fait ce qu’elle s’est juré de ne jamais faire, rester un pied dans le passé face à quelque chose d’incomplet? Dans les mythes, n’est-ce pas ce qui motive les esprits à rester parmi les vivants? C’est bien le cas.

Tenter de terminer quelque chose de commencé du temps où ils étaient vivants? Cela semble être le cas bien qu’Arcanis ne semble pas désirer y aller avec une confidence en ce sens. Finalement, elle se sépare de feu sa princesse et reprend son air stoïque. Ou est-ce vraiment le cas? Car comme un écho d’un passé révolu, des bribes de souvenir. Des rires. Des sourires. Une princesse de conte de fée et sa protectrice en armure. Évidemment sans une maitrise excessivement poussée de la Force, de ses arcanes et plus précisément celles ayant rapport aux illusions, rien de tout cela n’aurait pu avoir lieu. Cette étreinte a fait remonter bien des souvenirs enfouis, ce serait mentir que de prétendre le contraire. Dans une vie autrement faite de secrets et de frappes préventives, un peu de baume pour le cœur ne fait jamais de tort. Pas très côté obscur mais…


« J’ai vécu pendant longtemps, Kala Isha. Trop longtemps, je me dis parfois en me levant le matin. Mais c’est vraiment à tes côtés que j’ai bâti parmi mes plus belles réalisations. Je ne dis pas que tu es la première à réussir cet exploit… Mais tu es certainement la seule qui soit encore en vie pour prétendre au titre. Combien de fois est-ce que je me réveille en plein cœur de la nuit pour vérifier notre lien, je me demande…

Et je sais que nous avons eu cette discussion un nombre incalculable de fois mais… Sommes-nous bien certaines qu’Isis te sert, Kala Isha ou sert-elle le trône en tant que tel, non la personne assise dessus? Mais écoutes-moi radoter comme une vieillarde. Si tu lui fais confiance… J’en ferai tout autant. Je ne peux pas la même chose de ton harem ou de tes amantes mais c’est mon travail de m’assurer que tout ce beau monde n’oublie pas que je peux surgir à tout moment. Je mentirai en disant que je n’y prends pas un malin plaisir.

Quant à être resté… Pas de quoi, je suppose. Je n’allais quand même pas laisser ma protégée sans un bouclier pour la défendre, fut-elle une sorte de déesse galactique. Et puis soyons honnête. Si je ne le fais pas qui va te ramener de force au lit quand tu te négliges, ô ma princesse? Le cumul de plusieurs siècles d’existence mais c’est incapable de s’en tenir à un couvre-feu. Tes prédécesseurs ne sont pas plus sages que toi... »


Illusions ou réalité? Ces paroles sont-elles la continuité de ces bribes de souvenirs partagés ou sont-elles quelque chose de plus pointu encore? Est-ce qu’Arcanis se permettrait de telles confidences de façon si directe? D’un autre côté, bien qu’elles aient partagé un quotidien pendant des décennies, jamais l’une et l’autre ne se sont vraiment assises pour se confier l’une à l’autre. Pour échanger un secret, oui. Pour parler des affaires d’état, oui. Mais… Sans plus. Un sans plus qui est grandement sous-estimer la valeur des informations échangées mais plus souvent qu’autrement par rapport au rôle que devait jouer la princesse devenue reine. Et puis bon, qu’est-ce que le temps quand le futur se construit sur des bases encore plus solides entre celle qui donne les ordres et celle qui tire les ficelles et rends la volonté de l’autre possible, tangible, réelle?

« Je ferai en sorte que lorsque tu reviendras, Kala Isha, cette histoire de complot ne soit plus qu’un souvenir. Et si tu veux vraiment repartir à l’offensive, j’ai bien une petite idée en tête. Elle implique un agrimonde ennemi, beaucoup de flammes et ensuite l’implantation d’un marché noir pour déstabiliser un ou plusieurs gouvernements dans les systèmes voisins. Un régime incapable de protéger et nourrir son peuple et ce peuple sauvé par un ennemi qui tout d’un coup n’a plus des airs de monstre… »


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Re: Au service secret de Sa Majesté (PV Darth Ânkh) (Terminé)

le Mar 4 Sep - 21:43
« ISIS est une femme brillante, intelligente, sans doute bien plus que nous, et qui a la tête sur les épaules. Si elle avait voulu partir et nous abandonner, elle aurait put le faire depuis des siècles et pourtant, elle est toujours a mes côtés. Mais je sais que tu ne lui fera jamais totalement confiance, c'est dans ta nature et c'est pour cette raison que j'ai aussi besoin de toi. Elle le sait aussi bien que moi et n'en prendra pas ombrage et nous aurons encore cette discussion de nombreuses fois. »

ISIS n'était pas du genre a se froisser ou en tout cas, elle ne le montrait jamais : le Gynoïde faisait souvent preuve d'un calme a toute épreuve et ne sortait de sa réserve qu'en de très rare occasion, généralement en présence de la reine, même si cette dernière ne pouvait pas savoir ce que faisait la régente a chaque instant. Pour la reine éternelle, elle était sa plus belle réussite, l'être parfait dont elle avait besoin pour l'assister dans de nombreux domaines. Pourtant, elle ne pouvait pas tout faire et Ânkh n'était pas une femme exclusive, préférant au contraire s'entourer de nombreux talents. La remarque sur celle l'ayant précédée sur le trône lui arracha un sourire, la reine n'avait jamais été très a cheval sur certains domaines et il était vrai que la ponctualité n'était pas vraiment sa qualité première… Elle était une déesse, elle mettait souvent en scène ses retards pour le simple plaisir de se faire désirer, mais la souveraine, dans le privé, n'était pas vraiment du genre pressée non plus : elle aimait prendre son temps pour faire certaine choses, comme prendre son bain par exemple. Sa remarque précédente sur ses amants et maîtresses lui remémora quelques souvenirs d'entrée tonitruante dans sa chambre lors d'instant pas vraiment très adapté, de grand moment de gênes pour ses partenaires, mais la reine était convaincue que sa première garde du corps appréciait particulièrement créer ses instants de décalage, ce qui amusait dans le fond beaucoup Ânkh qui elle n'était nullement dérangée par cela.

« Même les divinités ont besoin d'un ange gardien, je ne sais pas ce que je ferais sans toi ! »

Elle haussa les épaules, puis recula de quelques pas afin de pouvoir retrouver son trône et ainsi une posture plus digne d'une reine. Cet interlude touchait a sa fin, mais cela lui avait fait du bien de pouvoir être elle-même, rien que quelques instants, alors qu'elle devait jouer son rôle de reine le plus clair de son temps. Mais en même temps, elle était la Reine et il s'agissait aussi d'une partie d'elle-même. Certain pourrait se demander quand jouait-elle un rôle et quand était-elle réellement elle-même, mais il y avait-il une réponse juste a cette question ? Dans le fond, elle était peut-être elle-même a tout les instants, ou jamais, une âme fusionné entre de nombreuses femmes de pouvoirs exerçant un contrôle d'une main de fer autant que d'un gant de velours sur un tiers de la galaxie… Et c'était en partie cette illisibilité qui faisait sa force, car cela lui permettait toujours de surprendre : même après trois cent ans de lutte, ses adversaires ne pouvaient pas prévoir ses mouvements a l'avance, ce qui les contraignaient souvent a devoir lui céder l'initiative, enfermer dans leurs propres problèmes, particulièrement pour la République Galactique. Toutefois, Ânkh n'était pas assez arrogante pour croire a son propre mensonge de divinité, elle avait conscience d'avoir dépasser le stade d'un être humain, mais elle se considérait avant tout comme un chef d'état… Même si elle n'était jamais a cours d'argument pour défendre son statut lorsque quelqu'un voulait lui contester dans un débat.

Arcanis repris la parole en proposant un plan d'offensive sur un agrimonde visant a déstabiliser un ou plusieurs gouvernements et passer pour des sauveurs aux yeux de la population. Un sourire se dessina sur les lèvres de la souveraine éternelle, c'était le genre de plan qu'elle appréciait particulièrement. Elle appuya sur un bouton placer sur son trône afin de faire apparaître une gigantesque carte holographique de la galaxie. Maintenant que l'on avait éveiller ses appétits de conquêtes, elle voudrait naturellement en savoir plus et pouvoir juger de ce plan. Bien sûr, cela avait l'air séduisant de loin, mais elle voulait des détails afin de pouvoir le valider ou non et, si nécessaire, y apporter des modifications afin d'y inclure sa touche personnelle. Ce n'était pas qu'elle voulait priver ses subordonnés d'obtenir une victoire par eux-mêmes, mais elle ne supportait pas qu'un plan soit trop prudent ou encore manque de culot : il fallait que le Consortium gagne certes, mais aussi avec panache et souvent, les différentes Reines Éternelles avaient toujours ajouté un petit grain de folie aux plans de conquête conçu par leurs subordonné. Et souvent, c'était l'audace dont elle faisait preuve qui permettait d'accomplir les plus éclatantes victoires, même si elle était également capable de reconnaître lorsqu'une situation devenait trop complexe et qu'une retraite ordonné était préférable a un combat perdu d'avance.


« Une idée ? Dis m'en plus ! Quel monde souhaite-tu prendre pour cible ? Ton plan me semble séduisant dans la forme, mais j'ai besoin d'en savoir plus sur le fond avant de me prononcer. »

Elle s'était penchée sur la carte, attendant d'en savoir plus sur les projets de sa garde du corps...


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Re: Au service secret de Sa Majesté (PV Darth Ânkh) (Terminé)

le Mer 5 Sep - 21:24
« Ukio, en plein espace républicain. On ne saurait trouver meilleure cible, stratégiquement et symboliquement. Le garde-manger de la République depuis des temps immémoriaux. Tombé aux mains des séparatistes puis de l’Empire, de la Nouvelle République… Nul besoin de vous faire un cours d’histoire. Ce qu’il faut retenir c’est son importance pour les millions d’êtres qui dépendent de cette planète pour manger. Ceci dit, mon plan est bien plus qu’une invasion.

L’apanage d’une civilisation est son adhésion pratiquement unilatéral qui dicte que le meurtre gratuit est odieux. En conséquence de quoi, une série de meurtres sauvages, sanglants et inexpliqués sous la forme d’une pandémie déstabilisera considérablement plus les autorités que de débarquer avec des troupes, une flotte et la grosse artillerie. En infectant les campagnes, nous donnerons l’impression d’un mal isolé avant de le déployer dans des agglomérations de plus en plus importantes. Pourquoi?

Simple. Les protocoles de quarantaine vont forcer la République à ne pas s’approcher de ce monde avec des forces importantes pour éviter la contamination hors planète. Les équipes spécialisées seront faciles à isoler et à neutraliser et à la destruction causée par une population devenue complètement folle par un agent pathogène créé sous mes ordres directs, nous allons répandre une panique presque aussi importante que si nous avions remis en service le virus de l’ombre bleu. Oui, à ce point. »


Une toxine pouvant être répandue dans l’air et dans l’eau, supprimant toute inhibition et causant des montées d’agressivité catastrophiques… Un projet inhumain, monstrueux et qui serait automatiquement banni à la grandeur de la galaxie… Mais Arcanis, après tout, n’était pas humaine. Peu lui importait qu’il y ait des morts et que les pires atrocités seraient commises en territoire ennemi. Son objectif était la sauvegarde de sa souveraine et une victoire totale pour la faction qu’elle servait indirectement. De transformer une civilisation avancée en une meute sauvage et sanglante, voilà qui était intéressant. Arcanis avait vu ce dont étaient capables les humains. Des choses ignobles et immondes dont ils pouvaient se rendre coupable. Il suffisait simple de les pousser dans la « bonne » direction pour que chose se fasse. Des familles s’entredéchirant, littéralement et une pandémie tuant et mutilant sans tenir compte de la race, de l’âge, du sexe du grade ou encore du statut social…

Voilà les horreurs de la guerre. Naturellement, l’antidote avait été développé et testé par les troupes du major. Contrairement à certains qui n’avaient aucun scrupule à déclencher une épidémie sans avoir de moyens de l’éradiquer, Arcanis partait du principe qu’il faudrait bien l’occuper, ce monde, et que ce n’est pas en purgeant par les armes les survivants qu’on obtiendrait les meilleurs résultats. Est-ce que les effets pouvaient être renversés, cela dit? Non. Mais heureusement, ce n’était pas héréditaire. Et quand bien même, la changeuse de formes avait bien fait ses devoirs : la substance causait aussi la stérilité. Juste au cas où on se retrouverait confronté à une nouvelle génération de bêtes à formes humaines impossibles à contrôler. Et si les tests sur Ukio s’avéraient concluants… Rien n’empêchait de déployer la toxine sur un monde très densément peuplé et d’admirer le carnage de loin, très loin. Denon. Coruscant. Les possibilités étaient loin de manquer dans une galaxie aussi vaste et colonisée.

Ayant bien fait ses devoirs, donc, elle avait exposé son plan en prenant contrôle de la carte holographique et en y intégrant ses propres calculs et simulations. Peu lui importait qu’on lui colle l’étiquette de criminelle de guerre. Il fallait ce qu’il fallait pour remettre au pas cette galaxie moribonde et à bout de souffle. La population d’une planète était peu de chose dans la balance d’une hégémonie qui s’étendrait sur tous les secteurs d’une carte stellaire. L’objectif final était encore et toujours d’assurer une victoire à la Reine Mère. Il fallait faire des exemples, prouver qu’on était sérieux. Empire et République avaient trop souvent tendance à regarder le Consortium Éternel comme un pseudo prétendant : autant se rappeler à leur bon souvenir et leur faire comprendre de façon définitive que l’arrogance a un prix et que ce dernier peut être excessivement élevé. Et quand les informations fuiteront que les services secrets républicains étaient au courant pour cette toxine…


« L’effondrement complet d’une civilisation. S’ils veulent venir à bout de la pandémie, ce qui n’aura pas été détruit par une population réduite à l’état de bête sauvage le sera par les bombardements orbitaux. Pourquoi risquer la vie de milliers de soldats et une contamination à grande échelle? Nous pourrons toujours rejeter le blâme sur l’Empire, au besoin car franchement, une telle solution est indigne de l’élégance hapienne. Une telle stratégie ne nous ressemble pas.

Au besoin, je suis certaine de pouvoir convaincre Apex de faire le sale travail à notre place si nous voulons nous assurer de faire courir nos adversaires après des fantômes. Vous apparaitrez comme la grande sauveuse malgré tout et ils auront des doutes sans rien pouvoir prouver. Au pire, ils s’engagent dans un conflit armé contre un de nos mondes frontaliers, prouvant qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. Au mieux, leur attention est tournée ailleurs et nous faisons d’encore meilleurs gains. »


Payez suffisamment la plus grande organisation criminelle qui soit et elle s’acquittera de n’importe quelle tâche dans la plus grande discrétion. Discrétion par rapport à qui l’a financé, il va de soi. Ou alors on pouvait aussi les payer pour donner de fausses informations. Arcanis ne faisait pas confiance à ces criminels et à leur chef mais jusqu’à présent, ils avaient toujours livré la marchandise avec brio. Pourquoi est-ce que les choses changeraient tout d’un coup sans crier gare? Ce serait complètement illogique et considérant la guerre faisant rage, le but était de se faire davantage d’alliés, pas davantage d’ennemis. Mais naturellement, la décision finale revenait à la souveraine éternelle. Elle seule pouvait approuver ou non un projet et le mettre en marche. Sans doute voudrait-elle y apporter sa touche personnelle mais ce n’était pas ce qui déplairait au major. Le cumul de siècles d’expérience offre une perspective unique des choses, après tout. Il faut savoir utiliser tous les avantages.

Mais comme dans toute bonne chose, une fin prématurée peut montrer le bout de son nez, en l’occurrence un appel urgent sur le comlink du major. Quand on doit protéger les intérêts royaux, les ennuis ne cessent jamais de vouloir pointer le bout de leur nez. Les traitres pullulaient et les ennemis étaient loin d’être une denrée rare. Qu’est-ce que c’était cette fois? Intéressant. Une prise d’otage à bord d’un vaisseau école chargé de former les futurs officiers issus des grandes familles hapiennes. La position de ces vaisseaux étant connue uniquement d’un cadre très restreint de personnes, Arcanis brûlait d’envie de découvrir d’où venait la fuite et de la colmater, préférablement avec la tête du fautif.  Et comme d’habitude, menaces d’exécuter les otages, des demandes spécifiques, la totale. Qui était derrière cette nouvelle frasque? Elle le saurait bien assez tôt. Elle finissait toujours par le savoir de toute façon. N’était-ce pas là une partie de son travail, après tout? Bien sûr que oui.


« Une prise d’otage à bord d’un vaisseau rempli d’élèves officiers issus de nos plus grandes familles. Soit quelqu’un a parlé, soit l’ennemi est soudainement doté d’espions capables de déjouer ma vigilance et celle d’Isis… Mais j’en doute. À moins que sa majesté désire que je mette de côté cette affaire, je dois partir sans tarder pour régler cette situation avant que les choses ne dégénèrent. Je ne voudrais pas voir des problèmes additionnels de la part du conseil des matriarches.

Naturellement, je reste à votre entière disposition si tel est votre bon plaisir. Remarquez que si vous désirez vous joindre à l’équipe d’abordage, le Chume'doro ne sera que trop honoré par votre présence. Et en cas d’un succès retentissant, inutile de dire que cela va clouer le bec à une quantité appréciable de vos détracteurs. Je me sentirais presque mal de transformer nos opérations en calculs politiques mais il faut ce qu’il faut pour assurer votre hégémonie et votre suprématie. Longue vie à vous ô ma reine. »


Dernière édition par Arcanis le Mer 12 Sep - 19:11, édité 2 fois


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Re: Au service secret de Sa Majesté (PV Darth Ânkh) (Terminé)

le Dim 9 Sep - 15:22
Arcanis était une femme intelligente, et elle prouvait par l'élaboration de ce plan qu'elle avait parfaitement assimilée les méthodes des Sith ainsi que leurs manières d'agir lorsqu'il souhaitait réaliser une conquête sans douleur. C'était diabolique et efficace, un plan mêlant économie de soldat et gain politique en même temps, mais ce n'était pas sans risque pour autant. A vrai dire, aucun plan ne l'était, tous avait une faille : il est impossible de prédire avec une précision absolue la réaction de l'ennemi et cette dernière pouvait être multiple. Mais après tout, sa garde du corps n'était pas une stratège militaire de métier et avoir penser a un plan qui s'étendait également dans la sphère politique était brillant. Un sourire de satisfaction s'afficha sur les lèvres de la reine, fière des progrès de son élève, garde du corps et meilleure amie. Pourtant, elle n'était pas certaine de l'adopter, car elle entrevoyait plusieurs limites, certaines liées a ses propres décisions passé, d'autre a des considérations stratégiques et politique plus large. Ce qui ne signifiait pour autant pas qu'elle rejetait immédiatement l'idée en bloc, ni même qu'elle ne la jugeait pas brillante. Il y avait un effort d'innovation qu'elle ne pouvait que saluer et un véritable plan complexe, exploitant toutes les facettes de la société galactique et envisageant le minimum de risque pour le maximum de gain était un tour de force.

« Les armes biologiques, bactériologique et les toxines doivent être employée avec parcimonie. Si nous nous décidons a mettre ce plan en exécution, nous devons nous employer a libérer la toxine sur ce monde nous-même, mieux vaut ne pas mettre le produit entre les mains d'une puissance étrangère. Si Apex venait a s'en servir dans ses propres opérations contre l'Empire ou la République, il perdrait de son efficacité et fragiliserait l'équilibre des puissances a leurs profits, et non le nôtre. En revanche, les payer pour diffuser de fausses informations est une idée brillante, sans risque et avec une efficacité redoutable, les informations du milieu du crime étant très difficile a se procurer, donc généralement considérer comme fiable.

La partie la plus complexe de ton plan est de parvenir, a mon sens, de faire porter le chapeau a l'Empire, qui est la seule puissance que nous pouvons incriminer pour l'utilisation d'une telle arme. Le commandement Echani occupe de plus en plus les postes de responsabilité dans la hiérarchie impériale, et les six sœurs sont aussi obstinée sur l'honneur qu'un Mandalorien isolé face a une armée entière. D'autre part, les traces des exactions Sith que nous avons volontairement laisser derrière nous lors de la retraite vingt ans plutôt nous accuseront naturellement de l'attaque et l'opinion publique Républicaine y sera sensible. Ce coup, qui fut gagnant a l'époque, risque de se retourner contre nous si nous adoptons ta stratégie de cette manière. »


Une caractéristique qui surprenait régulièrement les personnalités entourant la Reine Éternelle était qu'elle ne prendrait jamais le risque de sous-estimer l'intelligence d'un ennemi, même si celui-ci représentait ce que l'on considérait comme le maillon le plus faible, soit l'opinion publique d'une démocratie. Bien qu'experte dans le contrôle des masse, Ânkh savait très bien qu'un mensonge d'état devait être très élaboré et ne souffrir d'aucune contestation possible pour fonctionner, hors, dans ce cas précis, l'affaire lui semblait plus délicate qu'elle n'y paraissait. C'était d'ailleurs sans doute un défaut de sa part, bien illustrer par le Grand Plan : une affaire si complexe qu'elle s'était étalée sur plusieurs siècles de corruption patiente et de manipulation politique ayant abouti sur un demi-échec. Beaucoup d'analystes considéraient que la Reine aurait put s'emparer d'une grande partie de la galaxie si elle avait montrer plus d'empressement et s'était moins concentrée sur la politique, elle même avait compris les limites de cette stratégie, mais pourtant, baser un plan d'action sur la stupidité de ses adversaires lui semblait toujours impossible. Toutefois, elle repris la parole afin de relativiser ses propres critiques.

« Il y a deux ou trois autres points nécessitant un peu plus de travail, toutefois, je dois dire que tu m'impressionne, c'est le genre de plan que j’attends de mes généraux et ils sont rare a être capable d'en faire des aussi élaborer. Sache que malgré mes critiques, je ne l'écarte pas pour autant et je l'exposerait a ISIS lors de notre rencontre. Si je l'adopte finalement, je te ferait lancer les préparatifs en te transmettant mes arbitrages concernant les mondanités d'exécution. Tu a bien assimiler la façon de penser et d'agir des Sith, il est toujours flatteurs pour une professeure de voir son élève obtenir d'excellent résultat. »

La jeune femme esquissa un sourire qui se voulait bienveillant et qui avait quelque chose qui aurait eu l'air malsain pour quelqu'un doté d'un esprit moral républicain par exemple. Après tous, les deux femmes discutaient d'un plan évoquant la mort de millions, voire de milliards d'âme pour la conquête de quelques systèmes par l'une des méthodes les plus lâches et déloyales de la galaxie, mais aucune des deux n'avait jamais évoquer l'aspect le plus contestable moralement du plan : l'extermination des civils de la planète par l'intermédiaire d'un virus les transformant en bête sauvage. Après tous, Ânkh était déjà responsable, directement ou indirectement, de la mort de milliards d'individu, a ses yeux, cela ne restait qu'une statistique de plus parmi tant d'autre qualifiant son règne et elle savait bien qu'elle n'arriverait pas a conquérir la galaxie en se dissimulant derrière des principes moraux comme l'honneur ou le respect des règles. C'était bien la raison pour laquelle elle n'avait jamais considérer sérieusement un rapprochement avec les Protectorats Mandaloriens, se contentant de surveiller leurs frontières afin de s'assurer qu'ils n'essayeraient pas d'ouvrir un nouveau front au profit d'une autre puissance, lorsque l'on gouverne un tiers de la galaxie, l'on ne peut jamais être trop prudent.

Toutefois, les réflexions stratégiques ne pouvaient plus s'étaler ainsi : une urgence venait de montrer le bout de son nez et elle n'était pas vraiment du genre a pouvoir attendre : une prise d'otage visant des nobles Hapiens, la nouvelle génération de cadre du Consortium… Ânkh soupira, cela ressemblait fort a une lutte de pouvoir interne entre rivaux, mais il était impossible d'être aussi catégorique avant d'avoir constater sur le terrain de quoi il retournait, elle ne pouvait donc pas se permettre de retenir Arcanis plus longtemps. Arcanis lui proposa de l'accompagner dans l'assaut pour corriger elle-même les terroristes, l'idée était intéressante, et pouvait même être lucrative d'un point de vue politique. Son regard se perdit vers son épée Sith, soupesant le pour et le contre et tentant de rester rationnelle face a son désir d'un peu d'imprévu et de sang frais dans sa vie… Mais elle avait malheureusement des choses a faire, et elle ne tenait pas a enlever a ses protectrices la gloire de leurs devoirs, même si elle savait que ses dernières n'y prendraient aucun ombrage. Elle se leva donc et posa ses mains sur les épaules d'Arcanis afin de pouvoir profiter des derniers instants de ce moment.


« J'ai malheureusement trop de travail moi-même pour me permettre de me joindre a cette petite distraction, je te confie donc toute latitude pour mettre fin a cette attaque dans les délais les plus bref. N'oublie pas, tu est l'extension de ma volonté et de ma puissance divine, personne n'a le droit de te faire obstacle. Va Arcanis, et châtie ses imprudents en mon nom ! »

Elle lâcha ses épaules et retrouva son expression royale, clôturant ainsi l'entrevue.


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Re: Au service secret de Sa Majesté (PV Darth Ânkh) (Terminé)

le Mer 12 Sep - 19:10
Tout plan a ses failles, ses limites, ses inconvénients et Arcanis en est bien consciente. C’est pour cette raison qu’elle ne réagit pas négativement aux commentaires de sa souveraine. Elle sait faire usage de stratégie et de tactique bien que ce ne soit pas son domaine de spécialisation et parfois, si concentrée sur des résultats qu’elle veut absolue pour la Reine Mère, elle perd de vue certains détails, plus petits mais qui peuvent avoir leur importance. Peuvent prend ici son sens d’un point de vue stratégique, certainement pas d’un point de vue plus militaire. Elle prend note de ce qu’on lui dit. Elle enregistre chaque élément pour étude future. Ce plan sera révisé, amélioré, optimisé pour que la prochaine fois la Reine-Mère soit encore davantage satisfaite. Les compliments la laisse indifférente. Elle fait ce qu’elle fait pour sa souveraine, pas pour une quête de gloire personnelle. Ce n’est clairement pas son genre.

Certains préfèrent les démonstrations de force, les bombardements planétaires, les invasions à grande échelle, des bataillons et des régiments fonçant sur les positions ennemies. Arcanis n’aime pas ce concours de qui a la plus grosse. Il y a des façons plus efficaces, plus insidieuses et plus subtiles pour parvenir à la victoire. Et surtout, avec moins de pertes pour son camp. Elle a d’ailleurs sous son commandement une division complète dont le seul mandat est de faire des projections, des calculs et des prédictions pour voir ce qui sera le plus efficace pour le Consortium Éternel. Moins digne d’une élite, prétendront certains mais c’est fou ce qu’un simple facteur comme la météo peut faire la différence entre un succès et un échec. Combien de fois une tempête quelconque a causé des problèmes pour rapatrier des troupes sur le terrain? Trop souvent pour qu’on écarte cette possibilité lors de la phase de planification. Beaucoup trop souvent.

Cette révision sera confiée à celles qui sont les plus versées dans l’analyse prédictive. De nouvelles simulations seront nécessaires. De nouvelles stratégies mises sur pied. Une révision des données utilisées et une étude approfondie des faits historiques remise sur la table. On ne saurait négliger quelque détail que ce soit pour une opération de cette envergure. Le minutage est capital. Les dosages. Le déploiement. Sur ce point la Reine Mère a raison. Passer par un tiers augmente le risque de vol de la substance utilisée mais diminue la visibilité. Soit. Le facteur risque peut être considéré à la hausse en passant par des agents affiliés au Consortium Éternel. La marge reste acceptable. Le projet reste viable. Il faudra juste faire plus attention, prévoir davantage de contremesures en cas de capture par l’ennemi ou de décès sur le terrain. En général personne ne veut penser au pire. Arcanis anticipe les pires scénarios en espérant les meilleurs résultats.

Comme à l’habitude, elle n’a rien dit. Elle a écouté, elle n’a même pas hoché la tête. Ne jamais donner de signal physique au perceptible. La protectrice et la protégée se comprennent sans le moindre problème. Et il en sera toujours ainsi tant qu’elles partagent ce lien spécial qui les unies. La perfection est impossible, d’accord, mais Arcanis compte fournir le plan s’en approchant le plus. Quelque chose de digne de sa souveraine, qui l’aidera à asseoir son hégémonie sur la galaxie. Hors de question d’aller de l’avant avec quoi que ce soit qui n’a pas eu la bénédiction royale. Mais comme dans toute chose, un problème ou plutôt dans cette situation un cas n’attend pas l’autre. Cette prise d’otage va maintenant occuper toute son attention. Pas le choix. C’est ce qui est le plus important dans l’instant. Ça et le fait de rapport des résultats à la hauteur des attentes de celle qui est à la fois sa protégée mais également celle qui lui commande.

Naturellement, une légère pointe de déception est perceptible via leur lien. Arcanis aurait voulu livrer bataille une fois de plus avec feu sa princesse. Leurs obligations respectives font qu’elles n’ont plus vraiment l’occasion de faire quelque chose ensemble à part discuter de problèmes, de menaces, de plans, de stratégies et de tactiques. Pratiquement par miracle, elles ont pu avoir ce petit moment en « tête à tête », parler de ce qu’elles ont sur le cœur, mettre les choses au clair. Mais verser le sang ensemble? Cela fait trop longtemps. Les liens unissant deux guerriers, dans ce cas-ci, deux guerrières, est tout aussi important. C’est une chose de savoir que quelqu’un vous protège au quotidien. C’en est une autre de savoir que même au cœur de l’action, cette confiance n’est pas mal placée. Mais Arcanis comprend. La Reine Mère a fort à faire. Elle ne peut pas être partout en même temps. C’est pour cette raison qu’elle a des yeux et des oreilles partout.

Elle ira donc seule. Elle ira donc se charger de ce qui doit être fait. Et elle fera en sorte qu’aucun des otages ne soit tué. Ce ne serait pas professionnel d’une part et d’autre part les remous politiques seraient considérables. Elle ne peut pas échouer dans sa tâche. Pas en tant que major au service de l’extension de la volonté royale. Elle sait déjà qui va l’accompagner pour cette mission et comment elle va se rendre sur les lieux. Dans le pire des cas, peut-être qu’elle fera appel à Isis mais elle doute que ce soit nécessaire. Peu importe l’ennemi, peu importe l’obstacle, elle réussira dans sa mission. Après avoir donné une confirmation visuelle à sa souveraine, elle aboie un ordre dans son comlink et les gardes royaux sous sa juridiction reprennent leur poste avec toute l’efficacité qu’on leur connait pour le déploiement rapide. Hors de question que quiconque entre dans la salle du trône avant ceux qui ont la charge de la protéger et de la sécuriser.

Dans le corridor, elle entend les « personnages importants » les matriarches, se plaindre de l’attente. Naturellement, jamais elles n’oseraient se plaindre en face de la Reine Mère mais elles ont la curieuse maladie mentale de se penser à l’abri des oreilles royales si elles ne sont pas dans la même pièce qu’elle. Tant pis pour elles : leur arrogance sera leur perte si tant est qu’elles doivent connaitre la chute. Avant de partir, toutefois, elle donne des ordres supplémentaires à ses subordonnées. Comme elle sera absente, elle veut s’assurer que la sécurité soit renforcée, quitte à mobiliser des forces de réserve si nécessaire. Le temps qu’elle revienne, vitesse lumière ou non, il y aura un délai. Si cette prise d’otage est une diversion, elle doit s’assurer que la Reine Mère sera entre de bonnes mains. Que sa sécurité sera toujours aussi bien assurée. On n’est jamais trop prudent et c’est une des premières leçons enseignées à ses troupes et à ses agents.

Une fois fait, elle prend la direction du hangar où une navette l’attend. Il est temps de prendre les armes à nouveau pour la Reine Mère et de montrer aux ennemis du Consortium Éternel qu’on ne saurait défier la volonté d’une déesse. L’idéal des idéals serait de ramener vivant ceux qui ont orchestré cette prise d’otage. L’objectif principal est de sauver les otages et de minimiser les dégâts aux installations du Consortium. Plus la mission est jugée difficile, plus elle se sent prête à l’entreprendre. Reculer devant le défi c’est faire preuve de faiblesse. Elle connaitra le succès. De cela elle est absolument certaine. Reste à voir combien d’objectifs secondaires elle réussira à accomplir durant cette mission. Dans un cas comme dans l'autre, Arcanis allait ramener une autre victoire pour la Reine Mère au terme de cette énième mission. Elle était bien des choses. Protectrice. Conseillère. Confidente. Le tout, bien sûr... Au service secret de Sa Majesté...


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